Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? 

Allez circuler, circuler! Vous entrez dans la zone Pot flânage! 

La zone pot flânage télescope les nouvelles de toute la planète cannabis. Jamais de nouvelles plates, jamais de régurgitation. La terre est ronde, pas plate. Sur toPot, on a toujours une perspective particulière, car le cannabis, c’est avant tout l’accès à d’autres façons de voir le monde.

Et pour illustrer cette mise en perspective, rien de mieux que de croquer à pleines dents la nouvelle américaine qui a fait le tour de la planète même si personne ne semble s’entendre sur le vrai sens à lui donner. 

Le président américain Joe Biden qui a renié toutes les promesses procannabis qu’il a fait pour être élu contre Donald Trump refait le coup à l’approche des élections de mi-mandat, les midterms elections. Oui, le président américain accorderait un pardon aux Américains condamnés pour simple possession de cannabis. Le chiffre repris partout sans réflexion par les commentateurs est 6500 personnes qui auraient été condamnées pour possession de cannabis au niveau fédéral. 6500 personnes que personne n’arrive à identifier. PERSONNE. Je n’ai trouvé aucune liste. AUCUNE. Personne ne sait qui sont ces 6500 personnes. La seule explication que j’ai trouvé pour les «6500 personnes», c’est le nombre d’ouvriers étrangers morts au Qatar…

Bonne écoute!

Lien pour les sources

Transcription Intégrale de l'épisode #122

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Segment 0 h

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? 

Allez circuler, circuler! Vous entrez dans la zone Pot flânage! 

La zone pot flânage télescope les nouvelles de toute la planète cannabis. Jamais de nouvelles plates, jamais de régurgitation. La terre est ronde, pas plate. Sur toPot, on a toujours une perspective particulière, car le cannabis, c’est avant tout l’accès à d’autres façons de voir le monde.

Et pour illustrer cette mise en perspective, rien de mieux que de croquer à pleines dents la nouvelle américaine qui a fait le tour de la planète même si personne ne semble s’entendre sur le vrai sens à lui donner. 

Le président américain Joe Biden qui a renié toutes les promesses procannabis qu’il a fait pour être élu contre Donald Trump refait le coup à l’approche des élections de mi-mandat, les midterms elections. Oui, le président américain accorderait un pardon aux Américains condamnés pour simple possession de cannabis. Le chiffre repris partout sans réflexion par les commentateurs est 6500 personnes qui auraient été condamnées pour possession de cannabis au niveau fédéral. 6500 personnes que personne n’arrive à identifier. PERSONNE. Je n’ai trouvé aucune liste. AUCUNE. Personne ne sait qui sont ces 6500 personnes. La seule explication pour 6500 personnes, c’est le nombre d’ouvriers étrangers morts au Qatar… 

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Par contre, tout le monde sait que les noirs américains emprisonnés de façon disproportionnés pour possession de cannabis comparé à la population blanche.

L’annonce de M. Biden a réjoui l’industrie du cannabis des deux côtés de la frontière. Mais la réalité est différente et il suffit de lire quelques articles sur le site du Last prisonner Project. Si vous ne connaissez pas cette initiative américaine fondée par Andrew et Steve Deangelo, je vous résume son action :

L’idée du projet créé en 2019 est simple : personne ne devrait rester incarcéré pour des infractions liées au cannabis. Les frères Deangelo ont réuni des experts de plusieurs secteurs comme le droit, la politique et l’éducation pour transformer les injustices générées par la politique américaine de la prohibition du cannabis.

Voici la réaction de l’organisation à la nouvelle :

Cependant, la réalité est que la grande majorité des accusations fédérales sont plus graves que la simple possession. De ce fait, la population qui a bénéficié d’une grâce aujourd’hui ne représente qu’une fraction du nombre de personnes ayant fait l’objet de condamnations fédérales liées au cannabis. Comme la Maison Blanche l’a elle-même reconnu, l’annonce d’aujourd’hui n’aboutira pas à la libération de quiconque se trouve en détention fédérale.

