137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

Vous allez bien ? Le chanvre est bon par chez vous ? Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. Parce que je suis pressé. Mais surtout parce que j’en ai besoin…

Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi ? J’aimerais vous donner le contexte de ma décision. Et pour ça, il faut retourner au premier épisode de toPot diffusé le 23 février 2019 intitulé #01 Pourquoi un podcast sur l’industrie du cannabis ?.

Vous le savez.

Le Canada a légalisé le cannabis et depuis le départ, deux camps semblent s’opposer.

D’un côté, les oracles de la déchéance globale. 

Comme le député caquiste, M. Gérard Deltell, qui ira jusqu’à s’habiller en noir pour souligner le 17 octobre 2018, comme un « jour sombre ». 

De l’autre coté, les jovialistes qui croient que le cancer vient de disparaitre parce qu’on ne fume en cachette au Canada… Je crois qu’il est important et utile de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Au-delà des apparences, les ressorts internes d’une révolution scientifique, culturelle, commerciale, financière et médicale méritent d’être commentés et analysés sérieusement. 

Dans ce dernier épisode, je reviens d’abord sur les moments charnières de toPot. Je vous explique également pourquoi je vais continuer le magazine en ligne Bon Stock et où je vais travailler dans l’industrie du cannabis.

Bonne écoute !

Transcription Intégrale de l'épisode #137

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. 

Parce que je suis pressé.

Mais surtout parce que j’en ai besoin…

Évidemment, dans la vraie vie, le toPot reste ouvert, car il est indispensable dans sa formule actuelle de Club Social de Cannabis… L’absence des Clubs Sociaux de Cannabis est la plus grande erreur de la légalisation si vous voulez une dernière OVNI. Si vous n’êtes pas sur de quoi je parle, l’épisode #60 s’intéresse au sujet : #60 Les Clubs Sociaux de Cannabis, la solution pour le Québec? .

Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi? J’aimerais vous donner le contexte de ma décision. Et pour ça, il faut retourner au premier épisode de toPot diffusé le 23 février 2019 intitulé #01 Pourquoi un podcast sur l’industrie du cannabis?.

Vous le savez.

Le Canada a légalisé le cannabis et depuis le départ, deux camps semblent s’opposer.

D’un côté, les oracles de la déchéance globale. 

Comme le député caquiste, M. Gérard Deltell, qui ira jusqu’à s’habiller en noir pour souligner le 17 octobre 2018, comme un « jour sombre ». 

De l’autre coté, les jovialistes qui croient que le cancer vient de disparaitre parce qu’on ne fume en cachette au Canada… Je crois qu’il est important et utile de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Au-delà des apparences, les ressorts internes d’une révolution scientifique, culturelle, commerciale, financière et médicale méritent d’être commentés et analysés sérieusement. 

Bon on peut entendre que je me suis amélioré à la technique.

Si vous saviez comment ç’a été dur d’oser faire un potcast pour moi. Je ne parle pas de l’apprentissage des techniques d’enregistrement. Ce n’est pas facile, mais c’est technique. Et j’ai encore beaucoup à apprendre.

Ç’a été très dur, car j’avais une certaine forme de peur très réelle devant le fait d’enregistrer ma voix pour ensuite m’écouter pendant la postproduction. Je vais le dire simplement… Cela m’a pris au moins une trentaine d’épisodes avant que l’envie de vomir disparaisse. 

Donc, avec toPot, je voulais comprendre et partager cette actualité du cannabis.

ToPot était un potcast sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis qui s’intéressait à toute la francophonie. 

Reste que dans les faits, c’est très difficile d’avoir des informations et une vraie compréhension interne de l’industrie. Les producteurs autorisés doivent faire extrêmement attention à leur communication, car un faux pas peut couter très cher. Cela devient donc de plus en plus difficile de leur demander de répondre à des questions pour vous et pour moi. Et je ne voyais pas faire 10 épisodes sur l’irradiation…

Donc comment mieux comprendre ce qui se passe réellement dans l’industrie du cannabis pour vous en parler? 

En y travaillant. Tout simplement.

Il y a quelques jours, on m’a fait une offre que je ne voulais pas refuser. 

Je vais enfin pouvoir vous expliquer comment tout ça fonctionne de l’intérieur, mais pas sur toPot. Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que j’ai lancé il y a quelques mois le magazine en ligne Bon Stock. La réponse est excellente et le format d’un article de 600 à 1000 mots qui représente un temps de lecture de moins de 5 minutes me semble un format plus utile.

Je vous invite donc à me rejoindre sur Bon Stock. Le site est www.bonstock.quebec. J’ai déjà créé un groupe Facebook Bon Stock pour pouvoir entamer un vrai dialogue avec vous. Des membres de l’industrie y discutent avec vous et moi. Il y a un lien dans les notes de l’épisode. 

Dans un contexte plus large, je vois tous les jours des membres de l’industrie, des boss, des maitres cultivateurs de compagnies différentes qui se visitent et publient plein de photos de leurs échanges. J’adore. Je vais faire exactement la même chose, mais avec des textes et des échanges réels au bénéfice des gens qui s’intéressent à l’industrie du cannabis. Je vais pouvoir discuter très facilement avec tous les partenaires du PA. Et là où je vais commencer une nouvelle vie, il existe un écosystème large et profond. Je vais continuer d’écrire des articles sur tous les sujets qui m’intéressent. J’ai d’autres idées pour Bon Stock, mais chaque chose en son temps. 

Que vais-je faire dans l’industrie?

En blague?

Je vais être le ministre de l’information pour un producteur autorisé québécois. 

Mais aujourd’hui, dans ce dernier épisode, je veux vous remercier de votre écoute. De ces écoutes, j’ai reçu quelques témoignages extraordinaires. Pas du genre T bon Luc. J’aime ça aussi. Trompez-vous pas. Mais j’ai reçu des courriels qui m’ont parfois fait pleurer d’espoir. Si je devais en choisir un seul, cela serait celui qui est venu d’un homme après la diffusion de l’épisode #108 Inconduite sous influence du cannabis?. Un monsieur m’a écrit pour me raconter qu’après avec écouté l’épisode, il avait décidé de ne plus conduire sous influence. J’ai montré le courriel à ma belle qui m’a dit pris dans ses bras. Le moton, je ne vous dis pas. 

Je veux aussi remercier tous les membres de l’industrie du cannabis qui m’ont aidé. 

Le premier PA qui m’a fait confiance n’est pas du Québec. 

Non, c’est Tom Devost du Nouveau-Brunswick. On a fait 5 épisodes ensemble. Les curieuses vont trouver les épisodes 25, 26, 27, 28 et 41 pour les résultats de sa première récolte de Tiger Bomb. 

Le premier scientifique? 

C’est Konilo Zio sur le cannabis et l’agriculture cellulaire. Dans l’épisode #18, nous regardons comment la science permet de produire des molécules de cannabis avec du sucre et de la levure.  

Le premier québécois dans l’industrie du cannabis à l’extérieur du Québec? C’est une femme. Oui Mireille Messier qui avait sa boutique en Alberta m’a donné une entrevue remarquable de lucidité. Et elle a toujours été là quand j’avais des questions. Je l’ai encore consulté la semaine passée. 

J’ai d’ailleurs eu la chance d’interviewer plusieurs femmes. Je pense spontanément à :

#101 https://mbe.io/Cynthia-Labelle-Maman-et-Boss

#68 https://mbe.io/IsabelleCoulombe-AssuranceCannabis

#51 http://mbe.io/AlisonCurrier-VertMirabelCQuebecois

#09 https://mbe.io/Karine_Cyr_DesFleursMaChere

#31 https://mbe.io/SarahFautréLaLiaison

Merci, mesdames.

Le premier intellectuel? 

C’est Khalid Tinasti dans l’épisode #64 Khalid Tinasti : France et Maroc, les effets comparés de la prohibition du cannabis. Khalid a travaillé pendant 8 ans à la Commission mondiale sur la politique des drogues, entre autres avec la Canadienne Louise Arbour. 

J’ai aussi reçu Sarah Perrin qui s’intéresse aux femmes dans l’univers de la drogue. Elle était en rédaction de thèse de doctorat lors de l’entrevue, doctorat qu’elle a depuis obtenu. Bravo.

Impossible de ne pas mentionner ma rencontre avec Khalid Mouna, un anthropologue qui écrit depuis des années sur la région du Rif où il est né et où se concentrent les activités de productions du hash au Maroc. 

J’ai interviewé un agent secret qui a été condamné à la prison à vie au Canada. Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il a donné l’entrevue dans son camion alors qu’il livrait une cargaison de viande en Pologne, je crois. 

L’épisode qui m’a le moins stressé? C’est ma rencontre avec François Verdonnet. Sa famille est dans la vigne depuis des générations. Un changement de frontières il y a quelques centaines d’années et hop, voilà l’histoire d’un Français qui travaille en Suisse. Ses grands-parents ont construit des serres intelligentes il y a des décennies. Ça sait tout faire pousser. À l’intérieur, à l’extérieur, en bunker. Cette famille faisait des extractions d’huiles essentielles, des terpènes quoi, quand Al Capone régnait sur Chicago. Son entreprise s’appele Chanvre DC. Cet épisode, le #53e est intitulé François Verdonnet : le technopaysan de Chanvre DC.

L’épisode dont je suis le plus fier? Impossible de dire. Dans le désordre, je pense à la première entrevue accordé par Jacques Farcy, le président de la SQDC. C’était l’épisode #111. 

Je me suis également beaucoup investie dans l’épisode #113 Sexy, le refus du marché légal? dans lequel je tente de comprendre l’attrait du marché noir comme l’expression d’un pied de nez aux gouvernements. 

Il y a aussi l’épisode extraordinaire avec François-Olivier Hébert intitulé Et si le cannabis pouvait parler? dans lequel il répond à mes questions comme s’il était un plant de cannabis. Le gars a un doctorat de l’Université Laval en écologie génomique et il m’a rejoint, au ras des pâquerettes, pour rendre la science accessible et passionnante. 

Dans un autre registre, j’ai adoré discuter avec le député français François-Michel Lambert de son nouveau livre Cannabis Ecco Homo. M. Lambert a présenté un projet de loi pour la légalisation du cannabis en France en 2021. Le titre de l’épisode est un de mes meilleurs : #105 FM Lambert, le député des aspirations interdites. Il a même brandi un joint à l’Assemblée nationale pour évidemment créer un bon buzz médiatique. 

J’ai tenté depuis les débuts de toPot de rencontrer des partis politiques québécois pour comprendre leur position. Impossible. Seul QS a répondu a ma demande en me disant que leurs députés étaient trop occupés. J’ai pu parler avec plus d’une demi-douzaine de députés français, mais aucun politicien québécois…  

L’épisode le plus controversé? Cela dépend du contexte. Quand tu mets un lien pour un épisode sur un groupe Facebook, il y a des gens qui vont prendre 10 minutes pour t’écrire un commentaire sans avoir la moindre idée de ce que tu dis dans l’épisode. Alors dans ce genre de réaction épidermique infantile, c’est l’épisode #97 sur l’irradiation qui est sur la plus haute marche du podium. Si on parle de réactions plus averties, je dirais que l’épisode sur les problèmes d’échantillonnages et l’impact sur les % de THC mesurés par les laboratoires a généré une vraie discussion publique. Et là, je dois remercier Black Poule qui avait très généreusement relayé mon épisode dans un des ses vidéos.

Ai-je des regrets de ne pas avoir parlé de tel ou tel sujet? Aucun. J’ai toujours fait ce que je croyais le plus utile. J’ai parlé de drone, de chaine de blocs, de politique, du mythe de la cendre blanche, du high du coureur, du guide du fournisseur de la SQDC, du séchage des fleurs, de la Chine qui soigne son économie au CBD, du crime organisé, des tendances émergentes, du marché noir, des innovations, de la santé buccale, des impacts du cannabis sur l’environnement, des autochtones, des animaux, du sommeil, des munchies et j’en oublie plein.  

Donc aucun regret. 

Et voilà! C’était le 137e et dernier épisode de toPot.

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne vie. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

131 Pot flânage (2022.12.14)

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130 Pot flânage (2022.12.07)

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#129 Pot flânage (2022.11.30)

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128 Pot flânage (2022.11.23)

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#127 Pot flânage (2022.11.16)

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126 Pot flânage (2022.11.09)

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136 Pot flânage (2023.01.25)

136 Pot flânage (2023.01.25)

Transcription Intégrale de l'épisode #136

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Dans mon coin de pays, il est excellent. Ce début d’année m’a proposé une bonne dose d’introspection et de réflexions. Quand on regarde le chemin parcouru depuis 2018, c’est incroyable. Nous sommes passés d’une culture de choix très très très restreints à une abondance telle que la SQDC n’a pas assez de tablettes pour accueillir tous les produits disponibles… Ça chiale quand même beaucoup. Trop ci, trop ça. 

La SQDC a d’ailleurs osé une approche commerciale téméraire la semaine passée. Elle veut s’assurer d’avoir les plus bas au Canada pour nous, les p’tits québécois. L’industrie, officiellement, n’a pas aimé. Pourquoi? Le refus de se conformer provoque la pénalité ultime… Le produit est retiré de la vente à la SQDC.

La SQDC a-t-elle raté une occasion de se rapprocher de sa clientèle en oubliant d’annoncer publiquement sa nouvelle stratégie? La SQDC attend peut-être uniquement que l’industrie avale la pilule. 

J’oublie souvent de le dire, mais il y a des liens pour la plupart des nouvelles dont je vous parle dans les notes de l’épisode. Il y a même une transcription complète de l’épisode.

OK.

Cette semaine, Santé Canada a octroyé 5 licences à travers le Canada. Trois en Colombie-Britannique et deux au Québec. Toutes les licences sont de type micro. Au Québec, il s’agit des plantations C. R. inc.  Et de G RECOLTE INC.

La première entreprise est dans le coin de Potton. La deuxième devrait s’établir autour de Sainte-Anne-de-Sabrevois. Et l’entreprise appartient majoritairement à une femme. Bravo.

La plus grosse nouvelle du Québec? J’en ai déjà parlé. C’est le nouveau programme «Plus bas prix au Canada» de la SQDC. Comment l’industrie va-t-elle réagir? Mais va-t-elle réagir? J’ai eu quelques discussions publiques avec des acteurs de l’industrie qui défendaient la position de la SQDC. À suivre donc.

Alors on commence notre flânage dans l’actualité du cannabis.

Qu’est-ce qui fait un grand leadeur du cannabis?

Oui, car celui qui veut être obéi doit savoir comment commander disait Machiavel…

Je suis tombé sur un premier article puis sur une demi-douzaine d’autres à droite et à gauche.

Je vous résume tout rapidement juste pour rigoler. 

Le grand leadeur du cannabis doit avoir :

1) des valeurs fortes réelles, le «pourquoi»

2) des talents précieux, le savoir-faire

3) un peu de vertu, l’humain derrière le chef.

C’est quoi des valeurs fortes réelles?

– Une vision du monde optimiste et réaliste.

– Un communicateur efficace

– Équilibre entre la passion pour l’usine et les exigences d’une organisation professionnelle.

– Une soif d’apprentissage et d’amélioration continue

C’est ressemble à quoi des talents précieux?

