Nicholas Sosiak est le directeur financier de Cannara Biotech et le bras droit de Zohar Krivorot, le PDG de la compagnie.

Il y a une semaine, Cannara était la seule compagnie à avoir 3 produits dans le toP 10 des ventes en ligne de fleurs au Québec.

Elle lance maintenant deux nouveaux produits de hash et s’apprête à créer de nouveaux espaces de production dans sa nouvelle usine de Valleyfield.

toPot est fier de recevoir Nicholas pour sa première entrevue en français.

Voici une retranscription de mes questions et réflexions aux réponses de M. Sosiak.

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, toPot va faire des heureux, car j’ai le plaisir de recevoir pour vous quelqu’un qui aime le cannabis. C’est un peu normal, car toPot n’est pas un podcast sur la pomme de terre. Notre invité aime donc beaucoup le cannabis et va bientôt lancer deux nouveaux produits de hash. 

Nicholas Sosiak est donc le directeur financier de Cannara Biotech. On peut aussi dire qu’il est le bras droit de Zohar Krivorot, le président-directeur général de la compagnie. Tous les gens qui aiment le cannabis connaissent vos produits et les apprécient pour leur rapport qualité/prix. Il y a une semaine, Cannara était la seule compagnie à avoir 3 produits dans le toP 10 des ventes en ligne de fleurs au Québec. Et pourtant, M. Sosiak, vous semblez très discret. C’est même la première fois que vous donnez une entrevue en français, je pense. Vous pouvez vous présenter? Comment se retrouve-t-on à la tête d’une entreprise qui œuvre dans le cannabis? 

Qui est Nicholas Sosiak?

Cannara Biotech, dans ses documents officiels, se décrit comme un producteur verticalement intégré de cannabis cultivé à l’intérieur et de produits dérivés du cannabis de qualité supérieure destinés aux marchés québécois et canadien. 

Cannara à une production annuelle de 125 000 kg. Malgré ce volume, ses produits à la SQDC sont souvent en rupture de stock. Pour parodier une vieille publicité québécoise, on dirait que les produits de Cannara sont frais parce que plus de gens en fument et plus de gens en fument parce que les produits sont frais.

Comment arriver à tout concilier ça avec une vie de famille?

J’ai demandé à Nicholas s’il couchait au bureau…

La famille

Nicholas Sosiak, je l’ai dit, est le bras droit de Zohar Krivorot qui lui est définitivement très discret. Mais quel genre de patron est-il?

M.Krivorot

C’est M.Krivorot lui-même qui supervise toute l’installation de Valleyfield dont nous reparlerons… Nicholas focalise sur la profitabilité, entre autres, et M. Krivorot s’occupe de la cultivation avec ses maitres cultivateurs et leurs équipes. J’ai eu la chance d’aller visiter les cultures de Farnham et j’ai vu M. Krivorot arpenter les planchers pour discuter avec le personnel. Il n’est pas dans une tour au centre-ville de Montréal. Non. Lui, il préfère toucher la matière.

L’entrevue avec Nicholas a eu lieu le 18 octobre. 

Le jour même de l’anniversaire de la légalisation où Hexo perdait son PDG. 

Pourquoi? Les historiens nous le diront. 

Alors dans ce contexte, la question qui se posait tout naturellement était simple : est-ce que Cannara est rentable? 

Le lancement des nouveaux produits de hash nécessite plusieurs sortes d’investissement. 

Il faut donc avoir une certaine sérénité financière pour oser lancer de nouveaux produits…

Rentabilité

Les produits de Cannara plaisent. Les évaluations des clients sur les réseaux sociaux l’affirment et les chiffres de vente disponibles le confirment. Trouver le cultivar qui va plaire dans un an ou deux est aussi un investissement financier important… J’ai voulu en savoir plus sur le processus de Cannara.

Investissement dans la chasse aux phénotypes

Nicholas m’a demandé si j’avais des chats ;-). 

Pourquoi? 

Il parait que les chats arrivent en courant lorsque les clients ouvrent leur boite Tribal… 

Un jour, peut-être, il y aura des recherches vétérinaires pour tirer profit de ces propriétés. 

Mais c’est une saga pour une autre fois.

OK, on revient au hash. 

Je voulais connaitre les motivations de Cannara Biotech pour oser se lancer dans le hash… 

Et la réponse est complexe et simple. Réponse complexe parce que l’industrie du cannabis est compliquée. Et réponse simple, car, avant tout, Nicholas Sosiak adore le hash et voulait un produit dont il serait fier…

Nicholas, amateur de hash

Personnellement, je trouve ça fascinant d’imaginer des adultes dans une pièce en train de discuter de leur projet de fabriquer le meilleur hash au Canada. Ou les plus beaux joints préroulés… Que cela soit pour du hash ou un biscuit végan à la guimauve, il y a toujours un processus de création. C’est un des grands privilèges de toPot que de pouvoir poser ces questions aux artisans de l’industrie québécoise du cannabis…

Le processus de création 

On entre maintenant dans les détails de la production. 