Le président Biden a interpelé tous les gouverneurs à agir dans le même sens dans leur État respectif, car la majorité des emprisonnements ne sont pas de nature fédérale. Quand les Américains ne se font pas arrêter en Russie pour possession, leur pays est très actif dans la répression, car des milliers de citoyens américains seront arrêtés en 2022 pour des infractions banales reliées au cannabis. L’organisation NORML USA avance que 350 000 personnes ont été arrêtées pour des délits reliés au cannabis l’an passé. J’ai trouvé un chiffre incroyable. Entre 2001 et 2010, les autorités américaines ont procédé à plus de 8 millions d’arrestations en relation avec le cannabis et 88 % relevaient de la simple possession.

Au Québec, au Canada, beaucoup de gens se sont réjouis de la hausse de la valeur des actions des producteurs autorisés canadiens présents à la Bourse. Mais 24 heures plus tard, la plupart de ses actions sont retombées à un niveau plus bas. Aucun gain réel. L’action d’Aurora vient immédiatement à l’esprit. Et certains observateurs de la politique américaine crient à une seconde manipulation de masse, exactement comme les promesses du candidat Biden avant qu’il soit élu. Je partage ici l’argumentation de Jon Farris, un gars que je suis sur LinkedIn :

1) 

Biden ne pardonne personne, car il n’y aurait pas une seule personne dans une prison fédérale américaine pour simple possession. PAS UNE. Et cela correspond aux déclarations de la Maison Blanche.

2) 

Biden prétend inciter les gouverneurs d’État qui ont déjà déployé des programmes de pardon plus généreux que le sien. Et les États plus à droite ne feront jamais rien sans y être obligés.

3)

Biden demande au Secrétaire à la santé et aux services sociaux et au procureur général de revoir la classification du cannabis. Le président américain aurait pu, tout seul, comme un adulte, changer la classification du cannabis par décret. Il a ce pouvoir qu’il a choisi de ne pas exercer. 

L’ensemble des médias a repris la communication du président Biden au moment crucial des élections de mi-mandat. Biden est un génie… de la propagande… On va forcément en reparler dans les prochains mois.

++++++

Hey Merci MJ!

Si on veut parler d’actions qui ont un impact réel, on peut regarder l’initiative du Canadien Seth Rogen et de sa femme Lauren Miller qui ont ramassé 860 000 $ dans le cadre d’une levée de fond organisé par HFC, leur association caritative qui s’intéresse à la maladie d’Alzheimer. C’est quoi la relation avec le cannabis? Et bien deux super fans de Rogen ont payé chacun 40 000 $ pour un cours de poterie et une séance de consommation de cannabis optionnelle…

++++++

OK. Qui n’a pas entendu que le cannabis n’avait jamais tué une personne? Cette affirmation est répétée partout et même par des gens de sciences… L’actualité nous donne l’occasion de réfléchir. Pourquoi? Et bien il y aurait devant la justice le cas d’une travailleuse de l’industrie qui serait morte à cause d’une exposition prolongée à la poussière de cannabis.   Cela se passe aux États-Unis au site de production de Trulieve au Massachusetts. Selon le rapport d’enquête du OSHA, le Occupational Safety and Health Administration, la dame qui broyait des fleurs pour produire de joints préroulés serait décédée suite à l’exposition à la poussière de Kief. Le kief selon mon dictionnaire est une drogue qui provient des glandes résineuses du cannabis. Vous avez évidemment reconnu les trichomes qui se retrouvent sous le tamis de votre égrenoir à trois étages. Dans un site industriel, c’est la taille du tamis et la quantité de fleurs qui changent.

Transportée à l’hôpital, la dame de 27 ans est morte. 

Une étude australienne récente a démontré qu’il existait des risques similaires dans une usine de chanvre et que l’exposition aux poussières de cette matière pouvait avoir des effets négatifs permanents sur la santé respiratoire des travailleurs. D’autres études similaires incitent à la réflexion sur les risques de travailler dans une industrie qui existe depuis seulement quelques années. 

Alors que Santé Canada s’inquiète de la santé des consommateurs, qui s’inquiète de la santé des travailleurs de l’industrie du cannabis? Il semble exister un lien entre la poussière dégagée par la manipulation du cannabis en usine et des risques avérés de problèmes aux poumons… 

Le Département du travail et de l’industrie de l’État de Washington évoque des «réactions allergiques comme l’asthme, des éruptions cutanées et même une possibilité de choc anaphylactique.

