#106 Pot et créativité, ça fonctionne?

#106 Pot et créativité, ça fonctionne?

Consommer du cannabis augmente la créativité?

Quand vient le temps de parler de pot et de créativité, qui surgit systématiquement?  

Steve Jobs évidemment. Pourquoi? Simplement parce qu’il aurait un jour déclaré :

«La meilleure façon de décrire l’effet de la marijuana et du hachich est de dire qu’ils me rendent détendu et créatif.»

Évidemment demander à un dropout ce qu’il pense d’un sujet précis ne le transforme pas en expert. J’en entends dans le fond du café qui disent : «Et Bill Gates?» Bill Gates est aussi un dropout que les journalistes aiment citer sur des sujets aussi variés que le dernier virus à la mode ou le futur de l’être humain. 

Les gens riches et célèbres ne sont pas plus intelligents. Les journaux les aiment car leurs déclarations convenues remplissent de l’espace jour après jour alors qu’un expert pointu sur la malaria, sujet qui intéresse M. Gates, est une matière moins souple et moins sexy.

Et nous comme citoyens les Bill Gates de ce monde nous intéressent car on aimerait qu’ils nous offrent des recettes faciles à appliquer. Genre Brian Wilson des Beach Boys qui a toujours dit que sans le pot, il n’aurait jamais pu écrire son album phare Pet Sounds. 

Si la consommation de cannabis améliore vraiment la créativité, il y a un faisceau d’intérêts en jeu. Enjeu théorique. Enjeu psychologique. Enjeu culturel. Et enjeu économique et politique.

Alors aujourd’hui ensemble, on va s’intéresser à ce que la science dit sur le lien entre la créativité et la consommation du cannabis. On va examiner certains concepts modernes comme l’hyperamorçage et d’autres plus anciens. Car personne n’a attendu la légalisation canadienne pour expérimenter avec les drogues pour stimuler leur créativité.

Mais avant d’aller plus loin, on doit s’entendre ou tenter de comprendre ce qu’est la créativité…

Liens pour l’épisode

Les sources antiques des fables de La Fontaine

Inspired by Mary Jane? Mechanisms underlying enhanced creativity in cannabis users

Creativity and culture

Originality in Relation to Personality and Intellect

Hashing It Out: A Survey of Programmers’ Cannabis Usage, Perception, and Motivation

Reflective and non-reflective influences on cannabis use among undergraduate students: A qualitative study

Hyper-priming in cannabis users: A naturalistic study of the effects of cannabis on semantic memory function

Differential Cognitive Performance in Females and Males with Regular Cannabis Use

Investigating the interaction between schizotypy, divergent thinking and cannabis use

 

TRANSCRIPTION DE L'ÉPISODE

INTRO THÈME toPot  (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Avant de se lancer dans l’épisode de cette semaine, un bref retour sur l’épisode #105 intitulé François-Michel Lambert, le député des aspirations interdites. Deux jours après la diffusion de l’épisode, le député français Lambert a finalement décidé de ne pas se représenter à la législative qui aura lieu dans quelques semaines. Sur Twitter, dans un enfilage de tweets, il a évoqué sa carrière et pour imager son implication pour la légalisation du cannabis en France, il a utilisé le visuel que j’avais créé pour les réseaux sociaux. Boum, il y a eu des tonnes de partages. Je souhaite à FM une belle nouvelle carrière.

OK. Aujourd’hui, on discute de créativité et de cannabis.

Quand vient le temps de parler de pot et de créativité, qui surgit systématiquement?  

Steve Jobs évidemment. Pourquoi? Simplement parce qu’il aurait un jour déclaré :

«La meilleure façon de décrire l’effet de la marijuana et du hachich est de dire qu’ils me rendent détendu et créatif.»

Évidemment demander à un dropout ce qu’il pense d’un sujet précis ne le transforme pas en expert. J’en entends dans le fond du café qui disent : «Et Bill Gates?» Bill Gates est aussi un dropout que les journalistes aiment citer sur des sujets aussi variés que le dernier virus à la mode ou le futur de l’être humain. 

Les gens riches et célèbres ne sont pas plus intelligents. Les journaux les aiment car leurs déclarations convenues remplissent de l’espace jour après jour alors qu’un expert pointu sur la malaria, sujet qui intéresse M. Gates, est une matière moins souple et moins sexy.

Et nous comme citoyens les Bill Gates de ce monde nous intéressent car on aimerait qu’ils nous offrent des recettes faciles à appliquer. Genre Brian Wilson des Beach Boys qui a toujours dit que sans la marijeanne, il n’aurait jamais pu écrire son album phare Pet Sounds. 

M. Wilson n’est pas le meilleur exemple, par contre. Enfoncé dans l’abus de substances, il va réémerger après au moins une quinzaine d’années et il semble de nouveau créatif… à défaut d’être encore original. On va y revenir.

Si la consommation de cannabis améliore vraiment la créativité, il y a un faisceau d’intérêts en jeu. Enjeu théorique. Enjeu psychologique. Enjeu culturel. Et enjeu économique et politique.

Alors aujourd’hui ensemble, on va s’intéresser à ce que la science dit sur le lien entre la créativité et la consommation du cannabis. On va examiner certains concepts modernes comme l’hyperamorçage et d’autres plus anciens. Car personne n’a attendu la légalisation canadienne pour expérimenter avec les drogues pour stimuler leur créativité.