> Comprendre quand il faut être un leadeur et un manager.

> Expert en stratégie qui apprécie l’exécution

> Profonde expérience des fonctions centrées sur le consommateur, comme les ventes et le marketing.

> Connaissance de la gestion financière et des questions informatiques

Et la vertu?

+ S’épanouir sous la pression, les charges de travail importantes et l’incertitude.

+ Capacité à gérer les attentes, notamment celles des investisseurs et des employés.

+ Soucieux des faits

+ Humble, avec ses capacités et les défis qu’il doit relever. 

Génial, non! 😉

Le gag dans ce genre de truc, c’est que le leadeur est la personne en haut, une sorte de pape. Mais un bon leadeur permet aux autres de déployer leurs ailes. Donc, le leadeurship n’est pas l’affaire d’une seule personne qui propage des sermons qui plaisent. Le leadeurship est pour tout le monde dans une entreprise qui émancipe les humains qui y travaillent.

Tout le monde peut comprendre les rouages et l’importance de l’empathie.

Tout le monde peut apprendre à communiquer efficacement.

Tout le monde peut se sentir responsable et assumer cette responsabilité 

Tout le monde peut reconnaitre le travail bien fait

Tout le monde devrait savoir que sans bons employés et collègues, une entreprise ne peut survivre très longtemps dans un contexte économique de haute compétition avec un environnement législatif chaotique, au minimum.

Est-ce qu’il y a une personne dans votre entreprise qui vous impressionne? 

Et bien c’est lui ou elle que vous devez imiter.

Des employés d’une grande entreprise québécoise dans le cannabis me disaient au cours des derniers mois comment le big boss de leur entreprise surveillaient leur travail avec empathie et considération. On parle ici d’un énorme producteur autorisé. Ce BB (big Boss) critique à l’occasion, mais il remercie aussi ses employés pour leur accomplissement. Une main sur l’épaule et hop, il continue son chemin. Je vous raconte cette histoire-là, car tous les employés qui me racontaient ces histoires étaient littéralement charmés par le leadeurship de ce monsieur. 

Le leadeurship se rencontre au coin d’un corridor… Pas aux piqueniques annuels de la compagnie. 

Et si on allait flâner un peu en Thaïlande? Je suis tombé sur une communication d’un gars qui s’appeler Don Land. Il travaille pour le Thai Cannabis Corporation et à ce titre, il agit comme lobbyiste aux États-Unis. Je vais d’abord vous parler de son rôle de lobbyiste et ensuite de sa position sur les importations de cannabis en Thaïlande.

  • Comme lobbyiste il veut développer des titres d’agriculture contrôlée pour le commerce international sur le marché libre de substances agricoles contrôlées et de produits à valeur ajoutée pour les marchés internationaux
  • Il fait la promotion des opportunités de financement international pour les petits exploitants agricoles.
  • Il veut aussi créer une nouvelle forme de titres et de certificats de confiance enregistrés au niveau international, des microobligations, des obligations.
  • On est d’accord. M.Land se bat pour une version de l’agriculture du cannabis à petite échelle, exactement comme la tendance se précise au Canada. Après la première vague de méga entreprise, la tendance est au Canada comme en Thaïlande est aux microentreprises.
  • À sa façon, M. Land exerce un leadeurship comme il n’en existe pas au Canada dans l’industrie du cannabis.

Mais revenons à la communication de M. Land sur LinkedIn… et je vous la livre le plus texto possible :

Nous, les membres de la communauté du cannabis de Thaïlande, qui comprend plus de 153 000 cultivateurs de cannabis, 18 000 cliniques et dispensaires de cannabis et bien plus encore…

appelons à un BOYCOTT des produits agricoles de cannabis étrangers, qu’ils soient introduits illégalement en Thaïlande ou par l’abus et le détournement criminel des permis de recherche et développement. Ce qui fait que les prix du cannabis médical sont les plus chers du monde entier

dans un véritable paradis où le cannabis pousse naturellement à son meilleur. Ce vol flagrant sera stoppé

avec le pouvoir du peuple.

Est que M. Land parle en son nom personnel ou à titre de lobbyiste? Je ne sais pas. Mais il a encore son job aujourd’hui… et il ne s’arrête pas là. J’ai trouvé un autre message :

Si vous êtes impliqué dans la contrebande de cannabis en Thaïlande ou dans la promotion de sa vente et de sa distribution, quittez le pays tant que vous le pouvez.

Je vais faire cette annonce sur scène le premier mars 2023, en public et en uniforme, en tant que membre des forces spéciales royales thaïlandaises.

Une dernière fois….Partez maintenant. SI le 15 mars vous êtes toujours là, vous serez déclaré comme une menace pour la sécurité nationale.

Considérez ceci comme une gentillesse personnelle de ma part pour vous prévenir.

D’ici là, vous n’êtes qu’un minable et pathétique voleur dont la police devra s’occuper.

Après le 15 mars 2023 vous serez déclaré un prédateur vicieux.

Et nous serons en chasse…

C’est quelque chose, non?

C’est spécial le cannabis comme activité économique.

La semaine passée, j’ai entendu parler d’un travailleur qui venait de quitter son emploi dans le cannabis au Québec. On m’a rapporté qu’il a dit que ce n’était pas facile de se trouver un job quand ton job précédent était dans le cannabis. Il semblerait dire que ça ferme des portes… Le secteur est légal, mais tellement mal aimé… et incompris. Je ne pense pas que les gens qui travaillent dans le secteur de l’alcool soient mal vus par des employeurs potentiels. Et pourtant les nouvelles de la semaine dernière sur la dangerosité de l’alcool et les chroniques multiples dans les grands médias qui rappellent les dangers énormes de ces toxines ne changent en rien le destin de la SAQ qui drogue allègrement les Québécois de molécules légales. Tout est dans la modération, va-t-on immédiatement me répondre… Pas selon la science disponible… 

Quelles sont les conséquences de cette perception négative du cannabis? Je suis sûr que vous pouvez en imaginer plusieurs. Et au moment où j’écris ces lignes, je vois un article sur le média ontarien Stratcann dont le titre est Community college in New Brunswick cancels cultivation course.

Il s’agit du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) qui avait lancé en 2017 une des premières formations de technicien en culture de cannabis en partenariat avec Organigram, Zenabis et le gouvernement provincial. À peine cinq ans plus tard, l’intérêt des jeunes semble avoir disparu pour ce type d’emploi. D’ou l’annulation de la formation. 

 Gérald Losier, qui est le doyen et directeur du CCNB a déclaré :

Les besoins de l’industrie semblent minimes ou, à toutes fins utiles, ponctuels. Nous pouvons donc facilement y répondre avec une micro-certification.

Faut-il en conclure que la formation initiale est trop évoluée pour les besoins de l’industrie? 

Je ne sais pas. L’avenir le dira.

Ce qui est intéressant par contre, c’est que le travail de cannabissier ou budtender explose littéralement. Selon une étude de LinkedIn, les techniciens de dispensaire, c’est cute aussi comme nom, se classent au troisième rang des titres d’emploi qui connaissent la plus forte croissance au Canada. 

On revient au Québec, une seconde. La semaine passée, le gouvernement a annoncé près de 4 M$ pour des projets visant à contrer l’enfouissement des matières organiques. Les sachants pourraient me dire le poids d’une récolte versus le poids des plants… Autrement dit, il doit exister un ratio qui nous permet d’extrapoler les poids des déchets organiques. Actuellement les producteurs autorisés mélangent leurs déchets organiques avec de la litière de chat et ils foutent ça aux poubelles… Voici donc ce que disait le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, M. Benoit Charette : 

Les villes et les municipalités jouent un rôle de premier plan pour favoriser le détournement des matières organiques de l’enfouissement. De cette manière, nous contribuons tous à réduire notre empreinte écologique et à réduire nos apports en GES. Les investissements d’aujourd’hui dans ces trois villes vont permettre de continuer les efforts visant, entre autres, la mise en place d’outils pour le compostage. C’est donc un honneur d’annoncer ces projets qui s’inscrivent dans l’une des mesures du Plan pour une économie verte 2030.

Est-ce que vous pensez que l’industrie du cannabis devrait embarquer dans ce projet? On dirait qu’elle ne m’a même pas été invitée au buffet… On verra bien. En attendant, tout va très bien, Madame la Marquise.

On dirait que l’Espagne apprivoise le cannabis à son tour. 

Des chercheurs espagnols ont mené une nouvelle étude qui a comparé la santé des consommateurs réguliers de cannabis à celle de la population générale en Espagne. L’étude, publiée dans la revue «Cannabis and Cannabinoid Research», n’a révélé aucun déclin de la santé des consommateurs réguliers par rapport à la population générale. L’Espagne a le 3e taux le plus élevé de consommation de cannabis en Europe. Et la possession de cannabis reste illégale. Les chercheurs ont élaboré un questionnaire basé sur l’enquête de santé publique catalane, qui s’est intéressé à 419 consommateurs réguliers de cannabis dans la région de Catalogne. Les données ont été recueillies entre 2019 et 2022 et ont examiné des aspects tels que les données sociodémographiques, la santé générale et mentale, le mode de vie, le soutien social et la consommation d’alcool, de tabac et d’autres substances.

C’est le temps d’une devinette? 

Les écureuils, les ours et les marmottes ont quoi de commun? 

Les 3 animaux hibernent. C’est tout?

Ben non. Les trois ont aussi un système endocannabinoïde.

Il a été démontré que le système endocannabinoïde joue un rôle crucial dans la régulation de l’hibernation chez les mammifères. Le système est activé pendant l’hibernation et entraine une production accrue d’endocannabinoïdes comme l’anandamide. Ces molécules réduisent la dépense énergétique et augmentent le stockage des graisses, permettant ainsi à l’animal de survivre à la période d’hibernation. 

Les endocannabinoïdes régulent également la température corporelle en réduisant l’activité du tissu adipeux brun. Il est également suggéré que ce système pourrait jouer un rôle dans la régulation du moment de l’hibernation. Les recherches sur ce sujet sont encore en cours pour comprendre pleinement les mécanismes de régulation de l’hibernation et pour déterminer si cela peut être utilisé pour de nouvelles thérapies.

J’ai découvert ces faits, encore une fois, dans un texte de l’incontournable Cody Peterson sur LinkedIn.

Si vous me suivez sur Facebook, vous savez que je partage beaucoup d’initiatives commerciales sur les avances du chanvre en France et en Europe. J’ai beaucoup de respect pour l’entrepreneuriat dans le secteur du chanvre outremer… Et bien voici un autre exemple à l’échelle européenne.

Le projet de Pôle européen du chanvre a vu le jour en 2018 grâce à l’initiative de plusieurs acteurs. Ce projet, qui a bénéficié du cofinancement du Fonds européen agricole et de développement rural (FEADER), avait pour objectif la création d’une structure pérenne en utilisant le dispositif des Groupes opérationnels du Partenariat européen pour l’innovation agricole.

Au cours des 4 dernières années, un travail de mobilisation de l’écosystème chanvre et d’identification des besoins des différentes filières de valorisation du chanvre a eu lieu. Plus de 350 personnes ont participé aux activités proposées par le projet, dans le but de favoriser le développement de la production, des transformations et des usages du chanvre sur le territoire. Tout ça via une dynamique de coopération entre les acteurs de l’écosystème. À la fin de cette phase d’incubation, une Société coopérative d’intérêt collectif sera créée pour proposer des services sous forme d’actions d’animation de l’écosystème et d’accompagnement de projets collectifs de développement économique. La célébration de cette création aura lieu le 2 février. 

Et si on sortait du bunker pour aller flâner à l’extérieur? 

J’ai déjà fait un épisode qui comparait la production de cannabis à l’extérieur à celui produit en bunker, la méthode privilégiée par les PA depuis les débuts de la légalisation. C’était l’épisode #92  ? Intérieur ou extérieur? 

Et bien il y a du nouveau sous le soleil! Et les consommateurs avertis ne seront pas surpris.

Une nouvelle étude qui compare les cultures extérieures et intérieures conclut que les plantes cultivées à l’extérieur expriment des profils de terpènes uniques. Oui, plus de variétés de THC rares et de terpènes dans le cannabis cultivé à l’extérieur par rapport à la production en intérieur.

Des chercheurs de l’Université de Columbia à New York ont collaboré avec des producteurs autorisés pour cultiver du Red Velvet (RV) et du Cheetah Piss (CP) en utilisant trois clones en intérieur et trois en extérieur. L’analyse des échantillons laisse voir qu’il existe une diversité phénotypique réelle entre les variétés de cannabis extérieur versus intérieur.

Et voici la conclusion plus ou moins texto de la recherche :

Une compréhension complète de la composition des métabolites secondaires, des cannabinoïdes et des terpènes cultivés dans différentes conditions environnementales est de première importance pour l’utilisation médicale et récréative du cannabis. 

Globalement, pour les deux cultivars, il y avait beaucoup plus de cannabinoïdes oxydés et dégradés dans les échantillons cultivés en intérieur. De plus, les échantillons cultivés en extérieur contenaient beaucoup plus de cannabinoïdes inhabituels, comme le C4 — et le C6-THCA. Il y avait également des différences significatives dans les profils terpéniques entre le cannabis cultivé en intérieur et celui cultivé en extérieur. Les échantillons cultivés à l’extérieur présentaient une plus grande prépondérance de sesquiterpènes, notamment de β-caryophylle.

J’ai encore un peu de temps.

Comment fonctionne l’interaction entre l’alcool et le cannabis? On sait peu de choses, mais on sait que ces deux substances sont une des combinaisons de substances les plus impliquées dans les accidents de la route. Par hasard, je suis tombé sur une étude de 2015. C’est la première fois que je lisais que la consommation simultanée d’alcool et de cannabis produit des concentrations sanguines plus élevées de THC que la consommation de cannabis seul. 

Ok un dernier partage… Comment fidéliser les consommateurs de cannabis en 2023? Aux États-Unis, les PA fidélisent leurs clients en leur vendant des graines. Imaginons que les 4 plants maison sont légaux au Québec. Pourquoi vendre des graines pour un produit? Cela ne crée-t-il pas un manque à gagner?   Il y a une logique facile à comprendre pourtant et là je cite texto Carl Giannone, cofondateur de Trade Roots, qui est interviewé par Bart Schaneman pour un article publié sur MJBiz :

Tous ceux qui ont un jardin potager au printemps et en été font pousser des tomates. Mais 98 % des tomates qu’ils achètent se trouvent dans un magasin.

La compagnie Cookies fait maintenant la même chose et a commencé la vente de graines lors du Black Friday. Son PDG, Berner a dit ceci :

Nous voulons que tout le monde se sente capable d’explorer la plante et de passer au niveau supérieur d’éducation en matière de culture. Il ne s’agit pas seulement d’acheter des clones. Il s’agit de l’expérience du début à la fin. 

Même le PA canadien High Tide va vendre en 2023 des graines de cannabis aux États-Unis. Son PDG, Raj Grover a déclaré :

Les semences représentent pour nous un nouveau vertical complémentaire très intéressant. Notre intention a toujours été d’étendre et de renforcer notre chaîne de valeur intégrée et de fournir à nos clients une expérience complète du cannabis.

Le plus drôle, c’est que High Tide doit s’approvisionner auprès de fournisseurs américains, car l’entreprise ne produit pas de graines. 

