#80 Le HHC? Pour les produits de cannabis 2.0 sans la SQDC?

#80 Le HHC? Pour les produits de cannabis 2.0 sans la SQDC?

C’est quoi le HHC?

C’est la molécule qui intrigue tous les industriels intéressés par la vague du cannabis 2.0.

Mais pourquoi la SQDC ne serait pas dans le coup?

À cause de sa méthode de production, la molécule de HHC, le hexahydrocannabinol, échappe aux différentes classifications actuelles. Le HHC existe dans la nature, mais il peut aussi être produit en laboratoire. Nous allons explorer sa production, sa consommation et ses avantages comparés au THC dans les mangeables (produits comestibles).

Bonne écoute!

 

Lien pour l’Épisode sur toPot

Eunice Newton Foote

Hépatite

Hydrogénation

Hexahydrocannabinol ou HHC

Hydrogenation without hydrogen

Renseignements destinés aux professionnels de la santé «Bible des poteux»

Cannabinoïde

HHC : Everything you need to know about safety, purity, and effects

Genodics

What is HHC? Hydrogenated Cannabinoids & Apocalypse-Ready THC

Transcription de l'épisode

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Pourquoi la SQDC ne vend-elle pas de HHC?

Probablement parce que cette substance n’a pas encore apparu sur son radar. Mais l’industrie de la transformation alimentaire par contre doit être à l’affut. Pourquoi? C’est ce que l’on va explorer ensemble aujourd’hui.

Mais si peu de gens savent aujourd’hui, ce qu’est le HHC, ce n’est pas parce que cette substance vient d’être découverte.

C’est comme le concept de l’effet de serre. On pense qu’il s’agit d’une découverte récente. Dans les faits, c’est une militante des droits de la femme qui découvre l’effet de serre en… 1857. Oui, 1857. L’Américaine Eunice Newton Foote va publier cette année-là Circumstances affecting the Heat of the Sun’s Rays dans la revue The American Journal of Science and Arts. Cette incroyable percée scientifique a été redécouverte en 2011, soit 154 ans plus tard. La conclusion de ses travaux était limpide : «une atmosphère constituée de ce gaz donnerait à notre Terre une haute température». 

Revenons au HHC qui n’est pas vraiment un dérivé du THC.

Pourquoi le HHC est-il de plus en plus discuté?

La réponse est simple.

Selon certains experts, le HHC pourrait se faufiler entre les diversions restrictions actuelles. Pourquoi?

On n’est pas dans un cas de figure comme le THC de type Delta 8 qui est une variation du THC alors que le HHC n’est pas du THC. 

Vous avez bien entendu! Le HHC ne provient pas de la molécule de THC.

Alors le législateur pourrait, ultimement, être interdit d’interdiction pour cette substance spécifique. En plus, comme bonus, la rumeur populaire voudrait que la consommation de HHC soit impossible à détecter dans un test de dépistage. On va y revenir.

Mais avant tout, c’est quoi du HHC?

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

On disait quoi?

Ah oui! C’est quoi du HHC?

Là aussi, il faut un peu d’histoire, car le HHC n’est pas né hier dans des laboratoires israéliens… Non, c’est le chimiste américain Roger Adams qui crée officiellement le premier une molécule de HHC en ajoutant des molécules d’hydrogène à du THC Delta-9. En quelle année? 

Une précision avant, juste pour être sur la même page. 

Le Δ-9 — tétrahydrocannabinol (THC) est ce cannabinoïde présent dans la plante de cannabis qui suscite tant d’intérêt. La substance possède des propriétés qui affectent le système nerveux central et qui agissent comme antiinflammatoires. On sait tous ça. Mais cette substance est présente également dans d’autres plantes. Le Rhododendron de la famille des Éricacées en produit aussi. L’hépatite qui est une petite plante terrestre qui ressemble à de la mousse en contient également. Il en existe plus de 7000 variétés dans le monde. L’hépatite contient des quantités bien plus petites évidemment. Sinon, on ferait pousser de la mousse partout au Canada. Sauf en Colombie-Britannique où elle pousse en abondance dans les forets. Dernière précision, le THC est isolé officiellement pour la première fois en 1964 par le célèbre Raphaël Mechoulam et son collègue moins connu, Yechiel Gaoni.

Maintenant qu’on a une petite perspective historique, on revient au HHC. 

Le HHC a été créé en 1944 ou 1947 selon les sources disponibles par le chimiste américain Roger Adams. Oui. Dans les années 40. Comment?

Juste une seconde.

Hey merci MJ!

Qu’est-ce que je disais?

Ah oui, Roger Adams… et la création du HHC il y a une quatre-vingtaine d’années.

Et bien Adams applique au cannabis le même traitement que la margarine.

Oui.

Exactement comme on faisait de la margarine. En utilisant de l’hydrogène. Oui pour rendre les huiles solides, l’industrie alimentaire a longtemps utilisé l’hydrogénation comme processus de transformation. Ce procédé chimique transforme les acides gras insaturés en acides gras saturés. Au passage, effet collatéral, cette transformation génère un sous-produit, l’acide gras trans qui fait si peur aux diététistes. Les gras trans… Les industriels ont appris depuis et les meilleures marques de margarines ne sont plus produites par hydrogénation, mais par un simple mélange de différentes huiles et une graisse dure comme l’huile de palme pour obtenir la bonne consistance.

Fait amusant pour la suite de notre discussion, le site de Santé Canada précise que l’hydrogène utilisé pour l’hydrogénation n’a pas à être indiqué comme ingrédient ou constituant sur l’étiquette des produits préemballés. Ceux et celles qui écoutent fréquemment toPot commencent déjà à comprendre où je me dirige avec ce type d’argumentation.

Alors l’hexahydrocannabinol (HHC) est un dérivé hydrogéné du tétrahydrocannabinol. 

Le HHC a été synthétisé pour la première fois en 1947 par Adams en utilisant le THC naturel trouvé dans le Cannabis sativa. La question que je me pose est comment a-t-il pu hydrogéné en 1944 ce que Méchoulam découvre 20 ans plus tard? S’il y a une personne de science dans le coin avec un début de réponse, on m’écrit : lucprevost@hotmail.com. 