Mais avant d’aller plus loin, on doit s’entendre ou tenter de comprendre ce qu’est la créativité… 

Mon dictionnaire affirme qu’il s’agit d’un pouvoir de création, d’invention, d’imagination. La page Wikipédia contient plus de 4500 mots pour tenter de décrire la notion de créativité. En voici un aperçu…

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Je disais quoi? Ah oui la définition Wiki de la créativité…

La créativité et la je cite:

Opérationnellement, la créativité d’un individu est sa capacité à imaginer et produire (généralement sur commande en un court laps de temps ou dans des délais donnés), une grande quantité de solutions, d’idées ou de concepts permettant de réaliser de façon efficace puis efficiente et plus ou moins inattendue un effet ou une action donnée.

Inutile de dire qu’il s’agit d’un terrain miné. 

Inventer des choses est un évènement rare. En général, on améliore une chose qui existe déjà.

Il y a vraiment peu ou pas du tout d’inventions ou de solutions qui jaillissent de nulle part. Le plus bel exemple est encore une fois Steve Jobs qui a volé ou emprunter la plupart des grands concepts de la société Apple. Tout cela est évidemment bien documenté. 

Votre esprit refuse ce fait? 

Je me permets de vous présenter un exemple moins récent, mais beaucoup plus universel…

Les fables de Lafontaine, vous connaissez? 

Toute ma jeunesse, c’était Lafontaine par ici, Lafontaine par là. Le monsieur qui a tout inventé pour mieux nous expliquer la vie en utilisant des animaux pour singer le comportement des humains. Et bien Lafontaine, et j’ai du attendre d’être un adulte pour le savoir, Lafontaine donc a largement pioché dans les fables d’Ésope écrites 25 siècles plus tôt. À l’époque, on ne parlait pas de plagiat, mais d’emprunt ou d’inspiration. En 2022, Lafontaine serait définitivement accusé de plagiat… Là aussi, il y a des débats d’écoles stratosphériques. Un peu comme le plagiat évident de la chanson Stairway to heaven que la justice refuse de reconnaitre.

Puis, puis, puis, il y a aussi toutes les variations de la créativité… On dit de certaines stars du foot qu’elles sont créatives. On parle aussi de créativité en entreprise… Hé oui, vous voyez le genre.

Une vision analytique greffée à un mode de pensée atypique doublé d’une capacité d’observation et de synthèse hors du commun avec, pour le dessert, une capacité d’entreprendre remarquable… 

Puis, il y a la vraie science. 

Un vrai gouffre. 

Le fameux «down the rabbit hole»…

D’abord, il y a une histoire de la définition de la créativité. 

Des recherches, des papiers, des thèses, des séminaires, des bourses. 

Et il y a aussi une histoire de ce qu’est une définition standard. 

Qu’est-ce que fait qu’une définition standard est reconnue? C’est important en science, une définition standard.

Et si on recule un peu, il y a une quête aussi pour définir l’originalité qui diffère de la créativité. 

Il y a donc des définitions standards pour l’originalité et la créativité.

Si on parle de pot et de créativité, on est mieux de se comprendre sur le fond…

La définition standard de l’originalité date de 1955 et vient de Frank Barron. 

Le premier critère d’une réponse originale est qu’elle doit présenter une certaine rareté déclarée dans le groupe particulier étudié. Un exemple familier de cela dans la pratique psychologique est la définition d’une réponse originale aux taches d’encre de Rorschach, l’exigence étant que la réponse, dans l’expérience de l’examinateur, ne doit pas se produire plus d’une fois sur 100 examens. 

Un deuxième critère qui doit être rempli pour qu’une réponse soit qualifiée d’originale est qu’elle doit, dans une certaine mesure, s’adapter à la réalité. L’intention de cette exigence est d’exclure les réponses peu communes qui sont simplement aléatoires, ou qui procèdent de l’ignorance ou de l’illusion).

C’est bien hein!

Son document original dans les notes de l’épisode.

Je viens de partager la définition standard de l’originalité.

Et la créativité, Luc?

La définition standard de la créativité vient de Morris Stein en 1953.

C’est plus ou moins texto de l’anglais.

On peut faire une expérience mentale, si ça vous amuse.

Imaginez que l’on discute de créativité dans le contexte de la cuisine. 

De vos plats que vous préparez par exemple pour un repas exceptionnel…

Donc voici la définition standard de la créativité qui date de 1953…

L’œuvre créative est une œuvre nouvelle qui est acceptée comme défendable, utile ou satisfaisante par un groupe à un moment donné… . Par «nouveau», j’entends que le produit créatif n’existait pas auparavant sous la même forme… La mesure dans laquelle une œuvre est nouvelle dépend de la mesure dans laquelle elle s’écarte de la tradition ou du statu quo. Cela peut dépendre de la nature du problème auquel on s’attaque, du fonds de connaissances ou d’expérience qui existe dans le domaine à ce moment-là, et des caractéristiques de l’individu créatif et de celles des individus avec lesquels il «communique». Souvent, dans l’étude de la créativité, on a tendance à se limiter à l’étude du génie parce que la «distance» entre ce qu’il a fait et ce qui a existé est assez marquée… En parlant de créativité, il est donc nécessaire de distinguer les cadres de référence internes et externes.

Une définition standard n’est pas une limite à la liberté de penser. 

Mais tu es mieux de te lever tôt et être très créatif pour convaincre le reste de la planète.

Notre questionnement en soulève d’autres…

Est-ce que la créativité est la même chose dans toutes les cultures? 

