Alors aujourd’hui, par où va-t-on commencer à flâner? C’est important de tourner en rond à la bonne place… Et je pense que j’ai trouvé un bon spot pour nous lancer. Vous avez tous bien vu que l’industrie canadienne du cannabis tente de faire des pressions sur le gouvernement pour faire annuler ou tout au moins réduire la taxe d’accise. Si vous écouter toPot depuis un bout de temps, vous savez déjà tout. L’épisode #107 de toPot Comment tuer une industrie du cannabis fait le tour du sujet en s’inspirant du travail de Dan Sutton.

 Évidemment, ce sont des intérêts de l’Ouest canadien qui ont trouvé la force et l’énergie pour créer un document remarquable. 

Voici l’initiative StandForCraft.com 

Dan Sutton est le PA derrière @TantalusLabs. Voici ce que l’on peut lire sur son site :

«CANNABIS DURABLE EN PETITES QUANTITÉS, FABRIQUÉ EN C.-B.

Tantalus Labs se concentre sur la production de cannabis exceptionnel avec des méthodes de culture durables. La meilleure façon de prédire l’avenir est de le construire.»

Ça commence bien une session de flânage, non? 😉

Bonne écoute!

Liens pour l’Épisode #125

Transcription Intégrale de l'épisode #125

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, c’est encore un épisode Pot flânage! J’ai eu beaucoup de REX très positifs. Un REX, c’est un retour d’expérience… Merci pour vos encouragements. D’ailleurs, cette semaine, en parcourant les réseaux, je suis parti à rire. Une belle émotion. Dans un échange sur un site qui compte plus de 35 milles personnes, je lis la réponse d’un internaute qui dit en répondant à quelqu’un d’autre :

C’est une saga pour une autre fois…

J’ai vérifié et cette personne que je ne connais que sous son nom de compte écoute bien toPot et oui l’expression lui a plu. 

WOW!

Salut fjoergyn_23

C’est toujours un peu renversant. J’ai vu aussi des gens parler d’OVNI. Ça aussi ça m’a fait rigoler. Si vous n’êtes pas un voyageur fréquent sur toPot, une OVNI, c’est une opinion vulgaire non informée. On a tous le droit de dire n’importe quoi. Moi je vous avertis avant… Par délicatesse je dirais.

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Alors aujourd’hui, par où va-t-on commencer à flâner? C’est important de tourner en rond à la bonne place… Et je pense que j’ai trouvé un bon spot pour nous lancer. Vous avez tous bien vu que l’industrie canadienne du cannabis tente de faire des pressions sur le gouvernement pour faire annuler ou tout au moins réduire la taxe d’accise. Si vous écouter toPot depuis un bout de temps, vous savez déjà tout. L’épisode #107 https://mbe.io/Comment-tuer-une-industrie-du-canabis fait le tour du sujet en s’inspirant du travail de Dan Sutton.

 Évidemment, ce sont des intérêts de l’Ouest canadien qui ont trouvé la force et l’énergie pour créer un document remarquable. 

StandForCraft.com 

J’avoue candidement que je ne sais pas qui se qualifie à titre d’entreprises artisanales de cannabis. Canopy, Aurora? Seulement les microproducteurs? Seulement les entreprises qui vendent leur gramme de pot à plus de 10 $? Je ne sais pas et cela sera une saga pour une autre fois.

Dan Sutton est le PA derrière @TantalusLabs. Voici ce que l’on peut lire sur son site :

CANNABIS DURABLE EN PETITES QUANTITÉS, FABRIQUÉ EN C.-B.

Tantalus Labs se concentre sur la production de cannabis exceptionnel avec des méthodes de culture durables.

La meilleure façon de prédire l’avenir est de le construire.

Hey Merci MJ!

Et bien cette semaine, j’ai croisé M. Sutton sur Twitter et j’ai pu lui poser LA question que je me posais depuis des mois. Personne au Québec ne semblait intéressé ou capable de répondre à cette question : 

Qui se qualifie pour être un producteur de cannabis artisanal? 

En Anglais, Craft Cannabis….

