Pot flânage!

On fait le tour de l’actualité en prenant notre temps.

  • Extraction à partir de la fumée de cannabis
  • Culture verticale et désillusion technologique
  • Diminution de l’intérêt du chanvre chez les agriculteurs américains
  • Technologie brésilienne dans le cannabis canadien 
  • Le nez intelligent des consommateurs sans expertise
  • Etc.

 

Liens pour l’épisode #126

Transcription Intégrale de l'épisode #126

#126 Pot flânage (2022.11.09)

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis.

 Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil.

 Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix.

 Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast.

 

Segment 0 h

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

On continue notre série «Pot flânage» cette semaine.

 

Parce que vous me dites que ça vous plait.

 Pas compliqué.

 

Évidemment, il y a des interviews dans le pipeline.

Des personnes très intéressantes.

Qui font aussi des choses très intéressantes.

Si vous avez des sujets qui vous intéressent particulièrement, n’hésitez pas à m’écrire.

 lucprevost@hotmail.com.

Si vous connaissez des gens qui font des choses remarquables dans le cannabis, écrivez-moi.

J’oublie toujours de le dire.

Cette fois-ci, je me suis fait une note.

 Je partage plein de liens pour chaque épisode.

 

Même une transcription.

J’ai commencé à faire ça il y a quelques semaines.

 

J’ai juste oublié de le dire.

On peut trouver ça sur le site de toPot.

Ou dans les notes de l’épisode si vous écoutez le potcast sur Spotify par exemple.

Ou sur Youtube.

 

Y’a des gens qui aiment recevoir des alertes quand toPot sort le mardi soir à 11 h 59. C’est pour cela qu’ils écoutent toPot sur Youtube.

Pot flânage…

OK.

 Une drôle de nouvelle pour commencer.

 

La compagnie privée de biotechnologie Real Isolates a reçu un brevet de l’Office des brevets et des marques des États-Unis pour une nouvelle méthode d’extraction.

 Selon vous, la compagnie va extraire à partir des fleurs et feuilles ou à partir d’un concentré? 

Je vous laisse y penser pendant que je me commande un café.

Alors ce brevet concerne l’extraction à partir de la matière végétale ou à partir de concentré? 

Vous faites erreur, peu importe votre réponse.

 

C’est comme ça.

La nouvelle méthode va extraire des cannabinoïdes à partir de la fumée de cannabis.

Incroyable, non! 

Le produit extrait a été baptisé Smokenol™.

 

La compagnie affirme que sa méthode lui permet d’extraire les cannabinoïdes habituels, mais aussi d’autres, beaucoup plus rares.

Real Isolates prétend qu’il une nouvelle catégorie de produits de cannabis oraux, topiques et inhalés.

La méthode utilise zéro solvant.

Le boss de l’entreprise, un monsieur Westerkamp, affirme que les producteurs de mangeables, les produits comestibles dans le lingo de la SQDC, et bien ils pourront proposer des produits avec des effets similaires à ceux de la combustion.

Parce que son procédé utilise des températures élevées, le produit final proposerait une plus grande diversité de cannabinoïdes.

Le Smokenol est déjà disponible pour les producteurs de mangeables.

 Personnellement, je suis enchanté par le concept.

 Mais la preuve est dans le pouding.

 Une autre affaire à suivre.

J’ai vu passer un autre truc du genre, mais décalé dans la chaine de production.

 J’ai échangé deux secondes avec le PDG de WestCan, Monsieur Andreas Gedeon.

 Sa compagnie Westcann a maintenant accès à la technologie brésilienne de IOTO initialement conçu pour l’industrie du tabac et qui est maintenant appliquée au cannabis.

 Cette technologie, c’est la promesse de M. Gedeon, devrait perturber le marché des préroulés.

 Westcann fait des préroulés qui ressemblent à 100 % à des cigarettes de tabac.

 Mais ça, c’est le bout facile que d’autres compagnies comme Redecan maitrisent parfaitement.

 Non, la promesse est dans la reconstitution de la matière végétale du cannabis.

 Et là je vais citer le communiqué de presse texto :

Développées à l’origine pour le traitement primaire du tabac, les technologies d’IOTO permettent une homogénéisation complète du cannabis ainsi qu’un contrôle total du processus sur les ingrédients actifs et les caractéristiques de fumage.