La morale de l’histoire?

 Tu n’as pas besoin de savoir tout faire. 

Par contre, il faut savoir choisir son partenaire…

C’est comme la vie dans le fond. J’en profite pour saluer ma partenaire, ma belle Babizinha!

Et voilà, c’était le 136e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

131 Pot flânage (2022.12.14)

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Nous sommes toujours en mode «Pot flânage!». On passe du sérieux à l’insignifiant en quelques secondes… Comme d’habitude, c’est une nouvelle habitude d’ailleurs, je commence l’épisode en vous parlant des licences obtenues par le Québec la semaine passée. En tout...

130 Pot flânage (2022.12.07)

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Cette semaine, les flâneurs, on va se promener dans une foule… de nouvelles.  Bonne écoute! Pourquoi on vend juste de l’alcool dans le plus grand show de cannabis au Monde? La grande dame de l’investissement aux États-Unis Les jeunes consommateurs de pot boivent moins...

#129 Pot flânage (2022.11.30)

#129 Pot flânage (2022.11.30)

Toujours en mode flânage sur toPot. Et on se promène un peu partout: Cara Delevingne La victoire du BC Budtenders Union  Deux arnaques planétaires Les terpènes du gui La joke de Karl von Linné Se faire bannir à vie des États-Unis pour du CBD?  La révision de la Loi...

128 Pot flânage (2022.11.23)

128 Pot flânage (2022.11.23)

Cette semaine, on flâne encore une fois dans l’actualité du cannabis et on s’amuse! Les nouvelles licences de cannabis au Québec Réduction des effets du THC par le CBD… La science parle Bonsaïs de cannabis Le cannabis au Vietnam, une découverte La pyrogazéification du...

#127 Pot flânage (2022.11.16)

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Pot flânage! On fait le tour de l’actualité en prenant notre temps… L’influence de la musique sur la germination des graines L’effet du cannabis sur les cerveaux vieillissants Le cannabis pour faire du bois aggloméré Les effets du marché noir en Californie et à New...

126 Pot flânage (2022.11.09)

126 Pot flânage (2022.11.09)

Pot flânage! On fait le tour de l'actualité en prenant notre temps. Extraction à partir de la fumée de cannabis Culture verticale et désillusion technologique Diminution de l'intérêt du chanvre chez les agriculteurs américains Technologie brésilienne dans le cannabis...

135 Pot flânage (2023.01.18)

135 Pot flânage (2023.01.18)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre licences micro. La compagnie québécoise qui a obtenu une licence de microculture s’appelle Origine Nord-Est Inc. Je suis allé voir qui était propriétaire au registre des entreprises. C’est une femme et elle est l’actionnaire majoritaire. Qu’est-ce qu’on dit? Merdoum pour la suite! 

On débute notre flânage. Voici les liens qui vous donneront un apercu des discussions.

Bonne écoute!

Nouveau recours contre un corps policier

Cannara annonce une proposition de regroupement d’actions

HEXO Corp. annonce le dépôt d’un supplément à la circulaire de sollicitation de procurations pour la nomination de l’auditeur 

Riel Roussopoulos-Indispensable

HEXO annonce cinq nouvelles variétés de cannabis 

Cannabis sector rails against unfair taxes, fees

Effet d’un traitement de quatre semaines au cannabidiol sur la fonction cognitive

Dan Sutton encore!

Le chien de garde de l’industrie alimentaire est (presque) né

Chemical and Biological Studies of Cannabis sativa Roots

Reuse: The Canadian Cannabis Industry’s next step for Dried Cannabis Packaging

Expérimentation sur le cannabis médical : premiers résultats favorables

En Alberta, les consommateurs de cannabis sont invités à faire preuve de modération

Quand l’alcool dans les relations intimes ne fait pas bon ménage

Atomic Flower Cannabis ferme ses magasins en raison de la «saturation du marché»

Trop de magasins de cannabis font chuter les prix, s’inquiètent des détaillants

Des entrepreneurs ouvrent de plus en plus de magasins de cannabis au Manitoba

Pediatric Hospitalizations for Unintentional Cannabis Poisonings and All-Cause Poisonings Associated With Edible Cannabis Product Legalization and Sales in Canada

Canadian-Israeli Cannabis Company Goes Public on Canadian Exchange

The Promised Land of Cannabis?

Getting Control of the Cannabis Post-Harvest Process by Ed Rosenthal

Productivité végétale : premier engagement électoral concrétisé

L’avenir incertain des microdistilleries québécoises

Should Canada follow U.S. lead and make anti-impaired technology mandatory in all new cars?

 

Photo de Gaelle Marcel sur Unsplash

Transcription Intégrale de l'épisode #135

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Il y a eu quelques nouvelles au Québec. L’industrie se dégèle après la trêve des Fêtes.

D’abord il y avait quelques Québécois à l’Expo Lift à Vancouver. C’est toujours bien de voir que le Québec qui fait sentir sa présence à l’autre bout du pays.

Nouveau recours contre un corps policier

Parlant de faire sentir sa présence, la police, en janvier 2022, a fait un raid pour aider un patient médical qui avait évidemment le bon et parfait permis de culture personnelle. La police a tout de même saisi tout son cannabis, lui laissant uniquement 150 gr. Presque un an plus tard, une décision de la Cour du Québec condamne le même citoyen pour avoir possédé plus de 150 grammes dans un lieu autre qu’un lieu public. 

Le groupe SGF a décidé et là je cite leur propre texte :

… nous nous sommes portés volontaires afin de faire appel de cette décision, mais aussi pour poursuivre au civil le corps policier pour le préjudice causé au patient!

Du travail pro bono pour le cannabis? Cela mérite notre respect.

On va suivre ce dossier qui est important. 

Imaginez un raid de la police dans la pharmacie de votre salle de bain…

«Y’a trop de Valiums ici, madame!»

Évidemment, je caricature. Je ne sais rien de cette cause.

Toujours au Québec, Cannara a annoncé une proposition de regroupement d’actions. Cannara est la société en bourse la plus aimée au Québec. Peut-être au Canada. Et peut-être pas uniquement dans le contexte du cannabis. Mais il est vrai que la plupart des consommateurs de cannabis ne savent pas que Cannara est à la Bourse. La qualité du produit et son prix sont très appréciés et très soutenus sur les réseaux sociaux. Cannara a aussi son groupe sur Discord où le lien entre les consommateurs et le boss Nicholas Soziak, est ultra direct. C’est beau à voir. Il y a une fusion réelle. Peut-être le premier bien de consommation courante, le fameux consumer package good, dans le domaine du cannabis au Québec, viendra de chez Cannara.

Donc Cannara a annoncé une proposition de regroupement d’actions.

Là je vous lis texto le communiqué de Cannara :

Cannara est un producteur verticalement intégré de cannabis et de produits dérivés de qualité supérieure avec deux méga-installations de culture situées au Québec et couvrant plus de 1 650 000 pieds carrés, a annoncé aujourd’hui les détails de sa proposition de regrouper toutes les actions ordinaires émises et en circulation de la Société à raison de dix (10) actions ordinaires avant regroupement pour une (1) action ordinaire après regroupement, sous réserve de l’approbation des actionnaires à la prochaine assemblée des actionnaires qui aura lieu le 25 janvier 2023, ainsi que de l’approbation de la TSXV.

Pourquoi Cannara fait ça? 

Son conseil d’administration estime et là, je cite texto de nouveau :

… que le regroupement des actions donnera à la Société une plus grande souplesse dans l’élaboration de ses plans.

D’accord. Que puis-je dire?

Ahhhh, deux grosses nouvelles chez HEXO aussi. 

Un fleuron québécois.

D’abord HEXO Corp. annonce le dépôt d’un supplément à la circulaire de sollicitation de procurations pour la nomination de l’auditeur 

C’est que PricewaterhouseCoopers qui était l’auditeur de HEXO a décidé de ne plus exercer ces fonctions après le dernier exercice que se terminait le 31 juillet 2022. Donc HEXO veut simplement remplacer son auditeur. Pourquoi PricewaterhouseCoopers a pris cette décision? Je ne sais pas et je n’ose même pas une OVNI… 

Des belles nouvelles aussi de chez HEXO dont j’ai pris connaissance dans la presse française initialement. Ensuite, le classique communiqué de presse français-anglais. Rien dans les médias québécois. 

Cette semaine, j’ai le plaisir de vous présenter un ami de l’industrie du cannabis. C’est un montréalais qui a une grande expérience dans le secteur du cannabis. Voici donc Riel Roussopoulos qui nous parle en moins de 5 minutes de la nouvelle qui retenu son attention dans le commerce du cannabis au Canada avec sa propre expérience professionnelle pour éclairer notre compréhension. Riel propose chaque semaine sa vision de l’actualité en format video sur youtube. Les curieuses vont trouver le lien pour aller l’écouter.

Le communiqué est généreux d’informations. Je vais tenter de synthétiser tout ça :

  • D’abord trois nouveaux produits Redecan de HEXO, trois cultivars à THC de 23 à 35 % avec des profils terpéniques élevés. Les maitres cultivateurs de HEXO optimisent leurs souches exclusives.

  • Sex Panther indica
  • Violet Fog indica 
  • Animal Rntz, une combinaison Animal Cookie et RNTZ

Rick Redekop est un maitre cultivateur chez HEXO, mais aussi le cofondateur de Redecan. Il dit que… Moins de 0,5 % de toutes les souches de cannabis que nous avons évaluées ont satisfait les critères internes de HEXO pour faire partie de la nouvelle série TnT de Redecan.

OK. Maintenant HEXO lance aussi deux nouveaux cultivars qui intègrent la gamme Original Stash Brand :

  • Atomik Sour Haze, un sativa
  • Ghost Gelato, un indica

Ces deux cultivars sont l’expression de Brad Carter qui travaille à l’installation HEXO de Masson au Québec. Comme maitre cultivateur, il travaille déjà avec son équipe sur de nouvelles fleurs qui seront disponibles dès l’été 2023. Donc une autre affaire à suivre.

OK. C’est tout pour les nouvelles du Québec…

NON! J’allais oublier.

Vendredi passé était Vendredi le 13 de la SQDC. C’était le vendredi le 13 janvier que la SQDC tranchait et annonçait ses décisions. Pour faire de la place pour de nouveaux produits, la SQDC doit retirer des produits. S’agit-il d’une décision mathématique? Vélocité des ventes genre…

C’est l’impression que j’ai de loin. Une OVNI quoi. J’ai déjà appris que certains produits qui étaient vraiment appréciés par les connaisseurs ne seront plus vendus en succursale.

 La SQDC a donc appelé les PA (producteurs autorisés) à soumettre des offres de produits pour remplir sa matrice. La SQDC peut se permettre de demander un produit qui ne correspond pas aux tendances actuelles du marché. C’est le producteur qui veut entrer à la SQDC qui prend le risque. C’est à la fois la force et la faiblesse du monopole dans sa formule québécoise. Donc on se retrouve avec des PA qui peuvent soumettre 25 produits pour en caser au final deux ou trois. Un PA peut donc simultanément perdre des revenus de la SQDC et devoir engager de nouvelles dépenses pour remplir la commande acceptée. 

C’est en observant l’offre à la SQDC que l’on pourra d’ici quelques semaines déterminer la nouvelle configuration des fournisseurs de la SQDC.

Je parlais de l’Expo Lift au début de l’épisode. L’industrie en a profité pour discuter de l’iniquité de sa situation d’industrie mal aimée.

Cannabis sector rails against unfair taxes, fees est le titre d’un article de Glen Korstrom dans le magazine BIV ou Business Intelligence Vancouver.

Le sous-titre : Les dirigeants, les entrepreneurs et les défenseurs du cannabis se sont attaqués aux taxes élevées et injustes, ainsi qu’aux frais gouvernementaux et aux majorations, lors de la conférence Lift à Vancouver.

 George Smitherman, le boss du Cannabis Council of Canada était là avec ses statistiques. Dan Sutton aussi. C’est un PA très impliqué depuis le début de ce combat. 

Un gars qui s’appelle Jeremy Jacob que je ne connaissais pas à répéter des choses intéressantes.

La Colombie-Britannique permet la vente à l’usine, au bunker ou à la ferme. Farmgate. Donc un PA peut vendre directement aux consommateurs, mais la British Columbia Liquor Distribution Branch (BCLDB) va lui facturer une marge de 15 % pour couvrir les frais logistiques qui sont effectué par le PA. Là je cite texto le texte de Korstom :

Si vous êtes un petit producteur et que vous bénéficiez de la livraison directe, qui est censée améliorer votre compétitivité et vous donner accès au marché, le gouvernement vous fait payer les mêmes 15 %. Mais vous devez maintenant l’entreposer vous-même, l’assurer vous-même, vous occuper de l’exécution de vos commandes, et tout cela a un coût qui s’ajoute à la majoration de 15 %

Jeremy est l’actuel président de l’Association canadienne des détaillants de cannabis et est grandement impliqué dans la réforme règlementaire.

Finalement, Deepak Anand, un consultant de Toronto dans le cannabis continue son action pour faire abolir la taxe sur le cannabis médical.

On a dit qu’on allait flâner. Une drôle d’étude que j’ai vue passer cette semaine.

Est-ce qu’un traitement de 4 semaines au CBD peut avoir un impact sur la fonction cognitive? L’hypothèse de l’équipe de recherche est simple : un traitement au CBD améliorerait la cognition mesurée au début et à la fin des 4 semaines. Et tout ça comparé à un placébo.

Les 70 participants présentaient, selon l’étude, un trouble modéré ou sévère de la consommation de cannabis selon le DSM-5. Tous les participants avaient l’intention d’arrêter de consommer du cannabis. 

La j’y vais texto, il s’agissait… d’un essai clinique de phase 2 a randomisé, en double aveugle, en groupe parallèle et contrôlé par placébo, portant sur l’administration quotidienne de 4 semaines de 200 mg, 400 mg et 800 mg de CBD pour le traitement du trouble de la consommation de cannabis. 

Les conclusions? Encore une fois texto : 

Dans cet essai clinique sur le trouble de la consommation de cannabis, le CBD n’a pas influencé la mémoire verbale différée. Le CBD n’a pas eu d’effets cognitifs larges, mais un traitement de 800 mg par jour peut améliorer la manipulation de la mémoire de travail.

Avant d’aller plus loin, cela veut dire quoi «améliorer la manipulation de la mémoire de travail»?

Et bien, selon Merlin, l’extension pour Chrome qui répond avec des phrases complètes, la manipulation de la mémoire de travail est une forme d’entrainement cognitif qui implique des activités destinées à améliorer la capacité à se rappeler et à traiter rapidement des informations. Il s’agit généralement d’activités telles que des jeux de mémoire, des puzzles et d’autres exercices qui font appel à la mémoire à court terme.

Le CBD le moins cher à la SQDC est le Tyche CBD 250 à 19,90 $ pour 250 mg. Donc pour faire des puzzles plus rapidement, ça coute genre 60 $ avant taxe par jour pendant 40 jours. C’est sur que si tu dois acheter pour 2400 $ de CBD, tu vas arrêter de fumer du THC simplement parce que tu n’as plus d’argent. 