Je ne dis pas que travailler dans l’industrie du cannabis est dangereux pour la santé. C’est le rôle de Santé Canada. Pas le mien. Par contre, il est évident que l’industrialisation du cannabis crée des conditions de travail inédites qui méritent notre attention. 

++++++

Vous pensez vous lancer dans l’industrie du cannabis? Bravo. C’est courageux. J’ai trouvé un témoignage intéressant qui commence par une blague.

Savez-vous comment gagner 1 million de dollars dans l’industrie du cannabis? 

Commencez avec 2 millions! 

Les législateurs font ce qu’ils veulent. Il suffit de penser à Ron De Santis aux États-Unis qui affirme que la Floride dont il est le représentant doit exploiter l’industrie du cannabis… Au Canada, l’arbitraire règne entre les exigences fédérales et provinciales. Le monopole provincial de la SQDC semble opérer dans un pays différent quand on le compare au monopole similaire au Nouveau-Brunswick. 

Voici, en résumé express, les recommandations d’un vétéran de l’industrie.

1) 

Dans l’industrie du cannabis, le temps passe plus vite. Ce qui était vrai hier peut être faux le lendemain. Aussi bien au niveau législatif qu’au niveau des opportunités d’affaires.

2) 

Toute décision à une durée de vie d’un trimestre même si votre entreprise n’est pas cotée à la Bourse. L’agilité consiste ici à être capable de remettre en cause des décisions qui semblaient intelligentes il y a seulement quelques semaines.

3) 

Faire un monofocus sur une seule offre commerciale est une erreur dans l’univers du cannabis. Chaque décision doit créer une multitude d’options. Ce qui est vrai dans d’autres secteurs commerciaux est suicidaire dans le cannabis.

4) 

Investir dans le cannabis, c’est comme la conduite automobile sur une surface glacée. Il est facile d’accélérer. Par contre, maintenir le cap exige beaucoup de doigté et ralentir devient un nouveau risque et il est facile de se faire éjecter de sa trajectoire initiale. 

5) 

Pourquoi construire de nouvelles infrastructures quand il y a des opportunités incroyables sur le marché? Le plus bel exemple récent au Québec, c’est le rachat par Cannara des infrastructures de TGOD pour 10 sous sur le dollar. Oui, TGOD a investi plus de 260 dans ses installations à Valleyfield pour les revendre à Cannara pour une vingtaine de millions. Les ventes de feu ne sont pas une exception dans l’industrie du cannabis. L’opérateur intelligent sait tirer profit de cette situation. Dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre et de l’augmentation du prix des matériaux de construction, la sagesse s’impose.

6) 

Les géants de l’industrie ont longtemps cru que l’intégration verticale était la solution pour créer des profits. Pour survivre et prendre une expansion stable, la solution semble être l’intégration horizontale qui permet de trouver des partenariats avec uniquement des entreprises qui dominent le secteur d’activité.

++++++

Le gouvernement ontarien va faire des jaloux partout dans le reste des autres provinces canadiennes. L’Ontario, en effet, vient de lancer un programme de 136 millions de dollars pour les exploitants de serre, programme qui semble inclure l’industrie du cannabis. Ah, rien de compliqué. Juste un petit coup de pource pour favoriser l’utilisation d’éclairages DEL ou LED si vous préférez. Le but est de rendre les serres plus écologiques.

Le lancement de ce train de mesures incitatives est une initiative du ministère de l’Énergie de l’Ontario qui comprend la place des serres dans le futur de son économie et dans la lutte pour préserver l’environnement.

++++++

Complètement par hasard, j’ai découvert, ou redécouvert le dynamisme de l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick. Je suis tombé sur un document qui s’appelle RAPPORT ANNUEL DU CENTRE D’INNOVATION ET DE RECHERCHE SUR LE CANNABIS POUR LE SÉNAT ACADÉMIQUE. 5—6 pages de constats et au détour j’ai trouvé un bel exemple de partenariat. Et là, je cite texto le document écrit en français!