Plein d’universitaires s’intéressent au sujet. On sait aussi que les autochtones de toutes les régions du monde ont toujours expérimenté avec de multiples substances diverses pour avoir accès à d’autres perspectives. Différentes drogues égalent différentes créativités. J’ai eu le privilège de faire de l’Ayahuasca au Brésil dans un dôme géodésique rempli d’une centaine de personnes. Je peux confirmer que les impacts positifs sur ma vie n’ont rien à voir avec les effets du cannabis. Par contre je ne suis en train de créer une hiérarchie des valeurs entre les drogues. Un marteau n’est pas une clé anglaise et c’est très bien ainsi. 

La créativité est aussi ce que d’autres nomment pensée productive, pensée inventive, pensée divergente, pensée latérale ou tout simplement l’imagination. Rien de scientifique, mais la poésie est une forme pure de créativité. Pourquoi s’en priver?

Sur toPot, on tente d’utiliser les définitions standards.

Pourquoi un tel intérêt académique sur un produit mal aimé? 

Surement parce que le sujet est intéressant. 

Parce que l’industrie du recrutement aussi… 

En 2022, la détection des esprits non créatifs est désirable pour certains emplois. 

Gardien de but me vient tout de suite à l’esprit… 😉

Et les esprits créatifs dans le contexte d’une planète en pleine surchauffe, ça pourrait bien valoir cher, très cher.

OK. 

Si je résume bêtement : la créativité exige à la fois une dose d’originalité et une dose d’efficacité.  

Mais la science, certaines études en tout cas, affirment que le cannabis n’a pas ce genre de propriété qui aideraient à être créatif… 

À Leiden, aux Pays-Bas, une étude qui date de 2014 suggère qu’à faible dose le cannabis n’a pas d’impact sur la créativité, alors qu’à fortes doses, le cannabis nuirait à la pensée divergente.

Mais pour rassurer celles qui ont commencé à crier dans le fond du café, je vais immédiatement citer Carl Sagan, un scientifique et astronome américain très populaire à une époque qui a largement parlé de son utilisation du cannabis :

Je trouve que la plupart des idées que je trouve quand je suis défoncé concernent des questions sociales, un domaine de recherche créative très différent de celui pour lequel je suis généralement connu. Je me souviens d’une occasion où, en prenant une douche avec ma femme alors que j’étais défoncé, j’ai eu une idée sur les origines et les invalidités du racisme en termes de courbes de distribution gaussiennes. C’était un point évident d’une certaine manière, mais dont on parlait rarement. J’ai dessiné les courbes au savon sur le mur de la douche et je suis allé écrire mon idée. Une idée a mené à une autre, et au bout d’une heure de travail extrêmement difficile, j’ai découvert que j’avais écrit onze courts essais sur un large éventail de sujets sociaux, politiques, philosophiques et biologiques. Bla bla bla…

OK. 

Le gars est un astronome… Le pot ne l’a aidé à élucider la nature de l’énergie dite sombre qui semble dominer notre Univers en plus de provoquer une accélération de son expansion. Le pot l’a aidé à écrire des petits essais.  C’est bien, mais ce n’est pas un prix Nobel grâce au cannabis par contre.

Hey Merci MJ!

Regardons un peu ce que la science tente de nous dire.

Une première étude a attiré mon attention. Son titre parle de lui-même:

Inspired by Mary Jane? Mechanisms underlying enhanced creativity in cannabis users

In french: Inspiré par Mary Jane ? Les mécanismes qui sous-tendent une créativité accrue chez les consommateurs de cannabis. L’auteur principale est Emily LaFrance.

L’étude date de 2017. Un classique. Évidemment, les curieuses vont trouver un lien dans les notes de l’épisode…

L’étude à trois buts

1)

Examiner si les consommateurs de cannabis à jeun présentent une meilleure performance aux tests de pensée divergente et convergente. 

2)

Examiner si les consommateurs de cannabis à jeun rapportent des niveaux plus élevés de créativité en utilisant des mesures standardisées d’autoévaluation de la créativité. 

3)

Explorer les cinq grands traits de personnalité comme mécanismes possibles sous-jacents aux liens supposés entre la consommation de cannabis et la créativité. 

J’ai dû chercher les 5 grands traits en question. 

Ça s’appelle Le Big Five en anglais. 

Ce n’est pas vraiment une théorie, mais plutôt une sorte de modèle. 

En français, on a créé le« modèle OCEAN », acronyme du nom de ses différentes dimensions[1].

(O) Ouverture : appréciation de l’art, de l’émotion, de l’aventure, des idées peu communes ou des idées nouvelles, curiosité et imagination ;

(C) Conscienciosité (conscience morale, virtus, c’est-à-dire vertu au sens romain) : autodiscipline, respect des obligations, organisation plutôt que spontanéité ; orienté vers des buts ;

(E) Extraversion : énergie, émotions positives, tendance à chercher la stimulation et la compagnie des autres ;

(A) Agréabilité (amabilité) : une tendance à être compatissant et coopératif plutôt que soupçonneux et antagonique envers les autres ;

(N) Neuroticisme ou névrosisme : contraire de stabilité émotionnelle : tendance à éprouver facilement des émotions désagréables comme la colère, l’inquiétude ou la dépression, vulnérabilité.

Pour la petite histoire, on parle ici d’un échantillon de consommateurs de cannabis à jeun de 412 personnes et de 309  non-consommateurs de cannabis. Les deux groupes ont répondu à des questions sur les sujets suivants: consommation de cannabis, personnalité, créativité autodéclarée et objective. 

Les résultats sont clairs. 