Je trouve que la description de l’étude Un essai clinique sur le trouble de la consommation du cannabis est un peu dévoyé par rapport à son titre :

Le cannabidiol rend-il le cannabis plus sûr? 

On va se trouver un spécialiste, un de ces jours. Une personne qui regarderait cette recherche comme un garagiste inspecte une voiture.

J’ai appris un nouveau mot cette semaine. Grâce à Dan Sutton que j’ai déjà nommé une fois. Il a publié en janvier 2023, juste à temps pour l’Expo Lift, le document CANADIAN CANNABIS POLICY THROUGH AN ECONOMIC LENS C’est signé #StandForCraft. Il y a un lien pour le document dans les notes de l’épisode évidemment. Le document aborde les différents risques potentiels comme un monopole, on peut penser au Québec, mais aussi au Nouveau-Brunswick. Je m’arrête là. Les curieuses iront lire le document. Mais le chapitre suivant s’intéresse aux acheteurs monopsone… C’est quoi un monopsone? Texto du document :

Un monopsone est une structure de marché dans laquelle il n’y a qu’un seul acheteur d’un bien ou d’un service particulier. Lalalalalalala… L’un des effets d’un monopsone est qu’il a la capacité de fixer des prix plus bas que le prix du marché concurrentiel. 

Le plus grand monopsone au monde? J’ai demandé à Merlin :

Le plus grand monopsone est le ministère américain de la Défense, qui est responsable de l’achat de biens et de services d’une valeur de plus de 400 milliards de dollars chaque année.

Je vous dis Son Étymologie avant que je l’oublie :

de l’affixe d’origine grecque mono⁠-, «un seul», et du grec ancien opsōnein, «acheter des victuailles»

Et il y a du nouveau dans l’histoire du cannabis… On connait le refrain : il y a 10 000 ans en Asie… C’est l’hypothèse de la domestication unique. La plus récente hypothèse avance que des cultivars domestiqués d’origine européenne auraient coexisté avec la filière asiatique. Les enseignements des données moléculaires permettent uniquement une estimation de la date. Les plus récentes études archéobotaniques soutiennent cette hypothèse. Plus de recherches sur le sujet permettront de mieux comprendre l’histoire de la plante, mais pourraient aussi nous informer des espèces autochtones et de leur adaptabilité aux territoires.

Et si on flânait un peu côté alimentation?

Une idée à copier… 

Je suis toujours à l’affut d’informations qui nous intruisent sur l’évolution de l’industrie du cannabis. Et l’actualité de l’industrie alimentaire est une toujours une vraie source d’inspiration. Cette semaine j’ai vu passer cette nouvelle :

C’est le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne qui a annoncé le résultat de deux ans de travaux dont les consommateurs seraient les premiers bénéficiaires. On parle ici d’un code de conduite visant à assainir les relations commerciales entre les réseaux d’épicerie et leurs fournisseurs. 

«Si la chaîne [d’approvisionnement] est vraiment en santé, ça veut dire que le consommateur va avoir les bons produits au bon prix…» a dit le le ministre Lamontagne. Cela favorise aussi l’innovation, la création de nouvelles entreprises et l’investissement.

Pourquoi ne pas imiter cette initiative et introduire un code de conduite pour la SQDC qui est dans une situation de monopole? Un tel code de conduite serait-il utile dans l’industrie du cannabis? Quand j’écoute les plaintes officielles et celles faites sous le sceau de la confidence, il est clair que l’industrie du cannabis au Québec et dans le ROC sent le besoin d’assainir ses relations d’affaires. Si je réussis à mettre la main sur ce code de conduite, je vous en reparle évidemment.

Est-ce que vous avez aimé mon idée de recherche sur les racines de cannabis? Dans le dernier épisode, j’ai évoqué la mise en valeur des racines des plants de cannabis qui regorgent de molécules qui valent très chères et qui sont absentes des fleurs et feuilles… Je suis tombé presque par hasard sur plusieurs études qui quantifiaient la quantité et la diversité des molécules présentes dans les racines.

Dans une étude de 2018, près d’une dizaine de composés ont été isolés et identifiés à partir d’une variété de racines de cannabis à forte teneur en CBD. Certains de ces composés présentent des activités antimicrobiennes intéressantes. Les chercheurs commencent à trouver des composés qui pourraient être des marqueurs pour distinguer les racines de la variété CBD. Le monde à l’envers.

J’ai aussi vu passer une belle recherche canadienne qui tentait de répondre à la question suivante :

Que faudrait-il pour que l’industrie du cannabis adopte un centre de recyclage en circuit fermé comme le magasin de bière?

L’étude date de 2020, mais la situation n’a guère changé. Dorotea Bajic, l’auteure de la recherche nous présente le problème, le besoin/la volonté, les mesures déjà prises, le cadre de la solution et, enfin, une proposition de la solution. On ne fera pas le tour de tout le problème, car on serait encore ici demain matin. Mais il existe un problème et l’industrie qui demande de l’aide aux gouvernements va devoir y songer un jour ou l’autre. D’ailleurs, comment une industrie qui détruit une grande partie de sa production peut-elle demander de l’aide au gouvernement? Cela ne sera pas une opinion populaire, mais j’ose dire que cela ne fait pas très sérieux…

Et si on regardait la situation en France?

L’expérimentation française continue d’accoucher de résultats au compte-goutte. Nicolas Authier a présenté les premiers résultats après douze mois d’expérimentation. J’ai déjà eu la chance de l’interviewer dans un direct en France. M. Authier présente plein de résultats, mais j’ai retenu seulement une petite phrase… Voici texto, le contexte et la phrase du Dr Authier :

«Le cannabis médical est un traitement du patient souffrant de douleur neuropathique, plutôt que de la douleur neuropathique elle-même»».

Si vous fréquentez le groupe FB Bon Stock, vous avez peut-être vu le vidéo de la campagne de modération diffusé en Alberta.

La Commission des jeux du hasard, de l’alcool et du cannabis de l’Alberta invite les consommateurs de cannabis à faire preuve de modération. «Find Your Own Moderation» est un vidéo qui présente des gens qui réagissent différemment après avoir consommé des quantités similaires de cannabis. 

C’est un vidéo qui n’est pas alarmiste. Une bonne qualité de production. La conclusion de la campagne est typique… 

Les personnes qui choisissent de consommer du cannabis doivent vraiment le faire de façon mesurée et être entourées de personnes qui peuvent les aider si elles ont des effets secondaires.

J’aimerais que des conseils similaires soient obligatoires pour l’alcool. Pourquoi je dis ça?

En deux secondes, j’ai trouvé un document de l’Association pour la Santé publique du Québec publié il y a quelques mois. Le document s’appelle Stratégie pour prévenir et contrer les violences sexuelles et conjugales : Quand l’alcool dans les relations intimes ne fait pas bon ménage.

Je vais donc reprendre l’énoncé précédent et l’appliquer symétriquement :

Les personnes qui choisissent de consommer de l’alcool doivent vraiment le faire de façon mesurée et être entourées de personnes qui peuvent les aider si elles ont des effets secondaires.

La violence et le battage de femmes, je pense que c’est un effet secondaire de l’alcool. Mais c’est un effet secondaire auquel les politiciens sont habitués. Le cannabis, ce n’est pas pareil. Pourquoi? Parce que.

Une statistique officielle avec ça?

Au Canada, selon des données de 2004, on estime que les agresseurs avaient consommé de l’alcool dans près de la moitié (43 %) des cas observés de violence et d’agression.

OK.

Cette semaine, j’ai encore eu plusieurs discussions sur la non-prolifération des points de vente de cannabis au Québec. Des consommateurs et des acteurs de l’industrie croient que le salut viendrait d’un plus grand nombre de points de vente au Québec. Alors il est toujours pertinent et presque fatigant de constater ce qui se passe ailleurs au Canada… 

Atomic Flower Cannabis ferme ses magasins en raison de la «saturation du marché» à Winnipeg. Le Manitobain Gabriel Fortin-Barbier, propriétaire des deux magasins Atomic Flower Cannabis à Winnipeg a décidé de fermer ses commerces à cause, entre autres de la «saturation du marché».

On se retrouve des fois avec des magasins à chaque coin de rue dans certains coins de la ville. Il y a beaucoup de gens sur la liste d’attente pour d’autres magasins dit-il et «Il y en a encore plus qui vont ouvrir bientôt. […] Avec ce qu’on sait de ce qui s’en vient, on s’est dit qu’on allait fermer et essayer de vendre. On voulait en sortir avant que ça soit trop saturé», dit-il.

Sur la même page du site de Radio-Canada, d’autres titres renvoient à d’autres articles déjà publiés : 

  • Gabriel Fortin-Barbier et ses partenaires ont de nouveaux projets d’affaires. 
  • Aucun dans l’industrie du cannabis.

Et alors que l’on discute de contrariétés, j’ai aussi vu passer une étude transversale qui va faire plaisir au premier ministre du Québec. Cette étude démontre que les provinces qui ont légalisé les mangeables enregistrent une hausse importante des hospitalisations pour empoisonnements pédiatriques non intentionnels. Ces résultats et la je cite encore une fois plus ou moins texto, ces résultats suggèrent que la restriction de la vente des mangeables légaux pourrait être la clé pour prévenir les empoisonnements pédiatriques après la légalisation du cannabis récréatif.

On entend parler des avancements en Israël toutes les semaines. Méchoulam par ici, des exportations par la, y’a toujours des belles nouvelles pour le cannabis en Israël… Encore une bonne nouvelle cette semaine, mais dans le contexte canadien, car une compagnie israélienne de cannabis, Atlas Global Brands Inc, dit vouloir se faire une place au Canada et aux États-Unis. Atlas se négocie maintenant à la Bourse canadienne des valeurs mobilières. Le montage financier est intéressant et là je vais citer Adam Jackson qui est la personne derrière le Green Market Report

L’entrée d’Atlas sur les marchés publics d’Amérique du Nord intervient après la fusion d’un ensemble de sociétés canadiennes et israéliennes par le biais d’une prise de contrôle inversée. En vertu de l’accord, deux sociétés canadiennes de cannabis contribueront à la culture, à la fabrication et à la mise à l’échelle, tandis que les trois sociétés israéliennes fourniront des services d’importation, de marketing, de distribution et de vente de cannabis à des fins médicales.

Richard Carleton qui est à la tête du Canadian Securities Exchange croit que les compagnies comme Atlas vont pouvoir profiter d’aubaines sur le marché canadien, car beaucoup d’entreprises sont a vendre clé en main avec toutes les licences de Santé Canada.

Les compagnies qui ont des sous à investir et qui sont intéressées par le cannabis vont trouver en 2023 d’excellent investissement.

Le métavers et le cannabis font-ils bon ménage?

L’entreprise Cannaverse Technologies croit que oui. Avec son projet Cannaland, Cannavers Technologies veut aider le marché mondial du cannabis. Rien de moins. L’idée est de permettre aux entreprises de créer des marques 100 % numériques. J’ai trouvé ça dans un white paper, un rapport de Cannaverse :

Construit sur la blockchain, Cannaland immerge les consommateurs dans une expérience numérique axée sur le commerce électronique, le divertissement et les jeux, la personnalisation, l’éducation, les dernières recherches et connaissances médicales, les politiques publiques.

Ça va être drôle.

Ah oui, j’ai aussi vu une machine pour les séchages du cannabis pour les petits cultivateurs maison. C’est une machine qui était présentée par Ed rosenthal. Et là je vous présente texto la traduction :

Pour les cannabiculteurs maison, le système Cannatrol Cool Cure ne ressemble à aucune autre solution postrécolte. Grâce à la technologie de pointe exclusive Vaportrol, ce processus unique utilise la puissance de la pression de vapeur pour obtenir des conditions précises et uniformes, quelle que soit la durée de stockage des bourgeons.

Cette machine élégante et stylée élimine le besoin du «burping» et permet de sécher, de traiter et de stocker les bourgeons en une seule opération. Les unités scellées Cool Cure donnent aux cultivateurs la possibilité de surveiller et d’ajuster avec précision la température et le point de rosée de l’environnement autour des bourgeons pour créer des conditions optimales de séchage.

Ces avancées proviennent de l’industrie du fromage et de la viande qui utilisent ce type d’équipements pour faire vieillir plus efficacement les produits. Certains producteurs en Amérique et en Europe utilisent ce genre de procédés pour faire vieillir le hash.

Tout passe par le contrôle de la perte d’eau en n’oubliant jamais que le cannabis, comme la viande et le fromage, est vendu au poids. Un mauvais séchage résulte en un produit de qualité inférieure et irrégulière ou par une perte de revenu. Le Cannatrol Cool Cure se vend 1 600,00 $ US

  • Le système entièrement programmable 
  • 1 kilo de fleurs humides par cycle 
  • L’unité peut aussi stocker 2 k de fleurs finies dans des conditions idéales.
  • Le Cannatrol est préprogrammé, mais chaque paramètre est modifiable

On revient au Canada?

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne a annoncé que son gouvernement allouera des sommes qui atteindront 20 M$ en 2024 pour améliorer l’efficacité de la main-d’œuvre et des travaux agricoles dans le secteur végétal.

Des ressources pour le cannabis? Impossible de savoir et personne au Québec ne s’intéresse au sujet.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

Je vous parle souvent des microbrasseries pour trouver des terrains de comparaisons. Dans le contexte du Vendredi 13 de la SQDC, la comparaison est plus pertinente que jamais. Mais cette fois-ci, j’utilise le secteur de microdistilleries comme exemple.

La SAQ est fière de commercialiser près de 650 produits du Québec de façon régulière dont 70 vodkas et 200 gins distillés au Québec. Comme à la SQDC, le consommateur n’a jamais eu autant de choix.

Il y avait combien de microdistilleries au Québec il y a 10 ans?

Deux. Versus 70 en 2022.  

Là, je vais citer plus ou moins texto un reportage de Radio-Canada.

… ce développement extraordinaire a un effet pervers : les microdistilleries doivent se battre pour vendre leurs produits et dénoncent le poids des taxes qu’elles doivent remettre au gouvernement.

La compétition est très féroce, ajoute le responsable de la gestion de l’offre et des produits Origine Québec, Simon Bourbeau, à la SAQ.

La SAQ connait le même problème d’espace que la SQDC. Personne n’a encore inventé de tablettes élastiques. 

La SAQ et le SQDC ont exactement le même discours :

C’est le client qui va donc être au cœur de ces décisions.

Et les microdistilleries se plaignent que l’ensemble des taxes représentent environ la moitié du prix de la bouteille. Les producteurs d’alcool peuvent vendre sur les lieux de fabrication. Et la je reviens texto aux explications de Radio-Canada juste pour marque la similitude entre les deux industries :

Depuis 2018, les distilleries ont le droit de vendre leurs produits sur le lieu de fabrication. Un avantage, mais qui représente des coûts : manutention, main-d’œuvre, entretien de la boutique, etc.

Or, les microdistilleries, même quand elles vendent sur place, doivent remettre à la SAQ un montant évalué à 6,52 $ par bouteille qui correspond aux frais d’exploitation de la société, qui n’a évidemment pas engagé de frais puisque le produit a été vendu sur place.

«Est-ce qu’au Québec un maraîcher qui vend des carottes sur place, IGA ou Metro vient piger dans ses poches parce qu’il vend ses carottes sur place? C’est totalement absurde!»

