Cette semaine, on flâne encore une fois dans l’actualité du cannabis et on s’amuse!

  • Les nouvelles licences de cannabis au Québec
  • Réduction des effets du THC par le CBD… La science parle
  • Bonsaïs de cannabis
  • Le cannabis au Vietnam, une découverte
  • La pyrogazéification du chanvre en France
  • Compression du prix des fleurs au Canada et aux États-Unis
  • Documentaire du magazine Forbes sur l’industrie américaine 
  • New York incapable de vendre du cannabis légal
  • Première Conférence africaine sur les risques en santé à Marrakech
  • Santé Canada tente de faire disparaitre le cannabis médical
  • Quand les scientifiques canadiens font des niaiseries
  • Des vaches stones pour la science

Bonne écoute!

Liens pour l’épisode #128

Transcription Intégrale de l'épisode #128

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Beaucoup de bon stock cette semaine sur toPot. Mais avant de se lancer, je tiens à dire bonjour à quelques-unes des personnes avec qui j’ai échangé cette semaine. Stéphane Plante, Benjamin Vachon, Hank Vargas, Dragan Radulovic, Jean-François Lévesque, Daniel Blackburn, Jean-François Gaudrault, David Sinte, Sandrime Grimm, Michael Baril, Mathieu Bochamp, le duo dynamique dit la paire, j’ai nommé Kim Bercet et Marine Zanini, Julien Raymond, Roxanne Casavant, Ghyslain Coutu, Valérie Vedere, Katherine Murray, Karine Desjardins, Dominic Laflamme, Loukas Labelle, Micheal Reeves et Jonathan Messier… C’est n’est pas la totale, mais c’est un début de reconnaissance. Merci à tout le monde de partager vos infos et vos intuitions. 

À partir de cette semaine, on a une nouvelle capsule sur toPot. Oui, j’ai décidé de vous présenter les compagnies québécoises qui viennent d’obtenir leur licence de Santé Canada. Beaucoup de postulants utilisent des compagnies à numéro. C’est moins drôle… 

On leur souhaite un bon début! 

Si vous désirez parler des progrès de votre entreprise après l’obtention de votre licence, les portes de toPot et Bon Stock sont grandes ouvertes. 

C’est intéressant de constater que beaucoup d’entreprises ne partagent aucune information pour les rejoindre. Pas de téléphone, pas de courriel, pas d’instragram. RIEN. Je pourrais nommer les gens qui sont derrière ces entreprises grâce au registraire des entreprises du Québec et l’adresse de l’entreprise. Mais je n’en vois pas l’intérêt. Pas dans le contexte actuel au Québec ou les entrepreneurs doivent cacher leurs intentions pour ne pas avoir de problème bancaire par exemple. 

Qu’est-ce que fait votre entreprise, dit le banquier? 

Le producteur autorisé répond : «Recherche et travaux agricoles divers».

Un classique du genre.

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Vous avez déjà entendu que consommer une fleur qui contient beaucoup de CBD diminuerait l’effet du THC… Un peu comme les gens qui prennent de la coke pour dessouler… Et bien il y a une équipe de chercheurs qui s’est intéressée à la question. Ils ont utilisé quatre dosages différents de CBD et de THC.

Le cannabis vaporisé contenait 10 mg de THC et soit 0, 10, 20 ou 30 mg de CBD.

46 volontaires consommateurs occasionnels de cannabis, sains et âgés de 21 à 50 ans ont participé à l’étude. Pour connaitre l’effet de la dose, les sujets participants ont été évalués avec le test Hopkins Verbal Learning Task.

Le test est simple. Il demande aux participants de mémoriser une liste de mots. On teste ensuite pour un rappel immédiat et 20 minutes plus tard pour un rappel différé. Les participants ont également été soumis à l’Échelle des symptômes positifs et négatifs (ESPN) (PANSS). En anglais : Positive And Negative Syndrome Scale (PANSS). C’est une échelle qui permettrait de mesurer la sévérité des symptômes chez les patients atteints de schizophrénie. 

Et alors? Je rappelle que la quantité de THC restait la même dans tous les cas. 

  • Ses effets furent similaires, quel que soit le ratio THC/CBD.
  • La moitié des participants ont vu leur score PANSS-P augmenter de trois points, quel que soit le ratio et sans différence significative entre les ratios. 
  • Les pensées psychotiques? Elles ont augmenté sans différence, quel que soit le ratio.
  • L’euphorie? Le buzz? Pareil quel que soit le ratio CBD : THC. 
  • Le cœur battait plus fort chez tous les participants, mais sans augmentation de la pression sanguine ou de la température corporelle.

Alors quel est l’enseignement principal?

Là, j’y vais plus ou moins texto.