Les consommateurs de cannabis sobres ont fait preuve d’une plus grande créativité autodéclarée que les non-consommateurs.

Les consommateurs de cannabis sobres ont montré une capacité de pensée convergente supérieure à celle des non-consommateurs.

Les consommateurs de cannabis sont plus extravertis, plus ouverts à l’expérience et moins consciencieux.

Les différences d’ouverture à l’expérience expliquent la meilleure créativité des consommateurs de cannabis.

OK. Ça regarde mal.

Et si on se demandait l’effet du pot sur les programmeurs? 

Ça tombe bien, la recherche existe.

C’est la première étude empirique sur la prévalence, les perceptions et les motivations d’utilisation du cannabis dans les environnements de programmation. La recherche publiée en 2021 a été réalisée auprès de 803 programmeurs (dont 450 développeurs professionnels à temps plein) recrutés dans les communautés de programmation des logiciels libres, des universités et des médias sociaux. Les résultats? À première vue, cela semble un enfonçage de porte ouverte…

1)

Certains programmeurs consomment régulièrement du cannabis tout en programmant. 

2)

18% de l’échantillon fumaient au moins une fois par mois. 

3)

Le cannabis est utilisé pour des projets personnels et professionnels. 

4)

On fume pour une amélioration perçue des compétences liées à la programmation plutôt que par des raisons médicales. 

5)

Tous les employés consomment du cannabis à des taux similaires, malgré les différences de perception et de visibilité du cannabis. 

Rien de super étonnant n’est-ce pas?

Mais les politiques antidrogues dans l’industrie du génie logiciel entrent en collision avec cette consommation.

29 % de l’échantillon a déclaré avoir passé un test de dépistage de drogue pour un emploi lié à la programmation, cette pratique, en période de pénurie de travailleurs, peut ralentir l’industrie. Il y a donc des choses à faire pour enligner les deux situations. 

En savons-nous plus sur le duo cannabis-créativité? 

Pas vraiment. 

Par contre, en termes de perceptions, il semble pour certains programmeurs qu’une causalité existe. C’est une progression.

Par contre, beaucoup de gens se trouvent drôles après avoir consommé du cannabis. Vous le savez aussi bien que moi, ce n’est pas souvent le cas…

Une autre étude d’Emily LaFrance apparait en 2021.

Head in the clouds? Cannabis users’ creativity in new venture ideation depends on their entrepreneurial passion and experience.

En français: La tête dans les nuages ? La créativité des consommateurs de cannabis dans l’idéation de nouvelles entreprises dépend de leur passion et de leur expérience entrepreneuriale.

L’hypothèse derrière la recherche est simple: 

les consommateurs de cannabis génèrent des idées qui sont plus originales, mais moins réalisables, par rapport aux non-consommateurs. 

Vous vous souvenez de la définition standard de la créativité?

La créativité exige à la fois une dose d’originalité et une dose d’efficacité. 

La conclusion de l’étude est sans ambigüité:

L’originalité accrue et la faisabilité réduite des idées des consommateurs de cannabis ont fait surface dans la mesure où ils avaient une passion entrepreneuriale pour l’invention et ont diminué proportionnellement à leur expérience entrepreneuriale. 

Cela veut dire que la qualité des idées, leur faisabilité, ne dépend pas de la dose, mais de l’expérience personnelle des sujets de l’étude. 

Garbage in, garbage out.

Des entrepreneurs, des programmeurs… C’est bien.

Et si on regardait ce qui se passe à l’université? 

J’ai trouvé une revue de la littérature dans une étude qualitative intitulée:

Influences réflexives et non réflexives sur la consommation de cannabis chez les étudiants de premier cycle.

Près de 40% des étudiants universitaires américains consomment du cannabis. L’étude s’est intéressée à la contribution simultanée des processus réflexifs et des processus non réflexifs. Les processus réflexifs sont ceux qui  produisent l’action par une délibération, une volonté consciente tandis que les  processus non réflexifs sont ceux qui incitent automatiquement au comportement. 

Les conclusions de la revue de littérature sont nombreuses.

L’intoxication au cannabis favorise la pensée divergente, c’est-à-dire la capacité de voir des liens entre des concepts éloignés et de révéler quelque chose de nouveau.

Mais, mais, mais, la consommation du cannabis altère en même temps la pensée convergente, c’est-à-dire la capacité de raisonner sur la base d’une inférence logique. 

Le mot inférence est important. Selon mon dictionnaire, il s’agit d’une opération logique qui consiste à admettre une vérité en vertu de sa liaison avec d’autres vérités déjà admises. C’est à ça que servent les définitions standards. Chaque définition est une brique et à la fin, on se retrouve avec quelque chose. Un mur, une maison ou une construction mentale solide.

Pourquoi discutons-nous de ce genre de choses aujourd’hui? 

Dans le contexte sportif, tout le monde comprend les avantages d’un bon programme de dopage. Le but est de physiquement devenir un sur humain. Mais vous et moi, ne consomme-t-on pas du cannabis pour des raisons similaires? Comme dans le but de mieux penser ou de penser différemment? 

Voilà le contexte de la NEURO-AMÉLIORATION. Le monde des drogues de performance pour l’esprit. 

Un consommateur de cannabis trouve accès à d’autres perspectives. Ce point de vue différent, comme celui d’un chamane dans certaines cultures, peut constituer une forme d’augmentation de l’humain. Et l’étude des consommateurs de cannabis avec entre autres le concept amorçage ouvre la porte à une meilleure compréhension des différents mécanismes cognitifs en action.