En dehors du circuit académique, deux collaborations ont été mises en place avec des partenaires industriels, soit avec Greenherb Farms et GrowDoc. Une subvention a d’ailleurs été obtenue dans le cadre de la collaboration avec GrowDoc, ce qui permet d’appliquer des concepts d’intelligence artificielle dans certains projets du CIRC.

GrowDoc est une application pour téléphone. Voici la description de l’application sur le site de GrowDoc :

Votre pathologiste du cannabis en format de poche

GrowDoc a été créé pour identifier la cause des plantes de cannabis malades. Que votre plante se fane ou présente des symptômes sur les feuilles, GrowDoc sera là pour déterminer la cause et vous dire ce qu’il faut faire pour la réparer.

Voici l’exemple parfait de l’intégration horizontale que j’évoquais il y a quelques minutes. Pourquoi réinventer la roue ou une application quand il y a déjà quelqu’un qui sait faire ça?

Le Centre d’Innovation et de Recherche sur le Cannabis, le CIRC a des objectifs simples et précis :

  1. Mettre en place des outils et des procédés pour le transfert technologique rapide des produits et des procédés issus des projets de recherche vers des producteurs autorisés et le milieu médical
  2. Développer d’autres projets de recherche sur l’optimisation de la production de cannabis et des molécules d’intérêt
  3. Mettre en place une infrastructure de recherche de pointe
  4. Établir des collaborations avec des entreprises locales et régionales et les impliquer dans des projets porteurs
  5. Concrétiser des projets de recherche et développement sur la culture du cannabis et ses applications médicales
  6. Encadrer et former de jeunes chercheurs
  7. Transférer les résultats de recherche

Personnellement, je trouve cela enthousiasment. 

Le cannabis au Nouveau-Brunswick est géré par un monopole comme au Québec. C’est la seule chose que nos deux provinces ont en commun. 

++++++

Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que je crois au cannabis de terroir. Le modèle canadien de culture en bunker est très dur, très rough pour l’environnement en bon québécois. Je lisais hier que la Colombie-Britannique a de graves problèmes d’eau. Le Maroc, célèbre pour son hash, vit également une grave crise hydrique. Le titre de l’article dans le journal Le Monde est clair :

Au Maroc, «nous exportons sous forme de fruits l’eau qui nous manque»

Permettez-moi de citer un passage :

Le Maroc est en situation de «stress hydrique structurel», rappelait, en juillet, la Banque mondiale dans un rapport sur l’économie marocaine. Avec 600 mètres cubes d’eau par personne et par an — contre 2 600 mètres cubes en 1960 —, la demande en eau dépasse largement les ressources disponibles.

Les articles sur la situation en Colombie-Britannique ne décrivent la conjoncture en terme technique comme dans Le Monde. C’est le journalisme à la canadienne qui est à blâmer. 

++++++

Par contre, ailleurs, les spécialistes s’intéressent activement au cannabis de terroir. Je pense, par exemple à KARHLYLE FLETCHER qui vient d’écrire un article pour le magazine Cannabis Tech. Le titre du papier est Embracing Nature : Low-Tech Outdoor Cannabis. Et le sous-titre est :

In times of financial trial, low-tech, outdoor cannabis may have a leg-up on the competition.

Je vais résumer les grands énoncés de son plaidoyer.

1)

Cultiver du cannabis low tech, c’est renouer avec le plein air, le soleil, la nature quoi. Il y a dix-mille ans, les humains se soignaient avec du cannabis qui poussait dans les champs. L’apparition du bunker pour la culture du cannabis est récente dans l’histoire de l’humanité. 

2)

Dans le contexte actuel de stress économique extrême, cultiver du cannabis à l’extérieur est une solution bon marché qui nécessite moins d’investissement pour le démarrage et la suite des choses. La situation en Ukraine crée une forte augmentation du cout des engrais. Je n’ai pas encore été capable de chiffrer précisément cette augmentation pour l’industrie du cannabis, mais c’est un poste budgétaire important. Sauf pour les producteurs qui font du bio évidemment.

Cultiver à l’extérieur permet aussi une rotation des cultures intelligente qui augmente la qualité du sol tout en rapportant de l’argent aux producteurs.