Aux ratios CBD : THC les plus courants dans les produits de cannabis médicinal et récréatif, nous n’avons trouvé aucune preuve que le CBD protège contre les effets indésirables aigus du cannabis. Ce point doit être pris en compte dans les décisions de politique de santé et de sécurité concernant le cannabis médicinal et récréatif.

J’adore ce genre de recherche qui nous force à recalibrer nos croyances… 

Hey Merci MJ!

J’ai fait une autre belle exploration cette semaine.

J’ai découvert formellement cette semaine les bonsaïs de cannabis… D’ailleurs, comment concilier la petite taille d’un plant avec le désir d’avoir la meilleure récolte possible? On peut même penser que la variété Ruderalis qui est plus rustique et plus petite s’y prêterait très bien. Quand on y pense bien, le bonzaï de cannabis, ça ressemble aux mandalas de sable coloré que réalisent les moines tibétains. Tu fais un truc merveilleux et tu le détruis à sa plénitude, preuve de la temporalité des objets terrestres… L’article que j’ai trouvé explique tout. Une fois la récolte terminée, la plante peut survivre assez longtemps en mode végétatif en l’éclairant adéquatement. Trois cultivars sont recommandés. 

Évidemment, comme d’habitude, le lien est disponible dans les notes de l’épisode. 

Alors cette semaine, j’ai découvert la culture traditionnelle du chanvre au Vietnam. Comme au Maroc, sa culture se fait dans les montagnes et principalement le long de la frontière chinoise. Historiquement, comme dans beaucoup de régions du monde, on fait des cordages, mais aussi des vêtements. Il existe des témoignages écrits qui datent du 6e siècle. Et le Vietnam a même une légende qui raconte l’histoire d’une princesse et d’un fermier dans une région où le chanvre abondait. Elle finira par le marier… parce qu’il était nu quand elle l’a croisée la première fois… Ce que les preuves écrites racontent et c’est important dans le contexte actuel, les producteurs de chanvre étaient davantage taxés que les cultivateurs de riz par exemple. On sait aussi que dès le 16e siècle, le Vietnam exportait du chanvre en Europe et en Asie. Comme aujourd’hui, les cultivars étaient choisis en fonction de leur utilisation finale. Des cultivars pour les cordes et autres productions plus rustiques et d’autres cultivars uniquement pour le chanvre qui sera transformé en textile. Après l’arrivée de la France au Vietnam, tout change et le chanvre textile restera populaire uniquement pour la confection de certains vêtements traditionnels. Aujourd’hui, le chanvre a presque disparu au Vietnam. Sera-t-il de retour bientôt? Est-ce que le cannabis médical et non médical y trouvera sa place? Impossible pour moi d’affirmer quoi que ce soit. Si vous connaissez le Vietnam et la place que le cannabis y occupe, faites-moi signe. Vous êtes bienvenue sur toPot et Bon Stock.

Après le Vietnam, naturellement on se retrouve en France où l’entreprise Qairos Energies veut créer une usine de fabrication d’hydrogène à partir de chanvre. Sont incroyables ces Français. En dépit de tous les freins, ils osent se lancer dans des projets insensés. Pourquoi je dis insensé? Parce que pour réussir, il faudra approvisionner le réacteur avec la récolte de 1500 hectares de chanvre. Les tiges de chanvre devront être conditionnées avant de passer dans un réacteur pour compléter le processus de pyrogazéification. On parle d’une production d’hydrogène pur, de CO2 liquide et de méthane qui au final représente 40 GWh, une production suffisante pour subvenir à la consommation de 6000 logements… Le projet va nécessiter des investissements de 25 M€, avec la création de 45 emplois. Pour bien faire, une députée du coin soutient la création d’une filière chanvre pour approvisionner l’usine.

J’adore l’idée que l’on va récupérer une partie de la fibre pour la revendre à l’industrie textile et aux producteurs de produits pour la construction. On pense ici aux briques de chanvre, aux isolants, etc.

«L’enjeu de la souveraineté énergétique est plus que jamais d’actualité avec la guerre en Ukraine, rappelle Jean Foyer, un des promoteur. Avec ce projet, on est dans du gaz produit localement avec des matières premières locales et une utilisation locale. C’est de l’économie circulaire!»

Pourrions-nous faire un jour un tel projet au Québec? Va falloir importer des Français si on veut faire ça rapidement. Leur importance est d’ailleurs grandissante dans l’écosystème québécois du cannabis. Et je ne pense pas à Jacques Farcy, le PDG de la SQDC.

Le prix des fleurs, ça vous intéresse? 

J’ai trouvé un rapport qui s’appelle Fleur de cannabis : examen de la compression des prix aux États-Unis et au Canada.

