Pot flânage!

On fait le tour de l’actualité en prenant notre temps…

  • L’influence de la musique sur la germination des graines
  • L’effet du cannabis sur les cerveaux vieillissants
  • Le cannabis pour faire du bois aggloméré
  • Les effets du marché noir en Californie et à New York
  • Les serviettes hygiéniques et le chanvre
  • Les problèmes de main-d’œuvre dans l’industrie du cannabis
  • La canneberge, c’est comme le pot?
  • Etc.

Bonne écoute!

Liens pour l’épisode #127

Transcription Intégrale de l'épisode #126

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Segment 0 h

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Avant que je passe en mode flânage, j’ai deux ou trois remerciements à faire. J’ai fait un double lapsus la semaine passée. Dans le segment sur le nouveau service de livraison d’Uber, j’ai dit Leafy au lieu de Leafly. Merci à Marchand d’arbre pour sa remarque sur mon erreur.

J’ai reçu un courriel extraordinaire d’une personne qui a fait le tour des épisodes de toPot en quelques jours. Merci pour le courriel hypermotivant. 

Finalement sur Bon Stock, mon nouveau magazine numérique, j’ai publié un article sur la productrice Karine Desjardins, la propriétaire de Vertuose. Un beau partage de Karine et une super réception un peu partout sur le Net. 

Alors, aujourd’hui, ToPot continue de flâner parce que c’est une formule qui fonctionne. C’est ce que vous me dites en tout cas. On m’a dit que j’étais plus coquin… C’est un bon signe. 

OK. Tant qu’à flâner, je me permets de revenir sur un partage de la semaine passée. Je racontais comment Puff Diddy avait acheté une entreprise de cannabis pour 180 millions de dollars. Et bien il a suffi de moins d’une semaine ouvrable pour que des experts remettent en cause son achat…

Un bref rappel si vous n’avez pas eu le temps d’écouter l’épisode 126. Diddy a acheté les actifs de production et de vente de Columbia Care et Cresco Labs. Juste 185 millions de dollars. Pour les vendeurs, c’était une obligation de vendre à cause des exigences règlementaires des législateurs américains suite à leur fusion de 2 milliards de dollars, 

Un marché d’acheteurs quoi… Et là les spécialistes questionnent la diligence raisonnable, en anglais la due diligence effectuée ou pas par l’équipe de Diddy.

Si Combs pourrait devenir le plus grand opérateur d’une entreprise appartenant à une minorité visible, il n’est pas le premier black à investir dans le cannabis. «Jay-Z» Carter, est propriétaire de la marque Monogram depuis 2020. La ou Diddy innove, c’est qu’il pourrait le premier MSO noir à être intégré verticalement… Évidemment, si les autorités antitrusts américaines autorisent la transaction.

Au final tout le monde affirme que la transaction de Diddy est bonne pour tout le monde, mais beaucoup de gens pensent qu’il a payé trop cher… Personnellement, je suis enclin à penser que Diddy a tout réussi dans sa vie. Il semble bien conseillé. Et plus généralement, pourquoi aurait-il perdu soudainement sa perspicacité? 

Parlant de perspicacité, pourquoi ne pas regarder celle du gouvernement irlandais…

La Haute Cour de l’Irlande, un de ses juges en fait, vient d’affirmer qu’il faut interdire la vente d’huile de chanvre importée qui pourrait contenir des traces de THC. Pourquoi? Parce que cela est interdit par la Convention de 1971 sur les substances psychédéliques. 

M. Alexander Owens, c’est le juge, rejette aussi le précédent de l’affaire KanaVape. Cette position de l’Irlande pourrait avoir un gros impact sur les projets de légalisation dans d’autres pays comme l’Allemagne. Donc toute la communauté européenne vient de faire un gros pas en arrière.

Le Canada s’est affranchi de la Convention de 1971. Je me souviens que dans les mois qui ont précédé la légalisation canadienne, Poutine disait que le Canada se positionnait en marge de la communauté mondiale… On souhaite bonne chance aux Russes pour la suite. 

Comment rendre le cannabis plus acceptable? Peut-être en passant par le chanvre et l’alimentation… 

Pour donner une forme à cette vision, un groupe d’industriels américains qui dormait depuis une vingtaine d’années vient de renaitre de ses cendres. Le Hemp Food Association (HFA) croit que leur industrie pour générer un milliard de chiffre d’affaires très rapidement.

Le marché alimentaire et la graine de chanvre sont généralement encadrés par une législation stable et claire pour tout le monde. La FDA n’a pas ou peu de problèmes avec ce type de produits. Donc on parle de produits sans danger, facile à produire et à exporter. 

C’est le pionnier Richard Rose qui relance le groupe qu’il avait mis sur pieds en 1998.