— Une citation de Joël Pelletier, président, UQMD

La SAQ se dédouane exactement comme la SQDC en affirmant que ces montants sont remis au Gouvernement du Québec.

Trois microdistilleries sur quatre disent être en péril financier.

Une petite vite pour finir?

D’ici 2026, toutes les nouvelles voitures fabriquées aux États-Unis devront être équipées d’une technologie permettant de tester la sobriété des conducteurs. Est-ce que le Canada devrait imiter les États-Unis? Je suis curieux de connaitre votre opinion. lucprevost@hotmail.com

Et voilà, c’était le 135e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

131 Pot flânage (2022.12.14)

131 Pot flânage (2022.12.14)

Nous sommes toujours en mode «Pot flânage!». On passe du sérieux à l’insignifiant en quelques secondes… Comme d’habitude, c’est une nouvelle habitude d’ailleurs, je commence l’épisode en vous parlant des licences obtenues par le Québec la semaine passée. En tout...

130 Pot flânage (2022.12.07)

130 Pot flânage (2022.12.07)

Cette semaine, les flâneurs, on va se promener dans une foule… de nouvelles.  Bonne écoute! Pourquoi on vend juste de l’alcool dans le plus grand show de cannabis au Monde? La grande dame de l’investissement aux États-Unis Les jeunes consommateurs de pot boivent moins...

#129 Pot flânage (2022.11.30)

#129 Pot flânage (2022.11.30)

Toujours en mode flânage sur toPot. Et on se promène un peu partout: Cara Delevingne La victoire du BC Budtenders Union  Deux arnaques planétaires Les terpènes du gui La joke de Karl von Linné Se faire bannir à vie des États-Unis pour du CBD?  La révision de la Loi...

128 Pot flânage (2022.11.23)

128 Pot flânage (2022.11.23)

Cette semaine, on flâne encore une fois dans l’actualité du cannabis et on s’amuse! Les nouvelles licences de cannabis au Québec Réduction des effets du THC par le CBD… La science parle Bonsaïs de cannabis Le cannabis au Vietnam, une découverte La pyrogazéification du...

#127 Pot flânage (2022.11.16)

#127 Pot flânage (2022.11.16)

Pot flânage! On fait le tour de l’actualité en prenant notre temps… L’influence de la musique sur la germination des graines L’effet du cannabis sur les cerveaux vieillissants Le cannabis pour faire du bois aggloméré Les effets du marché noir en Californie et à New...

126 Pot flânage (2022.11.09)

126 Pot flânage (2022.11.09)

Pot flânage! On fait le tour de l'actualité en prenant notre temps. Extraction à partir de la fumée de cannabis Culture verticale et désillusion technologique Diminution de l'intérêt du chanvre chez les agriculteurs américains Technologie brésilienne dans le cannabis...

134 Pot flânage (2023.01.11)

134 Pot flânage (2023.01.11)

Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec. 

Oui, la compagnie québécoise 9403-2968 Québec Inc. a obtenu le 6 janvier 2023 une licence de microcultivation.  😉

Aucune licence standard dans tout le Canada.

Que des micros. La tendance se poursuit donc.

Cela veut dire quoi ? 

Qu’il y a un ajustement de la vision des entrepreneurs ! Le cout d’acquisition d’une licence standard coute plus cher, c’est vrai. Et les opérations quotidiennes aussi. Mais l’attrait des micros n’est pas qu’une histoire de sous. Les micros qui apparaissent semblent être poussés par le même vent local qui pousse fièrement les microbrasseries. C’est intéressant d’ailleurs de voir que même si les alcools « faibles » comme le vin et la bière perdent des parts de marché, ce sont les microbrasseries qui progressent dans un segment de marché de la drogue qui recule. Ça fait drôle hein quand quand on dit vin, bière et drogue dans la même phrase. 

Voici la fleur de Julien avec sa perle, telle que promise.

Une guttation de Runtz bio.

Study Summary: Chemical Composition of Cannabis Roots

Wikipédia Ulmus davidiana

https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/Friedelin#section=3D-Conformer

Google opens door, just barely, for advertising of CBD products

Cannabis au Maroc : plus de 100 licences d’exploitation octroyées

T-4-130 – Exigences en matière d’étiquetage des engrais et des suppléments

Analyse obligatoire du cannabis pour les résidus de principes actifs de pesticides

Massachusetts becomes first state to incorporate marijuana education in driver’s ed

Make Way For the Next Cannabis King

For young people, emotions are highly contagious social viruses

Bon flânage!

luc

PS: l’image de l’épisode a été créée par ChatSonic avec la demande suivante:
«Young adults loitering in urban landscape». L’Intelligence artificielle peut tout faire, sauf comprendre le français.

Transcription Intégrale de l'épisode #134

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

J’espère que l’épisode #133 vous a plu. 2023 va être une année importante pour l’industrie canadienne et québécoise du cannabis et je suis heureux d’être ici avec vous. 

Avant de continuer notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine.

Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec. 

Oui, la compagnie québécoise 9403-2968 Québec Inc. a obtenu le 6 janvier 2023 une licence de microcultivation. Aucune licence standard dans tout le Canada. Que des micros. La tendance se poursuit donc. Cela veut dire quoi? Qu’il y a un ajustement de la vision des entrepreneurs! Le cout d’acquisition d’une licence standard coute plus cher, c’est vrai. Et les opérations quotidiennes aussi. Mais l’attrait des micros n’est pas qu’une histoire de sous. Les micros qui apparaissent semblent être poussés par le même vent local qui pousse fièrement les microbrasseries. C’est intéressant d’ailleurs de voir que même si les alcools «faibles» comme le vin et la bière perdent des parts de marché, ce sont les microbrasseries qui progressent dans un segment de marché de la drogue qui recule. 

Ça fait drôle hein quand quand on dit vin, bière et drogue dans la même phrase.

On peut même penser que des microproducteurs autorisés pourraient s’inspirer, voir s’allier avec l’industrie des microbrasseries. Leur mission est similaire et on peut penser que le profil sociodémographique des propriétaires est semblable. En tout cas, il y en a beaucoup qui portent des casquettes. 

Sinon, c’était tranquille au Québec. Je n’ai pas vu de transaction ou de grosse déclaration. 

Faut pas oublier que tout change cette semaine à la SQDC pour les PA québécois. Oui, cette semaine, un vendredi 13 en plus, la SQDC va communiquer ses décisions de commercialisation. Cela devait avoir lieu le 9 décembre 2022, mais la SQDC a unilatéralement décidé de repousser d’un mois son processus. Pas facile quand ton métier consiste à faire pousser des fleurs de voir ton calendrier chamboulé à la dernière minute. Mais c’est le privilège des monopoles d’avoir toujours raison. Je vais sans doute écrire un article sur Bon Stock vendredi avant de pouvoir vous en reparler la semaine prochaine. En tout cas, ce vendredi 13 sera une date historique pour l’industrie. Il y aura forcément plus de malheureux que d’heureux.

Mais on flâne aujourd’hui. Alors je vais m’amuser, puisqu’on flâne, je vais m’amuser donc à faire comme si j’étais au pouvoir. Oui comme dans Si j’étais au pouvoir…, je ferais telle ou telle chose pour développer l’industrie du cannabis. OK. Ça va? Le président français François Hollande a donné une entrevue où il répétait : Moi, président de la République. C’est une anaphore. C’est la répétition d’un mot, d’un groupe de mots au début de phrases successives pour produire un effet de symétrie ou de renforcement. 

Moi, Président du Québec… genre.

 Vous connaissez l’épifriedélanol ou epifriedelanol en anglais. C’est un triterpène. Oui, encore une substance organique présente dans la résine de certains arbres. Comme l’orme de David par exemple.

Wikipédia dit ceci :

Ulmus davidiana, également connu sous le nom d’orme de David, ou orme du Père David, est un petit arbre à feuilles caduques largement répandu en Chine, en Mongolie, en Corée, en Sibérie et au Japon, où on le trouve dans les zones humides le long des cours d’eau à des altitudes de 2000-2300 m (6 500–7 500 ft). L’arbre a été décrit pour la première fois en 1873 dans les collines au nord de Pékin, en Chine.

Depuis une grosse recherche qui date de 2010, on sait que l’épifriedelanol est des inhibiteurs les plus efficaces contre la sénescence cellulaire ou le vieillissement des cellules. Entre autres… Ça vaut 86 $ le gramme pour un acheteur commercial.

Il n’y a pas d’épifriedélanol dans la partie visible d’un plant de cannabis. Mais, mais, mais, il y en a plein de l’épifriedélanol dans ce que jette les producteurs autorisés. Oui, l’épifriedélanol se trouve dans les racines du plant de cannabis. 

Moi, président du Québec… 

Alors si j’étais au pouvoir, je lancerais une recherche scientifique sur la mise en valeur des racines de cannabis. Les Chinois utilisent les racines de cannabis depuis toujours. Je ne vais pas me lancer dans la liste moderne ou ancienne des vertus de l’épifriedélanol. Les deux sont très longues. Mais si j’étais au pouvoir et que je tenais un discours cohérent sur l’économie circulaire, je ferais tout pour valoriser ce que les producteurs jettent et qui vaut plus cher que la plus chère des fleurs disponibles à la SQDC.

Si j’étais au pouvoir, je pourrais aussi aider à la création d’une coopérative qui ramasserait les racines pour faire des études sur l’extraction de toutes les molécules présentes dans les racines de cannabis.

Il s’agit peut-être de très très bonnes mauvaises idées. J’en suis conscient. Mais si j’étais au pouvoir, je rassemblerais 3-4 sachantEs et après une heure, on aurait un projet. Ou pas, si c’est une mauvaise idée. Mais j’ai trouvé une étude qui date de 2021 qui démontre la quantité massive de triterpénoïdes dans les racines des plants de cannabis. Les chercheurs ont réussi à quantifie l’épifriedelinol en fonction du chémovar, de la période de récolte, des conditions de séchage et de l’efficacité de l’extraction à l’éthanol et au CO2 supercritique. Ce n’est pas merveilleux! On transformerait des déchets en or…

C’est quoi la différence entre des terpènes et des triterpènes? J’ai posé la question à un système de recherche doté d’intelligence artificielle. Voici sa réponse texto!

Les terpènes sont des composés volatils responsables de l’arôme et de la saveur de nombreuses plantes et fruits, tandis que les triterpènes sont des composés non volatils qui se trouvent dans les parois cellulaires des plantes et ont diverses activités biologiques.

Une très bonne pour l’industrie du CBD en Amérique du Nord

Google va permettre la publicité pour les produits à base de CBD en Californie, au Colorado et à Porto Rico. C’est tout ce que je sais pour l’instant, mais c’est l’équivalent d’un mouvement de plaques tectoniques.

Vous avez vu la nouvelle, je suis sur… Canopy Growth se retire du marché canadien de la vente au détail de cannabis. On ne va pas faire un chapitre sur ce sujet. C’était écrit dans les astres comme dans désastres… M. David Klein, le PDG, affirme que ce geste permettra à Canopy de se concentrer sur l’atteinte de la rentabilité grâce à des opérations rationalisées au Canada.

Qu’est-ce qu’on dit? 

Merdoum pour la suite.

Ça ne va pas mieux pour Tilray. On parle d’une perte de 61,6 millions US pour le dernier trimestre alors que l’an passé, pour la même période, la société dégageait un profit net de 5,8 millions US.

Dans un registre complètement différent, je voudrais vous parler rapidement d’une photo que j’ai reçue cette semaine de Julien Raymond. Julien est le proprio et le maitre cultivateur de Juste Feu, un microproducteur établi dans la région de Lachute. Cela m’a pris une seconde pour comprendre ce que je voyais. Et soudainement, je me suis rappelé d’un mot que j’avais oublié. Guttation. Oui, la guttation, c’est un phénomène d’excrétion d’eau par les plantes. La photo d’une fleur de son cultivar à succès Runtz parle d’elle-même. Il y a littéralement une grosse goutte foncée sur une de ses fleurs en période de séchage. Les curieuses vont trouver une photo dans les notes de l’épisode. Je vais aussi la mettre sur le groupe Facebook de Bon Stock. 

La sève contient des aliments et des déchets. Ce que je ne savais jusqu’à ce matin, c’est qu’il y a deux types de sève. La sève du xylème s’occupe de tout ce qui transite du sol vers les feuilles. L’autre sève, dite du phloème, transporte les nutriments des feuilles vers les autres parties de la plante. Le sirop d’érable est une sève xylème. La définition de xylème est tissu végétal constituant le bois qui conduit la sève brute.

Et si on faisait un détour par le Maroc! Ça bouge très très vite là-bas. Le Roi s’arrange pour prendre de vitesse tout le continent africain et une partie de l’Europe. Le royaume aurait déjà accordé une petite centaine de licences de production. Selon le journal ObservAlgérie et là je cite texto :

 Ces licences ont été octroyées au bénéfice des agriculteurs exerçant dans des régions spécifiques. En effet, ces agriculteurs sont issus de l’une des trois régions codifiées à savoir Chefchaouen, Taounate et Al Hoceima. Il faut aussi souligner que la deuxième activité concerne la production et l’exploitation de plants, l’importation de semences et plants, ou l’exportation de ces derniers, et il s’agit d’activités menées par des personnes et non par des entreprises. Le reste des activités est réalisé par des entreprises, soit celles liées à la transformation, au transport, à la commercialisation et à l’exportation de cannabis et à l’importation de produits à base de cannabis.

On est très très loin de la bulle financière créée au Canada. Et c’est tant mieux pour les Marocains.

Le radar des consommateurs se rafine depuis les débuts de la légalisation… Certains d’entre eux commencent à se plaindre de l’utilisation des PGR ou régulateurs de croissance des plantes, les plant growth regulators en anglais. Pour augmenter leur production, les PA se servent de ces produits qui sont en fait des hormones synthétiques. Certains de ces produits sont permis par Santé Canada. Le consommateur à deux choix en l’absence de mentions de ces produits sur les étiquettes des produits légaux qu’il achète. Soit tu achètes du bio, soit tu apprends à reconnaitre les fleurs qui ont été traitées avec ce genre de produits. Pour les curieuses, il y a un lien pour 2 articles sur le sujet. Perso, je n’ai pas été convaincu par la description de ces signaux… Le plus fou, c’est que les régulateurs de croissances sont efficaces pour obtenir des cocottes qui sont jolies, mais ils réduisent aussi généralement le % de THC. Et ils donneraient aussi une saveur artificielle aux fleurs… D’un côté, un bag appeal à la hausse et de l’autre un cultivar qui n’a pas accompli tout son destin…

Vous avez fait ce genre de constat avec des produits légaux que vous avez achetés à la SQDC? Vous travaillez dans l’industrie et votre entreprise utilise des régulateurs de croissance permis par Santé Canada? Je suis curieux d’en savoir plus. lucprevost@hotmail.com

Le lien pour tous les produits permis par Santé Canada est dans les notes de l’épisode. Il y en a 96 en tout.