J’ai trouvé une étude intitulée L’hyper-amorçage chez les consommateurs de cannabis : Une étude naturaliste des effets du cannabis sur la fonction de la mémoire sémantique.

Je pourrais commencer à faire débouler les définitions standards qui étayent toute cette discussion. Mais ce n’est pas le but de l’épisode… 

Rapidement tout de même, la mémoire sémantique, c’est tout ce que l’on n’a pas oublié après une amnésie suite à une commotion par exemple. Et le pot, parce qu’il affecte la mémoire, est étudié dans ce contexte.

Un exemple d’amorçage? Je vous montre une photo avec un contenu complexe une première fois. Si je vous la montre une seconde fois, vous comprenez que vous serez en mesure de la reconnaitre plus rapidement la seconde fois. Une personne exposée à la photo a donc été amorcée positivement la première fois qu’elle a été en contact avec l’image.

OK

Le cannabis est  la drogue illicite la plus populaire au monde, c’est un fait. Cela fait partie de l’intérêt de mesurer ses effets.

Une étude a testé la mémoire sémantique de 36 consommateurs de cannabis sous l’influence. Les 36 consommateurs ont de nouveau été testés à jeun tout en étant comparés à 38 témoins non consommateurs de drogue.

Sous l’influence du cannabis, les consommateurs ont démontré une augmentation de l’amorçage sémantique automatique et des symptômes schizotypiques par rapport aux témoins. Un symptôme schizotypique c’est un état mental caractérisé par un repli sur soi et une forme de prédisposition à la schizophrénie. La schizophrénie, c’est grosso modo une psychose délirante chronique caractérisée par une discordance ou si vous préférez, une perte d’harmonie de la pensée, de la vie émotionnelle et du rapport au monde extérieur.

On ne va pas devenir des spécialistes du cerveau humain d’ici la fin de l’épisode. Mais moi et vous, on avance à petits pas pour se construire des références pour toutes nos futures discussions.

Alors…

Les consommateurs de cannabis présentaient un profil similaire de schizothymie à celui des non-consommateurs lorsqu’ils ne sont pas intoxiqués. La consommation aigüe de cannabis augmente les symptômes schizotypiques et peut accroitre l’amorçage sémantique automatique chez les consommateurs récréatifs de cette drogue. Une augmentation forte de l’amorçage sémantique automatique pourrait être un facteur contribuant à des manifestations psychotiques. La première étude du  genre que j’ai trouvé date de 2010 et a démontré que la principale propriété du cannabis est sa capacité à augmenter l’hyperamorçage. Pour faire simple, l’hyperamorçage est ce qui se produit lorsque votre cerveau établit un lien entre deux éléments apparemment sans rapport. 

Si vous consommez, je n’ai pas besoin de vous expliquer la dernière phrase. Si vous ne consommez pas, je ne peux pas vous l’expliquer… 😉

Pour être créatif, il faut être bien. Et ça tombe bien car la consommation de cannabis affecte nos sentiments et donc pèse nos pensées. En général, les études qui s’intéressent à ce type de problèmes évoquent systématiquement des problèmes de motivations chez les consommateurs de cannabis. En caricature, sur le plan physique, les usagers de pot seraient des gros gras paresseux alors qu’autres études prouvent que les consommateurs de cannabis sont plus actifs physiquement et présente un meilleur indice de masse corporelle.

Au début de l’épisode, j’ai évoqué les différences qui pourraient exister dans ce qu’est la créativité selon des cultures radicalement différentes. Mais on n’a pas encore évoqué les différences des effets du cannabis chez les hommes et chez les femmes. Dans  l’épisode #95 http://mbe.io/Les-Femmes-et-le-Cannabis , j’aborde plusieurs sujets, mais pas celui de la créativité.

Là aussi, on est chanceux car des chercheurs ont publié en 2021 l’étude Differential Cognitive Performance in Females and Males with Regular Cannabis Use. En français, Différence de performance cognitive chez les femmes et les hommes consommant régulièrement du cannabis. Cette étude éclaire un peu notre discussion car elle suggère que le sexe biologique influence la relation entre le cannabis et la cognition, les hommes étant potentiellement plus vulnérables aux déficits neurocognitifs liés à la consommation de cannabis. 

Après avoir fait le tour d’internet aller-retour, je suis  tombé sur la psychologue clinicienne Gráinne Schafer. La créativité et le cannabis, c’est son truc. Dans une étude, Mme Schafer a formé deux groupes de sujets:  des sujets à «faible créativité» et d’autres à «forte créativité». Un test de fluidité verbale est ensuite proposé aux deux groupes, d’abord sobre et ensuite sous influence du cannabis.

Après une semaine de consommation, le groupe catalogué comme faible avait rejoint le niveau du groupe «forte créativité».  Par contre, les groupes des forts n’ont pas amélioré ses performances. Que faut-il en comprendre? Les personnes qui ne se considéraient comme créatives trouvent des avantages réels dans l’usage du cannabis. Le groupe qui se considérait comme plus créatif n’a pas amélioré ses performances, mais elles n’ont pas diminué non plus.

Ce que l’étude offre comme perspective de nouvelles recherches est une possible théorie selon laquelle il y existerait un lien entre la réduction des inhibitions des fonctions corticales frontales et la pensée divergente. Selon Wikipédia, la pensée divergente est une méthode de pensée utilisée pour produire des idées créatives en envisageant de nombreuses solutions possibles. Ce concept est souvent utilisé en conjonction avec la pensée convergente, qui suit un ensemble particulier d’étapes logiques pour parvenir à une solution.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ merci beaucoup! Bonne semaine. 