 En conséquence, les équipements de précision pour la fabrication et le conditionnement des cigarettes peuvent être utilisés pour la fabrication des rouleaux de tabac, créant ainsi un produit de consommation très cohérent et reproductible, avec des avantages significatifs en termes de qualité et de coûts.

Fin de la citation.

Je disais quoi? Ah oui, les préroulés de Westcann.

WestCann veut débuter la production de ses préroulé dès décembre 2022 à son usine en Saskatchewan et les préroulés devaient être disponible dans le premier trimestre de 2023.

Comme toutes les cigarettes de tabac qui sont exactement pareilles, M. Gedeon croit que les consommateurs des préroulés apprécieront l’expérience et le prix qui devrait être inférieur a celui de ses compétiteurs.

Les préroules seraient vendus dans un emballage qui offre le fameux look des paquets de cigarettes tout en étant sécuritaire pour les enfants.

L’entreprise a des visées sur plusieurs marchés à l’extérieur du Canada.

Les États-Unis évidemment, mais aussi l’Allemagne et la Thaïlande.

On flâne, on flâne.

Par hasard, je suis tombé sur des chiffres de vente par point de vente pour tout le Canada.

Les chiffres datent de presque un an, mais ils donnent une belle idée de la bataille dans les provinces où la vente du cannabis se fait au privé.

Les points de vente qui appartiennent à des monopoles dominent largement.

#

Province

Sales/Store

1

Quebec

$728,765

2

New Brunswick

$317,950

3

Nova Scotia

239 600 $

4

Saskatchewan

194,955 $

5

Newfoundland

$157,367

6

Ontario

143,269 $

11

Alberta

$  93,708

Techniquement, à vue de nez, cela veut dire que la SQDC est quand même assez  bien placée pour mieux payer ses employés.

 Je vais revenir sur le sujet dans les prochains mois, car je viens de finaliser un premier partenariat avec une entreprise qui vend de l’intelligence.

 Je vais donc bientôt pouvoir commenter plein de choses grâce à cette nouvelle source d’information dont j’ai très hâte de vous parler.

Dans le contexte de la grève actuelle, c’est tout ce que je voulais dire, mais cela me permet d’affirmer que si ça va mal pour les employés de la SQDC, que se passe-t-il dans l’industrie? 

Les producteurs autorisés se plaignent.

 Et on les entend dans les médias.

 C’est bien.

Les conseillers de la SQDC se plaignent.

 Et on les entend dans les médias.

 C’est très bien.

Les employés de l’industrie se plaignent.

 Et on n’entend rien.

 Et ce n’est pas bien.

SFX bruit de criquets

Ça gagne combien une trimmeuse au Québec? Est-ce que son salaire lui permet de vivre? 

J’ai eu la chance de faire de la trime à la main à quelques reprises.

 Ce n’est pas facile.

 Ça demande du doigté.

 Et c’est très dur physiquement.

 Si vous avez le gout de partager des infos sur votre travail et votre salaire dans l’anonymat et le respect de votre employeur, écrivez-moi à lucprevost@hotmail.com.

 Merci d’avance.

 

Vous vous souvenez qu’il y a à peine quelques jours, la planète cannabis était en feu à cause de la nouvelle du nouveau service de livraison proposé par Uber et Leafy.

Après le buzz de la nouvelle, la réalité semble plus convenue.

Les acteurs de l’industrie commencent à admettre qu’il ne s’agit que d’un autre service de livraison et que si le nombre d’utilisateurs de ce genre de service n’augmente pas, et bien, les profits devront maintenant se partage avec un joueur de plus.

 C’est tout.

 Les grossistes provinciaux y gagnent un outil de plus dans leur stratégie omnicanale.

 Les consommateurs et les petits revendeurs légaux n’y gagneront rien.

 Mais Uber et Leafy ont accès aux médias et les retombés publicitaires de la simple mention de leurs noms sont remarquables.

C’est comme le pardon de Biden.

 La nouvelle a fait le tour du monde.

 Zéro personne sortie de prison à date.