En 2021, on fabrique le HHC avec CBD provenant des plants de chanvre qui sont tolérés en France par exemple. Pas besoin de transformer des plants qui ont une forte teneur en THC. Voyez l’économie dans la chaine de production… L’hydrogénation du CBD donne du HHC. 

Ça fonctionne comment le HHC?

Des études ont prouvé que le HHC est capable de se lier au récepteur CB1 pour produire des effets cannabinoïdes chez les animaux. Oui la liaison HHC avec les récepteurs CB1 existe, mais elle est moins forte que celle du THC. Normalement, cela indiquerait l’effet intoxicant plus faible du HHC que du THC. 

Petit rappel pour les distraits comme moi… provenant directement de la Bible des poteux, un document de 290 pages mis à la disposition des pros de la santé au Canada. Il y a un lien dans les notes de l’épisode. Le document s’appelle RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AUX PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ. Et bien ce document nous rappelle que le SEC, le système endocannabinoïde, est un ancien système de signalisation lipidique ubiquiste, conservé au cours de l’évolution, que l’on retrouve chez tous les vertébrés. 

Signalisation lipidique ubiquiste… Une saga pour une autre fois. J’ai posé la question à Nicholas Authier, un sachant français que je côtoie sur LinkedIn. 

SFX news etc

Hey, M. Authier qui est au centre de l’expérimentation française a eu la gentillesse de me répondre presque instantanément hier. Il m’a guidé sur la bonne voie en m’écrivant ceci :

«Lipidique fait référence à la synthèse des photos cannabinoïdes et ubiquiste car on retrouve des récepteurs partout dans le corps humain. Donc c’est l’enchainement des connaissances depuis plusieurs années qui permet de donner cette description.»

 Et par la suite, dans une présentation québécoise j’ai trouvé cette définition :

  • La signalisation lipidique désigne l’ensemble des processus biochimiques de signalisation cellulaire impliquant des lipides qui se fixent sur une protéine cible, telle qu’un récepteur, une kinase ou une phosphatase, laquelle déclenche à son tour d’autres processus au sein de la cellule en fonction des messagers lipidiques.
  • Cette définition était dans un document intitulé Symposium des infirmières Programme National de Mentorat VIH-sida 26 Novembre 2015
  • On retrouve dans ce document exactement le même passage que dans la Bible des poteux écrit quelques années plus tard.
  • Ancien système de signalisation lipidique ubiquiste, conservé au cours de l’évolution, que l’on retrouve chez tous les vertébrés, lequel semble jouer un très grand rôle de régulation dans tout le corps humain.

Est-ce que je comprends toutes les implications de cette définition? Non. 

Suis-je mieux renseigné? OUI!

Alors selon notre Bible des poteux et je cite plus au moins texto… 

Le système endocannabinoïde, le SEC, semble jouer un très grand rôle de régulation dans tout le corps humain. Le SEC participe à la régulation d’un nombre très vaste de processus physiologiques et physiopathologiques, comme le développement du système nerveux, la fonction immunitaire et cardiovasculaire, l’inflammation, l’appétit, le métabolisme et l’homéostasie énergétique, la digestion, le développement osseux, la densité osseuse, la plasticité synaptique et l’apprentissage, la douleur, la reproduction, la maladie psychiatrique, le comportement psychomoteur, la mémoire, les cycles de veille et de sommeil ainsi que la régulation du stress et de l’état émotionnel et de l’humeur. 

OUF!

En plus, tout porte à croire que le dérèglement du SEC contribue à de nombreuses maladies chez l’humain et engendre notamment de la douleur, de l’inflammation, des troubles psychiatriques et des maladies neurodégénératives.

Fin de la citation provenant de la Bible de poteux.

Les fameux récepteurs CB1 et CB2 font partie du SEC. 

En quelles années a-t-on découvert le récepteur CB1? 1988. Cela a permis de comprendre comment fonctionnait vraiment le THC. Les récepteurs CB1, je l’ai dit, sont présents dans le système endocannabinoïde, mais pas que, car ils existent aussi dans le système nerveux périphérique. C’est pour ça que le mot ubiquiste est utilisé. Le mot ubiquité veut dire Faculté, possibilité d’être présent en plusieurs lieux à la fois. La, on pense aux poumons, au système gastro-intestinal, l’utérus ou aux testicules alors que dans le système nerveux central, on parle de l’hippocampe, du cortex associatif et du cervelet. 

Je simplifie à la fois pour les besoins de l’épisode, mais aussi à cause de mes propres limites…

En parallèle, il est important de rappeler pourquoi l’industrie de la transformation alimentaire utilisait l’hydrogénation sur les huiles : extension de la durée de conservation, correction du gout, réduction de l’oxydation et une diminution des couts de production. J’imagine que le CTAQ à un dossier sur le sujet. L’oxydation, c’est ce qui arrive quand on croque une pomme et qu’on la laisse sur le comptoir. La pomme va changer de couleur à cause de la réaction chimique causée par le dioxygène de l’air. La lumière et la température jouent aussi un rôle dans cette transformation. C’est pour cela que la banane à une pelure et la pomme une peau. Pour empêcher l’oxydation. Pour la pomme, ce sont ses enzymes qui sont libérés et transformés en mélanine, oui, la même mélanine qui vous permet de bronzer au soleil. Pourquoi l’orange et le citron n’oxydent-ils pas? C’est une saga pour une autre fois. 

On revient à notre HHC!

Comment fabrique-t-on le HHC?

En moins de 30 secondes, j’ai trouvé un vidéo d’une trentaine de minutes avec des tonnes de détails et même une PNE, une procédure normalisée d’exploitation. Ce sont les SOP en anglais, les Standard Operation Practices. Je ne partage pas le lien. Pourquoi? Parce que même si je n’ai jamais entendu parler d’une explosion dans une usine de margarine, le procédé n’est pas simple et implique plusieurs étapes. On commence par extraire le CBD du chanvre pour en faire une poudre qui va être essentielle à la réaction chimique nécessaire pour créer le HHC.

Rien de compliqué. Mais ensuite, ça prend un réacteur. Quand je dis réacteur, je vois un avion. Ce n’est pas le bon réflexe. C’est comme si je dis le mot lait, LAIT. Vous avez vu une vache alors que, comme humains, on devrait penser au sein de notre mère. En fait, un réacteur, c’est un récipient fait exprès pour contenir des réactions chimiques pour transformer la matière. Une cocote minute ou l’autocuiseur fait ça très bien pour mes plats de lentilles ou de fèves au lard sans lard parce que je suis végan. 