Est-ce que le cannabis rend plus créatif? 

La réponse facile est non.

La réponse difficile est plus complexe.

Si le buzz du cannabis pour un consommateur régulier est différent à chaque fois, il serait normal que la créativité d’une personne varie différemment à chaque consommation.

Si je me ramasse, en gros les effets du cannabis sur la créativité sont:

  1. La culture peut influencer ce que l’on croit être créatif.
  2. Les hommes et les femmes réagissent différemment.
  3. L’état d’esprit, je suis créatif, je ne suis pas créatif, a un impact sur la perception de la créativité accrue suite à la consommation du cannabis.
  4. La quantité consommée à un impact sur la créative. Un peu ça fonctionne, trop, c’est moins bon.
  5. Une OVNI… Je crois que le sens du terme créativité utilisé dans chacune de recherche n’est pas le même ce qui implique que les chercheurs ne mesurent pas obligatoirement la même chose.
  6. Et finalement, fait indéniable, beaucoup de gens qui consomment du cannabis croient être plus  créatifs sous influence. Évidemment, la tâche à effectuer sous influence doit avoir préalablement apprivoisé. Je vous donne un exemple. Beaucoup de joueurs de foot sont incapables de jouer à jeun. Mais moi je serais incapable car je n’ai aucun référent personnel dans ce sport.
     Il y a l’histoire de Doc Ellis un lanceur au baseball américain qui a réussi un match parfait sans point ni coup sur sous l’influence de la mescaline… Si on demandait aux mêmes personnes d’être efficaces dans un autre sport, les résultats pourraient être catastrophiques.

Et voilà, c’était le 106e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques n’hésitez pas à m’écrire: lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre !

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Mais pourquoi est-il impossible de savoir si nos produits de cannabis préférés à la SQDC sont irradiés? Pourquoi le logo de l’irradiation, le radura, est-il absent des étiquettes de tous les produits vendus au Canada? On tente de faire le tour de la situation en explorant les alternatives disponibles et en faisant une petite enquête! L’irradiation n’est ni un remède ni une garantie. Bonne écoute!

#96 «La recette» avec Julien Raymond de Juste Feu

#96 «La recette» avec Julien Raymond de Juste Feu

Julien Raymond est le maitre cultivateur de Juste Feu, un producteur autorisé québécois détenteur d’une licence de microproduction octroyée par Santé Canada. Julien est aussi un des deux propriétaires avec son associé et ami d’enfance, Philippe Bédard.

Juste Feu est le producteur autorisé du fameux Runtz bio distribué sous la marque Hatrick à la SQDC.

J’ai posé des tonnes de questions à Julien. Ses réponses sont clairs et précises. Cet épisode distribué originalement sur YouTube est le premier d’une série qui va nous permettre de voir la vie d’un artisan du cannabis québécois.

#95 Le cannabis agit différemment sur les femmes?

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Dans l’épisode #95, toPot s’intéresse aux différences qui régissent la consommation des femmes et des hommes. Quel est le rôle des hormones sur les effets subjectifs du cannabis? Comment le cannabis agit-il sur la sexualité? Pourquoi les médecins prescrivent-ils moins...

#105 FM Lambert, le député des aspirations interdites

#105 FM Lambert, le député des aspirations interdites

Aujourd’hui, toPot reçoit un ami.

Un ami député.

Un ami qui va nous fournir des réponses politiques et citoyennes sous forme de clés de lecture hexagonales. 

M. Lambert, François-Michel, est un homme politique français né à La Havane. 

FM sans tiret pour les amis, il est élu député pour la première fois en 2012 dans la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il est réélu en 2017 avec le soutien de La République en marche (LREM). En octobre 2018, il quitte pour fonder le groupe Libertés et territoires et un an plus tard, il crée le parti «Liberté écologie fraternité».  

La semaine passée, je recois un courriel me signalant que le député Lambert allait publier un livre. Le titre du livre est Cannabis ecce homo. 

Ecce homo est une expression latine attribué à Ponce Pilate qui signifie «voici l’homme». Voici donc l’homme du cannabis. Évidemment, c’est un peu rigolo car selon Wikipédia, au plan artistique, un Ecce Homo est une représentation de Jésus de Nazareth debout, couronné d’épines. 

François-Michel Lambert, voici l’homme qui souffre pour la cause du cannabis.

François-Michel Lambert, voici l’homme qui souffre pour aider les millions de Françaises et de Français qui consomment du cannabis dans une illégalité punitive.

Alors j’ai pensé que c’était le temps de faire le point sur la situation du cannabis en France tout en parlant du livre.

https://mbe.io/Cannabis-ecce-homo

#100 Le centième épisode de toPot!

#100 Le centième épisode de toPot!

100 épisodes déjà! Et alors on fait quoi pour ce 100e épisode de toPot? Je vais vous présenter deux nouveaux collaborateurs.  Si vous êtes dans l’industrie du cannabis, vous connaissez obligatoirement mon invité d’aujourd’hui. Ou vous connaissez son service.  Je...

#99 Potpourri 4A

#99 Potpourri 4A

Vous allez bien?  Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot à un potpourri pour vous. On commence par notre belle SQDC qui a décidé d’augmenter les prix de ses produits, car dit-elle, ils se détaillent sous les prix du marché illicite. La Nouvelle-Écosse...

