Transcription Intégrale de l'épisode #130

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Beaucoup de Bon Stock à partager cette semaine dans notre séance de flânage.

Mais la reconnaissance de la semaine commence avec mes rencontres sur les réseaux sociaux. Alors dans le désordre, un gros bonjour a El Jako, Laurence Gauthier, Mélanie Forget, Stéphane Pacoma, Kim Bercet et Marine Zanini, les créatrices de l’application miuk qui explique tout sur le CBD, Michel Dion (Mike) qui est le propriétaire du site touristique Fc101 Formation cannabis médical et finalement Kimberly dit Mme Frenchy Cannoli.

Je vous rappelle également qu’il y a une transcription de disponible pour tout le contenu de l’épisode.

Et finalement, avant de se lancer dans l’épisode de la semaine, une seule entreprise québécoise a obtenu une licence la semaine passée. Le nom officiel de l’entreprise dans la base de données de Santé Canada est 

Les génétiques Monette inc

Micro-Culture

Plantes/Graines

2022-12-02

Comme la raison sociale est évidente, je vous communique les détails de l’entreprise tels que décrits dans la fiche du registraire des entreprises du Québec.

Je ne savais pas où était la municipalité de Saint-Jacques. J’ai fait une recherche pour découvrir que c’est dans le coin de Joliette et Rawdon. 

OK. 

Récemment avait lieu le MJBizcon. Le plus grand show au MONDE. Au moment où la planète découvrait qu’il n’y aurait pas de bière dans les stades du Mondial de football, et bien, dans le plus grand show au monde sur le cannabis, c’était l’inverse. De l’alcool partout et interdiction totale de fumer. Des flots d’alcool auxquels s’est intéressée la journaliste Sarah Friedman pour le média Cannadelics. Mme Friedman dit que cette interdiction est importante pour trois raisons que je vais vous résumer.

Iriez-vous à une expo sur les voiliers s’il n’y avait que des bateaux moteurs? Et si vous étiez un marchand de chats, pourquoi participer à une activtivé commerciale qui ne vous permet que de vendre des chiens?

Et le show n’avait pas lieu en Caroline du Nord, mais bien à Las Vegas.

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

C’était la première raison. 

La deuxième?

Comment accepter que le cannabis soit traité comme un produit plus dangereux que l’alcool? L’alcool tue 140 000 personnes par an aux États-Unis et serait la drogue la plus meurtrière après le tabac. L’industrie du cannabis doit créer des emballages spéciaux pour tous ses produits mais une canette de bière ressemble parfaitement à une canette de Pepsi et cela ne fait peur à personne. D’ailleurs les enfants sont bienvenus dans les SAQ à moins que je fasse erreur. J’ai vérifié avec des membres du groupe Bon Stock sur Facebook et j’ai été surpris d’apprendre que l’on peut y rentrer avec ses enfants. Mais, mais, mais, plusieurs parents m’ont confirmé que si vous allez à la SAQ avec un ado, le personnel sur le plancher peut exercer son jugement en posant des questions.

La troisième raison relevée par la journaliste souligne l’incohérence et l’incompréhension de la règlementation du cannabis. Pas juste à Las Vegas. Au Canada également. Les législateurs encouragent la consommation de l’alcool. Partout. Le cannabis peut être un médicament mais l’alcool ne sera toujours qu’un jus de toxines. Comment une industrie fonctionnelle peut-elle évoluer dans un contexte où le législateur crée des conditions d’inégalités économiques entre deux industries pourtant légales?

Dans une exposition où les plus grands joueurs de l’industrie et les sociétés de cannabis les plus innovatrices se rencontrent pour échanger et apprendre, le législateur traite MJBizCon comme s’il s’agissait d’une école ou d’un terrain de jeu. Une industrie admirée par les pays qui veulent légaliser est pourtant traitée comme un mineur sans droit qui doit être protégé contre lui-même.

Ce qui est arrivé à Las Vegas il y a quelques jours est arrivé partout au Canada. Comment discuter sobrement avec un gouvernement d’une taxe d’accise meurtrière quand il croit que votre produit est plus dangereux que l’alcool? 

Voilà ce que doit affronter l’industrie du cannabis… La peur du législateur. Mais si le législateur ne change pas d’avis, après tout il a été élu pour ses idées, c’est peut-être aux citoyens que l’industrie devrait s’adresser… Mais c’est une saga pour une autre fois. 