La réponse de Dan Sutton a le mérite d’être simple et là je le cite texto :

Let’s call it small to medium enterprise under 100 employees for the purposes of this discussion!

In french:

Appelons-la petite ou moyenne entreprise de moins de 100 employés pour les besoins de cette discussion!

Quand tu fais du lobbying, c’est important de préciser qui sont les bénéficiaires de tes actions. Pour moi, cela reste très vague. Et je connais plein d’entreprises de moins de 100 personnes qui ne méritent pas cette appellation. L’artisanat mérite mieux qu’une définition toute croche ou inachevée. On peut tous comprendre que l’industrie ne veut pas se priver de certains joueurs dans cette bataille. Et il s’agit d’une industrie qui se structure en tentant de survivre. Rien de facile en soi.

 Mais l’engagement de M. Sutton est remarquable et sur la simple foi de son travail bénévole pour l’industrie, je suis enclin à lui faire confiance. Son discours est droit. Évidemment, il défend aussi son biftèque au passage, mais comme son site l’affirme LA meilleure façon de prédire l’avenir est de le construire.

Alors, comment engager le public dans le combat d’une industrie? Pourquoi ne pas tenter de recruter les consommateurs qui sortent massivement de l’illégalité? Il y a 4 ans, on achetait tous du marché noir avec tous les risques que cela comporte. Cette semaine, j’ai commencé à mettre les épisodes de toPot sur mon nouveau site Bon Stock. J’ai écrit récemment un article sur l’existence de l’esclavagisme dans le marché noir du cannabis au Canada. J’ai pu mettre un lien qui renvoyait à l’épisode #72 qui expliquait une recherche sur la dangerosité des produits illégaux au Nouveau-Brunswick. En gros je disais ceci :

Les échantillons de cannabis provenant du marché légal et illégal ont été testés uniquement par les scientifiques du Conseil de la recherche et de la productivité (CRP) du Nouveau-Brunswick qui est une société d’État sans but lucratif avec toutes les accréditations ISO pertinentes. Le CRP détient aussi les licences d’analyse et de recherche sur le cannabis de Santé Canada.

On ne peut pas faire plus légal que ça.

L’équipe de Mme Betelho à tester 7 échantillons différents de fleurs et 6 échantillons différents de mangeables ou produits comestibles provenant du marché noir. 

Parallèlement, l’équipe a aussi testé 4 échantillons de fleurs et 5 échantillons de produits mangeables provenant du marché légal.

OK. Et bien, un lecteur m’a écrit pour me dire qu’il arrêtait d’acheter sur le marché noir…

Pour des raisons de confiance. Le détour valait la peine, non?

Et voilà, je pense, où se trouve la pierre angulaire de la participation du public au combat de l’industrie du cannabis. La CONFIANCE!

Et cela nous emmène à la première nouvelle de la semaine. Le journaliste Patrick Williams du média Cannabis Business Times s’intéresse au magasinage de labo dont est coupable l’industrie… Il écrit sur la réalité du marché É.-U., mais l’industrie canadienne, et c’est largement documenté, donc l’industrie canadienne du cannabis se livre aux mêmes manipulations. Et le sous-titre de son article est l’entrée en matière parfaite : 

Selon les experts en matière de tests et de conformité, les pratiques frauduleuses pourraient nuire à la confiance des consommateurs.

Je pourrais nommer des labos et des intervenants canadiens. Mais c’est plus simple de parler des Américains. Personne ne va m’accuser d’être de mauvaise foi. Je constate, et ce n’est pas un aveu, car tout le monde peut le voir aussi clairement que moi, que de plus en plus de producteurs autorisés prennent position publiquement contre leur compétition. Personnellement, je trouve que ces acteurs de l’industrie se tirent une balle dans le pied. 

Revenons à l’article du journaliste Patrick Williams qui affirme que non seulement l’industrie triche sur la teneur en THC, MAIS AUSSI SUR LA TENEUR EN PRODUITS CONTAMINANTS… Le magasinage des résultats les plus favorables s’étendrait aussi contaminants microbiologiques, aux pesticides et même aux solvants résiduels dans les concentrés. L’inverse est également vrai. Il y a des producteurs de chanvre qui veulent des résultats inférieurs à la limite fédérale de 0,3 % de THC delta-9. 