Il est important, par contre, de comprendre que leur utilisation n’est pas forcément illégale. Voici ce que dit le site de Santé Canada :

Les régulateurs de croissance des plantes constituent un sous-ensemble des suppléments qui déclenchent des réactions de croissance spécifiques chez les végétaux (par exemple, une augmentation de la croissance des racines, le développement des pousses, le déclenchement de la floraison, etc.). Les régulateurs de croissance des plantes sont réglementés soit par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), soit par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, selon le mode d’action, le profil d’utilisation et les allégations de rendement.

Fin de la citation.

Le sujet des régulateurs de croissance est captivant. On va y revenir quand j’aurai trouvé un spécialiste pour en discuter avec moi. Vous connaissez un spécialiste… Vous savez où me rejoindre… lucprevost@hotmail.com

Y a pas que des mauvaises nouvelles dans le cannabis. J’en ai vu une bonne nouvelle cette semaine qui provenait du Massachusetts. Il est fort probable que le SEC n’est pas encore enseigné dans les facultés de médecine là-bas, mais si tu suis un cours de conduite dans cet état américain, tu vas devoir étudier un module sur les déficiences cognitives et physiques causées par la consommation du cannabis.

Le nouveau module, intitulé «Shifting Gears: the Blunt Truth about Marijuana and Driving» est une réalisation de l’American Automobile Association. Le programme devrait commencer ce mois-ci, en janvier donc et serait le premier du genre aux États-Unis.

Cela veut dire que 50 000 conducteurs débutants recevraient la formation par an…

La fondation de l’AAA croit que les États américains, à cause de la légalisation du cannabis, seront confrontés à des problèmes provenant de la conduite sous influence du cannabis. 

On va bientôt en reparler, ici ou sur Bon Stock, car j’ai trouvé un document incroyable que je suis en train d’étudier avant de le partager avec vous.

J’ai beaucoup parlé récemment des tonnes de cannabis qui ont été détruits. On vient d’avoir les chiffres pour 2021 et ceux de 2022 et 2023 ne seront pas meilleurs. Si tu produis plus que tu peux vendre, tu fais quoi avec ton surplus?

L’extraction semble être la réponse habituelle et naturellement, il y a de plus en plus d’offres sur le marché, ce qui devrait faire baisser le cout de l’extraction… Oui, c’est un sujet en soi l’extraction au Québec et au Canada. Mais c’est une saga pour une autre fois. On peut par contre dire sans se tromper qu’il y a beaucoup d’avancées technologiques dans ce secteur, des avancées qui seront des facteurs de différenciation dans un marché qui est peut-être déjà surdimensionné par rapport aux besoins réels de l’industrie du cannabis. La Rosin fait à partir de fleurs congelées qui semble être un produit qui va éclater en 2023. Le produit final est génial et peut être consommer de multiples manières dont le vapotage qui plait tant aux consommateurs légaux les plus jeunes. Sa conservation est aussi beaucoup plus simple et sa durée de vie plus longue et plus simple à gérer.

Est-ce que l’on va voir une nouvelle génération de créateurs de produits qui vont simplement agencer les ingrédients actifs pour générer des produits inédits et faciles à consommer? 

La production à façon devrait aussi décoller. Je vous donne un exemple. J’achète depuis quelques années un produit fait à base de margousier. Je mets ça sur le chamois de mes cuissards de vélo. Cela permet de ne pas s’user certaines bouts de peau qui sont assez tendres. La compagnie qui fabrique ça s’appelle Ferlow Botanical. Et bien, je pourrais demain matin demander à Ferlow de me créer un produit de cannabis fait avec des fleurs de mon choix. La compagnie me soumettrait 4 -5 versions initiales et après quelques tests, elle pourrait me fournir des produits que je pourrais vendre partout au Canada. Ce genre de service existe peut-être également au Québec, mais je n’ai pas encore fait la recherche. Vous connaissez une boite québécoise qui offre ce service de fabrication à façon? Faites-moi signe… 

Le premier produit qui me vient à l’esprit serait la création d’un baume cannabis pour aider la cicatrisation des tatouages… Cela pourrait être même une sorte de cheval de Troie pour lancer toute une gamme de produits «styles de vie»! Comment me demandez-vous?

Par contagion qui n’est pas unique à la propagation des maladies…

Nos émotions, la science le prouve régulièrement, nos émotions sont socialement transmissibles. La contagion émotionnelle va être la bonne façon de faire du marketing pour le cannabis. Bienvenue en 2023!

Parlant de contagion et par extension d’absence au travail, la recherche de personnel qualifié s’avère un gros défi pour l’industrie canadienne du cannabis. La grande majorité des salaires ne rendra personne riche et on peut même penser que beaucoup de petites mains de l’industrie vivent sous le seuil de la pauvreté et donc dans la misère. Cela n’est pas propre à l’industrie du cannabis évidemment. Je lisais cette que l’industrie française du luxe fait également face à un problème similaire. 

Le joailler Van Cleef & Arpels, par exemple, fabrique tout en France. Et le grand patron de cette entreprise est très focalisé sur la transmission des savoir-faire essentiels pour la pérennité de l’entreprise. L’industrie du luxe en France a perdu de son lustre, car les petites mains se détournent de ce secteur d’activité très exigeant, mais connu pour être peu payant. Historiquement, l’appel du prestige suffisait. Plus maintenant. Exactement comme dans l’industrie du cannabis où le facteur de nouveauté a dépassé sa date de péremption. Et oui, le cannabis légal ne fait plus rêver. Plus de la même façon en tout cas. Heureusement, l’industrie peut recruter à l’étranger et là, ce qui fait rêver, c’est le salaire qui parait dérisoire aux Québécois… C’est comme pour les racines… Ici on les jette. Ailleurs, on les transforme en profit. En France, les marques de luxes se livrent à des efforts non concertés. À vue de nez, c’est dû chacun pour soi. Au Canada, les principaux acteurs de l’industrie du cannabis n’ont pas cette marge de manœuvre. Verrons-nous un effort commun pour nous assurer d’une relève compétente? Peut-être. Ce que l’on sait pour sûr, c’est que ceux qui savent, les ex du marché noir, eux ne sont pas bienvenus dans l’industrie canadienne. Tant pis pour l’industrie… 

Et si on flânait un peu côté chirurgie? Une grosse recherche est sortie il y a quelques semaines. Je vous lis les prémisses de cette recherche en commençant par le contexte.

Les deux dernières décennies ont vu une augmentation de la consommation de cannabis en raison à la fois de changements réglementaires et d’un intérêt pour les effets thérapeutiques potentiels de la substance, mais de nombreux aspects de la substance et de leurs implications pour la santé restent controversés ou peu clairs. 

Alors en novembre 2020, l’American Society of Regional Anesthesia and Pain Medicine a élaboré des directives pour l’utilisation périopératoire du cannabis. 

La définition de périopératoire?

Qui a trait à toute la période qui entoure une intervention chirurgicale. Par exemple, l’expression soins périopératoires désigne les soins à donner à un patient avant, pendant et après une intervention chirurgicale.  

Alors pour les besoins de l’étude, on a conçu neuf questions. Comme :

Tous les patients qui subissent une intervention chirurgicale ou une procédure nécessitant une anesthésie devraient-ils subir un dépistage des cannabinoïdes avant l’intervention et, dans l’affirmative, quelles informations devraient être obtenues?

Les sujets abordés comprenaient le dépistage périopératoire, le report d’une chirurgie élective, l’utilisation concomitante d’opioïdes et de cannabis en périopératoire…

Les premiers résultats de la recherche?

Les patients chirurgicaux qui utilisent des cannabinoïdes présentent un risque potentiellement accru de résultats périopératoires négatifs. 

Conclusions?

Les médecins doivent-ils dépister le cannabis chez les patients qui subissent une anesthésie? Selon l’Americans Society of Regional Anesthesia (ASRA), les patients qui subissent une anesthésie devraient faire l’objet d’un dépistage pour le cannabis. Pourquoi? Entre autres, parce que selon une recherche produite par le Cleveland Clinic, les non-consommateurs de cannabis souffrent moins que les consommateurs de cannabis le lendemain d’une opération.

Évidemment, les militants procannabis se demande comment on peut réduire les libertés civiles des patients et troubler leur vie privée sur la foi d’une seule étude. C’est le même type de raisonnement auquel se livre le législateur québécois en rendant le cannabis légal pour les plus de 21 ans.

Je ne dis pas que le raisonnement de l’ASRA est faux.

Je dis qu’il y a plus de 42 000 études sur le cannabis, mais le gouvernement français dit qu’il manque encore de recherche. OK.

Dans le cas dont je vous parle, il y a une seule recherche. Et cela est suffisant, semble-t-il, pour tirer des conclusions qui vont impacter des milliers de gens en attente de chirurgie… On dirait que les exigences de la science se modulent en fonction de critères corporatifs ou financiers. Est-ce vraiment raisonnable?

Je disais dans la revue de l’année 2022 la semaine passée que de bas prix, voilà ce que désirent les consommateurs. Cela nous emmène en Colombie où les choses bougent aussi vite qu’au Maroc on dirait.

Prenons l’entreprise Flora (NASDAQ : FLGC). Il s’agirait du plus grand cultivateur commercial de cannabis en Colombie.

On parle de cannabis extérieur qui pousse dans des conditions idéales. Il s’agit donc de culture économique et potentiellement naturelle, c’est-à-dire sans intrant agrotoxique ou même des produits qui pourraient être qualifiés de biologiques. Flora a commencé en septembre 2022 à livrer des isolats de CBD aux États-Unis et des fleurs en Suisse et en République tchèque. Donc l’Amérique du Sud sait aussi naviguer dans les labyrinthes de la réglementation internationale. Flora a depuis vendu et livré des fleurs de cannabis aux États-Unis et en Europe. Juste pour se donner une idée des volumes produits, Flora avait initialement plafonné ses exportations à 43 000 k, mais la forte demande l’a forcé à relever ses objectifs initiaux. L’entreprise a même finalisé l’achat la semaine passée de Franchise Global Health pour ouvrir les vannes en Europe. Franchise Global Health est une société de cannabis médical entièrement intégrée et axée sur l’Europe, avec des expertises en génétique et en culture. Cet achat lui permet aussi d’attendre activement la légalisation du cannabis nonmédical en Europe.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

J’ai une dernière nouvelle à partager. Je suis attentivement toutes les publications d’un média qui s’appelle The Cannigma. Je vous ai souvent parlé d’eux et du fait que chaque article publié est vérifié par un scientifique. Il y a pharmacien dans l’équipe qui s’appelle Cody Peterson. Et bien ce matin, il a lancé un appel à l’aide, car l’argent provenant de la première levée de fond pour lancer le projet est épuisé. Malgré plus de 5 millions de visites sur son site, The Cannigma va devoir cesser ses activités si de l’argent frais ne rentre pas rapidement. Le cannabis n’est pas facile pour les producteurs autorisés, c’est un fait. Mais toutes les industries en périphérie n’ont pas la vie plus facile. Ce projet était remarquable, mais cela ne semble pas suffire…

Bon j’ai le temps d’encore vous faire rire ou pleurer… 

VOus savez c’est qui du snus? C’est de la Poudre de tabac mélangée avec de l’eau et des arômes, qui se consomme en la plaçant entre la gencive et la lèvre supérieure selon mon dictionnaire. Et bien il semblerait que beaucoup d’enfants en Islande se retrouvent aux urgences parce qu’ils ont piqué le snus de leurs parents. Presque un tiers des 18 – 34 ans consomment ce type de produits. Les intoxications à la nicotine ne sont pas un phénomène nouveau, mais le format des snus rend la consommation plus intéressante, car on parle d’aromes choisis avec soin. Ça ne sent pas le fond de cendrier ces machins-là.

Alors si vous avez des enfants en bas âge, vous pouvez laisser vos cigarettes sur la table de cuisine, mais pas vous snus. Votre enfant ou votre chat vous remerciera un jour!

Et voilà, c’était le 134e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

131 Pot flânage (2022.12.14)

131 Pot flânage (2022.12.14)

Nous sommes toujours en mode «Pot flânage!». On passe du sérieux à l’insignifiant en quelques secondes… Comme d’habitude, c’est une nouvelle habitude d’ailleurs, je commence l’épisode en vous parlant des licences obtenues par le Québec la semaine passée. En tout...

130 Pot flânage (2022.12.07)

130 Pot flânage (2022.12.07)

Cette semaine, les flâneurs, on va se promener dans une foule… de nouvelles.  Bonne écoute! Pourquoi on vend juste de l’alcool dans le plus grand show de cannabis au Monde? La grande dame de l’investissement aux États-Unis Les jeunes consommateurs de pot boivent moins...

#129 Pot flânage (2022.11.30)

#129 Pot flânage (2022.11.30)

Toujours en mode flânage sur toPot. Et on se promène un peu partout: Cara Delevingne La victoire du BC Budtenders Union  Deux arnaques planétaires Les terpènes du gui La joke de Karl von Linné Se faire bannir à vie des États-Unis pour du CBD?  La révision de la Loi...

128 Pot flânage (2022.11.23)

128 Pot flânage (2022.11.23)

Cette semaine, on flâne encore une fois dans l’actualité du cannabis et on s’amuse! Les nouvelles licences de cannabis au Québec Réduction des effets du THC par le CBD… La science parle Bonsaïs de cannabis Le cannabis au Vietnam, une découverte La pyrogazéification du...

#127 Pot flânage (2022.11.16)

#127 Pot flânage (2022.11.16)

Pot flânage! On fait le tour de l’actualité en prenant notre temps… L’influence de la musique sur la germination des graines L’effet du cannabis sur les cerveaux vieillissants Le cannabis pour faire du bois aggloméré Les effets du marché noir en Californie et à New...

126 Pot flânage (2022.11.09)

126 Pot flânage (2022.11.09)

Pot flânage! On fait le tour de l'actualité en prenant notre temps. Extraction à partir de la fumée de cannabis Culture verticale et désillusion technologique Diminution de l'intérêt du chanvre chez les agriculteurs américains Technologie brésilienne dans le cannabis...

133 Pot flânage (2023.01.04)

133 Pot flânage (2023.01.04)

L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans l’année nouvelle qui s’offre à nous. On va donc flâner dans le passé et le futur. C’est légal. 😉

1435cm

1435cm

    How Much Does an Ounce of Weed Cost in America? (2023 Update)

    Canadians want lower prices, higher THC limits: survey

    Can lower prices and higher THC limits persuade illegal cannabis buyers to go legal?

    Canada Destroys a Record Amount of Cannabis

    La Cour suprême de Californie estime que les bongs n’ont pas besoin d’être accompagnés d’avertissements concernant les substances chimiques cancérigènes.

    Le marché noir pourrait bénéficier des règles strictes sur le «cannabis comestible»

    Canada must help legal cannabis sector compete with the illicit market, experts say

    Access to Cannabis for Medical Purposes in Canada: Gathering information on views and practices of patients and health care practitioners

    The 5 Most Intriguing Cannabis Research Studies Of 2022

    Cannabis Researchers Published 4,300 Scientific Papers in 2022

    Christmastime hospital-room raid busts dying man for using marijuana extract | Opinion

    THC-O

    OCal

    Why Cannabis Is Your Best Friend for a Dry January

    2023 Cannabis Industry Predictions: Data, Operations, Technology, Employment, and Events

    Données sur les demandes de licence et les licences commerciales liées au cannabis

    Micro licences continue to grow in popularity

    Photo de Mojor Zhu sur Unsplash

    Transcription Intégrale de l'épisode #133

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

    Je suis passé tout droit la semaine passée. Est-ce par le biais d’une vraie déconnexion ou grâce aux extraits très puissants que j’ai consommé? Je ne le saurai jamais j’ai tout fait pour déconnecter et j’ai consommé des hash inédits pour moi. Boum Shakala! La vie est belle.