Par contre, je peux partager une autre recherche sur le recul de l’alcool par rapport aux gains du cannabis. L’analyste Vivien Azer a étudié une vingtaine d’années de données de toutes sortes. Dès 2014, Madame Azer, qualifiée par les experts de première analyste séniore de Wall Street, a commencé à couvrir le secteur émergeant du cannabis. Elle travaille chez Cowen & Co.

La perle de cette étude? 

 60 % des consommateurs de cannabis ont déclaré avoir réduit leur consommation de boissons alcoolisées. 60 %… Madame Azer croit que les compagnies d’alcool vont progressivement délaisser les marchés du vin et de la bière pour se tourner vers les spiritueux qui sont plus populaires chez les jeunes consommateurs de cannabis.

Hey Merci MJ!

Mais, mais, mais, si vous pensez que le législateur taxe moins l’industrie de l’alcool, vous faites erreur. Toute l’industrie québécoise de l’alcool souffre. Je l’ai dit et je le redis, le législateur fait payer aux producteurs des produits qu’il juge mauvais une taxe du péché pour reprendre l’expression de la journaliste Friedman. On a le législateur qu’on mérite. 

Heureusement, il y a de l’espoir dans la recherche. 

D’autres recherches.

Cela fait des années qu’on entend dire que le chanvre pourrait remplacer le bois pour la production du papier… Quand est-il vraiment? Et ça tombe bien, car j’ai trouvé une fondation, la Hemp Innovations Foundation qui vient de financer un projet qui s’appelle Hemp Recycles. Il parait que le papier de chanvre pourrait être recyclé 8 fois au lieu de seulement 3 fois comme le papier traditionnel. Et bien cette fondation va vérifier cette affirmation. Le projet sera réalisé avec la Western Michigan University (WMU) dans le cadre d’un programme pilote de recyclage. Là je vais citer texto le communiqué :

L’étude proposée fournira des données quantifiables qui seront largement diffusées et qui démontreront les avantages de préserver la canopée des arbres pour lutter contre le changement climatique tout en produisant un produit papier plus robuste, qui séquestre le carbone, qui est moins coûteux et qui peut être recyclé plus de fois que le papier à base d’arbres. 

Fin de la citation.

Le projet ne vise pas seulement à démontrer les avantages théoriques et pratiques du papier à base de fibres de chanvre non ligneuses. Il va également créer des chaines d’approvisionnement régionales avec les agriculteurs locaux.

Le microcosme québécois de l’industrie du cannabis avait une rencontre importante avec la SQDC la semaine passée. En gros, le monopole québécois voulait préciser la révision de son processus de commercialisation standard. Cela veut dire évaluer son portfolio de produits, son processus de sélection des innovations, son plan de commande, la création de produits et finalement leur lancement. Au plus simple, la SQDC annonçait à ses fournisseurs qu’elle repoussait de 4 semaines son processus actuel. Si j’ai bien compris ce que l’on m’a raconté, la prochaine période de lancement serait reportée au 27 mars, soit un mois plus tard que prévu. 

Quelles sont les conséquences de ce report pour les activités de culture des producteurs autorisés? Je ne sais pas. Si vous avez des infos pertinentes à partager, vous savez où me rejoindre : lucprevost@hotmail.com.

Hey! 

Vous avez entendu parler du Delta 10 THC?

Souvent confondu avec le CBC ou le CBL, le delta-10-tétrahydrocannabinol est un composé naturellement présent sous forme de traces dans le cannabis. Parce qu’il est présent en infime quantité, il a peu été étudié jusqu’à maintenant même s’il peut être détecté lors d’un test de dépistage. Les chercheurs pensent qu’il sera populaire dans les prochaines années, car il induirait moins d’anxiété et de paranoïa que le delta-9. Le Delta 10 serait sans danger pour la consommation. Après tout, on en consomme depuis toujours. La question est de savoir ce qui se passe quand on en consomme une louche plutôt qu’une infime trace. 