 Biden le nouveau héros qui propose une action qui fait plaisir, qui peut être contre la vertu, mais qui dans les faits ne change rien.

Dans un autre registre maintenant… Pour moi, c’est une première.

Vous me direz si c’est aussi le cas pour vous. 

Une femme du Nouveau-Brunswick, Mme Pam Staples-Wilkinson n’a jamais consommé de cannabis de sa vie.

Mais on peut être sobre et avoir un accident de voiture et c’est exactement ce qui lui arrive en mars 2021.

 La dame n’est même pas en faute.

C’est une voiture qui circulait dans l’autre sens qui la frappe.

 Elle est évidemment ébranlée et pourrait souffrir d’une commotion cérébrale.

 Mme Pam Staples-Wilkinson appelle le 911 et donne le mauvais modèle de voiture, car elle conduit habituellement un autre véhicule. Elle est sous le chox la dame.

 Le répartiteur du 911 informe les policiers que la dame pourrait avoir conduit sous influence.

 Le policier qui arrive sur le lieu de l’accident lui fait passer un test physique qu’elle échoue.

On oublie pas qu’elle vient de subir une commotion. Et on lui demande de  prendre une posture comme le Karaté Kid. 

 On la menotte pour l’emmener au poste de police afin de l’interroger pendant deux heures en plus de lui faire passer un test en 12 étapes.

 Jugeant qu’elle avait été mal traitée, elle porte plainte.

 Et bien, la Commission de police du Nouveau-Brunswick vient de lui donner raison.

 Il y aurait eu négligence et plein d’autres gestes incorrects.

 Heureusement, le test de dépistage prouvera qu’elle n’avait pas consommé de cannabis.

 Les agents recevront une petite tape sur la main et Mme Staples-Wilkinson a reçu une lettre d’excuses de la part du chef de la police de Fredericton.

 Ce genre d’incidents devraient exploser au cours des prochains mois.

On salut le manque d’empathie des policiers.

Ça, c’était une bonne nouvelle.

Une mauvaise nouvelle, ça vous tente?

OK.

 

La semaine passée, l’Office of Cannabis Management de New York a éliminé les critères de limitation des bactéries, des levures et des moisissures pour ses producteurs autorisés suite à leurs plaintes. 

Les PA affirmaient que les limites imposées les empêchaient de commercer.

Le Bureau de gestion du cannabis (Office of Cannabis Management) à décider de remettre à jour ses exigences.

Comment?

Simplement en suprimant l’obligation de déclarer le résultat des tests.

Ohhh, les PA doivent continuer de faire des tests, mais maintenant l’OCM leur demande de simplement tenir compte des résultats… pour en parler seulement si ça les amusent.

Des producteurs autorisés qui sont incapables de faire pousser du pot qui passe des tests standards et on pense leur rendre service en abolissant l’obligation de déclarer le résultat des tests. 

Les autorités et certains PA affirment que leur stock sera plus propre que celui du marché noir.

 Je ne sais pas qui ça rassure.

 Évidemment les propriétaires des services d’irradiation vont se réjouir de cette nouvelle.

 Le casse-tête américain ne fait que commencer.

Doit-on craindre queSanté Canada diminue ses exigences dans un proche avenir? 

Pas à court terme.

Pas avant que les producteurs autorisés américains décident qu’ils veulent leur portion du marché canadien.

Ce jour-là, Santé Canada diminuera ses exigences pour respecter la liberté de commercer des PA américains.

Pour ceux qui ne s’en doute pas, Santé Canada accepte les médicaments américains approuvés par la FDA sans se livrer aux mêmes tests, car elle n’a a pas ni les moyens ni l’autorité réelle face au bulldozer américain.

Beaucoup d’observateurs croient que cette mesure aura un impact négatif sur le marché.

C’est peut-être une occasion en or pour les producteurs canadiens.

 

OK.

 Une vedette à mon attention cette semaine.

 Et oui, Sean «Diddy» Combs devrait acheter pour 185 millions de dollars des opérations de production et de distribution de cannabis.

 Cet investissement permettrait la création du premier MSO d’envergure nationale contrôler et géré par une minorité visible.

 Un MSO, c’est un Multi State Operator.