    Alors pour le premier épisode de 2023, on va revenir sur les 12 derniers mois pour mieux se projeter ensuite dans l’année nouvelle qui s’offre à nous. On va donc flâner dans le passé et le futur. C’est légal.

    OK. Je commence maintenant les épisodes en vous présentant les entreprises québécoises qui ont obtenu une licence de Santé Canada. Et bien cette semaine, aucune nouvelle licence octroyée par Santé Canada, bien qu’il soit possible et humain que les fonctionnaires n’aient simplement pas eu le temps de faire la mise en ligne. 

    Il ne faut jamais sous-estimer l’importance de leur travail. 

    Vous ne me croyez pas? 

    J’ai une belle histoire pour illustrer ce fait.

    Vous avez déjà pris le train? Vous aimez prendre le train? 

    J’ai rencontrer plusieurs femmes importantes dans ma vie sur des trains. Mais jamais au Canada. Je ne prends pas le train en Amérique… Pas encore en tout cas.

    L’écartement standard des rails américains (distance entre les rails) est de 4 pieds et 8,5 pouces. Pourquoi? Parce que les ingénieurs anglais ont conçu les premiers chemins de fer américains.

    Pourquoi les Anglais construisent des rails qui ont 4 pieds et 8,5 pouces d’écart?

    Parce que c’est l’écart des rails de tramways construit par les mêmes spécialistes.

    Pourquoi avoir construit des rails de tramway avec un écart de 4 pieds et 8,5 pouces?

    Parce que les véhicules qui utilisaient les routes anglaises avaient des roues avec un écart de 4 pieds et 8,5 pouces pour se conformer aux ornières causées par des siècles d’usages.

    Les routes anglaises à ornières ont été construites par la grande Rome Impériale.

    Et les ornières ont été formées par le passage des chars de guerre romains qui avaient tous le même écart…

     

    Par extension, on peut donc affirmer que c’est un fonctionnaire de la Rome antique qui a déterminé l’écart entre les roues des trains aux États-Unis. En 2023, 60 % des rails de train dans le monde ont un écart, et oui, de 4 pieds et 8,5 pouces ou 1 435 mm. Pour bien faire, je suis allé mesuré l’écart des rails de la voie ferré qui passe à Boucherville. 1435mm également. Il y a deux trois photos dans les notes de l’épisode pour les curieuses

    Donc, on peut penser que les fonctionnaires canadiens, comme les fonctionnaires romains il y a quelques siècles, sont en train de créer des normes qui pourraient avoir une longue vie. J’en entends dans le fond du café qui disent qu’ils veulent un exemple…

    On va prendre le format de 28 grammes. Pourquoi 28 grammes. Parce que les pushers nord-américains vendaient en format impérial… Et oui, notre fameuse once… 

    2022

    Alors on va commencer notre bilan de 2022 en constatant que le prix de l’once est a chuté en 2022. Tout le monde parle de gramme, mais la mesure, c’est l’once ou la livre. Même la SQDC a adopté le standard hérité du marché noir en proposant l’once… Elle aurait pu s’affranchir de ce standard et proposer un 30 grammes par exemple. En 2022, le prix moyen de l’once aux États-Unis était de 280 $. Cette semaine, l’once la plus chère à la SQDC est le Kush Mints de Broken Coast pour 245,30 $. La moins chère se vend pour 125,50 $. Évidemment, on est loin de l’once à 20 $ sans taxe dont je vous parlais récemment. Mais de façon générale, on peut penser que l’offre de la SQDC combinée à celle des spécialistes du médical est intéressante quand on compare notre situation avec celles des Américains. Mais, mais, mais… cela ne suffit pas.

    Les Canadiens veulent des prix plus bas et des limites de THC plus élevés… C’est le résultat d’une enquête qui se poursuivra en 2023. La société Pollara est derrière cette étude qui s’appelle Growing Green.

    Dans un autre registre, on sait maintenant et plusieurs recherches le prouvent, on sait qu’une personne qui a consommé du cannabis dans les 12 derniers mois est plus susceptible de croire que les prix illégaux sont plus bas que ceux du marché légal. Mais les gens qui se procurent des produits illégaux affirment aussi qu’ils vont acheter des produits légaux. D’une façon générale, de plus en plus de consommateurs achètent sur le marché légal. Et beaucoup plus le rejoindrait ce marché légal si la limite de THC pour les mangeables passait de 10 à 100 mg.

    Pour les curieuses, il y a un PowerPoint très intéressant qui détaille tout ça. C’est dans les notes de l’épisode où vous trouverez également une transcription de l’épisode.

    • 2022 c’est aussi l’année où on commence à avoir plus de détails sur la destruction de quantités records de cannabis au Canada. 

    C’est le temps d’une devinette… Combien de grammes de pot ont été détruits en 2021?  

    SFX

    • Santé Canada confirme la destruction de 26 % de la récolte de fleurs non emballées, soit 425 millions de grammes. Je viens de consulter le Cannabis Spot Index et la valeur moyenne du gramme au Canada le 30 décembre 2022 est de 5,21 $. Donc, juste pour l’année 2021, l’industrie canadienne du cannabis a détruit pour 2 milliards 214 millions de dollars de fleurs non emballées. Et ça, c’est ce que l’on sait.
    • Mais ce n’est pas tout. Si on reste dans les produits non emballés, 140 millions de grammes d’extraits non emballés (17 %) de mangeables (4 %) et de produits topiques ont été détruits (4 %).
    • Mais, mais, mais, il y a aussi 7 millions de produits emballés qui ont été détruits. J’ai déjà posé la question, mais je cherche toujours la réponse : comment détruit-on 7 millions de produits emballés? On creuse un trou et on enterre du plastique? On met tout ça dans un incinérateur? Je ne sais pas, mais je soupçonne le pire dans une industrie qui lutte pour sa survie…  

    Certains experts avancent que la quantité réelle de produits détruits serait encore plus grande et Santé Canada est toujours incapable de préciser, par exemple, le % des produits détruits à cause d’un rappel. C’est dingue, mais c’est comme ça. 

    Pourquoi une telle surproduction? La spéculation et un groupe d’entrepreneur prêts à tout risquer pour vivre leur rêve dans un contexte légal. 

    L’impact environnemental de cette surproduction est affreux pour ne pas dire hideux. C’est dégueulasse de produire pour ensuite détruire sa production et l’environnement qui n’appartient à personne et à tout le monde en même temps. Combien de tonnes d’engrais et de produits agrotox répandus dans l’environnement sans même enrichir le producteur? Oh, le PIB est heureux, le législateur aussi. La bizness roule. Sauf pour l’industrie. 

    Vous échappez une fleur coupée à terre dans votre salle de culture? Vous devrez signaler le poids de cette fleur avant de la détruire. Mais Santé Canada qui veut savoir combien de fleurs ont été échappées ne peut rien dire sur la quantité de produits agrotox répandus dans la nature… Cela serait tellement utile pour calculer le vrai cout de production d’un gramme de pot… On ne sait même pas combien d’eau utilisent les PA… alors que la planète Terre au complet vit des problèmes de ressources d’eau. Les prévisions pour 2023? Selon Santé Canada, le tiers de la production canadienne sera détruit…

    • On ne peut considérer le marché canadien sans réfléchir à ce qui se passe chez nos voisins américains. Alors que s’est-il passé aux États-Unis en 2022? Alors rapidement, au pas de course!

    • Le président Biden et plusieurs états ont accordé des pardons. A ma connaissance, aucune des 6500 libérations promises par Biden au moment des élections mid term n’a eu lieux. Zéro. AUCUN prisonnier libéré.
    • Le président Biden a aussi été incapable de faire passer une simple loi sur la sécurité bancaire.
    • On protège les droits des travailleurs de consommer dans leur vie privée
    • L’acceptabilité sociale augmente dans tous les états, mais à vitesse variable.
    • Le FBI est toujours incapable de préciser le nombre d’arrestations relié au cannabis sur son territoire.
    • Il est plus facile de faire de la recherche grâce à la loi passée. The Medical Marijuana and Cannabidiol Research Expansion Act est devenu une loi.
    • L’industrie légale emploie près de 430 000 personnes à temps plein.
    • Une immense majorité des patients souffrant de douleurs disent réduire leur consommation d’opioïdes après avoir consommé du cannabis médical.
    • Les autorités américaines ont détruit près de 11 % de leur récolte de chanvre au-dessus de la limite de 0,3 % de THC. 11 %, c’est la moyenne. Au Tennessee c’est 42 % des récoltes qui ont été détruites.
    • Plus finement, du côté commercial, les DDC ou Dormant Commerce Clause ont été mise en cause dans plusieurs États. Les DDC permettent aux producteurs autorisés de recourir à la clause de commerce de la Constitution pour éviter certains types de contraintes en donnant au Congrès américain le pouvoir de règlementer le commerce entre les États.
    • Dans les petits irritants de nature commerciale, la Cour américaine du commerce international vient d’autoriser l’importation des outils de consommations de cannabis.
    • Impossible d’oublier la joueuse de basket Brittany Griner qui est revenu à la maison avec un détour par le goulag.
    • En 2022, la Cour suprême de Californie a aussi été sollicitée et elle a décidé que les bongs n’ont pas besoin d’être accompagnés d’avertissements concernant les substances chimiques cancérigènes. Une drôle d’histoire… Le U.S. Centers for Disease Control and Prevention aurait des preuves que la consommation chronique de cannabis pourrait provoquer un cancer des testicules. De son côté, le National Institute on Drug Abuse, se demande officiellement depuis 2020 si la fumée de cannabis provoquerait un cancer du poumon. Alors le fabricant de bongs Sream a été poursuivi pour ne pas avoir vendu ses bongs avec une étiquette qui devait informer l’acheteur des dangers des substances cancérigènes résultants de la combustion du cannabis…

    La Cour suprême de l’État vient de donner raison au fabricant de bongs qui ne sera donc pas obligé d’alerter ses clients… La loi s’applique uniquement aux fabricants des substances selon la Cour. Les fabricants de briquets l’ont échappé belle!

    OK, on a fini notre détour aux États-Unis. On pourrait aller faire un tour en Europe, mais on serait encore là demain matin. Je vais me contenter de souligner la plus récente avancée en France où le gouvernement Macron va devoir accepter la vente de fleurs de CDB destiné à la combustion.

    2022, c’est l’année où le cannabis subit l’assaut des autres drogues dans le pipeline de la légalisation… Les bureaux-conseils en obtention de licence et permis divers salivent déjà et la plupart affichent en 2022 le volet psychédélique dans leur offre de service.

    Les champignons sont partout et le LSD attend patiemment son tour. Le LSD se produit en laboratoire facilement avec des chimistes de talents. Si le LSD devient légal, sa production sera facile et peu couteuse pour un effet qui variera en fonction de la dose… Les thérapies de ce genre, on en trouve dans des émissions de télé comme The Good Fight. On parle donc déjà d’un niveau d’acceptabilité sociale très élevé. Si l’alcool recule dans les régions où le cannabis apparait, on peut légitimement penser que le marché du cannabis, à son tour, sera érodé par l’apparition des psychédéliques. C’est d’ailleurs le Québec qui est la première province à rembourser les thérapies au champignon psilocybe.

    2022 c’est aussi l’année où la Cour suprême du Canada à accepter de se prononcer sur la légalité des 4 plants maison. Quelle tristesse de voir la plus haute cour canadienne perdre son temps pour amuser le législateur québécois qui semble ignorer qu’un enfant peut aller chez un fleuriste pour acheter des fleurs qui permettent de faire des trips aussi puisssants que le LSD. Par exemple. 

    2022, c’est aussi l’année où l’industrie a vraiment organisé son lobbying. 

    On ne va pas discuter de la qualité de ce lobbying. C’est une saga pour une autre fois.

    Mais juste cette semaine, j’ai vu une série d’articles comme celui-ci dans un journal en ligne qui s’appelle néomédia et que l’on retrouve dans les petits marchés comme la BEAUCE JOLIETTE LAVAL RIMOUSKI RIVE-NORD RIVIÈRE-DU-LOUP — SOREL-TRACY TROIS-RIVIÈRES

    Chou-fleur au pot, betterave au cannabis, champignon reishi à la marijuana : voilà quelques-uns des atours étonnants que prennent des produits comestibles en vente au Québec dans les magasins de cannabis de la société d’État.

    Le gouvernement du Québec ne permet pas que les produits comestibles à base de cannabis vendus dans ses magasins de la Société québécoise du cannabis (SQDC) puissent être un peu attrayants pour les jeunes. Les consommateurs qui ne veulent pas fumer doivent donc choisir parmi une sélection de produits moins «friandises», comme les figues séchées. Mais des acteurs et des observateurs de ce secteur estiment que ces règlementations strictes aident le marché noir à prospérer.

    L’article cite ensuite M. Fabrice Giguère, le porte-parole de la SQDC qui offre l’excuse habituelle : ces produits ne peuvent être commercialisés au Québec.

    Que disait le journal Le Devoir au même moment?

    Des règles strictes sur le «cannabis comestible» à l’avantage du marché noir titre

    Et le Soleil de Québec?

    Le marché noir pourrait bénéficier des règles strictes sur le «cannabis comestible» 

    In English?

    Canada must help legal cannabis sector compete with the illicit market, experts say

    Évidemment, vous savez que le législateur canadien est en train de réviser sa Loi sur le cannabis… C’est le meilleur moment pour faire de la propagande, des relations publiques et du lobbying.

    La conclusion de la révision de la Loi sur le cannabis devrait être remise au gouvernement au printemps 2024… 

    Le 3C ou Cannabis Council of Canada qui représente l’industrie canadienne estime que la règlementation actuelle qui est censée protéger la santé publique nuit à la conquête du marché noir. Tiens tiens, on n’est pas surpris… Le 3C réclame :

    • baisse de la taxe d’accise sur les produits du cannabis
    • réduction du nombre de restrictions sur l’étiquetage et la publicité des emballages
    • la fin de la taxation du cannabis médical

    Pierre Killeen, un ancien cadre d’HEXO si ma mémoire est bonne, et maintenant vice-président des affaires législatives et règlementaires de C3 a récemment dit à CBC News que «Nous avons un système règlementaire qui n’a pas beaucoup de sens, qui interdit franchement la capacité des producteurs de cannabis légal à concurrencer les produits du marché illicite»

    Ça le mérite d’être clair.

    On en a discuté à de multiples reprises sur toPot… La taxe d’accise est punitive également pour l’alcool. Comment soulager l’industrie du cannabis de cette taxe alors qu’on vient de soumettre les producteurs de vin et de cidre à un effort similaire?

     En effet, entre 2006 et 2022, le vin et le cidre de produits fabriqués avec des ingrédients locaux étaient exonérés de droits d’accise au Québec. Ce geste permettait à l’industrie de se développer agressivement. Mais, mais, mais, ce congé de taxe vient de prendre fin il y a quelques mois à cause d’une plainte de l’Australie auprès de l’Organisation mondiale du commerce pour cause de «mesures discriminatoires». 