Vous noterez l’intention particulière de Cannara Biotech pour réduire le % global de matière végétale dans leur produit de hash…  

Les détails des nouveaux produits

Les explications de Nicholas nous informent des immenses difficultés qui attendent les producteurs autorisés qui veulent innover. En toute logique et avec le nombre d’écoles de commerce qui produisent des spécialistes, je voulais savoir si Cannara Biotech avait fait une étude de marché en bonne et du forme…

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, toPot va faire des heureux, car j’ai le plaisir de recevoir pour vous quelqu’un qui aime le cannabis. C’est un peu normal, car toPot n’est pas un podcast sur la pomme de terre. Notre invité aime donc beaucoup le cannabis et va bientôt lancer deux nouveaux produits de hash. 

Nicholas Sosiak est donc le directeur financier de Cannara Biotech. On peut aussi dire qu’il est le bras droit de Zohar Krivorot, le président-directeur général de la compagnie. Tous les gens qui aiment le cannabis connaissent vos produits et les apprécient pour leur rapport qualité/prix. Il y a une semaine, Cannara était la seule compagnie à avoir 3 produits dans le toP 10 des ventes en ligne de fleurs au Québec. Et pourtant, M. Sosiak, vous semblez très discret. C’est même la première fois que vous donnez une entrevue en français, je pense. Vous pouvez vous présenter? Comment se retrouve-t-on à la tête d’une entreprise qui œuvre dans le cannabis? 

Qui est Nicholas Sosiak?

Cannara Biotech, dans ses documents officiels, se décrit comme un producteur verticalement intégré de cannabis cultivé à l’intérieur et de produits dérivés du cannabis de qualité supérieure destinés aux marchés québécois et canadien. 

Cannara à une production annuelle de 125 000 kg. Malgré ce volume, ses produits à la SQDC sont souvent en rupture de stock. Pour parodier une vieille publicité québécoise, on dirait que les produits de Cannara sont frais parce que plus de gens en fument et plus de gens en fument parce que les produits sont frais.

Comment arriver à tout concilier ça avec une vie de famille?

J’ai demandé à Nicholas s’il couchait au bureau…

La famille

Nicholas Sosiak, je l’ai dit, est le bras droit de Zohar Krivorot qui lui est définitivement très discret. Mais quel genre de patron est-il?

M.Krivorot

C’est M.Krivorot lui-même qui supervise toute l’installation de Valleyfield dont nous reparlerons… Nicholas focalise sur la profitabilité, entre autres, et M. Krivorot s’occupe de la cultivation avec ses maitres cultivateurs et leurs équipes. J’ai eu la chance d’aller visiter les cultures de Farnham et j’ai vu M. Krivorot arpenter les planchers pour discuter avec le personnel. Il n’est pas dans une tour au centre-ville de Montréal. Non. Lui, il préfère toucher la matière.

L’entrevue avec Nicholas a eu lieu le 18 octobre. 

Le jour même de l’anniversaire de la légalisation où Hexo perdait son PDG. 

Pourquoi? Les historiens nous le diront. 

Alors dans ce contexte, la question qui se posait tout naturellement était simple : est-ce que Cannara est rentable? 

Le lancement des nouveaux produits de hash nécessite plusieurs sortes d’investissement. 

Il faut donc avoir une certaine sérénité financière pour oser lancer de nouveaux produits…

Rentabilité

Les produits de Cannara plaisent. Les évaluations des clients sur les réseaux sociaux l’affirment et les chiffres de vente disponibles le confirment. Trouver le cultivar qui va plaire dans un an ou deux est aussi un investissement financier important… J’ai voulu en savoir plus sur le processus de Cannara.

Investissement dans la chasse aux phénotypes

Nicholas m’a demandé si j’avais des chats ;-). 

Pourquoi? 

Il parait que les chats arrivent en courant lorsque les clients ouvrent leur boite Tribal… 

Un jour, peut-être, il y aura des recherches vétérinaires pour tirer profit de ces propriétés. 

Mais c’est une saga pour une autre fois.

OK, on revient au hash. 