 

Ma mission a toujours été de créer des opportunités pour les entrepreneurs noirs dans des secteurs où l’accès nous a traditionnellement été refusé et cette acquisition fournit l’échelle et l’impact immédiats nécessaires pour créer un avenir plus équitable dans le domaine du cannabis… a déclaré M Combs.

Bon, c’est le temps de flâner ailleurs.

On entend parler de chanvre partout en Amérique par les temps qui courent.

On parle de le transformer en matériau isolant, en chaussure, en vêtement, en plastique, en bouffe pour animaux, en brique… Vous voyez le genre.

Dans les faits la réalité est toute autre.

Chez nos voisins du Sud, année après année, la superficie des surfaces de chanvre cultivées diminue.

En 2019, les fermiers américains cultivaient 511 442 acres de chanvre et en 2022, la surface totale est passée à 107 702 acres.

En Europe, c’est l’inverse.

Et oui, entre 2018 et 2021, la superficie totale consacrée au chanvre a augmenté de 30 % et ce n’est pas fini.

La diminution de la surface de culture aux États-Unis serait due à un ajustement suite à la course vers l’or du marché du CBD.

 La promesse d’une culture de rente extraordinaire n’a pas tenu et les producteurs de chanvre s’ajustent à la vraie dimension du marché américain. 

En quelques années, on est passé d’un cash crop a un crash cop.

Comme à NY où l’on diminue les normes d’inspection, beaucoup d’agriculteurs sans expérience dans le chanvre n’ont pas été capables, par simple manque d’expérience, de produire des fleurs qui correspondaient aux exigences des producteurs de CBD.

Ce mini désastre américain va encourager plusieurs nations européennes à augmenter leur production de chanvre.

Après la culture extérieure, on va rentrer à l’intérieur et discuter 2 secondes de culture verticale.

 Si vous avez un intérêt pour la culture des fruits et légumes, vous avez entendu parler de la culture verticale.

 Si vous aimez le pot de haute technologie, vous savez aussi que les fournisseurs de technologies promettent le fameux pot of gold, le pot d’or au bout de l’arc-en-ciel.

 Cette semaine, j’ai vu le commentaire d’un gars qui s’appelle Jim Plamondon sur LinkedIn.

 J’aime bien sa façon de penser.

 Il a aussi écrit deux ou trois trucs très très brillants sur le cannabis.

 Il s’est éloigné du domaine depuis quelques mois, mais à l’occasion, il lâche un coup de gueule.

 Donc il a évoqué la faillite de la startup d’agriculture verticale Fifth Season.

 

Fifth Season qui est établie à Pittsburgh, en Pennsylvanie, a fermé ses portes il y a quelques jours.

 L’entreprise possédait des installations d’agriculture verticale dernier cri avec beaucoup de robotique pour faire pousser des légumes.

 Juste avant de fermer, l’entreprise avait pourtant ramassé un capital supplémentaire de 35 millions de dollars US.

 

Jim Plamondon a dit que la seule façon que l’agriculture verticale pouvait réussir c’est quand l’argent et la technologie seraient gratuits.

 Le gars est un peu baveux, mais toujours très logique.

 Donc d’un côté, beaucoup de promesses des vendeurs de technologies et de l’autre peu de données probantes sur les résultats et les retours sur investissement.

 L’installation que Fifth Season devait construire dans l’Ohio en 2023 nécessitait des investissements surprenants.

 Pour une ferme verticale de 180 000 pieds carrés, Fith Season prévoyait investir 70 millions de dollars.

 Ça fait tout de même environ 17 millions de dollars par acre.

 Et Fifth Season, j’adore ce nom, n’est pas la seule à fermer.

 L’entreprise française Agrocool vient d’être rachetée pour 50 000 euros malgré des investissements totaux de plus de 25 millions d’Euros.

 Il y a toute une flopée d’entreprises similaires qui ont fermé dans les derniers mois.

 Sommes-nous rendus à ce moment où la désillusion technologique devient un phénomène contagieux? Je ne sais pas.

Je sais qu’il y a des expériences en cours au Québec dans le cannabis et dans la fraise par exemple.

 Je ne sais rien de leur vrai résultat en termes de qualité et de profitabilité.