Le réacteur est, dans le fonds, une sorte de boite noire paramétrée pour la thermodynamique, la sécurité et la cinétique, tous des facteurs que va agencer l’ingénieur-chimiste pour optimiser la réaction et son homogénéité. Je pense qu’on appelle ça le génie des procédés. Pour un vrai lieu de production professionnelle avec une mise à la terre totale pour éviter les risques d’explosions pouvant être causé par une décharge statique, le HHC est créé facilement en toute sécurité. 

Faire ça dans son sous-sol? 

Seulement si vous vivez sans voisin et que vous n’aimez pas la vie. 

Je ne consommerais jamais un tel produit.

Est-ce que je consommerais du HHC fait par des industriels du secteur alimentaire québécois? Surement. Parce qu’ils sont imputables. 

Pourquoi parle-t-on plus que jamais du HHC?

Le HHC échappe aux classifications habituelles et c’est ce qui fait son attrait. Un exemple? Imaginons que le CTAQ s’intéresse à cette molécule dans le cadre d’un séminaire. 

Là on nage en pleine science-fiction. J’invente tout le machin, une sorte de scénarisation du début de la promesse d’une réaction du milieu des affaires québécois. C’est quoi le CTAQ? Tout simplement, le Conseil de la transformation alimentaire du Québec. Sur son site, j’ai appris que l’alimentation est le premier secteur manufacturier en importance au Québec. Le premier employeur aussi avec plus de 550 entreprises et au moins 2400 établissements au Québec.

Le secteur alimentaire rêve du cannabis parce que la transformation permet une plus-value réelle sur le prix de vente d’un produit dans un contexte mondial ou le prix de la fleur est en chute libre. C’est normal : plus d’offres égalent une baisse des prix. 

Un kilo de pois chiche sec pour le consommateur vaut autour de 9 $. Juste pour vous, j’ai trouvé un site qui propose le poids cru versus le poids cuit des féculents. Le facteur pour les pois chiches est de 2,1 c’est-à-dire que 100 grammes de pois chiche crus pèseront 210 gr après cuisson. Le prix d’une boite de la marque maison IGA est de 1,50 $ pour une boite de 540 ml. Si on poursuit notre escalade des prix en fonction de la transformation, le contenant de hummus Fontaine Santé traditionnel vaut en général 4 $ pour une barquette de 260 gr. 

Vous voyez le genre? 

Plus la plus-value augmente, plus la part du petit pois chiche cru diminue, plus la transformation opère sa magie.

Au Québec, le cannabis 2.0 n’a jamais décollé. Trop de stress règlementaires quand il ne s’agit pas tout simplement de simples interdictions. Je le répète. Je vous propose un scénario de science-fiction qui n’a rien à voir avec les dossiers du CTAQ dont je ne sais rien à part quelques sujets d’actualité et des problématiques d’ordre public qui intéresse ce regroupement d’industriels. Je vous encourage à consulter leur site. C’est du sérieux.

Mais imaginons que des industriels décident de lancer des produits comestibles, ce que j’appelle des mangeables, lancer donc des mangeables avec du HHC. Que pourrait dire le législateur québécois? Est-ce que le HHC est légal au Québec? Le HHC, je l’ai dit et je le redis, est un dérivé du chanvre, du CBD et ne contient pas de THC… 

Le THC est un tetrahydrocannabinoïde. Le HHC est un hexahydrocannabinol.

En plus, le HHC existe en petite quantité dans les graines et le pollen du chanvre. Le HHC n’est donc pas un produit Frankenstein puisqu’il existe naturellement. 

D’autres experts américains affirment l’inverse. Mais ce qui est vrai aux États-Unis peut s’avérer faux au Canada car le THC est toujours illégal chez eux. C’est dans cette zone légale obscure que vont se construire de nouvelles fortunes.

Est-ce que je consommerais demain matin du HHC sans plus de détails?

Non. Absolument pas. 

Surtout que HHC en soit ne veut rien dire puisqu’il en existe au moins une dizaine de variations.

Par contre, si l’industrie alimentaire du Québec, après des recherches, beaucoup de recherche, proposait des mangeables avec du HHC, tout serait différent. Pourquoi une telle molécule serait avantageuse pour le cannabis 2.0? Le HHC a une durée de conservation nettement plus longue et résiste mieux à la chaleur élevée ou à l’exposition aux UV. Une combinaison gagnante pour les spécialistes de l’alimentation et les gens qui veulent consommer des mangeables industriels.

Dernier détail important, le processus d’hydrogénation vient d’être réinventé en Afrique du Sud… Un processus plus sécuritaire qui consomme moins d’énergie… Les curieuses vont trouver un lien dans les notes de l’épisode. De nouvelles opportunités quoi. Mais rien à très court terme.

Quels sont les effets du HHC sur le corps et l’esprit?

Mais pourquoi quelqu’un consommerait du HHC? 

Pour ses effets. Mais quels sont les effets du HHC?

Rien n’est vraiment clair. Les témoignages disponibles disent que l’effet ressenti peut être puissant. Et l’inverse. Il y a des produits déjà disponibles aux États-Unis comme celui utilisé comme photo pour illustrer cet épisode.

Mais commençons par la forme de la consommation. Le HHC est un liquide. Il peut donc être vapé ou mangé et il existe, je le redit, zéro consensus actuellement sur la puissance de ses effets sur les humains. 

Pourquoi? 

J’aimerais dire que c’est simple, mais je ne le ferai pas. 

La transformation du CBD en HHC donne un mélange composé de deux molécules différentes, la molécule 9R HHC et la molécule 9S HHC. La molécule 9R HHC, à cause de sa structure, peut se lier facilement aux récepteurs endocannabinoïdes. La seconde molécule, le ou la 9S HHC à une structure qui est moins adaptée aux récepteurs. La bonne dose de 9 R HHC provoquerait des effets similaires au THC.

Par contre, gramme pour gramme, le HHC est moins puissant que le THC delta-8, par exemple. On sait aussi que le Delta 9 THC est moins puissant que le Delta-8 THC.