Le chanvre alimentaire dit Rose est le seul produit à base de chanvre vendu partout depuis des années

Il existe des dizaines de millions de clients réguliers 

Ce genre de produit permet de lutter contre le changement climatique 

Il répond aussi à plusieurs des objectifs de développement durable. 

Le raisonnement de l’asso est simple : tout le monde doit manger. Donc le marché potentiel est énorme.

On peut s’abonner gratuitement à l’association, ce que j’ai fait. Je vous encourage à vous inscrire pour comprendre les enjeux et les écueils qui ne manqueront d’apparaitre. Mais aussi tous les bons coups. M. Rose est très présent sur LinkedIn et il est très généreux. Je lui ai parlé il y a quelques mois pour lui demander quel était le produit le plus facile à produire avec des déchets de l’industrie du cannabis. Dans le secteur non alimentaire, il m’a parlé de la fabrication de bois aggloméré. Je voulais être sûr de ne pas dire des bêtises alors voici la définition de Wikipédia pour ce matériau :

Le bois aggloméré — appelé communément aggloméré de façon raccourcie — désigne des panneaux fabriqués à partir de fibres ou de particules de bois. L’ensemble est lié par une colle et pressé à chaud.

OK. C’est bien la vertu. Mais ça prend du monde pour le faire pousser ce cannabis-là. Il est difficile d’avoir des chiffres au Canada, encore plus au Québec, mais on peut tenter de comprendre notre situation en regardant chez nos voisins du sud… Et le problème de main-d’œuvre s’étend évidemment à tout ce qui pousse dans les serres et les pépinières.

J’ai trouvé une enquête qui s’est penchée sur cette problématique. Il s’agit d’une collaboration entre deux universités, Davis en Californie et de l’Université d’État du Michigan, deux universités donc et une association qui s’appelle AmericanHort.

AmericanHort veut représenter l’industrie horticole afin de cultiver des entreprises prospères, et pour que notre industrie améliore les vies grâce aux bienfaits des plantes.

Ça pourrait être la mission d’un groupe de représentation des intérêts de l’industrie du cannabis.

Les buts de leur enquête étaient simples :

  • Mesurer la prévalence des problèmes de main-d’œuvre
  • Comprendre l’impact de la pandémie COVID-19 
  • La mesure de l’impact réel des technologies d’économie de main-d’œuvre 

Les résultats sont pour l’année 2021.

On parle de serres et de pépinières sur tout le territoire américain.

  • OK, au pas de course, une synthèse de la conclusion de l’enquête :

  • 2/3 des répondants n’ont pas pu embaucher toute la main-d’œuvre dont ils avaient besoin et que le COVID-19 avait aggravé la situation en 2021
  • 20 % de la main-d’œuvre nécessaire pour fonctionner à pleine capacité manquait
  • La moitié de producteurs ont investi dans des technologies de réduction de main-d’œuvre. 
  • Dans la moitié de ces projets, les sommes investies dépassaient 100 000 dollars.
  • Un peu plus du tiers des producteurs interrogés ont utilisé le programme H-24 qui permet d’engager des travailleurs agricoles temporaires.

Cela ressemble au Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) qui permet aux producteurs autorisés d’embaucher des travailleurs étrangers temporaires (TET).

La première condition est simple. Des Canadiens et des résidents permanents ne sont pas disponibles pour le travail. 

Que doit-on retenir de ces études? Même les technologies couteuses ne solutionnent pas tous les problèmes. 

On va continuer de flâner aux États-Unis.

Born in the USA, la première poursuite pour publicité mensongère…

Il y avait de l’action ces dernières semaines donc avec, entre autres, une poursuite en Californie de deux consommateurs contre les sociétés DreamFields Brands, Inc. et Med for America pour publicité mensongère. 

La marque annonçait que leur joint vous transporterait sur Mars plus rapidement qu’Elon Musk. Le produit aurait été mal étiqueté et contiendrait moins de THC qu’annoncé. Les gens sont prêts à payer plus cher pour un produit à forte teneur en THC. Ici, l’argument décisif est que l’écart entre la teneur annoncée et la teneur réelle après évaluation dans un laboratoire est plus grand que la marge permise de 10 %.

La poursuite parle de concurrence déloyale, de publicité mensongère et de fausse représentation. Elle exigerait, entre autres, en fait la poursuite demande, elle ne peut pas exiger, des dommages et intérêts. Au Canada, je ne crois pas que cela soit déjà arrivé. J’ai entendu parler d’un écart de 9 % pour un produit au Nouveau-Brunswick la semaine passée. Ce producteur aurait été sauvé par la règle du 10 % également adopté par le Canada. 

C’est une saga pour une autre fois, mais le 10 % c’est une compétence fédérale de santé, Statistique Canada hein, mais une province pourrait-elle tenter d’imposer une autre norme? 