On produit actuellement le delta 10 comme le Delta 8 en modifiant un isolat de CBD ce qui lui confère un statut légal particulier. Une sorte de zone légale confuse. Comme le HHC d’ailleurs. Certains États américains ont pris les devants en l’interdisant formellement. Les spécialistes disent que les consommateurs devraient exiger des certificats d’analyses. Les effets secondaires peuvent être violents, semble-t-il. On parle d’hallucinations… Et les pushers lui prêtent des qualités qui ressemblent à des approximations ou à des mensonges…

J’ai récemment présenté le Fruit Tartar Haze sur Bon Stock. C’est un cultivar unique à JMF Grower. C’est le bébé de Michael Baril et Ghislain Coutu. Cela m’a fait réfléchir deux secondes… Comment peut-on protéger une propriété comme un cultivar? Si vous connaissez un avocat spécialisé sur ce sujet, faites-moi signe. Je n’ai rien trouvé de spécifiquement québécois ou canadien mais c’est l’occasion de commencer à se faire une idée sur un sujet très important pour les années à venir. On va faire le tour du sujet au pas de course juste pour s’orienter. Et j’ai trouvé ces infos sur un site américain… Donc il pourrait y avoir un sérieux écart entre ce qui s’y passe et ce qui est notre réalité au Canada. 

Il existe trois types de propriété intellectuelle qui peuvent être utilisés pour protéger les nouvelles souches de cannabis : 

  1. Les brevets de plante
  2. Les brevets d’utilité 
  3. La loi sur la protection des variétés végétales. 

Alors les brevets sur les plantes offrent une protection pour les nouveaux cultivars capables de reproduction asexuée. Ce type de brevet fonctionne bien et coute peu mais la protection est relativement faible. Il faut prouver que le cultivar copié est génétiquement identique et qu’il a été produit de manière asexuée. Autrement dit, il faut cloner le plant breveté. Cela implique de fournir, par exemple, des preuves de vol…

Après le brevet de plante, un PA qui voudrait protéger un cultivar peut tenter d’obtenir un brevet d’utilité. C’est le chemin privilégié dans la plupart des cas. Oh la route est plus difficile et beaucoup plus onéreuse mais la protection est meilleure.

Typiquement, le brevet d’utilité protège des procédés, des systèmes et des composés chimiques. Dans le cas du cannabis, un PA qui possède un cultivar unique peut breveter un plant et son séquençage génétique particulier. Un plant breveté de cette façon permet à son propriétaire d’interdire l’utilisation de graines provenant du plant. Évidemment, dans le cannabis, on utilise des plants ou les graines sont hautement indésirables… Alors je ne sais pas comment évaluer la protection réelle de ce type de brevets. Surtout que le PA doit détailler son processus de façon assez précise pour qu’une personne compétente puisse le reproduire à la fin de la durée de protection du brevet.

Finalement, le producteur autorisé peut tenter d’utiliser la Loi sur la protection des obtentions végétales. Cette protection ressemble à un brevet de plante mais couvre les plantes qui se reproduisent sexuellement. Le PA doit déposer 3000 graines du cultivar à protéger mais il y a un gag. Cette protection est exclue pour les substances contrôlées comme le cannabis…

Je ne connais aucun producteur autorisé qui a protégé un cultivar. Si vous en connaissez un, faites-moi signe. lucprevost@hotmail.com.

Est-ce que vous avez engraissé depuis le début de la légalisation? La question est légale, car la consommation de cannabis est toujours associée aux fringales, les fameux Munchies. C’est un sujet que nous avons déjà abordé dans l’épisode #118 https://mbe.io/Munchies_et_Cannabis.

Ben il semblerait que le taux d’obésité est plus faible dans les États qui ont légalisé le cannabis non médical. C’est une équipe de l’université du Dakota du Nord qui vient d’arriver à cette conclusion. La recherche avait un titre sympa :

Cloudy with a chance of munchies: Assessing the impact of recreational marijuana legalization on obesity

Voici la conclusion des auteurs plus ou moins texto.

Alors que de plus en plus d’États gravitent vers la décriminalisation, l’élargissement de l’usage médicinal et la légalisation de l’usage récréatif de la marijuana, nos résultats fournissent des indications importantes sur la politique contemporaine en matière de drogues.

Cette recherche vient étayer des travaux suédois de 2016 qui avançaient que les consommateurs de cannabis en Suède étaient moins à risque d’avoir un diabète de type 2 que les non consommateurs.