Le HHC est une substance à moitié synthétique. Des tests sérieux sont nécessaires pour vérifier son innocuité. J’en profite pour redire que le cannabis est soumis à un niveau de scrutation qui ne peut que profiter aux consommateurs. Je dis ça avec un sourire aux lèvres car je pense à tous ces gens qui utilisent du pot pour dormir plutôt que de la mélatonine. Je me permets de revisiter l’épisode #5 de toPot sur le Café et le cannabis… ou je disais que

Le gouvernement canadien, le gouvernement québécois, tous les organismes à l’exception du crime organisé exhortent la population à faire attention aux molécules de cannabis. Mais quand un produit est vendu en pharmacie, qu’il s’agisse de formulations homéopathiques ou de mélatonine, le commerce prime. 

Pourquoi les pharmaciens vendaient des produits homéopathiques? 

Pour le profit, comme lorsqu’ils vendaient des cigarettes. 

Certains diront que c’est parce que les clients en demandent. 

La science parle, mais le marché, le grand marché, lui crie!

Et le lien avec la mélatonine qui se vend maintenant sous forme de petits oursons gélatineux? Et ben, la mélatonine est aussi une hormone. Comme les stéroïdes anabolisants. Et quand on prend des stéroïdes, il y a de fortes chances que les testicules deviennent toutes petites, surtout si on est un homme. Et donc, le corps arrête de fabriquer sa propre testostérone. 

La mélatonine, je le disais, est aussi une hormone fabriquée par l’épiphyse ou glande pinéale. La Société canadienne de pédiatrie affirme sur son site que pour Santé Canada la mélatonine est un produit de santé naturel. 

Est-ce que le corps de l’enfant qui gobe des oursons de mélatoto pour faire plaisir à ses parents va être capable de continuer à produire sa propre mélatonine lorsqu’il sera adulte? 

Faites comme moi! Demander votre pharmacien : est-ce que la prise de l’hormone mélatonine conduit, à long terme, à une défaillance de la production par l’humain?

La mienne de pharmacienne, qui part ailleurs est une personne remarquable, m’a dit qu’elle ne le savait pas. Trop tot pour dire. Le plus drôle, enfin drôle…, est que Santé Canada dit de tout son poids de spécialiste de la Santé que la mélatonine est uniquement pour les adultes. Pour les enfants et les ados, il s’agit d’un emploi non autorisé. 

On voit ici clairement le double standard pour un produit qui vient directement d’un laboratoire pharmaceutique versus un produit utilisé depuis des milliers d’années sans histoire particulière. 

Oui, il faut plus de recherche sur le HHC. OUI.

Sur la mélatonine aussi. Parce qu’on en donne aux enfants…

Si quelqu’un questionne sa pharmacienne, je suis curieux d’en savoir plus sur votre échange.

lucprevost@hotmail.com

Alors en novembre 2021, peut-on dire que la consommation de HHC est-elle sure?

Impossible de l’affirmer. Même chose que la mélatonine. Par contre, les fournisseurs américains n’ont pas à soumettre les cannabinoïdes dérivés du chanvre (y compris le HHC) à des tests… Est-ce que vous leur feriez confiance? Moi pas. Un industriel québécois qui produirait le même produit avec des résultats de recherche probants. OUI.

Le HHC et le dépistage des drogues?

Une rumeur urbaine persistante voudrait que le HHC soit la bonne molécule pour les gens qui doivent subir fréquemment des tests antidopage. Rien de cela n’est prouvé. Donc, si votre emploi dépend du plus récent test de dépistage de drogue que vous aurez subi, le HHC n’est pas une vraie solution béton. Surtout si vous comptez sur le fait que la plupart des laboratoires canadiens ne sont pas encore capables de détecter le HHC. Cela va changer rapidement.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois Cynthia, dis lui bonjour de ma part! Ok Merci.

Alors, au final?

Est-ce que la commercialisation de la molécule HHC pourrait éclater au grand jour? Peut-être. Ce qui est clair, c’est que l’industrie alimentaire pourrait tenir un très bon filon pour les produits de cannabis 2.0. Est-ce que les mangeables additionnés de HHC auraient une durée de conservation plus courte que celle des produits transformés ordinaires? Scott Riefler, le directeur scientifique de SōRSE Technology, affirme que si tout est bien fait, un produit additionné de cannabis aurait une durée de conservation similaire au même produit sans cannabis. Et si la durée de vie des mangeables additionnée de HHC était encore plus longue que celle des produits additionnés de THC? Je crois que beaucoup d’industriels commenceraient à saliver.

Je constate que l’industrie alimentaire est dans une quête perpétuelle pour augmenter la durée de vie de ses produits. Elle devrait donc s’intéresser, dans le long terme, au HHC. Le cannabis est à l’intersection de plusieurs disciplines scientifiques et de multiples intérêts commerciaux. Le folklore du cannabis, genre le HHC n’est pas détecté dans un test antidopage, ajoute à la complexité de la situation. Symétriquement, l’industrie du cannabis tire une partie de sa légitimité des recherches qu’elle utilise et de celle qu’elle va produire au cours des prochaines décennies. 

Sans doute que face à la frilosité du législateur québécois, une industrie qui publierait des recherches trouverait un nouvel appui dans la population. Pour l’instant, on ne sait rien, en fait, je ne sais rien de ce que l’industrie québécoise a produit comme recherche sur le HHC. 

Alors pourquoi la SQDC ne vend pas de produits faits avec du HHC? Je dirais, pour commencer, que la molécule HHC n’est même pas présente dans la Bible de poteux produite par Santé Canada. Même si la substance existe depuis quelques décennies… 

Ce n’est pas le mandat de la SQDC d’introduire à court terme de nouvelles molécules dans son offre de vente.

Par contre, dans le contexte plus large de libéralisation de toutes les substances dopantes, scénario auquel réfléchit le gouvernement fédéral actuel, on peut penser que le HHC va faire son chemin. 

Le marché canadien du cannabis est bouleversé par une préférence de plus en plus marquée pour la microproduction. À l’autre extrême, il est clair que beaucoup d’espoirs reposent sur une nouvelle vague de cannabis 2.0 qui offrirait les avantages de l’absence de fumée et d’odeur tout en permettant des effets similaires à celui de la consommation des fleurs sous forme de combustion. 