Le rapport est produit par le vendeur d’intelligence commercial Headset Insights. La Californie, le Colorado le Michigan et l’Ontario ont été pris en compte. Faut tout de même retenir que c’est au Québec que les prix sont les plus bas au Canada. En gros voici les conclusions qui ne surprendront personne :

  • Tout baisse. Le prix moyen et le prix moyen équivalent (EQ) de la fleur sont à la baisse depuis deux ans sur les marchés observés. Le prix moyen équivalent est le prix par gramme.
  • La compression des prix s’accélère aux États-Unis, mais ralentit en Ontario. 
  • Le pourcentage de marge en Ontario baisse inéluctablement. 
  • Un des principaux effets de cette compression des prix est que l’achat moyen, le panier comme on dit dans le jargon marketing et bien le panier moyen diminue puisque les clients achètent les mêmes produits pour les moins chers.

Ce rapport va plaire aux consommateurs et faire peur aux producteurs autorisés. 

Parce qu’on flâne, j’ai le gout de vous parler d’un beau documentaire que j’ai regardé hier soir.

Un très beau reportage vidéo produit par la revue de commerce Forbes. 

Le documentaire donne la parole à des acteurs du marché légal qui expliquent tous comment la légalisation américaine a été botchée en bon québécois. Un vrai travail de cochon ou de cabochon si vous préférez. C’est exactement la même chose qui se passe au Canada où les petits et moyens producteurs ont un accès limité aux services bancaires. Beaucoup ne pourront financer leur besoin de croissance avec de prix partout à la baisse. Ce qui revient le plus souvent est que le travail de producteur autorisé est un travail de maraichage de proximité. Les géants du cannabis ont toujours des problèmes, 4 ans après la légalisation canadienne à réaliser une mise à l’échelle de leur production qui soit rentable avec des produits de qualités similaires à ceux des producteurs artisanaux. Il y a un lien dans les notes de l’épisode pour les curieuses qui aimeraient voir des témoignages très touchants.

On pense souvent à nos voisins américains comme les plus habiles pour faire de l’argent. La légalisation montre bien les limites de capitalisme à l’américaine. Les Canadiens ne font guère mieux quand on pense aux épargnants qui ont perdu plus de 130 milliards en investissant dans l’industrie du cannabis. Mais les Américains, même quand ça va mal, et bien, ils continuent de battre des records.

Prenons l’état de New York. L’État a distribué 200 licences de culture à des fermiers l’an passé. Et là tenez vous bien, les producteurs autorisés ont fait ce qu’ils savent faire. Ils ont fait pousser collectivement près de 300 000 livres de pot. Et qu’ont-ils fait avec toutes ces fleurs? Rien. 300 000 livres de pot dorment parce qu’aucun point de vente légal n’a été ouvert… En donnant une valeur moyenne de 2500 $ la livre, on parle d’un manque à gagner ou à vendre de 750 millions de dollars. Même en ajustant le prix de la livre à 700 $, ce qui est plus réaliste, on peut parler d’un vrai gâchis industriel. 

La tentation d’écouler le stock sur les marchés illicites est tentante et pourrait forcer d’anciens acteurs du marché noir à y retourner pour survivre. On les a attirés avec des promesses d’un avenir meilleur et légal. L’État les laisse tomber sans se soucier de leur survie. C’est d’une tristesse abyssale. Et les magasins illégaux sont partout sans que la police intervienne. 

Et tout ça arrive au moment où un rapport de Leafly nous informe que le cannabis est la 6e culture la plus rentable aux États-Unis. Le marché du cannabis est estimé à 5 milliards de dollars. On parle de 2834 tonnes récoltées soit une hausse de 554 tonnes par rapport à l’année précédente alors que la demande réelle potentielle serait de 12 à 15 millions de tonnes métriques.

Certains États produisent trop de cannabis. On pense à l’Oregon, au Colorado et à la Californie. D’autres régions comme le Midwest ont sous-produit. Il faut comprendre que les producteurs ne peuvent pas vendre d’un État à un autre. Donc le cannabis a le vent dans les voiles, mais le bateau n’avance pas. En fait, il recule. Et cela se passe au pays emblématique du capitalisme qui est incapable d’organiser le commerce de fleurs… 

Au même moment, l’Afrique se réveille et veut se lancer aussi dans le cannabis. La semaine passée avait lieu la Première Conférence africaine sur les risques en santé à Marrakech. On y a discuté des opportunités économiques d’une filière du cannabis médical. Le thème de la table ronde organisée était «Comment réussir le lancement de la filière du cannabis médical en Afrique». C’est amusant dans le contexte ou je viens de démontrer l’échec nord-américain.