Je voulais connaitre les motivations de Cannara Biotech pour oser se lancer dans le hash… 

Et la réponse est complexe et simple. Réponse complexe parce que l’industrie du cannabis est compliquée. Et réponse simple, car, avant tout, Nicholas Sosiak adore le hash et voulait un produit dont il serait fier…

Nicholas, amateur de hash

Personnellement, je trouve ça fascinant d’imaginer des adultes dans une pièce en train de discuter de leur projet de fabriquer le meilleur hash au Canada. Ou les plus beaux joints préroulés… Que cela soit pour du hash ou un biscuit végan à la guimauve, il y a toujours un processus de création. C’est un des grands privilèges de toPot que de pouvoir poser ces questions aux artisans de l’industrie québécoise du cannabis…

Le processus de création 

On entre maintenant dans les détails de la production. 

Vous noterez l’intention particulière de Cannara Biotech pour réduire le % global de matière végétale dans leur produit de hash…  

Les détails des nouveaux produits

Les explications de Nicholas nous informent des immenses difficultés qui attendent les producteurs autorisés qui veulent innover. En toute logique et avec le nombre d’écoles de commerce qui produisent des spécialistes, je voulais savoir si Cannara Biotech avait fait une étude de marché en bonne et du forme…

Des études de marché?

Une des raisons du succès de Cannara Biotech est le ratio qualité/prix de ses produits. Sur les réseaux sociaux, ce ratio avantageux revient constamment lorsque les consommateurs évoquent les produits de Cannara. Je pense qu’une partie de ce succès revient au choix des formats proposés. Alors quel est le raisonnement derrière les formats proposés pour les nouveaux produits de hash?

Stratégie des formats

Au détour de notre entretien, Nicholas me confie que ses équipes, à quelques jours du lancement des produits de hash, et bien ses équipes continuent de faire des tests pour trouver la meilleure forme physique pour le produit qui sera vendu sous forme de barrette… 

Conditionnement

Mes premiers souvenirs de hash sont parisiens. Oui, c’est à Paris que j’ai commencé à fumer du hash avec un collègue de l’université qui est d’ailleurs devenu proviseur dans un lycée. Quand j’ai vu les photos des produits de Cannara, pendant quelques secondes, je n’ai pas compris ce que je voyais… J’en ai profité pour demander à M. Sosiak de confirmer mon intuition…

Des trichomes?

Je crois beaucoup à la valorisation des compétences. Pour un Frenchy Cannoli à la renommée internationale, que savons-nous de nos artisans locaux? Cette semaine, un Québécois a été nommé le meilleur sommelier de la planète. Oui, les journaux sont heureux et presque fiers de publier ce genre de nouvelle. Et bien, une partie importante du rôle de toPot est de faire connaitre les artisans québécois du cannabis. Pourquoi? Parce que la légalisation du cannabis est devenue une affaire planétaire et que l’industrie québécoise et canadienne doit dès maintenant se projeter dans le futur. Et le futur, nous le créons actuellement au Québec… On connait le titre maitre cultivateur. Mais les artisans du hash chez Cannara, on les appelle comment?

Maitres Hashshashin?

Je parlais tout à l’heure de Frenchy Cannoli comme figure emblématique de l’éclosion de la culture du hash. Cannara avait commencé à discuter avec lui pour faire de la recherche… Puis Frenchy nous a quittés. Où en sont rendus ces projets de collaboration?

Recherche et Frenchy Cannoli

Et un projet comment celui du lancement de ces deux produits de hash, cela implique quoi en cout de développement?

Couts de développement

Les produits de Cannara sont maintenant disponibles en Ontario. Est-ce que le hash sera aussi vendu chez nos voisins?

Hash pour l’Ontario

Pour être capable de répondre à la demande des consommateurs de la SQDC, Cannara a acheté les installations de TGOD à Valleyfield. Alors, où en est rendu ce projet immense qui pourrait assurer une croissance modulaire intéressante à Cannara?

Et Valleyfield?

On arrive à la fin de notre rencontre avec Nicholas Sosiak.

Le lancement des produits de hash n’a pas encore eu lieu au moment où j’enregistre l’épisode.

Mais ce n’est pas une raison pour ne pas être curieux.

Après le hash, quels sont les nouveaux chantiers à venir pour Cannara Biotech?

Et après le hash, le cannabis 2.0?

L’expression québécoise «la preuve est dans le pouding» est la méthode ultime de différenciation des produits offerts à la SQDC. Entre les discours et les promesses et en l’absence d’un marketing similaire à celui de l’alcool, la preuve est dans la boite, rien que dans la boite, toujours dans la boite.  

Mot de la fin

Et voilà, c’était votre épisode de toPot.

Merci à Cannara Biotech et à Nicholas Sosiak pour leur générosité.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

 

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