    Je vois beaucoup de demandes venant de l’industrie à propos de cette fameuse taxe d’accise, mais zéro réflexion sur le fonds. Zéro. 

    Et si on regardait ce qui s’est passé en 2022 du côté du cannabis médical…

    Access to Cannabis for Medical Purposes in Canada: Gathering information on views and practices of patients and health care practitioners

    Le cannabis médical? Ça ne va pas bien… Et Santé Canada a bien documenter tout ça et vient de publier le résultat d’une recherche dont l’objectif principal était de rassembler des données sur l’état de l’accès au cannabis à des fins médicales au Canada. 

    Voici texto un premier extrait qui a retenu mon attention :

    Plus de la moitié des patients interrogés (58 %) qui ont été motivés pour commencer à utiliser du cannabis à des fins médicales à la suite de sa légalisation plus large ont déclaré que c’était parce que le cannabis était devenu plus accessible et plus facile à acheter.

    Une spécialiste de Toronto qui s’appelle Trina Fraser affirme que ces statistiques indiquent que la grande majorité des Canadiens qui utilisent le cannabis à des fins thérapeutiques le font en dehors des garanties du cadre médical parce que c’est «plus facile». On parle réellement d’un tiersmondialisation du Canada. 

    Un deuxième extrait de cette recherche de Santé Canada?

    Un tiers (34 %) des patients n’ont pas discuté de l’utilisation du cannabis à des fins médicales avec un médecin ou une infirmière praticienne.

    Donc le marché du cannabis médical se transforme et les patients souffrent.

    Quelle tristesse. Mais 2022 a aussi été l’occasion de se réjouir des recherches sur le cannabis.

    Je vais commencer par une recherche qui est intéressante pour le soja…

    Il parait que les gens qui consomment du cannabis ont un risque plus élevé d’infarctus du myocarde que le reste de la population. On parle ici d’une étude statistiquement très robuste avec un groupe test d’un demi-million de personnes.

    La consommation du cannabis déclenche une réponse du système immunitaire qui endommagerait les vaisseaux sanguins et qui pourraient entrainer des maladies chroniques du système circulatoire, dont l’infarctus. La découverte est ailleurs. Un composé très abondant dans le soja, la génistéine, pourrait bloquer les effets négatifs du cannabis sur le système de circulation tout en n’affectant pas le buzz du cannabis.

    Alors rapidement voici les recherches qui ont retenu notre attention en 2022.

    • La chercheuse Arianne Wilson-Poe a révélé que les terpènes jouent un rôle essentiel pour déterminer le caractère désirable d’un cultivar. Elle avance que l’odeur d’un produit est un meilleur prédicteur du plaisir que sa teneur en THC. 
    • Le CBD ne permet pas de diminuer le buzz du THC. Non, le CBD n’agit pas comme tampon.
    • Le cannabis aurait des bénéfices pour le cerveau adulte vieillissant
    • La classification THC + CBD ne suffit pas pour prédire l’effet d’une fleur de cannabis.
    • Le cannabis et le sommeil? Tout se confirme. J’ai même vu passer une recherche publiée dans le Journal of Sleep Research qui démontrait qu’après deux semaines de traitements, 60 % des participants n’étaient plus officiellement qualifié d’insomniaques.
    • La bipolarité pourrait aussi être traitée avec des effets bénéfiques uniques propres au cannabis…

    Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous avez reconnu certaines de ces études, car je les ai déjà évoquées.

    Si on prend un peu de recul, on peut tenter d’appréhender l’importance de la recherche sur le cannabis

    Le groupe de pression NORML avance que plus de 4 300 articles de recherche scientifique sur le cannabis ont été publiés en 2022. En 2021, c’est 4200 articles qui ont été publiés. Donc une centaine de plus en 2022. C’est aussi 30 000 recherches publiées dans les 12 dernières années pour un total de 42 500 recherches recensées.

    Le législateur québécois croit qu’il faut encore plus de recherches. On a hâte de voir le résultat des recherches qu’il a commandé à la communauté scientifique du Québec. Il s’agit évidemment de recherche sur la réduction des méfaits causés par le cannabis.  

    Des années 70 au début de 2000, les recherchent tentaient de mesurer le soulagement temporaire de certains symptomes. On peut penser aux nausées causées par la chimiothérapie par exemple. Aujourd’hui, toujours selon NORML, les gens de science s’intéressent à la modulation des maladies et l’interaction avec les cannabinoïdes. 

    Au Québec, on va tenter de prouver que le cannabis fait tousser, mais on laisse la Fonderie Horne empoisonner toute une région. Et c’est aux habitants du coin de décider quoi faire. Le législateur? Il est déjà en train de se laver les mains. 

    • Est-ce que l’on devrait parler d’investissement? 
    • Perso, je n’ai rien à dire. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter au fait qu’il est ridicule d’investir dans une industrie que les banquiers ne respectent pas… Évidemment, je ne suis pas un expert. Et je ne connais personne assez informé pour me dire quoi acheter. Certains journalistes québécois ont eu cette chance, mais pas moi. 

    Alors rapidement en conclusion pour 2022…

    Après le CBD qui est devenu le Watson du THC, c’est le CBN qui a connu une formidable expansion avec beaucoup de nouveaux produits en 2022. C’est toujours intéressant de voir de nouvelles molécules apparaitre aux nouvelles des chaines de télévision généraliste comme Radio-Canada.

    2022, c’est aussi l’année des premiers lavages de linge sale de famille en public. Je pense précisément aux frères Ross and Zach Lipson qui viennent de se faire expulser de la société Dutchie qu’ils ont fondée. Au Canada, on ne sait toujours rien sur le départ de M. St-Louis de chez HEXO, par exemple. C’est typiquement canadien… 

    La nouvelle la plus délirante de l’année? Non, ce n’est pas l’histoire de la basketteuse américaine stoppée en Russie avec des produits illégaux aussi bien en Russie qu’aux États-Unis… 

    On doit se déplacer au Kansas où la police de la ville de Hays a effectué un raid pour saisir le vaporisateur d’un patient en phase terminale. Elle a également saisi un extrait de cannabis que le patient utilisait pour mieux vivre ses derniers jours…

    Magnanime, la police a décidé d’annuler sa contravention pour possession de drogue.

    OK. Après ce long retour en arrière, on va tenter de flâner un peu en 2023.

    2023

    • Après le THC, les consommateurs ont apprivoisé le CBD. Quelle sera la prochaine molécule à connaitre son heure de gloire? Perso, je crois que le CBN va prendre de plus en plus de place en 2023. Pourquoi? Parce que les problèmes de sommeil accablent de plus en plus de gens et que le CBN a fait ses preuves.
      • Accessoirement, une molécule comme le THC-O pourrait connaitre son heure de gloire. Le THC-O comme le HHC est créé à partir de plants de CBD qui échappent aux règlementations habituelles.
      • Il ne faut pas oublier le Delta-8 évidemment.
    • Les terpènes vont continuer de nous révéler leurs secrets. Leur importance dans le buzz du cannabis est à peine comprise. Et c’est pareil pour leurs propriétés médicinales dont on sait encore peu de choses.
    • Comment on dit Live Rosin en français? Je pense que ce produit va connaitre une expansion en 2023 et particulièrement au Québec. Pourquoi? On va y revenir en conclusion.
    • Va-t-on avoir un salon sur le cannabis au Québec en 2023? Peut-être. S’il a lieu, pourra-t-on y voir des fleurs? Non, on ne verra pas de fleurs dans un salon sur le cannabis au Canada. Si l’industrie américaine n’arrive pas à le faire à Las Vegas… ça regarde mal pour les petits Canadiens…
    • La superficie de culture de chanvre pour le textile et l’alimentation va diminuer en Amérique et augmenter en Europe. Le chanvre est partout présent et je suis même surpris de n’avoir entendu aucune mention du chanvre dans la série Netflix Emily in Paris qui est un véhicule incroyable pour l’industrie française du luxe.
    • On devrait commencer à voir des producteurs autorisés se regrouper pour développer un programme de certification bio comme le programme OCal en Californie. Voici texto ce que l’on trouve sur le site de l’organisation : OCal est un programme de certification à l’échelle de l’État qui établit et applique des normes comparables à celles du cannabis biologique. Le programme OCal garantira que les produits du cannabis portant le sceau OCal ont été certifiés selon des normes cohérentes et uniformes comparables à celles du National Organic Program.
    • La stratégie du porte-parole vedette va continuer de se développer. Au Québec, la famille Charlebois a réussi son atterrissage dans l’industrie du cannabis. M. Charlebois père est un des plus grands artistes québécois dans la qualité, mais aussi dans la durée. Il est un phénomène. On peut penser que l’entreprise sera prête à envahir le marché français dès que cela sera possible.
    • Les jeunes consommateurs adorent vapoter du cannabis. Malheureusement, des cas d’accidents pulmonaires causés par des métaux lourds et autres saloperies vont hypothéquer cette croissance, le temps que les manufacturiers de cartouches améliorent leur produit et leur service d’assurance qualité.
    • Vous connaissez le Dry January? C’est une sorte de défi ou de promesse de s’abstenir de boire de l’alcool durant le mois janvier. Au Québec, cela se passe en février avec le Défi 28 jours sans alcool. Et bien, en 2023, plus de Québécois vont utiliser le cannabis pour passer à travers leur défi personnel…

    On peut substituer le pot pour l’alcool. C’est bien. Mais on sait aussi que la consommation de cannabis peut être bénéfique pour réduire les dommages causés au foie par une consommation excessive d’alcool. Les cannabinoïdes seraient bénéfiques pour atténuer la toxicité hépatique due à l’éthanol, le composé chimique actif de l’alcool. 

    D’une étude chinoise, on apprend que le CBD pourrait aider à protéger le foie contre les méfaits de l’alcool. C’est le potentiel thérapeutique du cannabis qui s’illustre ici.

    Est-ce que vous allez faire une pause alcool en 2023? 

    Je suis curieux… lucprevost@hotmail.com

    Quoi d’autre en 2023?

    • Peut-être un petit scandale sur les Timbres d’accise qui sont mal employés par certains revendeurs de cannabis médical au Québec et dans le ROC.
    • Les banques canadiennes seront toujours frileuses en 2023, car elles attendent le feu vert de leurs collègues américains. En fait les banques canadiennes sont inféodés à leur contre partie américaine. C’est comme ça.
    • Quels seront les effets de la récession sur l’industrie du cannabis? On peut imaginer le pire, mais il est absolument certain que le pouvoir d’achat des consommateurs va diminuer.
    • Cela veut dire que les producteurs autorisés vont se battre sur les prix pour obtenir de nouveaux clients.
    • La série de Fusion acquisition va continuer. Plusieurs PA québécois ont mis leur commerce en vente de façon officielle. On parle d’une petite dizaine d’entrepreneurs.
    • Les préférences changent…

    USA

    • Flower: 40.8%
    • Vapor Pens : 23,5 %
    • Pre-roll : 12,2 %
    • Edible: 11.8%
    • Concentrates: 8.0%
    • Beverage: 1.1%
    • Tincture and Sublingual: 1.0%
    • Capsules : 0,9 %
    • Topical: 0.7%

    Au Québec…

    • Les jeunes consommateurs préfèrent le vapotage aux fleurs 
    • Les hommes = fleur  
    • femmes = produits topiques 
    • Microproduction à la hausse

    OK, je continue mon énumération des éléments à retenir pour l’année 2023 :

    • Une forte pression sur les prix pour qu’ils baissent.
    • AUGMENTATION la concurrence illicite avec des opérateurs qui n’hésitent pas a adopté un modèle d’affaires basé sur l’esclavagisme.
    • Nouveaux marchés émergents qui vont vouloir un accès au marché canadien, Le Dossier Importation pour le législateur est important… surtout avec l’éléphant américain qui peut refaire le coup du bois d’œuvre sur le cannabis quand cela pourra l’avantager.
    • Les ventes vont ralentir après la nouveauté initiale de la légalisation.
    • SQDC et le métier de conseiller qui ne décolle pas. Aucune perspective d’avenir pour ces travailleurs contrairement aux cadres de la SQDC qui semblent collectivement s’épanouir.
    • Emplois et compétence. Pour maintenir la cadence, cela va prendre de la main-d’œuvre qualifiée et bien payée. Cela ne se fera pas en criant sécateur.
    • Cannatourisme???
    • Marketing… Une lente évolution.

    Résultat : 

    • premiumization où une migration vers le haut de gamme.
    • + innovation comme des joints préroulés avec embout de verre par exemple.
    • Ne rien attendre des États-Unis pour se refaire une santé financière

    J’aimerais terminer le premier épisode de 2023 avec une perspective pour le Québec. J’ai trouvé un document fascinant qui rassemble toutes les données sur les demandes de licences dans la file d’attente de Santé Canada.

    Il y a 42 demandes qui proviennent du Québec. Seule la Colombie-Britannique fait mieux avec 49 demandes. Sur les 42 demandes provenant du Québec, il y a 13 demandes de licences standards, 27 demandes pour obtenir une licence de microproduction et 2 demandes pour vendre du cannabis médical. Les Kuzen et Teedy du Québec vont avoir encore plus de compétition très bientôt. Fait important à noter, il y a aussi des demandeurs autochtones. 6 pour le Québec, mais 24 en Colombie-Britannique… Le Québec qui a démarré très lentement en 2018 comble progressivement son retard historique et seule la Colombie-Britannique fait mieux avec un total de 49 demandes. L’Ontario? 36 demandes de licences.  

    Par contre, les chiffres de Santé Canada démontrent que 109 licences ont disparu dans l’année, soit par expiration sans renouvèlement ou par révocation.

    Le document de Santé Canada montre que le Québec est distinct. Comment? 17 des demandeurs québécois dans le pipeline de Santé Canada veulent obtenir une licence pour la culture EXTÉRIEURE. Ici le Québec domine le Canada… Pourquoi autant de demandes de cultures extérieures?

    Je vais partager avec vous mon premier OVNI de 2023. Une OVNI est simplement une Opinion Vulgaire Non Informée…

    Je pense que le Québec se lance dans la culture extérieure pour mieux produire des extraits de qualités à bas cout. Je prédis un cout du gramme à 7 sous pour les meilleurs maitres cultivateurs. Cette production extérieure permet un cout de production plancher tout en laissant une grande marge de manoeuvre pour produire de la live rosin ou du bon vieux hash qui se converve mieux que des fleurs.

    2023 va redonner une partie des lettres de noblesse au cannabis d’extérieur. C’est une bonne nouvelle pour les petits futés qui vont se démarquer de leur concurrence. Et c’est une nouvelle extraordinaire pour l’environnement mis à mal par l’industrie du cannabis.

    Et voila, c’était le 133e épisode de toPot.

    Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne semaine. Bonne année 2023.

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

    131 Pot flânage (2022.12.14)

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    130 Pot flânage (2022.12.07)

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    Toujours en mode flânage sur toPot. Et on se promène un peu partout: Cara Delevingne La victoire du BC Budtenders Union  Deux arnaques planétaires Les terpènes du gui La joke de Karl von Linné Se faire bannir à vie des États-Unis pour du CBD?  La révision de la Loi...

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