LÀ, j’y vais un peu texto :

… l’usage thérapeutique, médical, cosmétique et industriel du cannabis présente des opportunités importantes pour l’économie africaine, appelant à promouvoir le cannabis médical en tant que nouveau traitement contrôlé pour des symptômes et des maladies spécifiques et à établir des principes directeurs éthiques pour réglementer le cannabis médical afin de les mettre en œuvre comme mesure de réduction des risques.

Le Maroc, un des plus grands producteurs de hach au monde, vient d’adopter une loi autorisant, tiens tiens, les usages du cannabis à des fins médicales, cosmétiques et industrielles. Israël était présent à la conférence et entend se positionner comme un leadeur dans la recherche sur le cannabis médical. C’est étonnant comme déclaration car j’ai l’impression que l’État hébreu est déjà en tête de peloton. Alors que le Canada a abandonné les patients du cannabis médical, là-bas, au Maroc, on parlait la semaine passée d’un programme qui permet aux patients de suivre un traitement avec des produits dont le prix serait plafonné. Prix plafonné toi… Mais ces malades sont malades…

Le Maroc s’est doté une Association consultative d’utilisation du cannabis. L’AMCUC veut mettre le Maroc au centre du monde du cannabis. Elle désire aussi que les cannabiculteurs soient formés aux plus récentes techniques pour revamper la culture ancestrale du cannabis.

Chez nous, au Canada, on dirait que nous allons dans le sens inverse. Santé Canada songerait actuellement à abolir le programme médical en place… Cela ne serait pas la première fois. C’est arrivé en 2013. Sans succès heureusement grâce à la décision Allard dont j’aimerais bien vous parlez, mais cela sera une saga pour une autre fois.

Neuf ans plus tard, les experts pensent que Santé Canada va tout simplement éliminer le Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales (RACFM) en prétextant que la Loi sur le cannabis prévoit déjà la possibilité de faire pousser quatre plants à la maison et que cela serait suffisant pour les malades au Canada. Dans le pire des cas, on pourrait passer, pour certains malades de 4 à 8 plants à la maison.

On s’en prend aux malades plutôt que de serrer la vis aux médecins prescripteurs de permis improbables. Il n’y a pas de lobby pour les malades alors que les médecins, eux, sont des pros dans ce domaine…

Oui, le Canada prétend encore à la domination mondiale du cannabis, mais est incapable de s’occuper de son industrie et pire, de ses malades.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

Une histoire d’horreur, ça vous dit pour terminer?

Vous avez vu passer cette recherche partout au Québec et dans le reste du monde à l’effet que l’inflammation des voies respiratoires et l’emphysème étaient plus fréquents chez les fumeurs de marijuana que chez les non-fumeurs et les fumeurs de tabac. Je ne sais pas comment qualifier ces chercheurs ou ces journalistes qui ont publié des phrases faites pour semer la confusion alors que la conclusion de la recherche spécifiait précisément qu’il fallait prendre l’étude avec un grain de sel parce que les fumeurs de cannabis étaient aussi de consommateurs de tabac… Une vraie niaiserie. Il n’y a pas d’autres mots et ce sont des mots que je n’utilise pratiquement jamais…

Ça n’a pas rapport avec le cannabis, mais juste pour démontrer que la drogue semble faire partie du destin humain, les douaniers belges rapportent qu’ils ont saisi tellement de cocaïne en 2021 qu’ils ne sont pas capables de s’en débarrasser adéquatement. En effet, comment se débarrasse-t-on de 100 tonnes de coke? Il est impossible de bruler plus de 1000 k de coke à la fois car cela bloque les filtres de l’incinérateur qui est utilisé.

OK. Puisque les patients médicaux n’intéressent pas notre gouvernement fédéral, pourquoi ne pas s’intéresser aux vaches? Qu’arrive-t-il quand on nourrit des vaches laitières avec des rebuts de chanvre industriel? Là je vous cite texto les conclusions de cette étude :

L’alimentation au chanvre a entraîné des changements dans la consommation d’aliments, le rendement laitier, les fréquences respiratoire et cardiaque, et le comportement. 

Les vaches qui mangeaient du chanvre plutôt que du foin et du maïs bâillaient plus, elles étaient plus détendues. Comme les animaux humains, leurs yeux sont devenus rouges et tombants. Elles sont même devenues temporairement un peu fofolles. C’est bien pour les vaches. Par contre leur lait contenait trop de THC pour être considéré comme sécuritaire selon les normes édictées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. 

Après le syndrome de la vache folle, le syndrome de la vache défoncée vient de naitre. 

La science du cannabis nous prépare une vache relax, cool, bien dans sa peau. Probablement qu’elle va aussi, au passage, produire plus de lait. 

Je parie que l’on va investir plus d’argent pour le bienêtre des ruminants que les humains.

Les patients canadiens vont trouver ça… vache

Et voilà, c’était le 128e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

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