Je termine le 80e épisode par deux appels.

Le premier est un appel de veille technologique.

Si vous voyez des produits faits avec du HHC au Québec ou ailleurs dans le monde, faites-moi signe. lucprevost@hotmail.com. Je suis curieux.

Le deuxième appel est plus difficile pour moi. Je sollicite votre aide. Mais seulement si vous vous considérez comme une personne-ressource dans le cannabis par la somme de vos expériences et vos études. Si vous vous considérez comme un sachant dans le cannabis, oui vous, vous et toi aussi, je vous demande, vous exhortez serait trop, je vous demande donc de partage toPot avec un ou une ami qui s’intéresse au cannabis. Ce n’est pas compliqué, vous envoyez un lien pour votre épisode préféré à une personne qui pourrait l’apprécier.

C’est tout. Ce n’est pas compliqué, mais je ne suis pas trop habitué à demander de l’aide. Je compte sur vous, mais seulement si vous vous considérez comme une sorte de sachant ou d’expert.

Et voilà, c’était le 80e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

Khalid Mouna est un anthropologue marocain qui s’intéresse à la culture de son pays. Une double culture : celle qui se vit et celle qui pousse dans les montagnes du Rif. M. Mouna tisse depuis des années sa thèse du «bled du kif». Livres, conférences, articles, il...

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, on va s’intéresser au chien de garde de l’industrie du cannabis. Non, pas la SQDC. Ce qui nous intéresse aujourd’hui est le bilan du travail de surveillance de Santé Canada sur la production du cannabis légal. Dès qu’un...

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

Cette semaine, on compare des produits de cannabis provenant du marché noir à des produits légaux. Des fleurs et des mangeables.  Au N-B, Diane Botelho et son équipe du RPC viennent de publier une recherche qui vérifie si un échantillonnage de produits illégaux et...

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science Ian Bourassa offre une perspective inhabituelle sur le monde québécois du cannabis. Il veut démocratiser l’investissement passif ou actif et déployer de l’intelligence artificielle avec des processus sophistiqués...

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, j’ai juste le temps de passer au comptoir. On va discuter de santé publique et autres bricoles commerciales. Molson Coors, entre autres, et un recours collectif d’actionnaires contre Aurora. Mais notre...

#69 Les deux gars de Juste Feu!

#69 Les deux gars de Juste Feu!

Le chanvre est bon par chez vous? Cette semaine, toPot reçoit Julien et Philippe de Juste Feu. Et en scoop, voici le logo du premier produit qui sera proposé au Québec! Bonne écoute!

#79 Cheers Cannabis: les p’tits derniers de la SQDC!

#79 Cheers Cannabis: les p’tits derniers de la SQDC!

toPot reçoit Vickie et Kevin Laliberté de la société Cheers qui est située à Varennes sur la Rive-Sud de Montréal. 

Cheers est une entreprise familiale et un producteur autorisé (PA) avec une licence de production standard depuis plusieurs mois. Leur premier produit à la SQDC sera disponible la semaine prochaine.

On va découvrir ensemble ce que Cheers faisait avant d’apparaitre sur votre radar de la SQDC. On discute aussi de leur plan pour le futur!

Bonne écoute.

Lien pour l’Épisode sur toPot

https://cheerscannabis.com/

https://www.facebook.com/Cheerscannabinc

https://www.instagram.com/cheerscannabis.inc/

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

Khalid Mouna est un anthropologue marocain qui s’intéresse à la culture de son pays. Une double culture : celle qui se vit et celle qui pousse dans les montagnes du Rif. M. Mouna tisse depuis des années sa thèse du «bled du kif». Livres, conférences, articles, il...

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, on va s’intéresser au chien de garde de l’industrie du cannabis. Non, pas la SQDC. Ce qui nous intéresse aujourd’hui est le bilan du travail de surveillance de Santé Canada sur la production du cannabis légal. Dès qu’un...

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

Cette semaine, on compare des produits de cannabis provenant du marché noir à des produits légaux. Des fleurs et des mangeables.  Au N-B, Diane Botelho et son équipe du RPC viennent de publier une recherche qui vérifie si un échantillonnage de produits illégaux et...

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science Ian Bourassa offre une perspective inhabituelle sur le monde québécois du cannabis. Il veut démocratiser l’investissement passif ou actif et déployer de l’intelligence artificielle avec des processus sophistiqués...

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, j’ai juste le temps de passer au comptoir. On va discuter de santé publique et autres bricoles commerciales. Molson Coors, entre autres, et un recours collectif d’actionnaires contre Aurora. Mais notre...

#69 Les deux gars de Juste Feu!

#69 Les deux gars de Juste Feu!

Le chanvre est bon par chez vous? Cette semaine, toPot reçoit Julien et Philippe de Juste Feu. Et en scoop, voici le logo du premier produit qui sera proposé au Québec! Bonne écoute!

#78 Balade dans la tête du législateur québécois!

#78 Balade dans la tête du législateur québécois!

Aujourd’hui, en toute délicatesse, on va tenter de rentrer dans la tête du législateur pour comprendre ce qu’il pense vraiment du cannabis. 

Comment va-t-on faire ça? 

Non, pas de magie ou de contrôle télépathique à distance. Cela serait trop facile.

On va plutôt examiner deux documents produits par le gouvernement québécois diffusé la semaine passée. Un appel de propositions de recherche et un bilan… L’appel nous informe des peurs du législateur. Et son bilan confirme sa bien-pensance.

Lien pour l’Épisode sur toPot

https://mbe.io/RapportDeMiseEnOeuvre

Programme de recherche sur l’usage du cannabis à des fins non-médicales

Forum international de santé publique sur le cannabis

Politique sur la conduite responsable en recherche 

L’UPAC en quête d’un nouveau « branding » pour redorer son image

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

Khalid Mouna est un anthropologue marocain qui s’intéresse à la culture de son pays. Une double culture : celle qui se vit et celle qui pousse dans les montagnes du Rif. M. Mouna tisse depuis des années sa thèse du «bled du kif». Livres, conférences, articles, il...