Et l’industrie ne se cacherait même pas en formulant des demandes explicites… Je veux tant ou tant sinon je vais travailler avec un autre labo. Et les bonnes pratiques de fabrication et production? Aux poubelles. 

Aux États-Unis, il existe maintenant un test conforme et parfaitement applicable à tous les États. Le «National Hemp Testing Panel» teste 18 cannabinoïdes, 105 pesticides, 24 métaux lourds, 55 solvants résiduels potentiels, 17 microorganismes différents, ainsi que la teneur en humidité, l’activité de l’eau et les terpènes affirment l’article du CBT.

Il s’agit d’une initiative du labo ACS Laboratory qui affirme être le plus grand centre d’analyse du chanvre et du cannabis de l’est des États-Unis. Ce labo tente en fait de se suppléer aux régulateurs fédéraux qui n’ont pas jugé bon de proposer des protocoles précis. 

La situation canadienne est différente, mais il n’existe pas de protocole précis pour l’échantillonnage. Et c’est un énorme problème. Aux États-Unis, il y a des producteurs qui évitent complètement les tests de contamination dans le secteur du chanvre.

Là je vais citer texto l’article de Williams :

Il est donc possible d’envoyer un échantillon pour tester les métaux lourds, puis le même échantillon pour les pesticides et les solvants résiduels, en essayant de collecter tous les points de données différents qu’ils veulent. Il s’agit donc d’un seul lot qu’ils envoient ensuite à tous ces différents laboratoires, en essayant de recueillir les chiffres qu’ils veulent pour refléter leur produit.»

Au moment même où l’industrie canadienne du cannabis tente de convaincre le gouvernement fédéral de revoir sa taxe d’accise, on assiste à une perte de confiance des consommateurs dans la qualité de l’information de l’étiquetage des produits vendus sur le marché légal médical et non médical. Ces doutes, je les vois quotidiennement exprimés sur les réseaux sociaux. 

  • Les curieuses qui veulent mieux comprendre les enjeux de l’échantillonnage peuvent écouter l’épisode 57 de toPot qui fait le tour de certains problèmes dans le contexte canadien avec un biochimiste québécois.

Je vois toutes les semaines des rapports qui confirment que l’étiquetage des produits de CBD en Europe et aux États-Unis est catastrophique. En Europe, c’est ridicule. Des produits sont vendus avec l’objectif de tromper les consommateurs. Vous voyez que j’évite de parler de la situation canadienne… Mais j’entends toutes les semaines des producteurs autorisés se plaindre en public et en privé de ce magasinage de laboratoires. Ces PA se plaignent d’une compétition qui triche. Ils ont raison. Mais le lien de confiance entre le consommateur et l’industrie qui est la raison d’être de la légalisation, et bien ce lien de confiance s’effrite semaine après semaine. Et personne n’en parle.

 Si comme consommateur, je ne peux pas me fier aux étiquettes de l’industrie, c’est une victoire pour le marché noir. Pas de confiance, pas de vraie bizness. C’est une loi fondamentale des affaires.

Dans un autre registre, je relève que je n’ai pas vu un seul article sur les cadres de CannTrust qui ont plaidé non coupables la semaine passée.

Parlant de lobbying, j’ai vu passer une drôle de nouvelle la semaine passée. 

Le comté de San Diego doit-il taxer les entreprises de cannabis? Par voie de proposition, la proposition A, on demande aux électeurs de décider!

C’est intéressant comme point de vue, non?

San Diego va demander à ses citoyens de se prononcer sur l’opportunité d’imposer une taxe de vente sur les produits de cannabis… La mesure A ou la proposition A suggère de taxer les recettes brutes des ventes des entreprises de cannabis. Il s’agit des gains totaux avant déduction des couts. Ainsi l’industrie aurait des taux d’imposition maximums pour chaque type d’opérations. Là je cite l’article texto :

La mesure autoriserait des taxes locales allant jusqu’à 6 % pour la vente au détail, 3 % pour la distribution, 2 % pour les tests, 3 % ou 10 $ par pied carré pour la culture et 4 % pour les autres activités connexes. Les superviseurs du comté pourraient fixer des taux inférieurs à ces limites, mais ne pourraient pas les dépasser.