#98 Deux visages de la lutte aux parasites

#98 Deux visages de la lutte aux parasites

Alors que la plupart des gens éprouvent du dédain pour les insectes, Camille est attiré par eux. Son entreprise, Lady Bug Phytoprotection, fait de la gestion intégrée pour les producteurs autorisés dans l’industrie du cannabis, mais elle offre aussi ses services à M...

#97 Un problème de cannabis irradié à la SQDC?

#97 Un problème de cannabis irradié à la SQDC?

L’irradiation est une technologie. Un outil pour certaines taches. Rien de plus.
Mais pourquoi est-il impossible de savoir si nos produits de cannabis préférés à la SQDC sont irradiés? Pourquoi le logo de l’irradiation, le radura, est-il absent des étiquettes de tous les produits vendus au Canada? On tente de faire le tour de la situation en explorant les alternatives disponibles et en faisant une petite enquête! L’irradiation n’est ni un remède ni une garantie. Bonne écoute!

#96 «La recette» avec Julien Raymond de Juste Feu

#96 «La recette» avec Julien Raymond de Juste Feu

Julien Raymond est le maitre cultivateur de Juste Feu, un producteur autorisé québécois détenteur d’une licence de microproduction octroyée par Santé Canada. Julien est aussi un des deux propriétaires avec son associé et ami d’enfance, Philippe Bédard.

Juste Feu est le producteur autorisé du fameux Runtz bio distribué sous la marque Hatrick à la SQDC.

J’ai posé des tonnes de questions à Julien. Ses réponses sont clairs et précises. Cet épisode distribué originalement sur YouTube est le premier d’une série qui va nous permettre de voir la vie d’un artisan du cannabis québécois.

#95 Le cannabis agit différemment sur les femmes?

#95 Le cannabis agit différemment sur les femmes?

Dans l’épisode #95, toPot s’intéresse aux différences qui régissent la consommation des femmes et des hommes. Quel est le rôle des hormones sur les effets subjectifs du cannabis? Comment le cannabis agit-il sur la sexualité? Pourquoi les médecins prescrivent-ils moins...

#104 C’est quoi le marché autochtone du cannabis?

#104 C’est quoi le marché autochtone du cannabis?

Le cannabis et les autochtones…

Aujourd’hui, on discute d’un sujet très important dans le contexte de la légalisation canadienne du cannabis. Pourquoi en discuter maintenant?

Parce que le paysage du cannabis canadien vient de changer à tout jamais.

Comment?

Un groupe de commerçants de la Colombie-Britannique a déclaré qu’ils ont «souffert et continuent de souffrir d’une perte de jouissance de la vie» et qu’ils ont «souffert et continuent de souffrir de troubles émotionnels et de détresse mentale» à cause de l’existence de marchés de cannabis des Premières Nations. Ce sont les mots utilisés, en anglais évidemment, dans le document officiel. Ces revendeurs de cannabis viennent de plusieurs régions de la province et leur plainte est déposée contre la province de la Colombie-Britannique, le procureur général de la Colombie-Britannique et l’unité de sécurité communautaire. 

Pour mieux comprendre la situation, on va revenir sur les moments forts des initiatives autochtones depuis le début de la légalisation.

Bonne écoute!

Liens pour l’épisode

La poursuite des 14 commercants

Seed of Sovereignty: Indigenous Rights and Canadian Cannabis Law

The Red River Métis – la Nouvelle Nation

Le grand chef de Wendake écorche Québec solidaire

THE SUBJECT MATTER OF BILL C-45

Cannabis : « sur notre territoire, la Saskatchewan n’existe plus »

Bill 96 will never apply in our community, Kahnawake leaders say

Dança da Solidão (Marisa Monte e Paulinho da Viola)

Photo de Damon Lam sur Unsplash

#100 Le centième épisode de toPot!

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100 épisodes déjà! Et alors on fait quoi pour ce 100e épisode de toPot? Je vais vous présenter deux nouveaux collaborateurs.  Si vous êtes dans l’industrie du cannabis, vous connaissez obligatoirement mon invité d’aujourd’hui. Ou vous connaissez son service.  Je...

#99 Potpourri 4A

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#98 Deux visages de la lutte aux parasites

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#97 Un problème de cannabis irradié à la SQDC?

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L’irradiation est une technologie. Un outil pour certaines taches. Rien de plus.
Mais pourquoi est-il impossible de savoir si nos produits de cannabis préférés à la SQDC sont irradiés? Pourquoi le logo de l’irradiation, le radura, est-il absent des étiquettes de tous les produits vendus au Canada? On tente de faire le tour de la situation en explorant les alternatives disponibles et en faisant une petite enquête! L’irradiation n’est ni un remède ni une garantie. Bonne écoute!

#96 «La recette» avec Julien Raymond de Juste Feu

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Julien Raymond est le maitre cultivateur de Juste Feu, un producteur autorisé québécois détenteur d’une licence de microproduction octroyée par Santé Canada. Julien est aussi un des deux propriétaires avec son associé et ami d’enfance, Philippe Bédard.

Juste Feu est le producteur autorisé du fameux Runtz bio distribué sous la marque Hatrick à la SQDC.

J’ai posé des tonnes de questions à Julien. Ses réponses sont clairs et précises. Cet épisode distribué originalement sur YouTube est le premier d’une série qui va nous permettre de voir la vie d’un artisan du cannabis québécois.

#95 Le cannabis agit différemment sur les femmes?

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#103 Le cannabis médical vu par…

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Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, je reçois deux Québécois qui connaissent bien la situation du cannabis médical au Québec. Shantal Arroyo et François-Olivier Hébert.  