Vite vite, un article a attiré mon attention. Son titre est Les drones en appuie de la Gendarmerie Royale pour la traque des trafiquants de cannabis

Ce n’est pas dans les habitudes de la GRC de documenter ses méthodes pour lutter contre les plantations de culture illégale de cannabis. J’ai vite compris que l’article ne parlait pas du Canada mais plutôt du Maroc. Il s’agit d’un article de Mohamed Jaouad EL KANABI 

qui s’intéresse à plein de sujets comme les ressources hydriques du royaume marocain. Le Maroc dans le contexte actuel de sa légalisation du cannabis entend lutter contre l’ubérisation de la vente des drogues. Alors que les trafiquants utilisent des drones pour protéger leurs activités illégales, la GRM a décidé d’utiliser des drones pour ses propres actions antitrafic mais également pour endiguer l’immigration illégale. Les drones seront utilisés pour trouver les caches de stock de cannabis dans les montagnes. La GR a d’ailleurs récemment effectué une saisie de 40 tonnes de cannabis dans la commune de Zâaroura. Elle vise aussi les autres trafics comme celui de la cocaïne. Juste pour l’Afrique de l’Ouest, les autorités évaluent le trafic à 1140 tonnes, ce qui représente une valeur de 57 milliards d’euros. 

On a déjà parlé de drone sur toPot mais pour la culture et la sécurité. C’est l’épisode 4 si ma mémoire est bonne. C’est le futur de la culture extérieure sur de larges surfaces. 

Du Maroc à la Hollande, il y a un lien naturel qui provient de la route des approvisionnements des Koffee shops bataves. Il a aurait même une mafia hollando-marocaine qui est aux commandes des marchés illicites mais surtout des réseaux de distribution empruntés pour le trafic du cannabis mais aussi des autres drogues comme la coke.

Comme beaucoup d’autres grandes villes européennes prise d’assaults par le tourisme débridé, Amsterdam tente de reprendre le controle de son périmetre en adoptant une nouvelle série de mesures. C’est une sorte de monstre du loch Ness qui réapparait régulièrement. La Hollande s’est voté des lois mais Amsterdam avait réussie a s’en affranchir jusqu’a maintenant. Et ce n’est pas non plus la première série de gestes du genre. Amsterdam s’est longtemps vendu comme Montréal, la ville des danses à 10 $. Une ville de cul et de fun. 

Amsterdam veut délaisser ce créneau pour devenir une destination culturelle. Amsterdam entend lancer une campagne en 2023 qui limiterait l’ouverture des bars, des clubs et des bordels. Le commerce du cannabis pourrait être interdit les fins de semaine. Certaines zones de la capitale pourraient même interdire la consommation d’alcool et de cannabis. Évidemment, les autorités ont aussi décidé de revoir la règlementation visant les Airbnbs et les commerces similaires. On parle même d’une taxe de séjour spéciale pour les visiteurs qui circuleraient aux heures de pointe. Ça va être beau à gérer.

Les autorités disent vouloir intervenir parce qu’ils aiment Amsterdam et que le temps est venu de développer une vision à long terme. La ville attend des suggestions jusqu’à la fin de décembre. Quand on parle de vision à long terme, le Québec peut apprendre de la Hollande. Les Pays-Bas n’étaient pas naturellement un pays de cyclistes. Il a fallu des politiciens avec beaucoup de vision pour développer une nation vélo. Et maintenant, pour se réinventer, Amsterdam va devoir bien déterminer ses priorités. Amsterdam appartient aux Hollandais. Pas aux hordes de touristes. On peut raisonnablement penser que la ville d’Anvers va faire la même chose bientôt surtout qu’il s’agit, comme Montréal d’une ville portuaire empruntée par tous les trafics de drogues. Anvers n’a pas le pouvoir d’attraction d’Amsterdam mais la dérive que connait Amsterdam existe aussi depuis longtemps en Belgique. Juste un peu plus glauque… avec des locaux moins grands. Oui, les Hollandais sont une des nations avec la plus grande taille moyenne des hommes et des femmes.

Bosnie-Herzégovine 183,9 cm (6 ft 1⁄2 in)    171,8 cm (5 ft 7 + 1⁄2 in)

Netherlands 183,8 cm (6 ft 1⁄2 in) 170,7 cm (5 ft 7 in)

Canada                     175,1 cm (5 ft 9 in)     162,3 cm (5 ft 4 in)

Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que j’aime le français. Je ne suis pas un expert. Je fais des fautes mais j’aime notre langue commune. Récemment, je me suis posé la question suivante : comment traduire le mot Blunt en français. Vous ne savez pas ce qu’est un blunt? Un blunt ressemble à un cigare, mais n’en est pas un. Le blunt est roulé avec une feuille de tabac comme un joint est roulé avec une feuille de papier. Et alors on traduit comment le mot Blunt? Et bien on ne traduit pas. Moi je ne sens pas le besoin de traduire pour une raison d’histoire précise. C’est que Blunt est une marque de cigare. Oui les produits de la marque Phillies Blunt furent initialement utilisés pour produire à la main ses propres «cigares» un peu comme on évide une cigarette de tabac pour la remplir de cannabis quand on n’a pas de papier à rouler. La marque est d’ailleurs célébrée dans le tableau Nighthawks du peintre Edward Hopper. C’est le visuel que j’ai utilisé pour l’épisode. Au-dessus du café, on voit une illustration d’un cigare avec la mention Phillies Seulement 5 sous. Alors personnellement, je ne vois aucune bonne raison pour tenter de traduire le mot blunt qui nous informe de l’histoire américaine et de l’histoire du cannabis.