Par exemple, le trèfle blanc est un compagnon populaire pour le cannabis. Pourquoi? À cause de son action positive sur les niveaux d’azote dans le sol. Le trèfle blanc est aussi connu pour attirer les abeilles. 

3)

Cultiver du cannabis à l’extérieur est l’occasion de réfléchir aux sources d’énergie alternatives comme le solaire, l’éolien et même l’hydroélectricité. C’est un pas de plus vers l’indépendance énergétique surtout que les exigences énergétiques de la culture extérieure sont minimes comparé à la culture en bunker qui tente de remplacer le vent et le soleil…

4)

Commander des lumières produites en Chine crée une dépendance réelle et exclut les partenaires locaux qui, dans le meilleur des cas, vont prendre un petit pourcentage sur la vente finale. Trouver des solutions locales est avantageux pour tout le monde dans un contexte d’économie circulaire. 

Évidemment, le plus grand défi est de convaincre les consommateurs qui ont, en général, une très mauvaise opinion du cannabis d’extérieur. Et pourtant les grands connaisseurs, je pense à Frenchy Cannoli, expriment souvent leur préférence pour ce dernier, car les terpènes, les flavonoïdes et les cannabinoïdes s’expriment mieux dans le respect de la nature depuis des milliers d’années. Je le dis souvent, il n’y a pas un producteur de champagne qui fait pousser ses raisins en bunker… Y’a une raison. 

Faire pousser du cannabis à l’extérieur est un savoir-faire particulier. La culture low tech du cannabis n’a jamais disparu. Le travail de la police qui trouve chaque année des milliers de plants clandestins est là pour nous le rappeler. 

Il y a un cultivateur québécois qui a remis au gout du jour un petit instrument qui s’appelle uen grelinette. Le même gars a vendu des milliers d’exemplaires à travers le monde d’un petit livre qui explique comment faire plus de 100 000 dollars sur un terrain de plus ou moins un acre. Je prédis qu’il y aura bientôt un livre qui démontrera comment faire autant d’argent sur 200 m2.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! OK Merci.

++++++

OK, je me ramasse.

Un pas en avant peut être avec l’annonce de Joe Biden et un pas en arrière surement avec la ministre anglaise de l’Intérieur, Suella Braverman, qui propose de reclasser le cannabis en classe A. Soudainement, au pays des Beatles et des Rollign Stone, le pot redevient une sale drogue qui sert de porte d’entré à la consommation d’autres drogues dures. Le cannabis est de nouveau associé à la psychose, au cancer et la cerise sur le sunday, le cannabis pourrait être à l’origine de malformations congénitales. Madame Braverman veut des sanctions plus sévères contre les consommateurs de cannabis et serait totalement contre la dépénalisation de cette drogue qui serait un signal culturel dangereux à faire disparaitre rapidement.

++++++

OK on a le temps pour une dernière actualité… C’est la première fois que je parle du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) qui est l’unité du renseignement financier du Canada. 

On dit sur le site du gouvernement que son mandat est de faciliter la détection, la prévention et la dissuasion du blanchiment d’argent et du financement des activités terroristes, tout en assurant la protection des renseignements personnels qu’il détient.

Et bien, selon le CANAFE, les commerces illicites de vente de cannabis en ligne blanchissent leur profit dans des boutiques d’apparences légales qui ont pignon sur rue. Le centre fonde son opinion sur l’analyse de 5000 transactions suspectes entre mars 2020 et mars 2021. Parmi les entreprises qui blanchissent l’argent, le CANAFE à répertorier les catégories suivantes :

  • commerces de beauté et bienêtre
  • vente en gros d’aliments et de boissons
  • vente d’automobiles
  • réparation d’appareils électroniques
  • compagnie de marketing et publicité 
  • des entreprises de construction

Les transferts de fond utilisent toutes les méthodes traditionnelles

  • Courriel
  • Chèques
  • Traites bancaires
  • Dépôts en espèces
  • Cryptomonnaies 
  • et les traditionnels prête-noms.

Les commerces de façades semblent être gérés grossièrement, avec peu de sophistication, ce qui rend les mouvements d’argent facilement détectables.

Les tricheurs trichent mal.

Vraiment, l’amateurisme est partout présent dans le cannabis au Canada…

Et voilà, c’était le 122e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

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