Impossible d’entrer dans la tête du législateur. C’est un fait. Mais le cannabis lui peut entrer dans le cerveau de tout le monde. M. Legault est né en 1957. On peut dire qu’il n’est pas jeune en termes d’âge. Et que vient-on d’apprendre? Il y a un lien pour les curieuses dans les notes de l’épisode… On vient d’apprendre grâce à la recherche de Karli K. Watson que consommer du cannabis pourrait être une bonne chose pour le cerveau des personnes âgées.

Avant d’aller plus loin, c’est quoi une personne âgée? Est-ce que M. Legault est une personne âgée? On va se trouver une réponse facile en utilisant la définition de la recherche. L’âge d’une personne âgée est compris entre 60 et 88 ans. Le premier ministre du Québec est considéré comme une personne âgée… dans cette recherche. Pas au Québec où il pourrait au pouvoir pour les 40 prochaines années. 

En gros, le cerveau d’un animal humain de 60 à 88 ans, un vieux quoi, réagit mieux au cannabis que celui d’un adolescent. Ce n’est pas une opinion. Ça se mesure. 

Une fois c’est un étudiant universitaire qui s’appelle Bharat Biswal. On est en 1992 dans le Wisconsin. Le gars découvre que le cerveau de l’animal humain, même au repos, et bien notre cerveau au neutre nous informe de son déclin. r Son test s’appelle rsFC ou Resting state functional connectivity. En français, connectivité fonctionnelle à l’état de repos. Le sujet a sa page Wikipedia en anglais avec quelques traductions. J’y vais par ordre alphabétique :

Arabe, cantonais, chinois, Perse. Suivant une demi-douzaine de variations, un pour Macau. Oh Macau. Le paradis des mauvais garçons. Pour vrai, c’est le titre d’un film de Josef von Sternberg avec Robert Mitchum et Jane Russel. 

Nick Cochran, un américain en exil à Macao, peut sauver sa réputation s’il aide à capturer un seigneur du crime international. Infiltré, peut-il tromper les méchants et, en même temps, courtiser la belle chanteuse et petite escroc, Julie Benson?

C’est le résumé de Imdb.

Le titre de la recherche dont je vous parle est «Consommation de cannabis et connectivité fonctionnelle de l’état de repos dans le cerveau vieillissant». En voici les grands constats :

  • La retraite est le début d’une consommation de cannabis qui quadruple. Les chiffres de ventes confirment que les boomers sont une cible de choix pour les producteurs autorisés.
  • Le cannabis nous affecte différemment selon notre âge. Vulnérabilité en bas âge d’un côté et avantages évidents en vieillissant de l’autre.
  • Il y aurait une association entre le fait de consommer du cannabis et une connectivité fonctionnelle de l’état de repos amélioré.

Est-ce que le cannabis provoque des transformations positives dans le cerveau? On ne peut l’affirmer.

Est-ce que le cannabis ralentit ou empêche le déclin normal de la connectivité du cerveau dû à l’âge? On ne peut l’affirmer. Mais la consommation de faibles doses quotidiennes à partir de 55 ans aiderait à diminuer la dégénérescence du cerveau.

On flâne.

Plus on avance dans le déploiement de la légalisation au Canada, plus on apprend des choses intéressantes. Ici, par exemple, je vous présente une étude transversale qui existe depuis 2019. Plus de 15 000 répondants d’âge légal qui étaient des consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois

Voici plus ou moins texto la traduction de la conclusion…

Trois ans après la légalisation, les consommateurs canadiens de cannabis avaient généralement des perceptions de plus en plus favorables des produits légaux par rapport aux produits illégaux — à l’exception du prix — avec des variations selon les provinces et la fréquence de consommation de cannabis. Pour atteindre les objectifs de santé publique de la légalisation, les gouvernements fédéral et provinciaux doivent s’assurer que les produits de cannabis légaux sont préférés aux illégaux, sans pour autant attirer les non-consommateurs.

Capter le marché sans faire de promotion en d’autres mots. Le leitmotiv de la SQDC.

C’est au Québec que les prix sont les plus bas au Canada. Mais pour beaucoup de gens, c’est encore trop cher.

Dans un autre genre, j’ai vu passer une recherche sur l’effet de la musique sur les plantes. Il n’y avait pas de cannabis dans cette expérience qui a confirmé l’influence de la musique sur le développement des plantes. Il a été observé comment ces organismes modifient leur cycle de vie en réponse à des stimuli sonores externes. 

Moi je serai un PA et je me mettrais sur ce dossier-là rapidement. Bientôt on va voir des tests du même cultivar soumis à du heavy metal ou de la musique classique. Une belle histoire à suivre, non?