Fin de la citation.

Le cannabis médical serait taxé à des taux inférieurs et les plants maison qui sont permis ne seraient pas imposés. La proposition est assez étoffée pour parler d’une uniformisation avec les taxes perçues par les villes voisines. Les recettes escomptées varient en 3 et 5,6 millions de dollars par an et pourraient financer la construction ou l’entretien de parc, des routes, etc. Dans l’argumentaire de la proposition, on affirme que ces taxes permettraient aussi de lutter contre les commerces illégaux.  

Les curieuses vont trouver un PDF qui expose tous les détails de la proposition. 

Il y a des gens qui sont contre la proposition A. Ils avancent que rien ne garantit que les nouvelles recettes fiscales bénéficieraient aux communautés visées. L’iniquité à son pire, disent les opposants… Une taxe injuste… 

Faut savoir qu’en Californie, les gouvernements locaux peuvent imposer des taxes générales ou des taxes spéciales qui seront obligatoirement affectées à des usages spécifiques. Or la proposition A est présentée comme une taxe générale…

Évidemment, cette taxe locale serait en surplus des taxes de l’État qui culminent à 26 %.

Est-ce que vous aimeriez que le gouvernement vous consulte sur la taxation des entreprises de cannabis? La réponse est non si on se fie à l’absence de débats sur le cannabis à la dernière élection provinciale au Québec. Et si l’industrie a encore des doutes, il est important de rappeler que ce sont les Québécois qui ont élu le gouvernement actuel en pleine connaissance de cause. Donc, c’est la population qu’il faut convaincre de l’importance d’une industrie du cannabis forte et prospère. Pour l’instant, c’est au Québec que le taux d’acceptabilité du pot est le plus faible au Canada. C’est également au Québec ou le cannabis médical est le moins considéré comme une solution. Il y a des tonnes de facteurs à évoquer, mais cela sera une saga pour une autre fois.

OK. Ça vous tente d’aller flâner en Europe? Dans quelques heures, une chaine de télé régionale française va diffuser un reportage sur la Mocromafia… C’est quoi la Mocromafia? Je vais reprendre texto l’annonce du reportage :

En quelques années, les Pays-Bas et la Belgique sont devenus les plaques tournantes du trafic de drogue en Europe. Près de 80 % de la cocaïne consommée sur le continent transite par les ports de Rotterdam et d’Anvers. Ce «marché» a entraîné l’émergence d’une nouvelle organisation criminelle : la «mocromafia», essentiellement composée de Hollandais d’origine marocaine. À l origine, leurs filières servaient à acheminer le haschich du Maroc jusqu’aux Pays-Bas. Désormais, ils les utilisent aussi pour la cocaïne, avec des rendements bien plus rémunérateurs que les produits à base de cannabis. Et même les cartels d’Amérique latine se sont mêlés aux trafics.

Je vais tenter d’écouter le reportage et je vous en reparle. 

Il n’y a pas de hasard. Ce reportage arrive au moment précis où le Maroc organise sa production du cannabis pour donner vie à une industrie qui permettrait, entre autres, aux habitants du RIF de sortir de l’illégalité et surtout de la pauvreté.

C’est un labo privé du Maroc qui a créé cette vision pour transformer le Maroc en un leadeur mondial du cannabis. Pas LE leadeur. Un des leadeurs. Déjà on voit une belle dose de réalisme dans cet énoncé. La domination mondiale, c’est notre truc à nous les Canadiens. Comme Canopy qui voulait envahir les États-Unis la semaine passée avant de se faire remettre à sa place par certaines institutions américaines.

C’est le même labo qui est mis en vedette dans un reportage récent de Arte, la chaine de TV franco-allemande qui a fait un topo sur la future place du cannabis dans l’économie marocaine. Exactement le genre de reportage qui devrait faire peur aux industries canadienne et américaine du cannabis. J’ai vu une feuille de route détaillée. 