Cette semaine j’ai partagé le visuel d’un sapin de Noël fait avec une fleur de cannabis. Le visuel a été produit avec un logiciel d’IA comme DALL-E 2. Ce genre de logiciels est de plus en plus populaire et est utilisé par des créatifs partout dans le monde. On peut penser à la mode, au cinéma et à la rédaction de textes plus ou moins complexe. Cela pose aussi de plus en plus de problèmes aux artistes dont le patrimoine est pillé pour constituer les nouvelles images. Ce weekend, j’ai même lu que ce type de logiciels est utilisé pour écrire du code et maintenant les programmeurs, comme les artistes visuels, commencent à se plaindre du vol de leurs lignes de codes. Bon jusque là, pas tout est logique. Presque pas de surprise.

Mais, mais, mais, les labos de biotechnologies utilisent maintenant de type d’IA pour concevoir de nouvelles protéines. Il y a au moins deux laboratoires qui se vantent d’utiliser ces processus. Le but n’est pas de faire des steaks de protéines végétales. Non, le pari est de développer des médicaments plus efficaces. Un des dirigeants de Generate Biomedicines, Gevorg Grigoryan, dit que son groupe espère découvrir en quelques minutes ce qui a pris des millions d’années à l’évolution.

Je vous parle de cette nouvelle, car la création de médicaments à base de cannabis pourrait sans doute profiter de cette nouvelle technologie.

C’est le genre de recherche qui va profiter à plein d’industries. Cette nouvelle est passée complètement inaperçue. Alors que j’ai vu passer une recherche sur l’angle parfait ou l’angle magique pour qu’un urinoir remplisse au mieux sa fonction. Oh la science des urinoirs, c’est important aussi. L’angle magique serait de 30* et le modèle d’urinoir le plus fonctionnel serait le Nauti-Loo. Il se distingue par sa longueur et son étroitesse. Mais cela nous éloigne de notre sujet…

Avant le Canada, l’Uruguay à légaliser le cannabis. Et là aussi, le législateur apprend à connaitre le marché du cannabis et ses consommateurs. Lors de la neuvième édition de l’Expo Cannabis Uruguay, Juan Ignaci Tastas qui le directeur général de l’Institut pour la régulation et le contrôle du cannabis déclarait ceci :

«Cette troisième variété, d’une certaine manière, va avoir un niveau de THC inférieur ou égal à 15 %; elle serait donc beaucoup plus proche de ce que beaucoup de clients ou de personnes demandaient. C’est beaucoup plus proche des niveaux de THC que vous pouvez avoir dans les clubs. 

Pour réduire la part du marché noir, l’Uruguay adapte son offre pour satisfaire les consommateurs. J’aime bien la création d’un registre de semences et de boutures pour les particuliers. Le succès de la légalisation dépend uniquement de l’appui des citoyens. Refuser de comprendre leur besoin crée des obstacles qui viennent réduire voir miner l’acceptabilité sociale.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! OK Merci.

OK pour terminer, je vous propose une nouvelle qui nous arrive d’Allemagne. Les Clubs Sociaux de Cannabis allemands se sont regroupé pour forme l’Association des Clubs Sociaux de Cannabis d’Allemagne. 

L’absence des CSC dans la loi canadienne est peut-être la plus grande erreur du législateur. Mais c’est quoi Luc un CSC?

Nous en avons déjà discuté dans l’épisode #60 et je vous repasse la définition que j’avais trouvée à l’époque :

OK. On revient en Allemagne. La nouvelle asso appuiera ses membres dans l’apprentissage de la culture des plants pour leur consommation. Évidemment, le but est de pouvoir consommer des produits de qualité à un bas prix. L’Allemagne, qui représente un marché en or pour les géants canadiens du cannabis, fait tout ce qu’elle peut pour échapper au piège de la légalisation canadienne. Tant mieux. 

Et voilà, c’était le 130e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

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