Shantal est active dans le monde du cannabis depuis 2007 et elle est aussi la fondatrice de la Clinique La Croix Verte, une clinique de cannabis médical à Montréal fermé en décembre 2021 suite à un raid policier…

F-O, vous le connaissez obligatoirement depuis la diffusion de l’épisode # 91 Et si le cannabis pouvait parler!   

Il est un biologiste, un génomicien et un formateur agréé qui fait de la recherche. Il travaillait aussi à la Clinique la Croix Verte avant sa fermeture.

Alors entre les différentes chartes et la particularité québécoise, comment le Québec se distingue-t-il dans le cannabis médical?

#100 Le centième épisode de toPot!

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100 épisodes déjà! Et alors on fait quoi pour ce 100e épisode de toPot? Je vais vous présenter deux nouveaux collaborateurs.  Si vous êtes dans l’industrie du cannabis, vous connaissez obligatoirement mon invité d’aujourd’hui. Ou vous connaissez son service.  Je...

#99 Potpourri 4A

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#98 Deux visages de la lutte aux parasites

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#97 Un problème de cannabis irradié à la SQDC?

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Mais pourquoi est-il impossible de savoir si nos produits de cannabis préférés à la SQDC sont irradiés? Pourquoi le logo de l’irradiation, le radura, est-il absent des étiquettes de tous les produits vendus au Canada? On tente de faire le tour de la situation en explorant les alternatives disponibles et en faisant une petite enquête! L’irradiation n’est ni un remède ni une garantie. Bonne écoute!

#96 «La recette» avec Julien Raymond de Juste Feu

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Julien Raymond est le maitre cultivateur de Juste Feu, un producteur autorisé québécois détenteur d’une licence de microproduction octroyée par Santé Canada. Julien est aussi un des deux propriétaires avec son associé et ami d’enfance, Philippe Bédard.

Juste Feu est le producteur autorisé du fameux Runtz bio distribué sous la marque Hatrick à la SQDC.

J’ai posé des tonnes de questions à Julien. Ses réponses sont clairs et précises. Cet épisode distribué originalement sur YouTube est le premier d’une série qui va nous permettre de voir la vie d’un artisan du cannabis québécois.

#95 Le cannabis agit différemment sur les femmes?

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#102 Gouvernements et cannabis… L’amour vache?

#102 Gouvernements et cannabis… L’amour vache?

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, on fait deux choses. MJ la barista du toPot fait une critique du Hash Fût de Chêne de Highly Dutch Organic dont le Terpène dominant est la caryophyllène.

Mais dans un premier temps on va regarder la relation d’amour-haine qui existe entre les gouvernements et l’industrie du cannabis.

Au Québec, la SQDC vient de changer sa façon de faire des affaires. 

Et l’industrie est littéralement en train de freaker.

Au niveau fédéral, Santé Canada change ses lignes directrices pour le cannabis médical et là ce sont les prescripteurs qui sont aux abois.

Mais avant de se lancer dans cette poutine, j’ai trouvé deux exemples à l’extérieur du Québec pour illustrer cette relation haine-amour entre les gouvernements et l’industrie du cannabis…

Chez nos voisins américains, dans le cadre de l’enquête YouGov, 27 % des personnes interrogées ont déclaré que l’idéal serait que les gens consomment davantage de cannabis au lieu de l’alcool, tandis que 20 % ont déclaré que ce serait une mauvaise idée. L’acceptabilité sociale augmente à vue d’oeil…

#100 Le centième épisode de toPot!

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100 épisodes déjà! Et alors on fait quoi pour ce 100e épisode de toPot? Je vais vous présenter deux nouveaux collaborateurs.  Si vous êtes dans l’industrie du cannabis, vous connaissez obligatoirement mon invité d’aujourd’hui. Ou vous connaissez son service.  Je...

#99 Potpourri 4A

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Vous allez bien?  Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot à un potpourri pour vous. On commence par notre belle SQDC qui a décidé d’augmenter les prix de ses produits, car dit-elle, ils se détaillent sous les prix du marché illicite. La Nouvelle-Écosse...

#98 Deux visages de la lutte aux parasites

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#97 Un problème de cannabis irradié à la SQDC?

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Mais pourquoi est-il impossible de savoir si nos produits de cannabis préférés à la SQDC sont irradiés? Pourquoi le logo de l’irradiation, le radura, est-il absent des étiquettes de tous les produits vendus au Canada? On tente de faire le tour de la situation en explorant les alternatives disponibles et en faisant une petite enquête! L’irradiation n’est ni un remède ni une garantie. Bonne écoute!

#96 «La recette» avec Julien Raymond de Juste Feu

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Julien Raymond est le maitre cultivateur de Juste Feu, un producteur autorisé québécois détenteur d’une licence de microproduction octroyée par Santé Canada. Julien est aussi un des deux propriétaires avec son associé et ami d’enfance, Philippe Bédard.

Juste Feu est le producteur autorisé du fameux Runtz bio distribué sous la marque Hatrick à la SQDC.

J’ai posé des tonnes de questions à Julien. Ses réponses sont clairs et précises. Cet épisode distribué originalement sur YouTube est le premier d’une série qui va nous permettre de voir la vie d’un artisan du cannabis québécois.

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Dans l’épisode #95, toPot s’intéresse aux différences qui régissent la consommation des femmes et des hommes. Quel est le rôle des hormones sur les effets subjectifs du cannabis? Comment le cannabis agit-il sur la sexualité? Pourquoi les médecins prescrivent-ils moins...