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, on va s’intéresser au chien de garde de l’industrie du cannabis. Non, pas la SQDC. Ce qui nous intéresse aujourd’hui est le bilan du travail de surveillance de Santé Canada sur la production du cannabis légal. Dès qu’un...

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

Cette semaine, on compare des produits de cannabis provenant du marché noir à des produits légaux. Des fleurs et des mangeables.  Au N-B, Diane Botelho et son équipe du RPC viennent de publier une recherche qui vérifie si un échantillonnage de produits illégaux et...

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science Ian Bourassa offre une perspective inhabituelle sur le monde québécois du cannabis. Il veut démocratiser l’investissement passif ou actif et déployer de l’intelligence artificielle avec des processus sophistiqués...

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, j’ai juste le temps de passer au comptoir. On va discuter de santé publique et autres bricoles commerciales. Molson Coors, entre autres, et un recours collectif d’actionnaires contre Aurora. Mais notre...

#69 Les deux gars de Juste Feu!

#69 Les deux gars de Juste Feu!

Le chanvre est bon par chez vous? Cette semaine, toPot reçoit Julien et Philippe de Juste Feu. Et en scoop, voici le logo du premier produit qui sera proposé au Québec! Bonne écoute!

#77 OMG! Le futur du cannabis ressemble à l’industrie des bulles?

#77 OMG! Le futur du cannabis ressemble à l’industrie des bulles?

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

Khalid Mouna est un anthropologue marocain qui s’intéresse à la culture de son pays. Une double culture : celle qui se vit et celle qui pousse dans les montagnes du Rif. M. Mouna tisse depuis des années sa thèse du «bled du kif». Livres, conférences, articles, il...

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, on va s’intéresser au chien de garde de l’industrie du cannabis. Non, pas la SQDC. Ce qui nous intéresse aujourd’hui est le bilan du travail de surveillance de Santé Canada sur la production du cannabis légal. Dès qu’un...

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

Cette semaine, on compare des produits de cannabis provenant du marché noir à des produits légaux. Des fleurs et des mangeables.  Au N-B, Diane Botelho et son équipe du RPC viennent de publier une recherche qui vérifie si un échantillonnage de produits illégaux et...

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science Ian Bourassa offre une perspective inhabituelle sur le monde québécois du cannabis. Il veut démocratiser l’investissement passif ou actif et déployer de l’intelligence artificielle avec des processus sophistiqués...

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, j’ai juste le temps de passer au comptoir. On va discuter de santé publique et autres bricoles commerciales. Molson Coors, entre autres, et un recours collectif d’actionnaires contre Aurora. Mais notre...

#69 Les deux gars de Juste Feu!

#69 Les deux gars de Juste Feu!

Le chanvre est bon par chez vous? Cette semaine, toPot reçoit Julien et Philippe de Juste Feu. Et en scoop, voici le logo du premier produit qui sera proposé au Québec! Bonne écoute!

#76 Nicholas Sosiak: Nouveauté… Du hash chez Cannara!

#76 Nicholas Sosiak: Nouveauté… Du hash chez Cannara!

Nicholas Sosiak est le directeur financier de Cannara Biotech et le bras droit de Zohar Krivorot, le PDG de la compagnie.

Il y a une semaine, Cannara était la seule compagnie à avoir 3 produits dans le toP 10 des ventes en ligne de fleurs au Québec.

Elle lance maintenant deux nouveaux produits de hash et s’apprête à créer de nouveaux espaces de production dans sa nouvelle usine de Valleyfield.

toPot est fier de recevoir Nicholas pour sa première entrevue en français.

Voici une retranscription de mes questions et réflexions aux réponses de M. Sosiak.

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, toPot va faire des heureux, car j’ai le plaisir de recevoir pour vous quelqu’un qui aime le cannabis. C’est un peu normal, car toPot n’est pas un podcast sur la pomme de terre. Notre invité aime donc beaucoup le cannabis et va bientôt lancer deux nouveaux produits de hash. 

Nicholas Sosiak est donc le directeur financier de Cannara Biotech. On peut aussi dire qu’il est le bras droit de Zohar Krivorot, le président-directeur général de la compagnie. Tous les gens qui aiment le cannabis connaissent vos produits et les apprécient pour leur rapport qualité/prix. Il y a une semaine, Cannara était la seule compagnie à avoir 3 produits dans le toP 10 des ventes en ligne de fleurs au Québec. Et pourtant, M. Sosiak, vous semblez très discret. C’est même la première fois que vous donnez une entrevue en français, je pense. Vous pouvez vous présenter? Comment se retrouve-t-on à la tête d’une entreprise qui œuvre dans le cannabis? 

Qui est Nicholas Sosiak?

Cannara Biotech, dans ses documents officiels, se décrit comme un producteur verticalement intégré de cannabis cultivé à l’intérieur et de produits dérivés du cannabis de qualité supérieure destinés aux marchés québécois et canadien. 

Cannara à une production annuelle de 125 000 kg. Malgré ce volume, ses produits à la SQDC sont souvent en rupture de stock. Pour parodier une vieille publicité québécoise, on dirait que les produits de Cannara sont frais parce que plus de gens en fument et plus de gens en fument parce que les produits sont frais.

Comment arriver à tout concilier ça avec une vie de famille?

J’ai demandé à Nicholas s’il couchait au bureau…

La famille

Nicholas Sosiak, je l’ai dit, est le bras droit de Zohar Krivorot qui lui est définitivement très discret. Mais quel genre de patron est-il?

M.Krivorot

C’est M.Krivorot lui-même qui supervise toute l’installation de Valleyfield dont nous reparlerons… Nicholas focalise sur la profitabilité, entre autres, et M. Krivorot s’occupe de la cultivation avec ses maitres cultivateurs et leurs équipes. J’ai eu la chance d’aller visiter les cultures de Farnham et j’ai vu M. Krivorot arpenter les planchers pour discuter avec le personnel. Il n’est pas dans une tour au centre-ville de Montréal. Non. Lui, il préfère toucher la matière.

L’entrevue avec Nicholas a eu lieu le 18 octobre. 

Le jour même de l’anniversaire de la légalisation où Hexo perdait son PDG. 

Pourquoi? Les historiens nous le diront. 

Alors dans ce contexte, la question qui se posait tout naturellement était simple : est-ce que Cannara est rentable? 