Le document produit par le labo privé Pharma 5 dit ceci…

Comme la France a son champagne ou le Japon a son bœuf de Kobe, le Maroc doit créer son appellation d’origine contrôlée, gage de qualité supérieure et de responsabilité écologique et sociale.

Le document prend 3 marchés comme repères : Israël, les États-Unis et le Canada. Le constat fait mal, mais ne surprend personne qui s’intéresse un tant soit peu au marché :

  • Surproduction
  • Compétitivité déclinante
  • Couts et qualité à la dérive
  • Normes GMP pharmaceutiques non respectées
  • Débouchés limités

Le Maroc ne veut pas se contenter de faire du cannabis de terroir, ce qu’il fait depuis le protectorat français. Le Maroc veut aussi dominer la production en Bunker et en serre. Le trifecta parfait.

Le Maghreb exporte déjà ses ingénieurs au Québec. Des francophones trilingues qui excellent en science. Sans attendre la signature du roi, on parle déjà du label «Made in Rif».

Il existe même un cultivar vedette que l’on veut remettre au centre de la production. Ce cultivar s’appelle la Beldiya et on considère au Maroc qu’il s’agit d’un trésor national à sauver. Il s’agit d’une variété plus respectueuse de l’environnement. La Beldyia est cultivée en hiver, car les eaux de pluie suffisent à sa croissance et nécessite pas ou peu d’intrants agrotox.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

Donc le Maroc devrait être très bientôt un compétiteur du Canada pour l’obtention des marchés européens. Et je pense que nous serons tous d’accord. Même en triplant le salaire des ouvriers marocains, leur cannabis sera beaucoup moins cher que celui produit au Canada… Je ne connais pas un être humain qui doute de cela. Et cet écart va, inéluctablement, s’agrandir au fur et à mesure que la syndicalisation va apparaitre dans l’industrie canadienne. 

OK, j’ai encore le temps de partage au moins une info pertinente. On a tous vu passer sur les réseaux sociaux des affirmations à l’effet que le cannabis pouvait traiter efficacement les symptômes du COVID long…

Et bien j’ai vu une recherche très intrigante dont le but était de mesurer l’efficacité d’un produit qui s’appelle Formula C™. Il s’agit d’une préparation de CBD et de terpènes de fleurs pour gérer les symptômes du syndrome postaigu du COVID-19. Le fameux COVID long. 

Don, un groupe a reçu le produit Formula C et l’autre un placébo.

En cours d’expérimentation, une seconde analyse du placébo a confirmé l’absence de CBD, mais, mais, mais, la présence d’une concentration médicale inattendue de terpènes. Donc, un faux vrai placébo. On a décidé de tout de même poursuivre l’étude. Au final, on s’est aperçu que les deux groupes allaient mieux. Donc, malgré l’absence d’un vrai placébo pour comparer, cette recherche pourrait être le début d’une preuve que ce n’est pas le CBD qui est l’ingrédient actif le plus important… 

Je trouve ça assez fort…

Partout on entend que le CBD va sauver le monde. Cela me fait penser à ce fait divers incroyable. Cette semaine on a appris qu’un tableau de Piet Mondrian a été accroché à l’envers dans différents musées depuis qu’il a été exposé pour la première fois il y a 75 ans.

Mondrian est un artiste abstrait néerlandais. Son tableau qui date de 1941 est un mélange de lignes noires, jaunes, rouges et bleues qui sont en fait des bouts de rubans adhésifs. Du tape quoi… Ce tableau avait un sens pour Mondrian, mais il a toujours été accroché à l’envers. Tous les musées, sans se poser de question, accrochaient le tableau comme le musée précédent. 