 Rien.

 Ce genre d’entreprise communique peu.

 Est-ce que la fermeture de Fifth Season résulte d’un problème de gestion ou d’un problème technologique? Je connais quelques personnes qui œuvrent dans le domaine, mais personne ne parle.

 C’est OK.

 On espère juste de bonnes nouvelles.

 

Est-ce qu’il y a des compagnies qui font de l’argent dans le cannabis?

C’est une question légitime.

OUI . Y’a des gens qui font de l’argent dans le cannabis.

 Et pas juste la SQDC.

 Sont pas difficiles à trouver en plus.

 Je vous donne un exemple.

 La compagnie Scotts Miracle-Gro qui est un des leadeur mondial des produits de culture intérieure et hydroponique annonce des profits.

 Leur chiffre d’affaires de 168,5 millions de dollars pour le quatrième trimestre augmente de 9 % par rapport au trimestre précédent. 

 

Et même si l’avenir de la culture verticale n’est pas assuré, il y a plein d’entreprises qui croient à la haute technologie.

 La compagnie canadienne Eteros Technologie par exemple qui veut développer de l’intelligence artificielle pour l’industrie du cannabis.

Pour y arriver, elle vient d’acquérir Bloom Automation.

Fondée en 2016, Eteros Technology est maintenant le plus grand fabricant d’équipement d’automatisation au monde pour tout ce qui se passe après la récolte.

En achetant Bloom, Eteros se donne les moyens de ses ambitions pour mettre l’IA aux services des producteurs autorisés de cannabis.

L’automatisation dans le contexte de la difficulté de recruter du personnel compétent et de bien les payer est une solution qui devrait plaire aux gestionnaires.

J’ai l’impression que toute cette IA pourrait servir à remplacer plein de tâches manuelles.

OK. Je me ramasse.

 Je connaissais la théorie et la pratique, mais pas l’expression scientifique.

 L’effet biphasique du cannabis.

 À petite dose, le THC, par exemple, démontre de propriétés qui diminuent l’anxiété.

 Une dose plus forte peut provoquer une réaction inverse.

 Je suis tombé par hasard sur l’expression dans un article qui discutait du microdosage du cannabis.

 L’idée du microdosage est de maintenir un état positif sans jamais déborder dans l’ivresse du THC. Ou minimalement.

 Une dose trop forte avant de se coucher peut provoquer des réactions adverses au sommeil.

 Le CBD ne serait pas biphasique.

 L’eau non plus.

 Si je me trompe dans mon interprétation, n’hésitez pas à me signaler mes erreurs.

 

OK.

 Un dernier partage.

 Un truc brillant en plus.

 C’est une recherche réalisée par Anna L. Schwabe.

 Sur Discord la semaine passée, un gars que je croise à l’occasion m’a parlé de la dame et m’a mis en contact avec elle.

 Par hasard, quelques jours plus tard, j’ai vu qu’elle publiait une recherche assez originale.

Les cultivars de cannabis sont souvent associés par les consommateurs à des odeurs et une certaine teneur en cannabinoïdes.

 Parallèlement, le nom des souches est parfois incohérent avec la nature réelle des plants analysés.

 Alors Mme Schwabe et son équipe se sont demandé si les consommateurs pouvaient détecter ces incohérences en fonction de l’odeur des produits.

Je vous propose la conclusion plus ou moins texto :

… Nous avons trouvé des preuves que la variation génétique au sein d’une même souche de Cannabis est associée à une altération de la perception des arômes.

 La variation phénotypique de la production d’odeur mérite une attention particulière, car elle est détectable par des consommateurs non experts et peut avoir un impact sur leurs jugements de la qualité du produit et leurs décisions d’achat.

 

Fin de la citation.

En d’autres mots? On savait que les consommateurs étaient capables de se servir de leur tête pour consommer intelligemment.

 On sait maintenant qu’ils savent aussi se servir de leur nez.

Et oui.

 L’argent n’a pas d’odeur.

 Mais pas nos fleurs.

Et voilà, c’était le 126e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : 

lucprevost@hotmail.com.

 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine.

 

Beaucoup de bienêtre.

 

Et bon chanvre!

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