Le lancement des nouveaux produits de hash nécessite plusieurs sortes d’investissement. 

Il faut donc avoir une certaine sérénité financière pour oser lancer de nouveaux produits…

Rentabilité

Les produits de Cannara plaisent. Les évaluations des clients sur les réseaux sociaux l’affirment et les chiffres de vente disponibles le confirment. Trouver le cultivar qui va plaire dans un an ou deux est aussi un investissement financier important… J’ai voulu en savoir plus sur le processus de Cannara.

Investissement dans la chasse aux phénotypes

Nicholas m’a demandé si j’avais des chats ;-). 

Pourquoi? 

Il parait que les chats arrivent en courant lorsque les clients ouvrent leur boite Tribal… 

Un jour, peut-être, il y aura des recherches vétérinaires pour tirer profit de ces propriétés. 

Mais c’est une saga pour une autre fois.

OK, on revient au hash. 

Je voulais connaitre les motivations de Cannara Biotech pour oser se lancer dans le hash… 

Et la réponse est complexe et simple. Réponse complexe parce que l’industrie du cannabis est compliquée. Et réponse simple, car, avant tout, Nicholas Sosiak adore le hash et voulait un produit dont il serait fier…

Nicholas, amateur de hash

Personnellement, je trouve ça fascinant d’imaginer des adultes dans une pièce en train de discuter de leur projet de fabriquer le meilleur hash au Canada. Ou les plus beaux joints préroulés… Que cela soit pour du hash ou un biscuit végan à la guimauve, il y a toujours un processus de création. C’est un des grands privilèges de toPot que de pouvoir poser ces questions aux artisans de l’industrie québécoise du cannabis…

Le processus de création 

On entre maintenant dans les détails de la production. 

Vous noterez l’intention particulière de Cannara Biotech pour réduire le % global de matière végétale dans leur produit de hash…  

Les détails des nouveaux produits

Les explications de Nicholas nous informent des immenses difficultés qui attendent les producteurs autorisés qui veulent innover. En toute logique et avec le nombre d’écoles de commerce qui produisent des spécialistes, je voulais savoir si Cannara Biotech avait fait une étude de marché en bonne et du forme…

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, toPot va faire des heureux, car j’ai le plaisir de recevoir pour vous quelqu’un qui aime le cannabis. C’est un peu normal, car toPot n’est pas un podcast sur la pomme de terre. Notre invité aime donc beaucoup le cannabis et va bientôt lancer deux nouveaux produits de hash. 

Nicholas Sosiak est donc le directeur financier de Cannara Biotech. On peut aussi dire qu’il est le bras droit de Zohar Krivorot, le président-directeur général de la compagnie. Tous les gens qui aiment le cannabis connaissent vos produits et les apprécient pour leur rapport qualité/prix. Il y a une semaine, Cannara était la seule compagnie à avoir 3 produits dans le toP 10 des ventes en ligne de fleurs au Québec. Et pourtant, M. Sosiak, vous semblez très discret. C’est même la première fois que vous donnez une entrevue en français, je pense. Vous pouvez vous présenter? Comment se retrouve-t-on à la tête d’une entreprise qui œuvre dans le cannabis? 

Qui est Nicholas Sosiak?

Cannara Biotech, dans ses documents officiels, se décrit comme un producteur verticalement intégré de cannabis cultivé à l’intérieur et de produits dérivés du cannabis de qualité supérieure destinés aux marchés québécois et canadien. 

Cannara à une production annuelle de 125 000 kg. Malgré ce volume, ses produits à la SQDC sont souvent en rupture de stock. Pour parodier une vieille publicité québécoise, on dirait que les produits de Cannara sont frais parce que plus de gens en fument et plus de gens en fument parce que les produits sont frais.

Comment arriver à tout concilier ça avec une vie de famille?

J’ai demandé à Nicholas s’il couchait au bureau…

La famille

Nicholas Sosiak, je l’ai dit, est le bras droit de Zohar Krivorot qui lui est définitivement très discret. Mais quel genre de patron est-il?

M.Krivorot

C’est M.Krivorot lui-même qui supervise toute l’installation de Valleyfield dont nous reparlerons… Nicholas focalise sur la profitabilité, entre autres, et M. Krivorot s’occupe de la cultivation avec ses maitres cultivateurs et leurs équipes. J’ai eu la chance d’aller visiter les cultures de Farnham et j’ai vu M. Krivorot arpenter les planchers pour discuter avec le personnel. Il n’est pas dans une tour au centre-ville de Montréal. Non. Lui, il préfère toucher la matière.

L’entrevue avec Nicholas a eu lieu le 18 octobre. 

Le jour même de l’anniversaire de la légalisation où Hexo perdait son PDG. 

Pourquoi? Les historiens nous le diront. 

Alors dans ce contexte, la question qui se posait tout naturellement était simple : est-ce que Cannara est rentable? 

Le lancement des nouveaux produits de hash nécessite plusieurs sortes d’investissement. 

Il faut donc avoir une certaine sérénité financière pour oser lancer de nouveaux produits…

Rentabilité

Les produits de Cannara plaisent. Les évaluations des clients sur les réseaux sociaux l’affirment et les chiffres de vente disponibles le confirment. Trouver le cultivar qui va plaire dans un an ou deux est aussi un investissement financier important… J’ai voulu en savoir plus sur le processus de Cannara.

Investissement dans la chasse aux phénotypes

Nicholas m’a demandé si j’avais des chats ;-). 

Pourquoi? 

Il parait que les chats arrivent en courant lorsque les clients ouvrent leur boite Tribal… 

Un jour, peut-être, il y aura des recherches vétérinaires pour tirer profit de ces propriétés. 

Mais c’est une saga pour une autre fois.

OK, on revient au hash. 

Je voulais connaitre les motivations de Cannara Biotech pour oser se lancer dans le hash… 

Et la réponse est complexe et simple. Réponse complexe parce que l’industrie du cannabis est compliquée. Et réponse simple, car, avant tout, Nicholas Sosiak adore le hash et voulait un produit dont il serait fier…

Nicholas, amateur de hash

Personnellement, je trouve ça fascinant d’imaginer des adultes dans une pièce en train de discuter de leur projet de fabriquer le meilleur hash au Canada. Ou les plus beaux joints préroulés… Que cela soit pour du hash ou un biscuit végan à la guimauve, il y a toujours un processus de création. C’est un des grands privilèges de toPot que de pouvoir poser ces questions aux artisans de l’industrie québécoise du cannabis…

Le processus de création 

On entre maintenant dans les détails de la production. 