On disait il y a quelques minutes que les produits de chanvre dans l’alimentation nourrissent un marché captif. Ben oui, on doit tous manger. En flânant, j’ai trouvé un autre type de produit qui concerne la moitié des gens qui doivent manger… Les femmes. Quelle est la caractéristique dont je parle? Les menstruations. Et oui, en flânant j’ai trouvé une recherche qui s’intéresse aux produits de chanvre et à l’hygiène féminine. En fait on a évalué l’effet des serviettes hygiéniques en chanvre sur la microécologie vaginale.

La conclusion? J’y vais texto encore une fois.

 Pour les femmes sans inflammation vaginale, l’utilisation de serviettes hygiéniques en coton de chanvre pendant les menstruations peut aider à maintenir l’équilibre de la microécologie vaginale pour prévenir les infections de l’appareil reproducteur.

Parlant de gros bon sens, vous avez sans doute remarqué que les élections récentes aux États-Unis ont excité la planète cannabis qui rêve d’y faire fortune… Même chose en Allemagne. Mais dans les deux cas, c’est un pas en avant et deux pas en arrière. 

Le grand spécialiste de ce genre de truc, c’est Kenzi Riboulet-Zemouli dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur toPot. Il juge le document de 12 pages publié par l’Allemagne «parsemé d’erreurs» et «mal conçu». Matt Lamers de MJBiz a dit quelque chose de similaire lorsque le papier de la position allemande a été publié ou coulé par on ne sait qui à la presse. Personne n’a encore vu les arguments juridiques allemands. Par contre, sans défier les cadres légaux déjà en place, l’Allemagne semble vouloir contourner les problèmes sur la route de sa légalisation.

Malgré tous ces bémols, les géants canadiens continuent de s’énerver le poil des jambes en pensant que le chemin est déjà déblayé pour envahir ces nouveaux marchés… Ce n’est pas demain la veille. Mais ça plait aux boursicoteurs.

OK. Un dernier partage… La canneberge à beaucoup de choses en commun avec le cannabis. D’abord, la période de la récolte qui va de la fin septembre à la fin d’octobre…

Mais il y a beaucoup plus évidemment, sinon je n’en ferais pas tout un plat d’accompagnement. C’est d’autant plus pertinent que dans beaucoup d’endroits où la canneberge dominait l’activité économique, elle est maintenant dépassée par la culture du cannabis. C’est déjà le cas chez nos voisins du Massachusetts.  

Vous avez sans doute deviné que la canneberge et le cannabis ont en commun les terpènes. Et oui, les fameux terpènes. La canneberge contient beaucoup de terpinéol, de limonène et de nérol. Mais comme pour le cannabis, il y a d’autres terpènes et plus faibles quantités. On sait d’ailleurs depuis le début des années 60 que les terpènes déterminent l’arome et la saveur de la canneberge.

Si vous souffrez d’un choc posttraumatique, il vous faudra peut-être éviter les attaqua à Noël car le pinène qu’elles contiennent pourrait selon certains experts potentialiser le souvenir des évènements ayant causé le traumatisme initial.

Vous ajoutez de la cannelle et des clous de girofles dans votre recette de canneberge? Ces deux épices contiennent beaucoup de caryophyllènes. Le gingembre? Il est rempli de bisabolol que l’on retrouve aussi dans le cannabis, mais pas que… Le bisobolol est antiinflammatoire  et on le retrouve aussi dans la camomille sauvage et l’huile de bergamote, donc dans le thé Earl Grey. Je me demande si les spécialistes de la cuisine au cannabis tiennent compte des propriétés spécifiques des épices qu’ils utilisent dans la confection de leurs repas… 

OK. Un dernier partage flânage… 

Si on veut comprendre la réalité du marché noir au Canada, il faut regarder aux États-Unis pour avoir des chiffres et des opinions précises. Il semble que le marché noir de la Californie domine le marché légal 6 ans après la légalisation. On blâme là aussi les taxes et la frilosité des différents législateurs. Alors que New York à légaliser en 2021, on craint que la lune de miel provoqué par la nouveauté de la légalisation arrive à sa fin. Les acteurs de l’industrie croient que la solution réside dans la prolifération des points de vente. On sait que cela n’est complètement vérifié dans les faits. La SQDC en est la preuve. Dans les derniers mois, la croissance de ses ventes était plus forte que celles des provinces où le privé domine.

Mais le marché noir mine aussi la confiance des investisseurs potentiels… Pourquoi investir dans un secteur économique où les tricheurs ont pignon sur rue et des sites internet qui promettent la livraison dans la demi-journée? Si on veut de nouveaux investissements dans le secteur du cannabis, ce ne sont pas des profits qu’il faut promettre. C’est une absence de marché noir… Un marché noir qui s’affiche d’ailleurs sans retenue sur les réseaux sociaux. Facebook va vous éjecter pour avoir osé contredire votre gouvernement, mais vous pouvez y faire concurrence à la SQDC sans problème. Facebook, comme le marché noir, marche à l’argent…

Et voilà, c’était le 127e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

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