Parfois, j’ai l’impression que c,est la même chose pour le CBD. Ou encore la fameuse phytoremédiation qui, selon toutes les histoires que l’on peut lire, permettrait de décontaminer le sol radioactif sur les lieux de l’expérimentation française à Tahiti. C’est un exemple fictif. D’après ce que je peux comprendre, un, cela n’a encore jamais été prouver et deux, personne n’a jamais pu m’expliquer ce que l’on fait avec les plants de cannabis qui auraient capté la radioactivité présente dans le sol. Tu fais quoi avec ces plants? Tu les brules? Tu fais un trou plus loin et tu les enterres? Je ne sais pas. Je n’ai pas de réponses. Mais je ne suis pas le seul. Chose certaine, si on transforme les plants qui auraient capté la radioactivité en feuille de contreplaqué aggloméré de 4 x 8, je n’en achèterais jamais. Pas dans l’état actuel de la science. Faut pas rire, car l’industrie de la construction s’est déjà retrouvée avec un problème de contreplaqué radioactif il n’y a pas longtemps. Suite à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986, plusieurs pays exportateurs de bois comme la Russie, l’Ukraine, le Belarus, la Pologne, la Slovaquie, l’Allemagne, la Finlande et la Suède ont vendu du bois radioactif partout dans le monde entier.

Et oui Ikea a admis avoir acheté du bois de ces pays.

Mais la société surveille et teste les produits provenant de pays touchés par les retombées de Tchernobyl… Fiouuuu on est sauvé.

OK. Une dernière nouvelle. Une nouvelle adorable… Rien de moins. 

Il y a des gens qui ont commencé à entrainer des chiens pour repérer les parasites qui affectent les plants cultivés en serres. Le concept est simple et on se demande pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt : chaque insecte a une odeur propre et les chiens pourront détecter cette odeur…

 Quand tu penses acheter des drones pour inspecter tes salles de cultures, la recherche de petites bébittes devient un problème… Alors pour aider toutes les industries qui cultivent en bunker ou en serre, une entreprise de Seattle dans l’État de Washington fait actuellement un test dans une serre de poivrons au Mexique. La compagnie qui veut réinventer la chasse aux insectes nuisibles s’appelle Green Dog Pest Service. Le type de chien utilisé est le malinois belge. Je ne connais pas grand-chose aux chiens alors j’ai cherché et j’ai trouvé cette description :

Le Berger Belge Malinois est un extraordinaire chien de protection, de garde et de défense. Il est attachant, intelligent, vif et se montre d’une fabuleuse loyauté envers son maître. Il est joueur et présente un avantage à l’entretien par rapport à ses cousins belges. De plus, sa santé, solide, ne demande aucune dépense superflue. Le Berger Belge Malinois est notamment reconnaissable à son masque s’étendant des lèvres aux paupières.

 

Les chiens utilisés seraient aussi des rescapés. J’imagine que cela veut dire qu’ils viennent d’un refuge animal… 

AU départ, l’entreprise voulait dépister des punaises de lits. 

Les chiens peuvent détecter plein de trucs. Au Québec, dans l’industrie de la construction, il y a une compagnie qui loue ou louait un chien pour détecter de l’humidité dans les murs. 

C’est suite à une demande d’un producteur autorisé de cannabis de la Colombie-Britannique que l’entreprise a pivoté vers ce genre de détection.

Les chiens peuvent être facilement entrainés à détecter uniquement les insectes qui ne sont pas bénéfiques. Non, le chien ne sait pas encore téléphoner au maitre cultivateur. Il doit être accompagné d’un maitre chien qui confirme le diagnostic initial de son animal. Un des principaux avantages de l’utilisation d’un chien est qu’il permet la détection d’une toute petite population d’insecte, une population qui peut être éliminée avant qu’elle se démultiplie rapidement. Plus la détection se fait tôt, plus les ravages sont faibles.

Les pucerons présents dans les plants de cannabis sont immédiatement détectés par un chien bien entrainé… L’entreprise veut étendre ses services aux cultures extérieures et croit que ses animaux pourraient aussi détecter très facilement les maladies racinaires.

Je sais que dans la culture chinoise, depuis au moins deux-mille ans, on peut louer les services de canards qui se promènent dans des parcelles cultivées en mangeant des parasites. C’est une job qui revient à la mode en Amériques.

Alors, qui sera la première entreprise québécoise dans le cannabis à utiliser des chiens détecteurs de parasites? 

J’ai une ovni, une opinion vulgaire non informée.

Je pense qu’il va s’agir d’une entreprise qui fait du cannabis de terroir sur une grande surface. Cela coute moins cher que de s’acheter un système de drone autonome. 

Et voilà, c’était le XXe épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

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