Vous noterez l’intention particulière de Cannara Biotech pour réduire le % global de matière végétale dans leur produit de hash…  

Les détails des nouveaux produits

Les explications de Nicholas nous informent des immenses difficultés qui attendent les producteurs autorisés qui veulent innover. En toute logique et avec le nombre d’écoles de commerce qui produisent des spécialistes, je voulais savoir si Cannara Biotech avait fait une étude de marché en bonne et du forme…

Des études de marché?

Une des raisons du succès de Cannara Biotech est le ratio qualité/prix de ses produits. Sur les réseaux sociaux, ce ratio avantageux revient constamment lorsque les consommateurs évoquent les produits de Cannara. Je pense qu’une partie de ce succès revient au choix des formats proposés. Alors quel est le raisonnement derrière les formats proposés pour les nouveaux produits de hash?

Stratégie des formats

Au détour de notre entretien, Nicholas me confie que ses équipes, à quelques jours du lancement des produits de hash, et bien ses équipes continuent de faire des tests pour trouver la meilleure forme physique pour le produit qui sera vendu sous forme de barrette… 

Conditionnement

Mes premiers souvenirs de hash sont parisiens. Oui, c’est à Paris que j’ai commencé à fumer du hash avec un collègue de l’université qui est d’ailleurs devenu proviseur dans un lycée. Quand j’ai vu les photos des produits de Cannara, pendant quelques secondes, je n’ai pas compris ce que je voyais… J’en ai profité pour demander à M. Sosiak de confirmer mon intuition…

Des trichomes?

Je crois beaucoup à la valorisation des compétences. Pour un Frenchy Cannoli à la renommée internationale, que savons-nous de nos artisans locaux? Cette semaine, un Québécois a été nommé le meilleur sommelier de la planète. Oui, les journaux sont heureux et presque fiers de publier ce genre de nouvelle. Et bien, une partie importante du rôle de toPot est de faire connaitre les artisans québécois du cannabis. Pourquoi? Parce que la légalisation du cannabis est devenue une affaire planétaire et que l’industrie québécoise et canadienne doit dès maintenant se projeter dans le futur. Et le futur, nous le créons actuellement au Québec… On connait le titre maitre cultivateur. Mais les artisans du hash chez Cannara, on les appelle comment?

Maitres Hashshashin?

Je parlais tout à l’heure de Frenchy Cannoli comme figure emblématique de l’éclosion de la culture du hash. Cannara avait commencé à discuter avec lui pour faire de la recherche… Puis Frenchy nous a quittés. Où en sont rendus ces projets de collaboration?

Recherche et Frenchy Cannoli

Et un projet comment celui du lancement de ces deux produits de hash, cela implique quoi en cout de développement?

Couts de développement

Les produits de Cannara sont maintenant disponibles en Ontario. Est-ce que le hash sera aussi vendu chez nos voisins?

Hash pour l’Ontario

Pour être capable de répondre à la demande des consommateurs de la SQDC, Cannara a acheté les installations de TGOD à Valleyfield. Alors, où en est rendu ce projet immense qui pourrait assurer une croissance modulaire intéressante à Cannara?

Et Valleyfield?

On arrive à la fin de notre rencontre avec Nicholas Sosiak.

Le lancement des produits de hash n’a pas encore eu lieu au moment où j’enregistre l’épisode.

Mais ce n’est pas une raison pour ne pas être curieux.

Après le hash, quels sont les nouveaux chantiers à venir pour Cannara Biotech?

Et après le hash, le cannabis 2.0?

L’expression québécoise «la preuve est dans le pouding» est la méthode ultime de différenciation des produits offerts à la SQDC. Entre les discours et les promesses et en l’absence d’un marketing similaire à celui de l’alcool, la preuve est dans la boite, rien que dans la boite, toujours dans la boite.  

Mot de la fin

Et voilà, c’était votre épisode de toPot.

Merci à Cannara Biotech et à Nicholas Sosiak pour leur générosité.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

 

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

#74 Khalid Mouna: Voyage au bled du kif marocain

Khalid Mouna est un anthropologue marocain qui s’intéresse à la culture de son pays. Une double culture : celle qui se vit et celle qui pousse dans les montagnes du Rif. M. Mouna tisse depuis des années sa thèse du «bled du kif». Livres, conférences, articles, il...

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

#73 Santé Canada, chien de garde de l’industrie du cannabis?

Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, on va s’intéresser au chien de garde de l’industrie du cannabis. Non, pas la SQDC. Ce qui nous intéresse aujourd’hui est le bilan du travail de surveillance de Santé Canada sur la production du cannabis légal. Dès qu’un...

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

#72 C’est dangereux le cannabis du marché noir?

Cette semaine, on compare des produits de cannabis provenant du marché noir à des produits légaux. Des fleurs et des mangeables.  Au N-B, Diane Botelho et son équipe du RPC viennent de publier une recherche qui vérifie si un échantillonnage de produits illégaux et...

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science

#71 Agropod et Ian Bourassa : l’effet de la science Ian Bourassa offre une perspective inhabituelle sur le monde québécois du cannabis. Il veut démocratiser l’investissement passif ou actif et déployer de l’intelligence artificielle avec des processus sophistiqués...

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

#70 Au comptoir – Actualités – (2021.09.15)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, j’ai juste le temps de passer au comptoir. On va discuter de santé publique et autres bricoles commerciales. Molson Coors, entre autres, et un recours collectif d’actionnaires contre Aurora. Mais notre...

#69 Les deux gars de Juste Feu!

#69 Les deux gars de Juste Feu!

Le chanvre est bon par chez vous? Cette semaine, toPot reçoit Julien et Philippe de Juste Feu. Et en scoop, voici le logo du premier produit qui sera proposé au Québec! Bonne écoute!

RSS
Follow by Email
Twitter
Visit Us
Follow Me
LinkedIn
Share
%d bloggers like this: