#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important acteur de la distribution et de la vente légale du cannabis au Québec.

Voici les questions que je lui ai posées :

  • Vous êtes un dirigeant assez discret. Vous pouvez vous présenter succinctement?
  • Après une première année à la tête de la SQDC, de quel résultat êtes-vous le plus fier?
  • La SQDC veut être LA référence de l’industrie du cannabis responsable. Quels faits saillants du bilan 2020-2021 expriment le mieux ce souhait?
  • Le premier paragraphe du bilan annuel évoque le marché noir. Sur ce point précis, la SQDC n’a pas atteint son objectif de 66 %. Pourquoi?
  • Êtes-vous satisfait du succès commercial des producteurs autorisés québécois à la SQDC?
  • Comment et pourquoi la SQDC a-t-elle bonifié les espaces réservés aux produits afin que ses magasins soient adaptés à l’enrichissement du catalogue de produits?
  • Le succès de “Cliquez et ramassez” se mesure comment?
  • Pourquoi le volet Accessibilité est-il si important pour la SQDC?
  • Comment les concepts de rotation et de pépinière vont bénéficier à la clientèle de la SQDC?
  • Les microproducteurs québécois représentent moins de 1 % des ventes de la SQDC. Quels sont vos plans pour les aider?
  • Seulement 6 % des ventes de la SQDC sont effectuées en ligne. Est-ce que vous avez l’ambition de revaloriser cette filière?
  • Les charges nettes ont augmenté pour le dernier exercice. Quelles sont les conséquences pour la SQDC (grèves, etc.)?
  • Quel est le bilan environnemental de la SQDC?
  • La question du public : Pourquoi tout le monde est carté? 😉

    Bonne écoute!

    LIEN:

    Connaissez-vous le programme Pépinière de la SAQ?

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important...

    137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

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    136 Pot flânage (2023.01.25)

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    135 Pot flânage (2023.01.18)

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    134 Pot flânage (2023.01.11)

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    133 Pot flânage (2023.01.04)

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    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

    132 Pot flânage (2022.12.21)

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    137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

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    Vous allez bien ? Le chanvre est bon par chez vous ? Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. Parce que je suis pressé. Mais surtout parce que j’en ai besoin…

    Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi ? J’aimerais vous donner le contexte de ma décision. Et pour ça, il faut retourner au premier épisode de toPot diffusé le 23 février 2019 intitulé #01 Pourquoi un podcast sur l’industrie du cannabis ?.

    Vous le savez.

    Le Canada a légalisé le cannabis et depuis le départ, deux camps semblent s’opposer.

    D’un côté, les oracles de la déchéance globale. 

    Comme le député caquiste, M. Gérard Deltell, qui ira jusqu’à s’habiller en noir pour souligner le 17 octobre 2018, comme un « jour sombre ». 

    De l’autre coté, les jovialistes qui croient que le cancer vient de disparaitre parce qu’on ne fume en cachette au Canada… Je crois qu’il est important et utile de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Au-delà des apparences, les ressorts internes d’une révolution scientifique, culturelle, commerciale, financière et médicale méritent d’être commentés et analysés sérieusement. 

    Dans ce dernier épisode, je reviens d’abord sur les moments charnières de toPot. Je vous explique également pourquoi je vais continuer le magazine en ligne Bon Stock et où je vais travailler dans l’industrie du cannabis.

    Bonne écoute !

    Transcription Intégrale de l'épisode #137

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

    Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. 

    Parce que je suis pressé.

    Mais surtout parce que j’en ai besoin…

    Évidemment, dans la vraie vie, le toPot reste ouvert, car il est indispensable dans sa formule actuelle de Club Social de Cannabis… L’absence des Clubs Sociaux de Cannabis est la plus grande erreur de la légalisation si vous voulez une dernière OVNI. Si vous n’êtes pas sur de quoi je parle, l’épisode #60 s’intéresse au sujet : #60 Les Clubs Sociaux de Cannabis, la solution pour le Québec? .

    Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi? J’aimerais vous donner le contexte de ma décision. Et pour ça, il faut retourner au premier épisode de toPot diffusé le 23 février 2019 intitulé #01 Pourquoi un podcast sur l’industrie du cannabis?.

    Vous le savez.

    Le Canada a légalisé le cannabis et depuis le départ, deux camps semblent s’opposer.

    D’un côté, les oracles de la déchéance globale. 

    Comme le député caquiste, M. Gérard Deltell, qui ira jusqu’à s’habiller en noir pour souligner le 17 octobre 2018, comme un « jour sombre ». 

    De l’autre coté, les jovialistes qui croient que le cancer vient de disparaitre parce qu’on ne fume en cachette au Canada… Je crois qu’il est important et utile de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Au-delà des apparences, les ressorts internes d’une révolution scientifique, culturelle, commerciale, financière et médicale méritent d’être commentés et analysés sérieusement. 

    Bon on peut entendre que je me suis amélioré à la technique.

    Si vous saviez comment ç’a été dur d’oser faire un potcast pour moi. Je ne parle pas de l’apprentissage des techniques d’enregistrement. Ce n’est pas facile, mais c’est technique. Et j’ai encore beaucoup à apprendre.

    Ç’a été très dur, car j’avais une certaine forme de peur très réelle devant le fait d’enregistrer ma voix pour ensuite m’écouter pendant la postproduction. Je vais le dire simplement… Cela m’a pris au moins une trentaine d’épisodes avant que l’envie de vomir disparaisse. 

    Donc, avec toPot, je voulais comprendre et partager cette actualité du cannabis.

    ToPot était un potcast sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis qui s’intéressait à toute la francophonie. 

    Reste que dans les faits, c’est très difficile d’avoir des informations et une vraie compréhension interne de l’industrie. Les producteurs autorisés doivent faire extrêmement attention à leur communication, car un faux pas peut couter très cher. Cela devient donc de plus en plus difficile de leur demander de répondre à des questions pour vous et pour moi. Et je ne voyais pas faire 10 épisodes sur l’irradiation…

    Donc comment mieux comprendre ce qui se passe réellement dans l’industrie du cannabis pour vous en parler? 

    En y travaillant. Tout simplement.

    Il y a quelques jours, on m’a fait une offre que je ne voulais pas refuser. 

    Je vais enfin pouvoir vous expliquer comment tout ça fonctionne de l’intérieur, mais pas sur toPot. Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que j’ai lancé il y a quelques mois le magazine en ligne Bon Stock. La réponse est excellente et le format d’un article de 600 à 1000 mots qui représente un temps de lecture de moins de 5 minutes me semble un format plus utile.

    Je vous invite donc à me rejoindre sur Bon Stock. Le site est www.bonstock.quebec. J’ai déjà créé un groupe Facebook Bon Stock pour pouvoir entamer un vrai dialogue avec vous. Des membres de l’industrie y discutent avec vous et moi. Il y a un lien dans les notes de l’épisode. 

    Dans un contexte plus large, je vois tous les jours des membres de l’industrie, des boss, des maitres cultivateurs de compagnies différentes qui se visitent et publient plein de photos de leurs échanges. J’adore. Je vais faire exactement la même chose, mais avec des textes et des échanges réels au bénéfice des gens qui s’intéressent à l’industrie du cannabis. Je vais pouvoir discuter très facilement avec tous les partenaires du PA. Et là où je vais commencer une nouvelle vie, il existe un écosystème large et profond. Je vais continuer d’écrire des articles sur tous les sujets qui m’intéressent. J’ai d’autres idées pour Bon Stock, mais chaque chose en son temps. 

    Que vais-je faire dans l’industrie?

    En blague?

    Je vais être le ministre de l’information pour un producteur autorisé québécois. 

    Mais aujourd’hui, dans ce dernier épisode, je veux vous remercier de votre écoute. De ces écoutes, j’ai reçu quelques témoignages extraordinaires. Pas du genre T bon Luc. J’aime ça aussi. Trompez-vous pas. Mais j’ai reçu des courriels qui m’ont parfois fait pleurer d’espoir. Si je devais en choisir un seul, cela serait celui qui est venu d’un homme après la diffusion de l’épisode #108 Inconduite sous influence du cannabis?. Un monsieur m’a écrit pour me raconter qu’après avec écouté l’épisode, il avait décidé de ne plus conduire sous influence. J’ai montré le courriel à ma belle qui m’a dit pris dans ses bras. Le moton, je ne vous dis pas. 

    Je veux aussi remercier tous les membres de l’industrie du cannabis qui m’ont aidé. 

    Le premier PA qui m’a fait confiance n’est pas du Québec. 

    Non, c’est Tom Devost du Nouveau-Brunswick. On a fait 5 épisodes ensemble. Les curieuses vont trouver les épisodes 25, 26, 27, 28 et 41 pour les résultats de sa première récolte de Tiger Bomb. 

    Le premier scientifique? 

    C’est Konilo Zio sur le cannabis et l’agriculture cellulaire. Dans l’épisode #18, nous regardons comment la science permet de produire des molécules de cannabis avec du sucre et de la levure.  

    Le premier québécois dans l’industrie du cannabis à l’extérieur du Québec? C’est une femme. Oui Mireille Messier qui avait sa boutique en Alberta m’a donné une entrevue remarquable de lucidité. Et elle a toujours été là quand j’avais des questions. Je l’ai encore consulté la semaine passée. 

    J’ai d’ailleurs eu la chance d’interviewer plusieurs femmes. Je pense spontanément à :

    #101 https://mbe.io/Cynthia-Labelle-Maman-et-Boss

    #68 https://mbe.io/IsabelleCoulombe-AssuranceCannabis

    #51 http://mbe.io/AlisonCurrier-VertMirabelCQuebecois

    #09 https://mbe.io/Karine_Cyr_DesFleursMaChere

    #31 https://mbe.io/SarahFautréLaLiaison

    Merci, mesdames.

    Le premier intellectuel? 

    C’est Khalid Tinasti dans l’épisode #64 Khalid Tinasti : France et Maroc, les effets comparés de la prohibition du cannabis. Khalid a travaillé pendant 8 ans à la Commission mondiale sur la politique des drogues, entre autres avec la Canadienne Louise Arbour. 

    J’ai aussi reçu Sarah Perrin qui s’intéresse aux femmes dans l’univers de la drogue. Elle était en rédaction de thèse de doctorat lors de l’entrevue, doctorat qu’elle a depuis obtenu. Bravo.

    Impossible de ne pas mentionner ma rencontre avec Khalid Mouna, un anthropologue qui écrit depuis des années sur la région du Rif où il est né et où se concentrent les activités de productions du hash au Maroc. 

    J’ai interviewé un agent secret qui a été condamné à la prison à vie au Canada. Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il a donné l’entrevue dans son camion alors qu’il livrait une cargaison de viande en Pologne, je crois. 

    L’épisode qui m’a le moins stressé? C’est ma rencontre avec François Verdonnet. Sa famille est dans la vigne depuis des générations. Un changement de frontières il y a quelques centaines d’années et hop, voilà l’histoire d’un Français qui travaille en Suisse. Ses grands-parents ont construit des serres intelligentes il y a des décennies. Ça sait tout faire pousser. À l’intérieur, à l’extérieur, en bunker. Cette famille faisait des extractions d’huiles essentielles, des terpènes quoi, quand Al Capone régnait sur Chicago. Son entreprise s’appele Chanvre DC. Cet épisode, le #53e est intitulé François Verdonnet : le technopaysan de Chanvre DC.

    L’épisode dont je suis le plus fier? Impossible de dire. Dans le désordre, je pense à la première entrevue accordé par Jacques Farcy, le président de la SQDC. C’était l’épisode #111. 

    Je me suis également beaucoup investie dans l’épisode #113 Sexy, le refus du marché légal? dans lequel je tente de comprendre l’attrait du marché noir comme l’expression d’un pied de nez aux gouvernements. 

    Il y a aussi l’épisode extraordinaire avec François-Olivier Hébert intitulé Et si le cannabis pouvait parler? dans lequel il répond à mes questions comme s’il était un plant de cannabis. Le gars a un doctorat de l’Université Laval en écologie génomique et il m’a rejoint, au ras des pâquerettes, pour rendre la science accessible et passionnante. 

    Dans un autre registre, j’ai adoré discuter avec le député français François-Michel Lambert de son nouveau livre Cannabis Ecco Homo. M. Lambert a présenté un projet de loi pour la légalisation du cannabis en France en 2021. Le titre de l’épisode est un de mes meilleurs : #105 FM Lambert, le député des aspirations interdites. Il a même brandi un joint à l’Assemblée nationale pour évidemment créer un bon buzz médiatique. 

    J’ai tenté depuis les débuts de toPot de rencontrer des partis politiques québécois pour comprendre leur position. Impossible. Seul QS a répondu a ma demande en me disant que leurs députés étaient trop occupés. J’ai pu parler avec plus d’une demi-douzaine de députés français, mais aucun politicien québécois…  

    L’épisode le plus controversé? Cela dépend du contexte. Quand tu mets un lien pour un épisode sur un groupe Facebook, il y a des gens qui vont prendre 10 minutes pour t’écrire un commentaire sans avoir la moindre idée de ce que tu dis dans l’épisode. Alors dans ce genre de réaction épidermique infantile, c’est l’épisode #97 sur l’irradiation qui est sur la plus haute marche du podium. Si on parle de réactions plus averties, je dirais que l’épisode sur les problèmes d’échantillonnages et l’impact sur les % de THC mesurés par les laboratoires a généré une vraie discussion publique. Et là, je dois remercier Black Poule qui avait très généreusement relayé mon épisode dans un des ses vidéos.

    Ai-je des regrets de ne pas avoir parlé de tel ou tel sujet? Aucun. J’ai toujours fait ce que je croyais le plus utile. J’ai parlé de drone, de chaine de blocs, de politique, du mythe de la cendre blanche, du high du coureur, du guide du fournisseur de la SQDC, du séchage des fleurs, de la Chine qui soigne son économie au CBD, du crime organisé, des tendances émergentes, du marché noir, des innovations, de la santé buccale, des impacts du cannabis sur l’environnement, des autochtones, des animaux, du sommeil, des munchies et j’en oublie plein.  

    Donc aucun regret. 

    Et voilà! C’était le 137e et dernier épisode de toPot.

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne vie. 

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

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    137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

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    136 Pot flânage (2023.01.25)

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    135 Pot flânage (2023.01.18)

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    134 Pot flânage (2023.01.11)

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    133 Pot flânage (2023.01.04)

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    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

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    136 Pot flânage (2023.01.25)

    136 Pot flânage (2023.01.25)

    Transcription Intégrale de l'épisode #136

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Dans mon coin de pays, il est excellent. Ce début d’année m’a proposé une bonne dose d’introspection et de réflexions. Quand on regarde le chemin parcouru depuis 2018, c’est incroyable. Nous sommes passés d’une culture de choix très très très restreints à une abondance telle que la SQDC n’a pas assez de tablettes pour accueillir tous les produits disponibles… Ça chiale quand même beaucoup. Trop ci, trop ça. 

    La SQDC a d’ailleurs osé une approche commerciale téméraire la semaine passée. Elle veut s’assurer d’avoir les plus bas au Canada pour nous, les p’tits québécois. L’industrie, officiellement, n’a pas aimé. Pourquoi? Le refus de se conformer provoque la pénalité ultime… Le produit est retiré de la vente à la SQDC.

    La SQDC a-t-elle raté une occasion de se rapprocher de sa clientèle en oubliant d’annoncer publiquement sa nouvelle stratégie? La SQDC attend peut-être uniquement que l’industrie avale la pilule. 

    J’oublie souvent de le dire, mais il y a des liens pour la plupart des nouvelles dont je vous parle dans les notes de l’épisode. Il y a même une transcription complète de l’épisode.

    OK.

    Cette semaine, Santé Canada a octroyé 5 licences à travers le Canada. Trois en Colombie-Britannique et deux au Québec. Toutes les licences sont de type micro. Au Québec, il s’agit des plantations C. R. inc.  Et de G RECOLTE INC.

    La première entreprise est dans le coin de Potton. La deuxième devrait s’établir autour de Sainte-Anne-de-Sabrevois. Et l’entreprise appartient majoritairement à une femme. Bravo.

    La plus grosse nouvelle du Québec? J’en ai déjà parlé. C’est le nouveau programme «Plus bas prix au Canada» de la SQDC. Comment l’industrie va-t-elle réagir? Mais va-t-elle réagir? J’ai eu quelques discussions publiques avec des acteurs de l’industrie qui défendaient la position de la SQDC. À suivre donc.

    Alors on commence notre flânage dans l’actualité du cannabis.

    Qu’est-ce qui fait un grand leadeur du cannabis?

    Oui, car celui qui veut être obéi doit savoir comment commander disait Machiavel…

    Je suis tombé sur un premier article puis sur une demi-douzaine d’autres à droite et à gauche.

    Je vous résume tout rapidement juste pour rigoler. 

    Le grand leadeur du cannabis doit avoir :

    1) des valeurs fortes réelles, le «pourquoi»

    2) des talents précieux, le savoir-faire

    3) un peu de vertu, l’humain derrière le chef.

    C’est quoi des valeurs fortes réelles?

    – Une vision du monde optimiste et réaliste.

    – Un communicateur efficace

    – Équilibre entre la passion pour l’usine et les exigences d’une organisation professionnelle.

    – Une soif d’apprentissage et d’amélioration continue

    C’est ressemble à quoi des talents précieux?

    > Comprendre quand il faut être un leadeur et un manager.

    > Expert en stratégie qui apprécie l’exécution

    > Profonde expérience des fonctions centrées sur le consommateur, comme les ventes et le marketing.

    > Connaissance de la gestion financière et des questions informatiques

    Et la vertu?

    + S’épanouir sous la pression, les charges de travail importantes et l’incertitude.

    + Capacité à gérer les attentes, notamment celles des investisseurs et des employés.

    + Soucieux des faits

    + Humble, avec ses capacités et les défis qu’il doit relever. 

    Génial, non! 😉

    Le gag dans ce genre de truc, c’est que le leadeur est la personne en haut, une sorte de pape. Mais un bon leadeur permet aux autres de déployer leurs ailes. Donc, le leadeurship n’est pas l’affaire d’une seule personne qui propage des sermons qui plaisent. Le leadeurship est pour tout le monde dans une entreprise qui émancipe les humains qui y travaillent.

    Tout le monde peut comprendre les rouages et l’importance de l’empathie.

    Tout le monde peut apprendre à communiquer efficacement.

    Tout le monde peut se sentir responsable et assumer cette responsabilité 

    Tout le monde peut reconnaitre le travail bien fait

    Tout le monde devrait savoir que sans bons employés et collègues, une entreprise ne peut survivre très longtemps dans un contexte économique de haute compétition avec un environnement législatif chaotique, au minimum.

    Est-ce qu’il y a une personne dans votre entreprise qui vous impressionne? 

    Et bien c’est lui ou elle que vous devez imiter.

    Des employés d’une grande entreprise québécoise dans le cannabis me disaient au cours des derniers mois comment le big boss de leur entreprise surveillaient leur travail avec empathie et considération. On parle ici d’un énorme producteur autorisé. Ce BB (big Boss) critique à l’occasion, mais il remercie aussi ses employés pour leur accomplissement. Une main sur l’épaule et hop, il continue son chemin. Je vous raconte cette histoire-là, car tous les employés qui me racontaient ces histoires étaient littéralement charmés par le leadeurship de ce monsieur. 

    Le leadeurship se rencontre au coin d’un corridor… Pas aux piqueniques annuels de la compagnie. 

    Et si on allait flâner un peu en Thaïlande? Je suis tombé sur une communication d’un gars qui s’appeler Don Land. Il travaille pour le Thai Cannabis Corporation et à ce titre, il agit comme lobbyiste aux États-Unis. Je vais d’abord vous parler de son rôle de lobbyiste et ensuite de sa position sur les importations de cannabis en Thaïlande.

    • Comme lobbyiste il veut développer des titres d’agriculture contrôlée pour le commerce international sur le marché libre de substances agricoles contrôlées et de produits à valeur ajoutée pour les marchés internationaux
    • Il fait la promotion des opportunités de financement international pour les petits exploitants agricoles.
    • Il veut aussi créer une nouvelle forme de titres et de certificats de confiance enregistrés au niveau international, des microobligations, des obligations.
    • On est d’accord. M.Land se bat pour une version de l’agriculture du cannabis à petite échelle, exactement comme la tendance se précise au Canada. Après la première vague de méga entreprise, la tendance est au Canada comme en Thaïlande est aux microentreprises.
    • À sa façon, M. Land exerce un leadeurship comme il n’en existe pas au Canada dans l’industrie du cannabis.

    Mais revenons à la communication de M. Land sur LinkedIn… et je vous la livre le plus texto possible :

    Nous, les membres de la communauté du cannabis de Thaïlande, qui comprend plus de 153 000 cultivateurs de cannabis, 18 000 cliniques et dispensaires de cannabis et bien plus encore…

    appelons à un BOYCOTT des produits agricoles de cannabis étrangers, qu’ils soient introduits illégalement en Thaïlande ou par l’abus et le détournement criminel des permis de recherche et développement. Ce qui fait que les prix du cannabis médical sont les plus chers du monde entier

    dans un véritable paradis où le cannabis pousse naturellement à son meilleur. Ce vol flagrant sera stoppé

    avec le pouvoir du peuple.

    Est que M. Land parle en son nom personnel ou à titre de lobbyiste? Je ne sais pas. Mais il a encore son job aujourd’hui… et il ne s’arrête pas là. J’ai trouvé un autre message :

    Si vous êtes impliqué dans la contrebande de cannabis en Thaïlande ou dans la promotion de sa vente et de sa distribution, quittez le pays tant que vous le pouvez.

    Je vais faire cette annonce sur scène le premier mars 2023, en public et en uniforme, en tant que membre des forces spéciales royales thaïlandaises.

    Une dernière fois….Partez maintenant. SI le 15 mars vous êtes toujours là, vous serez déclaré comme une menace pour la sécurité nationale.

    Considérez ceci comme une gentillesse personnelle de ma part pour vous prévenir.

    D’ici là, vous n’êtes qu’un minable et pathétique voleur dont la police devra s’occuper.

    Après le 15 mars 2023 vous serez déclaré un prédateur vicieux.

    Et nous serons en chasse…

    C’est quelque chose, non?

    C’est spécial le cannabis comme activité économique.

    La semaine passée, j’ai entendu parler d’un travailleur qui venait de quitter son emploi dans le cannabis au Québec. On m’a rapporté qu’il a dit que ce n’était pas facile de se trouver un job quand ton job précédent était dans le cannabis. Il semblerait dire que ça ferme des portes… Le secteur est légal, mais tellement mal aimé… et incompris. Je ne pense pas que les gens qui travaillent dans le secteur de l’alcool soient mal vus par des employeurs potentiels. Et pourtant les nouvelles de la semaine dernière sur la dangerosité de l’alcool et les chroniques multiples dans les grands médias qui rappellent les dangers énormes de ces toxines ne changent en rien le destin de la SAQ qui drogue allègrement les Québécois de molécules légales. Tout est dans la modération, va-t-on immédiatement me répondre… Pas selon la science disponible… 

    Quelles sont les conséquences de cette perception négative du cannabis? Je suis sûr que vous pouvez en imaginer plusieurs. Et au moment où j’écris ces lignes, je vois un article sur le média ontarien Stratcann dont le titre est Community college in New Brunswick cancels cultivation course.

    Il s’agit du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) qui avait lancé en 2017 une des premières formations de technicien en culture de cannabis en partenariat avec Organigram, Zenabis et le gouvernement provincial. À peine cinq ans plus tard, l’intérêt des jeunes semble avoir disparu pour ce type d’emploi. D’ou l’annulation de la formation. 

     Gérald Losier, qui est le doyen et directeur du CCNB a déclaré :

    Les besoins de l’industrie semblent minimes ou, à toutes fins utiles, ponctuels. Nous pouvons donc facilement y répondre avec une micro-certification.

    Faut-il en conclure que la formation initiale est trop évoluée pour les besoins de l’industrie? 

    Je ne sais pas. L’avenir le dira.

    Ce qui est intéressant par contre, c’est que le travail de cannabissier ou budtender explose littéralement. Selon une étude de LinkedIn, les techniciens de dispensaire, c’est cute aussi comme nom, se classent au troisième rang des titres d’emploi qui connaissent la plus forte croissance au Canada. 

    On revient au Québec, une seconde. La semaine passée, le gouvernement a annoncé près de 4 M$ pour des projets visant à contrer l’enfouissement des matières organiques. Les sachants pourraient me dire le poids d’une récolte versus le poids des plants… Autrement dit, il doit exister un ratio qui nous permet d’extrapoler les poids des déchets organiques. Actuellement les producteurs autorisés mélangent leurs déchets organiques avec de la litière de chat et ils foutent ça aux poubelles… Voici donc ce que disait le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région des Laurentides, M. Benoit Charette : 

    Les villes et les municipalités jouent un rôle de premier plan pour favoriser le détournement des matières organiques de l’enfouissement. De cette manière, nous contribuons tous à réduire notre empreinte écologique et à réduire nos apports en GES. Les investissements d’aujourd’hui dans ces trois villes vont permettre de continuer les efforts visant, entre autres, la mise en place d’outils pour le compostage. C’est donc un honneur d’annoncer ces projets qui s’inscrivent dans l’une des mesures du Plan pour une économie verte 2030.

    Est-ce que vous pensez que l’industrie du cannabis devrait embarquer dans ce projet? On dirait qu’elle ne m’a même pas été invitée au buffet… On verra bien. En attendant, tout va très bien, Madame la Marquise.

    On dirait que l’Espagne apprivoise le cannabis à son tour. 

    Des chercheurs espagnols ont mené une nouvelle étude qui a comparé la santé des consommateurs réguliers de cannabis à celle de la population générale en Espagne. L’étude, publiée dans la revue «Cannabis and Cannabinoid Research», n’a révélé aucun déclin de la santé des consommateurs réguliers par rapport à la population générale. L’Espagne a le 3e taux le plus élevé de consommation de cannabis en Europe. Et la possession de cannabis reste illégale. Les chercheurs ont élaboré un questionnaire basé sur l’enquête de santé publique catalane, qui s’est intéressé à 419 consommateurs réguliers de cannabis dans la région de Catalogne. Les données ont été recueillies entre 2019 et 2022 et ont examiné des aspects tels que les données sociodémographiques, la santé générale et mentale, le mode de vie, le soutien social et la consommation d’alcool, de tabac et d’autres substances.

    C’est le temps d’une devinette? 

    Les écureuils, les ours et les marmottes ont quoi de commun? 

    Les 3 animaux hibernent. C’est tout?

    Ben non. Les trois ont aussi un système endocannabinoïde.

    Il a été démontré que le système endocannabinoïde joue un rôle crucial dans la régulation de l’hibernation chez les mammifères. Le système est activé pendant l’hibernation et entraine une production accrue d’endocannabinoïdes comme l’anandamide. Ces molécules réduisent la dépense énergétique et augmentent le stockage des graisses, permettant ainsi à l’animal de survivre à la période d’hibernation. 

    Les endocannabinoïdes régulent également la température corporelle en réduisant l’activité du tissu adipeux brun. Il est également suggéré que ce système pourrait jouer un rôle dans la régulation du moment de l’hibernation. Les recherches sur ce sujet sont encore en cours pour comprendre pleinement les mécanismes de régulation de l’hibernation et pour déterminer si cela peut être utilisé pour de nouvelles thérapies.

    J’ai découvert ces faits, encore une fois, dans un texte de l’incontournable Cody Peterson sur LinkedIn.

    Si vous me suivez sur Facebook, vous savez que je partage beaucoup d’initiatives commerciales sur les avances du chanvre en France et en Europe. J’ai beaucoup de respect pour l’entrepreneuriat dans le secteur du chanvre outremer… Et bien voici un autre exemple à l’échelle européenne.

    Le projet de Pôle européen du chanvre a vu le jour en 2018 grâce à l’initiative de plusieurs acteurs. Ce projet, qui a bénéficié du cofinancement du Fonds européen agricole et de développement rural (FEADER), avait pour objectif la création d’une structure pérenne en utilisant le dispositif des Groupes opérationnels du Partenariat européen pour l’innovation agricole.

    Au cours des 4 dernières années, un travail de mobilisation de l’écosystème chanvre et d’identification des besoins des différentes filières de valorisation du chanvre a eu lieu. Plus de 350 personnes ont participé aux activités proposées par le projet, dans le but de favoriser le développement de la production, des transformations et des usages du chanvre sur le territoire. Tout ça via une dynamique de coopération entre les acteurs de l’écosystème. À la fin de cette phase d’incubation, une Société coopérative d’intérêt collectif sera créée pour proposer des services sous forme d’actions d’animation de l’écosystème et d’accompagnement de projets collectifs de développement économique. La célébration de cette création aura lieu le 2 février. 

    Et si on sortait du bunker pour aller flâner à l’extérieur? 

    J’ai déjà fait un épisode qui comparait la production de cannabis à l’extérieur à celui produit en bunker, la méthode privilégiée par les PA depuis les débuts de la légalisation. C’était l’épisode #92  ? Intérieur ou extérieur? 

    Et bien il y a du nouveau sous le soleil! Et les consommateurs avertis ne seront pas surpris.

    Une nouvelle étude qui compare les cultures extérieures et intérieures conclut que les plantes cultivées à l’extérieur expriment des profils de terpènes uniques. Oui, plus de variétés de THC rares et de terpènes dans le cannabis cultivé à l’extérieur par rapport à la production en intérieur.

    Des chercheurs de l’Université de Columbia à New York ont collaboré avec des producteurs autorisés pour cultiver du Red Velvet (RV) et du Cheetah Piss (CP) en utilisant trois clones en intérieur et trois en extérieur. L’analyse des échantillons laisse voir qu’il existe une diversité phénotypique réelle entre les variétés de cannabis extérieur versus intérieur.

    Et voici la conclusion plus ou moins texto de la recherche :

    Une compréhension complète de la composition des métabolites secondaires, des cannabinoïdes et des terpènes cultivés dans différentes conditions environnementales est de première importance pour l’utilisation médicale et récréative du cannabis. 

    Globalement, pour les deux cultivars, il y avait beaucoup plus de cannabinoïdes oxydés et dégradés dans les échantillons cultivés en intérieur. De plus, les échantillons cultivés en extérieur contenaient beaucoup plus de cannabinoïdes inhabituels, comme le C4 — et le C6-THCA. Il y avait également des différences significatives dans les profils terpéniques entre le cannabis cultivé en intérieur et celui cultivé en extérieur. Les échantillons cultivés à l’extérieur présentaient une plus grande prépondérance de sesquiterpènes, notamment de β-caryophylle.

    J’ai encore un peu de temps.

    Comment fonctionne l’interaction entre l’alcool et le cannabis? On sait peu de choses, mais on sait que ces deux substances sont une des combinaisons de substances les plus impliquées dans les accidents de la route. Par hasard, je suis tombé sur une étude de 2015. C’est la première fois que je lisais que la consommation simultanée d’alcool et de cannabis produit des concentrations sanguines plus élevées de THC que la consommation de cannabis seul. 

    Ok un dernier partage… Comment fidéliser les consommateurs de cannabis en 2023? Aux États-Unis, les PA fidélisent leurs clients en leur vendant des graines. Imaginons que les 4 plants maison sont légaux au Québec. Pourquoi vendre des graines pour un produit? Cela ne crée-t-il pas un manque à gagner?   Il y a une logique facile à comprendre pourtant et là je cite texto Carl Giannone, cofondateur de Trade Roots, qui est interviewé par Bart Schaneman pour un article publié sur MJBiz :

    Tous ceux qui ont un jardin potager au printemps et en été font pousser des tomates. Mais 98 % des tomates qu’ils achètent se trouvent dans un magasin.

    La compagnie Cookies fait maintenant la même chose et a commencé la vente de graines lors du Black Friday. Son PDG, Berner a dit ceci :

    Nous voulons que tout le monde se sente capable d’explorer la plante et de passer au niveau supérieur d’éducation en matière de culture. Il ne s’agit pas seulement d’acheter des clones. Il s’agit de l’expérience du début à la fin. 

    Même le PA canadien High Tide va vendre en 2023 des graines de cannabis aux États-Unis. Son PDG, Raj Grover a déclaré :

    Les semences représentent pour nous un nouveau vertical complémentaire très intéressant. Notre intention a toujours été d’étendre et de renforcer notre chaîne de valeur intégrée et de fournir à nos clients une expérience complète du cannabis.

    Le plus drôle, c’est que High Tide doit s’approvisionner auprès de fournisseurs américains, car l’entreprise ne produit pas de graines. 

    La morale de l’histoire?

     Tu n’as pas besoin de savoir tout faire. 

    Par contre, il faut savoir choisir son partenaire…

    C’est comme la vie dans le fond. J’en profite pour saluer ma partenaire, ma belle Babizinha!

    Et voilà, c’était le 136e épisode de toPot.

    Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne semaine. 

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

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    136 Pot flânage (2023.01.25)

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    Du coq à l’âne, en passant par la Thaïlande, on va flâner dans l’actualité du cannabis. Par exemple, un collège au Nouveau-Brunswick doit annuler sa  formation sur le cannabis, faute d’étudiants… Ou encore en quoi le pot des champs est-il supérieur au pot de bunker?…...

    135 Pot flânage (2023.01.18)

    135 Pot flânage (2023.01.18)

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    134 Pot flânage (2023.01.11)

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

    135 Pot flânage (2023.01.18)

    135 Pot flânage (2023.01.18)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre licences micro. La compagnie québécoise qui a obtenu une licence de microculture s’appelle Origine Nord-Est Inc. Je suis allé voir qui était propriétaire au registre des entreprises. C’est une femme et elle est l’actionnaire majoritaire. Qu’est-ce qu’on dit? Merdoum pour la suite! 

    On débute notre flânage. Voici les liens qui vous donneront un apercu des discussions.

    Bonne écoute!

    Nouveau recours contre un corps policier

    Cannara annonce une proposition de regroupement d’actions

    HEXO Corp. annonce le dépôt d’un supplément à la circulaire de sollicitation de procurations pour la nomination de l’auditeur 

    Riel Roussopoulos-Indispensable

    HEXO annonce cinq nouvelles variétés de cannabis 

    Cannabis sector rails against unfair taxes, fees

    Effet d’un traitement de quatre semaines au cannabidiol sur la fonction cognitive

    Dan Sutton encore!

    Le chien de garde de l’industrie alimentaire est (presque) né

    Chemical and Biological Studies of Cannabis sativa Roots

    Reuse: The Canadian Cannabis Industry’s next step for Dried Cannabis Packaging

    Expérimentation sur le cannabis médical : premiers résultats favorables

    En Alberta, les consommateurs de cannabis sont invités à faire preuve de modération

    Quand l’alcool dans les relations intimes ne fait pas bon ménage

    Atomic Flower Cannabis ferme ses magasins en raison de la «saturation du marché»

    Trop de magasins de cannabis font chuter les prix, s’inquiètent des détaillants

    Des entrepreneurs ouvrent de plus en plus de magasins de cannabis au Manitoba

    Pediatric Hospitalizations for Unintentional Cannabis Poisonings and All-Cause Poisonings Associated With Edible Cannabis Product Legalization and Sales in Canada

    Canadian-Israeli Cannabis Company Goes Public on Canadian Exchange

    The Promised Land of Cannabis?

    Getting Control of the Cannabis Post-Harvest Process by Ed Rosenthal

    Productivité végétale : premier engagement électoral concrétisé

    L’avenir incertain des microdistilleries québécoises

    Should Canada follow U.S. lead and make anti-impaired technology mandatory in all new cars?

     

    Photo de Gaelle Marcel sur Unsplash

    Transcription Intégrale de l'épisode #135

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Il y a eu quelques nouvelles au Québec. L’industrie se dégèle après la trêve des Fêtes.

    D’abord il y avait quelques Québécois à l’Expo Lift à Vancouver. C’est toujours bien de voir que le Québec qui fait sentir sa présence à l’autre bout du pays.

    Nouveau recours contre un corps policier

    Parlant de faire sentir sa présence, la police, en janvier 2022, a fait un raid pour aider un patient médical qui avait évidemment le bon et parfait permis de culture personnelle. La police a tout de même saisi tout son cannabis, lui laissant uniquement 150 gr. Presque un an plus tard, une décision de la Cour du Québec condamne le même citoyen pour avoir possédé plus de 150 grammes dans un lieu autre qu’un lieu public. 

    Le groupe SGF a décidé et là je cite leur propre texte :

    … nous nous sommes portés volontaires afin de faire appel de cette décision, mais aussi pour poursuivre au civil le corps policier pour le préjudice causé au patient!

    Du travail pro bono pour le cannabis? Cela mérite notre respect.

    On va suivre ce dossier qui est important. 

    Imaginez un raid de la police dans la pharmacie de votre salle de bain…

    «Y’a trop de Valiums ici, madame!»

    Évidemment, je caricature. Je ne sais rien de cette cause.

    Toujours au Québec, Cannara a annoncé une proposition de regroupement d’actions. Cannara est la société en bourse la plus aimée au Québec. Peut-être au Canada. Et peut-être pas uniquement dans le contexte du cannabis. Mais il est vrai que la plupart des consommateurs de cannabis ne savent pas que Cannara est à la Bourse. La qualité du produit et son prix sont très appréciés et très soutenus sur les réseaux sociaux. Cannara a aussi son groupe sur Discord où le lien entre les consommateurs et le boss Nicholas Soziak, est ultra direct. C’est beau à voir. Il y a une fusion réelle. Peut-être le premier bien de consommation courante, le fameux consumer package good, dans le domaine du cannabis au Québec, viendra de chez Cannara.

    Donc Cannara a annoncé une proposition de regroupement d’actions.

    Là je vous lis texto le communiqué de Cannara :

    Cannara est un producteur verticalement intégré de cannabis et de produits dérivés de qualité supérieure avec deux méga-installations de culture situées au Québec et couvrant plus de 1 650 000 pieds carrés, a annoncé aujourd’hui les détails de sa proposition de regrouper toutes les actions ordinaires émises et en circulation de la Société à raison de dix (10) actions ordinaires avant regroupement pour une (1) action ordinaire après regroupement, sous réserve de l’approbation des actionnaires à la prochaine assemblée des actionnaires qui aura lieu le 25 janvier 2023, ainsi que de l’approbation de la TSXV.

    Pourquoi Cannara fait ça? 

    Son conseil d’administration estime et là, je cite texto de nouveau :

    … que le regroupement des actions donnera à la Société une plus grande souplesse dans l’élaboration de ses plans.

    D’accord. Que puis-je dire?

    Ahhhh, deux grosses nouvelles chez HEXO aussi. 

    Un fleuron québécois.

    D’abord HEXO Corp. annonce le dépôt d’un supplément à la circulaire de sollicitation de procurations pour la nomination de l’auditeur 

    C’est que PricewaterhouseCoopers qui était l’auditeur de HEXO a décidé de ne plus exercer ces fonctions après le dernier exercice que se terminait le 31 juillet 2022. Donc HEXO veut simplement remplacer son auditeur. Pourquoi PricewaterhouseCoopers a pris cette décision? Je ne sais pas et je n’ose même pas une OVNI… 

    Des belles nouvelles aussi de chez HEXO dont j’ai pris connaissance dans la presse française initialement. Ensuite, le classique communiqué de presse français-anglais. Rien dans les médias québécois. 

    Cette semaine, j’ai le plaisir de vous présenter un ami de l’industrie du cannabis. C’est un montréalais qui a une grande expérience dans le secteur du cannabis. Voici donc Riel Roussopoulos qui nous parle en moins de 5 minutes de la nouvelle qui retenu son attention dans le commerce du cannabis au Canada avec sa propre expérience professionnelle pour éclairer notre compréhension. Riel propose chaque semaine sa vision de l’actualité en format video sur youtube. Les curieuses vont trouver le lien pour aller l’écouter.

    Le communiqué est généreux d’informations. Je vais tenter de synthétiser tout ça :

    • D’abord trois nouveaux produits Redecan de HEXO, trois cultivars à THC de 23 à 35 % avec des profils terpéniques élevés. Les maitres cultivateurs de HEXO optimisent leurs souches exclusives.

    • Sex Panther indica
    • Violet Fog indica 
    • Animal Rntz, une combinaison Animal Cookie et RNTZ

    Rick Redekop est un maitre cultivateur chez HEXO, mais aussi le cofondateur de Redecan. Il dit que… Moins de 0,5 % de toutes les souches de cannabis que nous avons évaluées ont satisfait les critères internes de HEXO pour faire partie de la nouvelle série TnT de Redecan.

    OK. Maintenant HEXO lance aussi deux nouveaux cultivars qui intègrent la gamme Original Stash Brand :

    • Atomik Sour Haze, un sativa
    • Ghost Gelato, un indica

    Ces deux cultivars sont l’expression de Brad Carter qui travaille à l’installation HEXO de Masson au Québec. Comme maitre cultivateur, il travaille déjà avec son équipe sur de nouvelles fleurs qui seront disponibles dès l’été 2023. Donc une autre affaire à suivre.

    OK. C’est tout pour les nouvelles du Québec…

    NON! J’allais oublier.

    Vendredi passé était Vendredi le 13 de la SQDC. C’était le vendredi le 13 janvier que la SQDC tranchait et annonçait ses décisions. Pour faire de la place pour de nouveaux produits, la SQDC doit retirer des produits. S’agit-il d’une décision mathématique? Vélocité des ventes genre…

    C’est l’impression que j’ai de loin. Une OVNI quoi. J’ai déjà appris que certains produits qui étaient vraiment appréciés par les connaisseurs ne seront plus vendus en succursale.

     La SQDC a donc appelé les PA (producteurs autorisés) à soumettre des offres de produits pour remplir sa matrice. La SQDC peut se permettre de demander un produit qui ne correspond pas aux tendances actuelles du marché. C’est le producteur qui veut entrer à la SQDC qui prend le risque. C’est à la fois la force et la faiblesse du monopole dans sa formule québécoise. Donc on se retrouve avec des PA qui peuvent soumettre 25 produits pour en caser au final deux ou trois. Un PA peut donc simultanément perdre des revenus de la SQDC et devoir engager de nouvelles dépenses pour remplir la commande acceptée. 

    C’est en observant l’offre à la SQDC que l’on pourra d’ici quelques semaines déterminer la nouvelle configuration des fournisseurs de la SQDC.

    Je parlais de l’Expo Lift au début de l’épisode. L’industrie en a profité pour discuter de l’iniquité de sa situation d’industrie mal aimée.

    Cannabis sector rails against unfair taxes, fees est le titre d’un article de Glen Korstrom dans le magazine BIV ou Business Intelligence Vancouver.

    Le sous-titre : Les dirigeants, les entrepreneurs et les défenseurs du cannabis se sont attaqués aux taxes élevées et injustes, ainsi qu’aux frais gouvernementaux et aux majorations, lors de la conférence Lift à Vancouver.

     George Smitherman, le boss du Cannabis Council of Canada était là avec ses statistiques. Dan Sutton aussi. C’est un PA très impliqué depuis le début de ce combat. 

    Un gars qui s’appelle Jeremy Jacob que je ne connaissais pas à répéter des choses intéressantes.

    La Colombie-Britannique permet la vente à l’usine, au bunker ou à la ferme. Farmgate. Donc un PA peut vendre directement aux consommateurs, mais la British Columbia Liquor Distribution Branch (BCLDB) va lui facturer une marge de 15 % pour couvrir les frais logistiques qui sont effectué par le PA. Là je cite texto le texte de Korstom :

    Si vous êtes un petit producteur et que vous bénéficiez de la livraison directe, qui est censée améliorer votre compétitivité et vous donner accès au marché, le gouvernement vous fait payer les mêmes 15 %. Mais vous devez maintenant l’entreposer vous-même, l’assurer vous-même, vous occuper de l’exécution de vos commandes, et tout cela a un coût qui s’ajoute à la majoration de 15 %

    Jeremy est l’actuel président de l’Association canadienne des détaillants de cannabis et est grandement impliqué dans la réforme règlementaire.

    Finalement, Deepak Anand, un consultant de Toronto dans le cannabis continue son action pour faire abolir la taxe sur le cannabis médical.

    On a dit qu’on allait flâner. Une drôle d’étude que j’ai vue passer cette semaine.

    Est-ce qu’un traitement de 4 semaines au CBD peut avoir un impact sur la fonction cognitive? L’hypothèse de l’équipe de recherche est simple : un traitement au CBD améliorerait la cognition mesurée au début et à la fin des 4 semaines. Et tout ça comparé à un placébo.

    Les 70 participants présentaient, selon l’étude, un trouble modéré ou sévère de la consommation de cannabis selon le DSM-5. Tous les participants avaient l’intention d’arrêter de consommer du cannabis. 

    La j’y vais texto, il s’agissait… d’un essai clinique de phase 2 a randomisé, en double aveugle, en groupe parallèle et contrôlé par placébo, portant sur l’administration quotidienne de 4 semaines de 200 mg, 400 mg et 800 mg de CBD pour le traitement du trouble de la consommation de cannabis. 

    Les conclusions? Encore une fois texto : 

    Dans cet essai clinique sur le trouble de la consommation de cannabis, le CBD n’a pas influencé la mémoire verbale différée. Le CBD n’a pas eu d’effets cognitifs larges, mais un traitement de 800 mg par jour peut améliorer la manipulation de la mémoire de travail.

    Avant d’aller plus loin, cela veut dire quoi «améliorer la manipulation de la mémoire de travail»?

    Et bien, selon Merlin, l’extension pour Chrome qui répond avec des phrases complètes, la manipulation de la mémoire de travail est une forme d’entrainement cognitif qui implique des activités destinées à améliorer la capacité à se rappeler et à traiter rapidement des informations. Il s’agit généralement d’activités telles que des jeux de mémoire, des puzzles et d’autres exercices qui font appel à la mémoire à court terme.

    Le CBD le moins cher à la SQDC est le Tyche CBD 250 à 19,90 $ pour 250 mg. Donc pour faire des puzzles plus rapidement, ça coute genre 60 $ avant taxe par jour pendant 40 jours. C’est sur que si tu dois acheter pour 2400 $ de CBD, tu vas arrêter de fumer du THC simplement parce que tu n’as plus d’argent. 

    Je trouve que la description de l’étude Un essai clinique sur le trouble de la consommation du cannabis est un peu dévoyé par rapport à son titre :

    Le cannabidiol rend-il le cannabis plus sûr? 

    On va se trouver un spécialiste, un de ces jours. Une personne qui regarderait cette recherche comme un garagiste inspecte une voiture.

    J’ai appris un nouveau mot cette semaine. Grâce à Dan Sutton que j’ai déjà nommé une fois. Il a publié en janvier 2023, juste à temps pour l’Expo Lift, le document CANADIAN CANNABIS POLICY THROUGH AN ECONOMIC LENS C’est signé #StandForCraft. Il y a un lien pour le document dans les notes de l’épisode évidemment. Le document aborde les différents risques potentiels comme un monopole, on peut penser au Québec, mais aussi au Nouveau-Brunswick. Je m’arrête là. Les curieuses iront lire le document. Mais le chapitre suivant s’intéresse aux acheteurs monopsone… C’est quoi un monopsone? Texto du document :

    Un monopsone est une structure de marché dans laquelle il n’y a qu’un seul acheteur d’un bien ou d’un service particulier. Lalalalalalala… L’un des effets d’un monopsone est qu’il a la capacité de fixer des prix plus bas que le prix du marché concurrentiel. 

    Le plus grand monopsone au monde? J’ai demandé à Merlin :

    Le plus grand monopsone est le ministère américain de la Défense, qui est responsable de l’achat de biens et de services d’une valeur de plus de 400 milliards de dollars chaque année.

    Je vous dis Son Étymologie avant que je l’oublie :

    de l’affixe d’origine grecque mono⁠-, «un seul», et du grec ancien opsōnein, «acheter des victuailles»

    Et il y a du nouveau dans l’histoire du cannabis… On connait le refrain : il y a 10 000 ans en Asie… C’est l’hypothèse de la domestication unique. La plus récente hypothèse avance que des cultivars domestiqués d’origine européenne auraient coexisté avec la filière asiatique. Les enseignements des données moléculaires permettent uniquement une estimation de la date. Les plus récentes études archéobotaniques soutiennent cette hypothèse. Plus de recherches sur le sujet permettront de mieux comprendre l’histoire de la plante, mais pourraient aussi nous informer des espèces autochtones et de leur adaptabilité aux territoires.

    Et si on flânait un peu côté alimentation?

    Une idée à copier… 

    Je suis toujours à l’affut d’informations qui nous intruisent sur l’évolution de l’industrie du cannabis. Et l’actualité de l’industrie alimentaire est une toujours une vraie source d’inspiration. Cette semaine j’ai vu passer cette nouvelle :

    C’est le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne qui a annoncé le résultat de deux ans de travaux dont les consommateurs seraient les premiers bénéficiaires. On parle ici d’un code de conduite visant à assainir les relations commerciales entre les réseaux d’épicerie et leurs fournisseurs. 

    «Si la chaîne [d’approvisionnement] est vraiment en santé, ça veut dire que le consommateur va avoir les bons produits au bon prix…» a dit le le ministre Lamontagne. Cela favorise aussi l’innovation, la création de nouvelles entreprises et l’investissement.

    Pourquoi ne pas imiter cette initiative et introduire un code de conduite pour la SQDC qui est dans une situation de monopole? Un tel code de conduite serait-il utile dans l’industrie du cannabis? Quand j’écoute les plaintes officielles et celles faites sous le sceau de la confidence, il est clair que l’industrie du cannabis au Québec et dans le ROC sent le besoin d’assainir ses relations d’affaires. Si je réussis à mettre la main sur ce code de conduite, je vous en reparle évidemment.

    Est-ce que vous avez aimé mon idée de recherche sur les racines de cannabis? Dans le dernier épisode, j’ai évoqué la mise en valeur des racines des plants de cannabis qui regorgent de molécules qui valent très chères et qui sont absentes des fleurs et feuilles… Je suis tombé presque par hasard sur plusieurs études qui quantifiaient la quantité et la diversité des molécules présentes dans les racines.

    Dans une étude de 2018, près d’une dizaine de composés ont été isolés et identifiés à partir d’une variété de racines de cannabis à forte teneur en CBD. Certains de ces composés présentent des activités antimicrobiennes intéressantes. Les chercheurs commencent à trouver des composés qui pourraient être des marqueurs pour distinguer les racines de la variété CBD. Le monde à l’envers.

    J’ai aussi vu passer une belle recherche canadienne qui tentait de répondre à la question suivante :

    Que faudrait-il pour que l’industrie du cannabis adopte un centre de recyclage en circuit fermé comme le magasin de bière?

    L’étude date de 2020, mais la situation n’a guère changé. Dorotea Bajic, l’auteure de la recherche nous présente le problème, le besoin/la volonté, les mesures déjà prises, le cadre de la solution et, enfin, une proposition de la solution. On ne fera pas le tour de tout le problème, car on serait encore ici demain matin. Mais il existe un problème et l’industrie qui demande de l’aide aux gouvernements va devoir y songer un jour ou l’autre. D’ailleurs, comment une industrie qui détruit une grande partie de sa production peut-elle demander de l’aide au gouvernement? Cela ne sera pas une opinion populaire, mais j’ose dire que cela ne fait pas très sérieux…

    Et si on regardait la situation en France?

    L’expérimentation française continue d’accoucher de résultats au compte-goutte. Nicolas Authier a présenté les premiers résultats après douze mois d’expérimentation. J’ai déjà eu la chance de l’interviewer dans un direct en France. M. Authier présente plein de résultats, mais j’ai retenu seulement une petite phrase… Voici texto, le contexte et la phrase du Dr Authier :

    «Le cannabis médical est un traitement du patient souffrant de douleur neuropathique, plutôt que de la douleur neuropathique elle-même»».

    Si vous fréquentez le groupe FB Bon Stock, vous avez peut-être vu le vidéo de la campagne de modération diffusé en Alberta.

    La Commission des jeux du hasard, de l’alcool et du cannabis de l’Alberta invite les consommateurs de cannabis à faire preuve de modération. «Find Your Own Moderation» est un vidéo qui présente des gens qui réagissent différemment après avoir consommé des quantités similaires de cannabis. 

    C’est un vidéo qui n’est pas alarmiste. Une bonne qualité de production. La conclusion de la campagne est typique… 

    Les personnes qui choisissent de consommer du cannabis doivent vraiment le faire de façon mesurée et être entourées de personnes qui peuvent les aider si elles ont des effets secondaires.

    J’aimerais que des conseils similaires soient obligatoires pour l’alcool. Pourquoi je dis ça?

    En deux secondes, j’ai trouvé un document de l’Association pour la Santé publique du Québec publié il y a quelques mois. Le document s’appelle Stratégie pour prévenir et contrer les violences sexuelles et conjugales : Quand l’alcool dans les relations intimes ne fait pas bon ménage.

    Je vais donc reprendre l’énoncé précédent et l’appliquer symétriquement :

    Les personnes qui choisissent de consommer de l’alcool doivent vraiment le faire de façon mesurée et être entourées de personnes qui peuvent les aider si elles ont des effets secondaires.

    La violence et le battage de femmes, je pense que c’est un effet secondaire de l’alcool. Mais c’est un effet secondaire auquel les politiciens sont habitués. Le cannabis, ce n’est pas pareil. Pourquoi? Parce que.

    Une statistique officielle avec ça?

    Au Canada, selon des données de 2004, on estime que les agresseurs avaient consommé de l’alcool dans près de la moitié (43 %) des cas observés de violence et d’agression.

    OK.

    Cette semaine, j’ai encore eu plusieurs discussions sur la non-prolifération des points de vente de cannabis au Québec. Des consommateurs et des acteurs de l’industrie croient que le salut viendrait d’un plus grand nombre de points de vente au Québec. Alors il est toujours pertinent et presque fatigant de constater ce qui se passe ailleurs au Canada… 

    Atomic Flower Cannabis ferme ses magasins en raison de la «saturation du marché» à Winnipeg. Le Manitobain Gabriel Fortin-Barbier, propriétaire des deux magasins Atomic Flower Cannabis à Winnipeg a décidé de fermer ses commerces à cause, entre autres de la «saturation du marché».

    On se retrouve des fois avec des magasins à chaque coin de rue dans certains coins de la ville. Il y a beaucoup de gens sur la liste d’attente pour d’autres magasins dit-il et «Il y en a encore plus qui vont ouvrir bientôt. […] Avec ce qu’on sait de ce qui s’en vient, on s’est dit qu’on allait fermer et essayer de vendre. On voulait en sortir avant que ça soit trop saturé», dit-il.

    Sur la même page du site de Radio-Canada, d’autres titres renvoient à d’autres articles déjà publiés : 

    • Gabriel Fortin-Barbier et ses partenaires ont de nouveaux projets d’affaires. 
    • Aucun dans l’industrie du cannabis.

    Et alors que l’on discute de contrariétés, j’ai aussi vu passer une étude transversale qui va faire plaisir au premier ministre du Québec. Cette étude démontre que les provinces qui ont légalisé les mangeables enregistrent une hausse importante des hospitalisations pour empoisonnements pédiatriques non intentionnels. Ces résultats et la je cite encore une fois plus ou moins texto, ces résultats suggèrent que la restriction de la vente des mangeables légaux pourrait être la clé pour prévenir les empoisonnements pédiatriques après la légalisation du cannabis récréatif.

    On entend parler des avancements en Israël toutes les semaines. Méchoulam par ici, des exportations par la, y’a toujours des belles nouvelles pour le cannabis en Israël… Encore une bonne nouvelle cette semaine, mais dans le contexte canadien, car une compagnie israélienne de cannabis, Atlas Global Brands Inc, dit vouloir se faire une place au Canada et aux États-Unis. Atlas se négocie maintenant à la Bourse canadienne des valeurs mobilières. Le montage financier est intéressant et là je vais citer Adam Jackson qui est la personne derrière le Green Market Report

    L’entrée d’Atlas sur les marchés publics d’Amérique du Nord intervient après la fusion d’un ensemble de sociétés canadiennes et israéliennes par le biais d’une prise de contrôle inversée. En vertu de l’accord, deux sociétés canadiennes de cannabis contribueront à la culture, à la fabrication et à la mise à l’échelle, tandis que les trois sociétés israéliennes fourniront des services d’importation, de marketing, de distribution et de vente de cannabis à des fins médicales.

    Richard Carleton qui est à la tête du Canadian Securities Exchange croit que les compagnies comme Atlas vont pouvoir profiter d’aubaines sur le marché canadien, car beaucoup d’entreprises sont a vendre clé en main avec toutes les licences de Santé Canada.

    Les compagnies qui ont des sous à investir et qui sont intéressées par le cannabis vont trouver en 2023 d’excellent investissement.

    Le métavers et le cannabis font-ils bon ménage?

    L’entreprise Cannaverse Technologies croit que oui. Avec son projet Cannaland, Cannavers Technologies veut aider le marché mondial du cannabis. Rien de moins. L’idée est de permettre aux entreprises de créer des marques 100 % numériques. J’ai trouvé ça dans un white paper, un rapport de Cannaverse :

    Construit sur la blockchain, Cannaland immerge les consommateurs dans une expérience numérique axée sur le commerce électronique, le divertissement et les jeux, la personnalisation, l’éducation, les dernières recherches et connaissances médicales, les politiques publiques.

    Ça va être drôle.

    Ah oui, j’ai aussi vu une machine pour les séchages du cannabis pour les petits cultivateurs maison. C’est une machine qui était présentée par Ed rosenthal. Et là je vous présente texto la traduction :

    Pour les cannabiculteurs maison, le système Cannatrol Cool Cure ne ressemble à aucune autre solution postrécolte. Grâce à la technologie de pointe exclusive Vaportrol, ce processus unique utilise la puissance de la pression de vapeur pour obtenir des conditions précises et uniformes, quelle que soit la durée de stockage des bourgeons.

    Cette machine élégante et stylée élimine le besoin du «burping» et permet de sécher, de traiter et de stocker les bourgeons en une seule opération. Les unités scellées Cool Cure donnent aux cultivateurs la possibilité de surveiller et d’ajuster avec précision la température et le point de rosée de l’environnement autour des bourgeons pour créer des conditions optimales de séchage.

    Ces avancées proviennent de l’industrie du fromage et de la viande qui utilisent ce type d’équipements pour faire vieillir plus efficacement les produits. Certains producteurs en Amérique et en Europe utilisent ce genre de procédés pour faire vieillir le hash.

    Tout passe par le contrôle de la perte d’eau en n’oubliant jamais que le cannabis, comme la viande et le fromage, est vendu au poids. Un mauvais séchage résulte en un produit de qualité inférieure et irrégulière ou par une perte de revenu. Le Cannatrol Cool Cure se vend 1 600,00 $ US

    • Le système entièrement programmable 
    • 1 kilo de fleurs humides par cycle 
    • L’unité peut aussi stocker 2 k de fleurs finies dans des conditions idéales.
    • Le Cannatrol est préprogrammé, mais chaque paramètre est modifiable

    On revient au Canada?

    Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne a annoncé que son gouvernement allouera des sommes qui atteindront 20 M$ en 2024 pour améliorer l’efficacité de la main-d’œuvre et des travaux agricoles dans le secteur végétal.

    Des ressources pour le cannabis? Impossible de savoir et personne au Québec ne s’intéresse au sujet.

    IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

    Je vous parle souvent des microbrasseries pour trouver des terrains de comparaisons. Dans le contexte du Vendredi 13 de la SQDC, la comparaison est plus pertinente que jamais. Mais cette fois-ci, j’utilise le secteur de microdistilleries comme exemple.

    La SAQ est fière de commercialiser près de 650 produits du Québec de façon régulière dont 70 vodkas et 200 gins distillés au Québec. Comme à la SQDC, le consommateur n’a jamais eu autant de choix.

    Il y avait combien de microdistilleries au Québec il y a 10 ans?

    Deux. Versus 70 en 2022.  

    Là, je vais citer plus ou moins texto un reportage de Radio-Canada.

    … ce développement extraordinaire a un effet pervers : les microdistilleries doivent se battre pour vendre leurs produits et dénoncent le poids des taxes qu’elles doivent remettre au gouvernement.

    La compétition est très féroce, ajoute le responsable de la gestion de l’offre et des produits Origine Québec, Simon Bourbeau, à la SAQ.

    La SAQ connait le même problème d’espace que la SQDC. Personne n’a encore inventé de tablettes élastiques. 

    La SAQ et le SQDC ont exactement le même discours :

    C’est le client qui va donc être au cœur de ces décisions.

    Et les microdistilleries se plaignent que l’ensemble des taxes représentent environ la moitié du prix de la bouteille. Les producteurs d’alcool peuvent vendre sur les lieux de fabrication. Et la je reviens texto aux explications de Radio-Canada juste pour marque la similitude entre les deux industries :

    Depuis 2018, les distilleries ont le droit de vendre leurs produits sur le lieu de fabrication. Un avantage, mais qui représente des coûts : manutention, main-d’œuvre, entretien de la boutique, etc.

    Or, les microdistilleries, même quand elles vendent sur place, doivent remettre à la SAQ un montant évalué à 6,52 $ par bouteille qui correspond aux frais d’exploitation de la société, qui n’a évidemment pas engagé de frais puisque le produit a été vendu sur place.

    «Est-ce qu’au Québec un maraîcher qui vend des carottes sur place, IGA ou Metro vient piger dans ses poches parce qu’il vend ses carottes sur place? C’est totalement absurde!»

    — Une citation de Joël Pelletier, président, UQMD

    La SAQ se dédouane exactement comme la SQDC en affirmant que ces montants sont remis au Gouvernement du Québec.

    Trois microdistilleries sur quatre disent être en péril financier.

    Une petite vite pour finir?

    D’ici 2026, toutes les nouvelles voitures fabriquées aux États-Unis devront être équipées d’une technologie permettant de tester la sobriété des conducteurs. Est-ce que le Canada devrait imiter les États-Unis? Je suis curieux de connaitre votre opinion. lucprevost@hotmail.com

    Et voilà, c’était le 135e épisode de toPot.

    Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne semaine. 

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

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    135 Pot flânage (2023.01.18)

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    134 Pot flânage (2023.01.11)

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

    132 Pot flânage (2022.12.21)

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    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec. 

    Oui, la compagnie québécoise 9403-2968 Québec Inc. a obtenu le 6 janvier 2023 une licence de microcultivation.  😉

    Aucune licence standard dans tout le Canada.

    Que des micros. La tendance se poursuit donc.

    Cela veut dire quoi ? 

    Qu’il y a un ajustement de la vision des entrepreneurs ! Le cout d’acquisition d’une licence standard coute plus cher, c’est vrai. Et les opérations quotidiennes aussi. Mais l’attrait des micros n’est pas qu’une histoire de sous. Les micros qui apparaissent semblent être poussés par le même vent local qui pousse fièrement les microbrasseries. C’est intéressant d’ailleurs de voir que même si les alcools « faibles » comme le vin et la bière perdent des parts de marché, ce sont les microbrasseries qui progressent dans un segment de marché de la drogue qui recule. Ça fait drôle hein quand quand on dit vin, bière et drogue dans la même phrase. 

    Voici la fleur de Julien avec sa perle, telle que promise.

    Une guttation de Runtz bio.

    Study Summary: Chemical Composition of Cannabis Roots

    Wikipédia Ulmus davidiana

    https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/Friedelin#section=3D-Conformer

    Google opens door, just barely, for advertising of CBD products

    Cannabis au Maroc : plus de 100 licences d’exploitation octroyées

    T-4-130 – Exigences en matière d’étiquetage des engrais et des suppléments

    Analyse obligatoire du cannabis pour les résidus de principes actifs de pesticides

    Massachusetts becomes first state to incorporate marijuana education in driver’s ed

    Make Way For the Next Cannabis King

    For young people, emotions are highly contagious social viruses

    Bon flânage!

    luc

    PS: l’image de l’épisode a été créée par ChatSonic avec la demande suivante:
    «Young adults loitering in urban landscape». L’Intelligence artificielle peut tout faire, sauf comprendre le français.

    Transcription Intégrale de l'épisode #134

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

    J’espère que l’épisode #133 vous a plu. 2023 va être une année importante pour l’industrie canadienne et québécoise du cannabis et je suis heureux d’être ici avec vous. 

    Avant de continuer notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine.

    Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec. 

    Oui, la compagnie québécoise 9403-2968 Québec Inc. a obtenu le 6 janvier 2023 une licence de microcultivation. Aucune licence standard dans tout le Canada. Que des micros. La tendance se poursuit donc. Cela veut dire quoi? Qu’il y a un ajustement de la vision des entrepreneurs! Le cout d’acquisition d’une licence standard coute plus cher, c’est vrai. Et les opérations quotidiennes aussi. Mais l’attrait des micros n’est pas qu’une histoire de sous. Les micros qui apparaissent semblent être poussés par le même vent local qui pousse fièrement les microbrasseries. C’est intéressant d’ailleurs de voir que même si les alcools «faibles» comme le vin et la bière perdent des parts de marché, ce sont les microbrasseries qui progressent dans un segment de marché de la drogue qui recule. 

    Ça fait drôle hein quand quand on dit vin, bière et drogue dans la même phrase.

    On peut même penser que des microproducteurs autorisés pourraient s’inspirer, voir s’allier avec l’industrie des microbrasseries. Leur mission est similaire et on peut penser que le profil sociodémographique des propriétaires est semblable. En tout cas, il y en a beaucoup qui portent des casquettes. 

    Sinon, c’était tranquille au Québec. Je n’ai pas vu de transaction ou de grosse déclaration. 

    Faut pas oublier que tout change cette semaine à la SQDC pour les PA québécois. Oui, cette semaine, un vendredi 13 en plus, la SQDC va communiquer ses décisions de commercialisation. Cela devait avoir lieu le 9 décembre 2022, mais la SQDC a unilatéralement décidé de repousser d’un mois son processus. Pas facile quand ton métier consiste à faire pousser des fleurs de voir ton calendrier chamboulé à la dernière minute. Mais c’est le privilège des monopoles d’avoir toujours raison. Je vais sans doute écrire un article sur Bon Stock vendredi avant de pouvoir vous en reparler la semaine prochaine. En tout cas, ce vendredi 13 sera une date historique pour l’industrie. Il y aura forcément plus de malheureux que d’heureux.

    Mais on flâne aujourd’hui. Alors je vais m’amuser, puisqu’on flâne, je vais m’amuser donc à faire comme si j’étais au pouvoir. Oui comme dans Si j’étais au pouvoir…, je ferais telle ou telle chose pour développer l’industrie du cannabis. OK. Ça va? Le président français François Hollande a donné une entrevue où il répétait : Moi, président de la République. C’est une anaphore. C’est la répétition d’un mot, d’un groupe de mots au début de phrases successives pour produire un effet de symétrie ou de renforcement. 

    Moi, Président du Québec… genre.

     Vous connaissez l’épifriedélanol ou epifriedelanol en anglais. C’est un triterpène. Oui, encore une substance organique présente dans la résine de certains arbres. Comme l’orme de David par exemple.

    Wikipédia dit ceci :

    Ulmus davidiana, également connu sous le nom d’orme de David, ou orme du Père David, est un petit arbre à feuilles caduques largement répandu en Chine, en Mongolie, en Corée, en Sibérie et au Japon, où on le trouve dans les zones humides le long des cours d’eau à des altitudes de 2000-2300 m (6 500–7 500 ft). L’arbre a été décrit pour la première fois en 1873 dans les collines au nord de Pékin, en Chine.

    Depuis une grosse recherche qui date de 2010, on sait que l’épifriedelanol est des inhibiteurs les plus efficaces contre la sénescence cellulaire ou le vieillissement des cellules. Entre autres… Ça vaut 86 $ le gramme pour un acheteur commercial.

    Il n’y a pas d’épifriedélanol dans la partie visible d’un plant de cannabis. Mais, mais, mais, il y en a plein de l’épifriedélanol dans ce que jette les producteurs autorisés. Oui, l’épifriedélanol se trouve dans les racines du plant de cannabis. 

    Moi, président du Québec… 

    Alors si j’étais au pouvoir, je lancerais une recherche scientifique sur la mise en valeur des racines de cannabis. Les Chinois utilisent les racines de cannabis depuis toujours. Je ne vais pas me lancer dans la liste moderne ou ancienne des vertus de l’épifriedélanol. Les deux sont très longues. Mais si j’étais au pouvoir et que je tenais un discours cohérent sur l’économie circulaire, je ferais tout pour valoriser ce que les producteurs jettent et qui vaut plus cher que la plus chère des fleurs disponibles à la SQDC.

    Si j’étais au pouvoir, je pourrais aussi aider à la création d’une coopérative qui ramasserait les racines pour faire des études sur l’extraction de toutes les molécules présentes dans les racines de cannabis.

    Il s’agit peut-être de très très bonnes mauvaises idées. J’en suis conscient. Mais si j’étais au pouvoir, je rassemblerais 3-4 sachantEs et après une heure, on aurait un projet. Ou pas, si c’est une mauvaise idée. Mais j’ai trouvé une étude qui date de 2021 qui démontre la quantité massive de triterpénoïdes dans les racines des plants de cannabis. Les chercheurs ont réussi à quantifie l’épifriedelinol en fonction du chémovar, de la période de récolte, des conditions de séchage et de l’efficacité de l’extraction à l’éthanol et au CO2 supercritique. Ce n’est pas merveilleux! On transformerait des déchets en or…

    C’est quoi la différence entre des terpènes et des triterpènes? J’ai posé la question à un système de recherche doté d’intelligence artificielle. Voici sa réponse texto!

    Les terpènes sont des composés volatils responsables de l’arôme et de la saveur de nombreuses plantes et fruits, tandis que les triterpènes sont des composés non volatils qui se trouvent dans les parois cellulaires des plantes et ont diverses activités biologiques.

    Une très bonne pour l’industrie du CBD en Amérique du Nord

    Google va permettre la publicité pour les produits à base de CBD en Californie, au Colorado et à Porto Rico. C’est tout ce que je sais pour l’instant, mais c’est l’équivalent d’un mouvement de plaques tectoniques.

    Vous avez vu la nouvelle, je suis sur… Canopy Growth se retire du marché canadien de la vente au détail de cannabis. On ne va pas faire un chapitre sur ce sujet. C’était écrit dans les astres comme dans désastres… M. David Klein, le PDG, affirme que ce geste permettra à Canopy de se concentrer sur l’atteinte de la rentabilité grâce à des opérations rationalisées au Canada.

    Qu’est-ce qu’on dit? 

    Merdoum pour la suite.

    Ça ne va pas mieux pour Tilray. On parle d’une perte de 61,6 millions US pour le dernier trimestre alors que l’an passé, pour la même période, la société dégageait un profit net de 5,8 millions US.

    Dans un registre complètement différent, je voudrais vous parler rapidement d’une photo que j’ai reçue cette semaine de Julien Raymond. Julien est le proprio et le maitre cultivateur de Juste Feu, un microproducteur établi dans la région de Lachute. Cela m’a pris une seconde pour comprendre ce que je voyais. Et soudainement, je me suis rappelé d’un mot que j’avais oublié. Guttation. Oui, la guttation, c’est un phénomène d’excrétion d’eau par les plantes. La photo d’une fleur de son cultivar à succès Runtz parle d’elle-même. Il y a littéralement une grosse goutte foncée sur une de ses fleurs en période de séchage. Les curieuses vont trouver une photo dans les notes de l’épisode. Je vais aussi la mettre sur le groupe Facebook de Bon Stock. 

    La sève contient des aliments et des déchets. Ce que je ne savais jusqu’à ce matin, c’est qu’il y a deux types de sève. La sève du xylème s’occupe de tout ce qui transite du sol vers les feuilles. L’autre sève, dite du phloème, transporte les nutriments des feuilles vers les autres parties de la plante. Le sirop d’érable est une sève xylème. La définition de xylème est tissu végétal constituant le bois qui conduit la sève brute.

    Et si on faisait un détour par le Maroc! Ça bouge très très vite là-bas. Le Roi s’arrange pour prendre de vitesse tout le continent africain et une partie de l’Europe. Le royaume aurait déjà accordé une petite centaine de licences de production. Selon le journal ObservAlgérie et là je cite texto :

     Ces licences ont été octroyées au bénéfice des agriculteurs exerçant dans des régions spécifiques. En effet, ces agriculteurs sont issus de l’une des trois régions codifiées à savoir Chefchaouen, Taounate et Al Hoceima. Il faut aussi souligner que la deuxième activité concerne la production et l’exploitation de plants, l’importation de semences et plants, ou l’exportation de ces derniers, et il s’agit d’activités menées par des personnes et non par des entreprises. Le reste des activités est réalisé par des entreprises, soit celles liées à la transformation, au transport, à la commercialisation et à l’exportation de cannabis et à l’importation de produits à base de cannabis.

    On est très très loin de la bulle financière créée au Canada. Et c’est tant mieux pour les Marocains.

    Le radar des consommateurs se rafine depuis les débuts de la légalisation… Certains d’entre eux commencent à se plaindre de l’utilisation des PGR ou régulateurs de croissance des plantes, les plant growth regulators en anglais. Pour augmenter leur production, les PA se servent de ces produits qui sont en fait des hormones synthétiques. Certains de ces produits sont permis par Santé Canada. Le consommateur à deux choix en l’absence de mentions de ces produits sur les étiquettes des produits légaux qu’il achète. Soit tu achètes du bio, soit tu apprends à reconnaitre les fleurs qui ont été traitées avec ce genre de produits. Pour les curieuses, il y a un lien pour 2 articles sur le sujet. Perso, je n’ai pas été convaincu par la description de ces signaux… Le plus fou, c’est que les régulateurs de croissances sont efficaces pour obtenir des cocottes qui sont jolies, mais ils réduisent aussi généralement le % de THC. Et ils donneraient aussi une saveur artificielle aux fleurs… D’un côté, un bag appeal à la hausse et de l’autre un cultivar qui n’a pas accompli tout son destin…

    Vous avez fait ce genre de constat avec des produits légaux que vous avez achetés à la SQDC? Vous travaillez dans l’industrie et votre entreprise utilise des régulateurs de croissance permis par Santé Canada? Je suis curieux d’en savoir plus. lucprevost@hotmail.com

    Le lien pour tous les produits permis par Santé Canada est dans les notes de l’épisode. Il y en a 96 en tout.

    Il est important, par contre, de comprendre que leur utilisation n’est pas forcément illégale. Voici ce que dit le site de Santé Canada :

    Les régulateurs de croissance des plantes constituent un sous-ensemble des suppléments qui déclenchent des réactions de croissance spécifiques chez les végétaux (par exemple, une augmentation de la croissance des racines, le développement des pousses, le déclenchement de la floraison, etc.). Les régulateurs de croissance des plantes sont réglementés soit par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), soit par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, selon le mode d’action, le profil d’utilisation et les allégations de rendement.

    Fin de la citation.

    Le sujet des régulateurs de croissance est captivant. On va y revenir quand j’aurai trouvé un spécialiste pour en discuter avec moi. Vous connaissez un spécialiste… Vous savez où me rejoindre… lucprevost@hotmail.com

    Y a pas que des mauvaises nouvelles dans le cannabis. J’en ai vu une bonne nouvelle cette semaine qui provenait du Massachusetts. Il est fort probable que le SEC n’est pas encore enseigné dans les facultés de médecine là-bas, mais si tu suis un cours de conduite dans cet état américain, tu vas devoir étudier un module sur les déficiences cognitives et physiques causées par la consommation du cannabis.

    Le nouveau module, intitulé «Shifting Gears: the Blunt Truth about Marijuana and Driving» est une réalisation de l’American Automobile Association. Le programme devrait commencer ce mois-ci, en janvier donc et serait le premier du genre aux États-Unis.

    Cela veut dire que 50 000 conducteurs débutants recevraient la formation par an…

    La fondation de l’AAA croit que les États américains, à cause de la légalisation du cannabis, seront confrontés à des problèmes provenant de la conduite sous influence du cannabis. 

    On va bientôt en reparler, ici ou sur Bon Stock, car j’ai trouvé un document incroyable que je suis en train d’étudier avant de le partager avec vous.

    J’ai beaucoup parlé récemment des tonnes de cannabis qui ont été détruits. On vient d’avoir les chiffres pour 2021 et ceux de 2022 et 2023 ne seront pas meilleurs. Si tu produis plus que tu peux vendre, tu fais quoi avec ton surplus?

    L’extraction semble être la réponse habituelle et naturellement, il y a de plus en plus d’offres sur le marché, ce qui devrait faire baisser le cout de l’extraction… Oui, c’est un sujet en soi l’extraction au Québec et au Canada. Mais c’est une saga pour une autre fois. On peut par contre dire sans se tromper qu’il y a beaucoup d’avancées technologiques dans ce secteur, des avancées qui seront des facteurs de différenciation dans un marché qui est peut-être déjà surdimensionné par rapport aux besoins réels de l’industrie du cannabis. La Rosin fait à partir de fleurs congelées qui semble être un produit qui va éclater en 2023. Le produit final est génial et peut être consommer de multiples manières dont le vapotage qui plait tant aux consommateurs légaux les plus jeunes. Sa conservation est aussi beaucoup plus simple et sa durée de vie plus longue et plus simple à gérer.

    Est-ce que l’on va voir une nouvelle génération de créateurs de produits qui vont simplement agencer les ingrédients actifs pour générer des produits inédits et faciles à consommer? 

    La production à façon devrait aussi décoller. Je vous donne un exemple. J’achète depuis quelques années un produit fait à base de margousier. Je mets ça sur le chamois de mes cuissards de vélo. Cela permet de ne pas s’user certaines bouts de peau qui sont assez tendres. La compagnie qui fabrique ça s’appelle Ferlow Botanical. Et bien, je pourrais demain matin demander à Ferlow de me créer un produit de cannabis fait avec des fleurs de mon choix. La compagnie me soumettrait 4 -5 versions initiales et après quelques tests, elle pourrait me fournir des produits que je pourrais vendre partout au Canada. Ce genre de service existe peut-être également au Québec, mais je n’ai pas encore fait la recherche. Vous connaissez une boite québécoise qui offre ce service de fabrication à façon? Faites-moi signe… 

    Le premier produit qui me vient à l’esprit serait la création d’un baume cannabis pour aider la cicatrisation des tatouages… Cela pourrait être même une sorte de cheval de Troie pour lancer toute une gamme de produits «styles de vie»! Comment me demandez-vous?

    Par contagion qui n’est pas unique à la propagation des maladies…

    Nos émotions, la science le prouve régulièrement, nos émotions sont socialement transmissibles. La contagion émotionnelle va être la bonne façon de faire du marketing pour le cannabis. Bienvenue en 2023!

    Parlant de contagion et par extension d’absence au travail, la recherche de personnel qualifié s’avère un gros défi pour l’industrie canadienne du cannabis. La grande majorité des salaires ne rendra personne riche et on peut même penser que beaucoup de petites mains de l’industrie vivent sous le seuil de la pauvreté et donc dans la misère. Cela n’est pas propre à l’industrie du cannabis évidemment. Je lisais cette que l’industrie française du luxe fait également face à un problème similaire. 

    Le joailler Van Cleef & Arpels, par exemple, fabrique tout en France. Et le grand patron de cette entreprise est très focalisé sur la transmission des savoir-faire essentiels pour la pérennité de l’entreprise. L’industrie du luxe en France a perdu de son lustre, car les petites mains se détournent de ce secteur d’activité très exigeant, mais connu pour être peu payant. Historiquement, l’appel du prestige suffisait. Plus maintenant. Exactement comme dans l’industrie du cannabis où le facteur de nouveauté a dépassé sa date de péremption. Et oui, le cannabis légal ne fait plus rêver. Plus de la même façon en tout cas. Heureusement, l’industrie peut recruter à l’étranger et là, ce qui fait rêver, c’est le salaire qui parait dérisoire aux Québécois… C’est comme pour les racines… Ici on les jette. Ailleurs, on les transforme en profit. En France, les marques de luxes se livrent à des efforts non concertés. À vue de nez, c’est dû chacun pour soi. Au Canada, les principaux acteurs de l’industrie du cannabis n’ont pas cette marge de manœuvre. Verrons-nous un effort commun pour nous assurer d’une relève compétente? Peut-être. Ce que l’on sait pour sûr, c’est que ceux qui savent, les ex du marché noir, eux ne sont pas bienvenus dans l’industrie canadienne. Tant pis pour l’industrie… 

    Et si on flânait un peu côté chirurgie? Une grosse recherche est sortie il y a quelques semaines. Je vous lis les prémisses de cette recherche en commençant par le contexte.

    Les deux dernières décennies ont vu une augmentation de la consommation de cannabis en raison à la fois de changements réglementaires et d’un intérêt pour les effets thérapeutiques potentiels de la substance, mais de nombreux aspects de la substance et de leurs implications pour la santé restent controversés ou peu clairs. 

    Alors en novembre 2020, l’American Society of Regional Anesthesia and Pain Medicine a élaboré des directives pour l’utilisation périopératoire du cannabis. 

    La définition de périopératoire?

    Qui a trait à toute la période qui entoure une intervention chirurgicale. Par exemple, l’expression soins périopératoires désigne les soins à donner à un patient avant, pendant et après une intervention chirurgicale.  

    Alors pour les besoins de l’étude, on a conçu neuf questions. Comme :

    Tous les patients qui subissent une intervention chirurgicale ou une procédure nécessitant une anesthésie devraient-ils subir un dépistage des cannabinoïdes avant l’intervention et, dans l’affirmative, quelles informations devraient être obtenues?

    Les sujets abordés comprenaient le dépistage périopératoire, le report d’une chirurgie élective, l’utilisation concomitante d’opioïdes et de cannabis en périopératoire…

    Les premiers résultats de la recherche?

    Les patients chirurgicaux qui utilisent des cannabinoïdes présentent un risque potentiellement accru de résultats périopératoires négatifs. 

    Conclusions?

    Les médecins doivent-ils dépister le cannabis chez les patients qui subissent une anesthésie? Selon l’Americans Society of Regional Anesthesia (ASRA), les patients qui subissent une anesthésie devraient faire l’objet d’un dépistage pour le cannabis. Pourquoi? Entre autres, parce que selon une recherche produite par le Cleveland Clinic, les non-consommateurs de cannabis souffrent moins que les consommateurs de cannabis le lendemain d’une opération.

    Évidemment, les militants procannabis se demande comment on peut réduire les libertés civiles des patients et troubler leur vie privée sur la foi d’une seule étude. C’est le même type de raisonnement auquel se livre le législateur québécois en rendant le cannabis légal pour les plus de 21 ans.

    Je ne dis pas que le raisonnement de l’ASRA est faux.

    Je dis qu’il y a plus de 42 000 études sur le cannabis, mais le gouvernement français dit qu’il manque encore de recherche. OK.

    Dans le cas dont je vous parle, il y a une seule recherche. Et cela est suffisant, semble-t-il, pour tirer des conclusions qui vont impacter des milliers de gens en attente de chirurgie… On dirait que les exigences de la science se modulent en fonction de critères corporatifs ou financiers. Est-ce vraiment raisonnable?

    Je disais dans la revue de l’année 2022 la semaine passée que de bas prix, voilà ce que désirent les consommateurs. Cela nous emmène en Colombie où les choses bougent aussi vite qu’au Maroc on dirait.

    Prenons l’entreprise Flora (NASDAQ : FLGC). Il s’agirait du plus grand cultivateur commercial de cannabis en Colombie.

    On parle de cannabis extérieur qui pousse dans des conditions idéales. Il s’agit donc de culture économique et potentiellement naturelle, c’est-à-dire sans intrant agrotoxique ou même des produits qui pourraient être qualifiés de biologiques. Flora a commencé en septembre 2022 à livrer des isolats de CBD aux États-Unis et des fleurs en Suisse et en République tchèque. Donc l’Amérique du Sud sait aussi naviguer dans les labyrinthes de la réglementation internationale. Flora a depuis vendu et livré des fleurs de cannabis aux États-Unis et en Europe. Juste pour se donner une idée des volumes produits, Flora avait initialement plafonné ses exportations à 43 000 k, mais la forte demande l’a forcé à relever ses objectifs initiaux. L’entreprise a même finalisé l’achat la semaine passée de Franchise Global Health pour ouvrir les vannes en Europe. Franchise Global Health est une société de cannabis médical entièrement intégrée et axée sur l’Europe, avec des expertises en génétique et en culture. Cet achat lui permet aussi d’attendre activement la légalisation du cannabis nonmédical en Europe.

    IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

    J’ai une dernière nouvelle à partager. Je suis attentivement toutes les publications d’un média qui s’appelle The Cannigma. Je vous ai souvent parlé d’eux et du fait que chaque article publié est vérifié par un scientifique. Il y a pharmacien dans l’équipe qui s’appelle Cody Peterson. Et bien ce matin, il a lancé un appel à l’aide, car l’argent provenant de la première levée de fond pour lancer le projet est épuisé. Malgré plus de 5 millions de visites sur son site, The Cannigma va devoir cesser ses activités si de l’argent frais ne rentre pas rapidement. Le cannabis n’est pas facile pour les producteurs autorisés, c’est un fait. Mais toutes les industries en périphérie n’ont pas la vie plus facile. Ce projet était remarquable, mais cela ne semble pas suffire…

    Bon j’ai le temps d’encore vous faire rire ou pleurer… 

    VOus savez c’est qui du snus? C’est de la Poudre de tabac mélangée avec de l’eau et des arômes, qui se consomme en la plaçant entre la gencive et la lèvre supérieure selon mon dictionnaire. Et bien il semblerait que beaucoup d’enfants en Islande se retrouvent aux urgences parce qu’ils ont piqué le snus de leurs parents. Presque un tiers des 18 – 34 ans consomment ce type de produits. Les intoxications à la nicotine ne sont pas un phénomène nouveau, mais le format des snus rend la consommation plus intéressante, car on parle d’aromes choisis avec soin. Ça ne sent pas le fond de cendrier ces machins-là.

    Alors si vous avez des enfants en bas âge, vous pouvez laisser vos cigarettes sur la table de cuisine, mais pas vous snus. Votre enfant ou votre chat vous remerciera un jour!

    Et voilà, c’était le 134e épisode de toPot.

    Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne semaine. 

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

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    134 Pot flânage (2023.01.11)

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    Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans l’année nouvelle qui s’offre à nous. On va donc flâner dans le passé et le futur. C’est légal. 😉

    1435cm

    1435cm

      How Much Does an Ounce of Weed Cost in America? (2023 Update)

      Canadians want lower prices, higher THC limits: survey

      Can lower prices and higher THC limits persuade illegal cannabis buyers to go legal?

      Canada Destroys a Record Amount of Cannabis

      La Cour suprême de Californie estime que les bongs n’ont pas besoin d’être accompagnés d’avertissements concernant les substances chimiques cancérigènes.

      Le marché noir pourrait bénéficier des règles strictes sur le «cannabis comestible»

      Canada must help legal cannabis sector compete with the illicit market, experts say

      Access to Cannabis for Medical Purposes in Canada: Gathering information on views and practices of patients and health care practitioners

      The 5 Most Intriguing Cannabis Research Studies Of 2022

      Cannabis Researchers Published 4,300 Scientific Papers in 2022

      Christmastime hospital-room raid busts dying man for using marijuana extract | Opinion

      THC-O

      OCal

      Why Cannabis Is Your Best Friend for a Dry January

      2023 Cannabis Industry Predictions: Data, Operations, Technology, Employment, and Events

      Données sur les demandes de licence et les licences commerciales liées au cannabis

      Micro licences continue to grow in popularity

      Photo de Mojor Zhu sur Unsplash

      Transcription Intégrale de l'épisode #133

      INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

      Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

      Bienvenue chez vous! 

      Mise en garde (en accéléré…)

      toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

      Je suis passé tout droit la semaine passée. Est-ce par le biais d’une vraie déconnexion ou grâce aux extraits très puissants que j’ai consommé? Je ne le saurai jamais j’ai tout fait pour déconnecter et j’ai consommé des hash inédits pour moi. Boum Shakala! La vie est belle.

      Alors pour le premier épisode de 2023, on va revenir sur les 12 derniers mois pour mieux se projeter ensuite dans l’année nouvelle qui s’offre à nous. On va donc flâner dans le passé et le futur. C’est légal.

      OK. Je commence maintenant les épisodes en vous présentant les entreprises québécoises qui ont obtenu une licence de Santé Canada. Et bien cette semaine, aucune nouvelle licence octroyée par Santé Canada, bien qu’il soit possible et humain que les fonctionnaires n’aient simplement pas eu le temps de faire la mise en ligne. 

      Il ne faut jamais sous-estimer l’importance de leur travail. 

      Vous ne me croyez pas? 

      J’ai une belle histoire pour illustrer ce fait.

      Vous avez déjà pris le train? Vous aimez prendre le train? 

      J’ai rencontrer plusieurs femmes importantes dans ma vie sur des trains. Mais jamais au Canada. Je ne prends pas le train en Amérique… Pas encore en tout cas.

      L’écartement standard des rails américains (distance entre les rails) est de 4 pieds et 8,5 pouces. Pourquoi? Parce que les ingénieurs anglais ont conçu les premiers chemins de fer américains.

      Pourquoi les Anglais construisent des rails qui ont 4 pieds et 8,5 pouces d’écart?

      Parce que c’est l’écart des rails de tramways construit par les mêmes spécialistes.

      Pourquoi avoir construit des rails de tramway avec un écart de 4 pieds et 8,5 pouces?

      Parce que les véhicules qui utilisaient les routes anglaises avaient des roues avec un écart de 4 pieds et 8,5 pouces pour se conformer aux ornières causées par des siècles d’usages.

      Les routes anglaises à ornières ont été construites par la grande Rome Impériale.

      Et les ornières ont été formées par le passage des chars de guerre romains qui avaient tous le même écart…

       

      Par extension, on peut donc affirmer que c’est un fonctionnaire de la Rome antique qui a déterminé l’écart entre les roues des trains aux États-Unis. En 2023, 60 % des rails de train dans le monde ont un écart, et oui, de 4 pieds et 8,5 pouces ou 1 435 mm. Pour bien faire, je suis allé mesuré l’écart des rails de la voie ferré qui passe à Boucherville. 1435mm également. Il y a deux trois photos dans les notes de l’épisode pour les curieuses

      Donc, on peut penser que les fonctionnaires canadiens, comme les fonctionnaires romains il y a quelques siècles, sont en train de créer des normes qui pourraient avoir une longue vie. J’en entends dans le fond du café qui disent qu’ils veulent un exemple…

      On va prendre le format de 28 grammes. Pourquoi 28 grammes. Parce que les pushers nord-américains vendaient en format impérial… Et oui, notre fameuse once… 

      2022

      Alors on va commencer notre bilan de 2022 en constatant que le prix de l’once est a chuté en 2022. Tout le monde parle de gramme, mais la mesure, c’est l’once ou la livre. Même la SQDC a adopté le standard hérité du marché noir en proposant l’once… Elle aurait pu s’affranchir de ce standard et proposer un 30 grammes par exemple. En 2022, le prix moyen de l’once aux États-Unis était de 280 $. Cette semaine, l’once la plus chère à la SQDC est le Kush Mints de Broken Coast pour 245,30 $. La moins chère se vend pour 125,50 $. Évidemment, on est loin de l’once à 20 $ sans taxe dont je vous parlais récemment. Mais de façon générale, on peut penser que l’offre de la SQDC combinée à celle des spécialistes du médical est intéressante quand on compare notre situation avec celles des Américains. Mais, mais, mais… cela ne suffit pas.

      Les Canadiens veulent des prix plus bas et des limites de THC plus élevés… C’est le résultat d’une enquête qui se poursuivra en 2023. La société Pollara est derrière cette étude qui s’appelle Growing Green.

      Dans un autre registre, on sait maintenant et plusieurs recherches le prouvent, on sait qu’une personne qui a consommé du cannabis dans les 12 derniers mois est plus susceptible de croire que les prix illégaux sont plus bas que ceux du marché légal. Mais les gens qui se procurent des produits illégaux affirment aussi qu’ils vont acheter des produits légaux. D’une façon générale, de plus en plus de consommateurs achètent sur le marché légal. Et beaucoup plus le rejoindrait ce marché légal si la limite de THC pour les mangeables passait de 10 à 100 mg.

      Pour les curieuses, il y a un PowerPoint très intéressant qui détaille tout ça. C’est dans les notes de l’épisode où vous trouverez également une transcription de l’épisode.

      • 2022 c’est aussi l’année où on commence à avoir plus de détails sur la destruction de quantités records de cannabis au Canada. 

      C’est le temps d’une devinette… Combien de grammes de pot ont été détruits en 2021?  

      SFX

      • Santé Canada confirme la destruction de 26 % de la récolte de fleurs non emballées, soit 425 millions de grammes. Je viens de consulter le Cannabis Spot Index et la valeur moyenne du gramme au Canada le 30 décembre 2022 est de 5,21 $. Donc, juste pour l’année 2021, l’industrie canadienne du cannabis a détruit pour 2 milliards 214 millions de dollars de fleurs non emballées. Et ça, c’est ce que l’on sait.
      • Mais ce n’est pas tout. Si on reste dans les produits non emballés, 140 millions de grammes d’extraits non emballés (17 %) de mangeables (4 %) et de produits topiques ont été détruits (4 %).
      • Mais, mais, mais, il y a aussi 7 millions de produits emballés qui ont été détruits. J’ai déjà posé la question, mais je cherche toujours la réponse : comment détruit-on 7 millions de produits emballés? On creuse un trou et on enterre du plastique? On met tout ça dans un incinérateur? Je ne sais pas, mais je soupçonne le pire dans une industrie qui lutte pour sa survie…  

      Certains experts avancent que la quantité réelle de produits détruits serait encore plus grande et Santé Canada est toujours incapable de préciser, par exemple, le % des produits détruits à cause d’un rappel. C’est dingue, mais c’est comme ça. 

      Pourquoi une telle surproduction? La spéculation et un groupe d’entrepreneur prêts à tout risquer pour vivre leur rêve dans un contexte légal. 

      L’impact environnemental de cette surproduction est affreux pour ne pas dire hideux. C’est dégueulasse de produire pour ensuite détruire sa production et l’environnement qui n’appartient à personne et à tout le monde en même temps. Combien de tonnes d’engrais et de produits agrotox répandus dans l’environnement sans même enrichir le producteur? Oh, le PIB est heureux, le législateur aussi. La bizness roule. Sauf pour l’industrie. 

      Vous échappez une fleur coupée à terre dans votre salle de culture? Vous devrez signaler le poids de cette fleur avant de la détruire. Mais Santé Canada qui veut savoir combien de fleurs ont été échappées ne peut rien dire sur la quantité de produits agrotox répandus dans la nature… Cela serait tellement utile pour calculer le vrai cout de production d’un gramme de pot… On ne sait même pas combien d’eau utilisent les PA… alors que la planète Terre au complet vit des problèmes de ressources d’eau. Les prévisions pour 2023? Selon Santé Canada, le tiers de la production canadienne sera détruit…

      • On ne peut considérer le marché canadien sans réfléchir à ce qui se passe chez nos voisins américains. Alors que s’est-il passé aux États-Unis en 2022? Alors rapidement, au pas de course!

      • Le président Biden et plusieurs états ont accordé des pardons. A ma connaissance, aucune des 6500 libérations promises par Biden au moment des élections mid term n’a eu lieux. Zéro. AUCUN prisonnier libéré.
      • Le président Biden a aussi été incapable de faire passer une simple loi sur la sécurité bancaire.
      • On protège les droits des travailleurs de consommer dans leur vie privée
      • L’acceptabilité sociale augmente dans tous les états, mais à vitesse variable.
      • Le FBI est toujours incapable de préciser le nombre d’arrestations relié au cannabis sur son territoire.
      • Il est plus facile de faire de la recherche grâce à la loi passée. The Medical Marijuana and Cannabidiol Research Expansion Act est devenu une loi.
      • L’industrie légale emploie près de 430 000 personnes à temps plein.
      • Une immense majorité des patients souffrant de douleurs disent réduire leur consommation d’opioïdes après avoir consommé du cannabis médical.
      • Les autorités américaines ont détruit près de 11 % de leur récolte de chanvre au-dessus de la limite de 0,3 % de THC. 11 %, c’est la moyenne. Au Tennessee c’est 42 % des récoltes qui ont été détruites.
      • Plus finement, du côté commercial, les DDC ou Dormant Commerce Clause ont été mise en cause dans plusieurs États. Les DDC permettent aux producteurs autorisés de recourir à la clause de commerce de la Constitution pour éviter certains types de contraintes en donnant au Congrès américain le pouvoir de règlementer le commerce entre les États.
      • Dans les petits irritants de nature commerciale, la Cour américaine du commerce international vient d’autoriser l’importation des outils de consommations de cannabis.
      • Impossible d’oublier la joueuse de basket Brittany Griner qui est revenu à la maison avec un détour par le goulag.
      • En 2022, la Cour suprême de Californie a aussi été sollicitée et elle a décidé que les bongs n’ont pas besoin d’être accompagnés d’avertissements concernant les substances chimiques cancérigènes. Une drôle d’histoire… Le U.S. Centers for Disease Control and Prevention aurait des preuves que la consommation chronique de cannabis pourrait provoquer un cancer des testicules. De son côté, le National Institute on Drug Abuse, se demande officiellement depuis 2020 si la fumée de cannabis provoquerait un cancer du poumon. Alors le fabricant de bongs Sream a été poursuivi pour ne pas avoir vendu ses bongs avec une étiquette qui devait informer l’acheteur des dangers des substances cancérigènes résultants de la combustion du cannabis…

      La Cour suprême de l’État vient de donner raison au fabricant de bongs qui ne sera donc pas obligé d’alerter ses clients… La loi s’applique uniquement aux fabricants des substances selon la Cour. Les fabricants de briquets l’ont échappé belle!

      OK, on a fini notre détour aux États-Unis. On pourrait aller faire un tour en Europe, mais on serait encore là demain matin. Je vais me contenter de souligner la plus récente avancée en France où le gouvernement Macron va devoir accepter la vente de fleurs de CDB destiné à la combustion.

      2022, c’est l’année où le cannabis subit l’assaut des autres drogues dans le pipeline de la légalisation… Les bureaux-conseils en obtention de licence et permis divers salivent déjà et la plupart affichent en 2022 le volet psychédélique dans leur offre de service.

      Les champignons sont partout et le LSD attend patiemment son tour. Le LSD se produit en laboratoire facilement avec des chimistes de talents. Si le LSD devient légal, sa production sera facile et peu couteuse pour un effet qui variera en fonction de la dose… Les thérapies de ce genre, on en trouve dans des émissions de télé comme The Good Fight. On parle donc déjà d’un niveau d’acceptabilité sociale très élevé. Si l’alcool recule dans les régions où le cannabis apparait, on peut légitimement penser que le marché du cannabis, à son tour, sera érodé par l’apparition des psychédéliques. C’est d’ailleurs le Québec qui est la première province à rembourser les thérapies au champignon psilocybe.

      2022 c’est aussi l’année où la Cour suprême du Canada à accepter de se prononcer sur la légalité des 4 plants maison. Quelle tristesse de voir la plus haute cour canadienne perdre son temps pour amuser le législateur québécois qui semble ignorer qu’un enfant peut aller chez un fleuriste pour acheter des fleurs qui permettent de faire des trips aussi puisssants que le LSD. Par exemple. 

      2022, c’est aussi l’année où l’industrie a vraiment organisé son lobbying. 

      On ne va pas discuter de la qualité de ce lobbying. C’est une saga pour une autre fois.

      Mais juste cette semaine, j’ai vu une série d’articles comme celui-ci dans un journal en ligne qui s’appelle néomédia et que l’on retrouve dans les petits marchés comme la BEAUCE JOLIETTE LAVAL RIMOUSKI RIVE-NORD RIVIÈRE-DU-LOUP — SOREL-TRACY TROIS-RIVIÈRES

      Chou-fleur au pot, betterave au cannabis, champignon reishi à la marijuana : voilà quelques-uns des atours étonnants que prennent des produits comestibles en vente au Québec dans les magasins de cannabis de la société d’État.

      Le gouvernement du Québec ne permet pas que les produits comestibles à base de cannabis vendus dans ses magasins de la Société québécoise du cannabis (SQDC) puissent être un peu attrayants pour les jeunes. Les consommateurs qui ne veulent pas fumer doivent donc choisir parmi une sélection de produits moins «friandises», comme les figues séchées. Mais des acteurs et des observateurs de ce secteur estiment que ces règlementations strictes aident le marché noir à prospérer.

      L’article cite ensuite M. Fabrice Giguère, le porte-parole de la SQDC qui offre l’excuse habituelle : ces produits ne peuvent être commercialisés au Québec.

      Que disait le journal Le Devoir au même moment?

      Des règles strictes sur le «cannabis comestible» à l’avantage du marché noir titre

      Et le Soleil de Québec?

      Le marché noir pourrait bénéficier des règles strictes sur le «cannabis comestible» 

      In English?

      Canada must help legal cannabis sector compete with the illicit market, experts say

      Évidemment, vous savez que le législateur canadien est en train de réviser sa Loi sur le cannabis… C’est le meilleur moment pour faire de la propagande, des relations publiques et du lobbying.

      La conclusion de la révision de la Loi sur le cannabis devrait être remise au gouvernement au printemps 2024… 

      Le 3C ou Cannabis Council of Canada qui représente l’industrie canadienne estime que la règlementation actuelle qui est censée protéger la santé publique nuit à la conquête du marché noir. Tiens tiens, on n’est pas surpris… Le 3C réclame :

      • baisse de la taxe d’accise sur les produits du cannabis
      • réduction du nombre de restrictions sur l’étiquetage et la publicité des emballages
      • la fin de la taxation du cannabis médical

      Pierre Killeen, un ancien cadre d’HEXO si ma mémoire est bonne, et maintenant vice-président des affaires législatives et règlementaires de C3 a récemment dit à CBC News que «Nous avons un système règlementaire qui n’a pas beaucoup de sens, qui interdit franchement la capacité des producteurs de cannabis légal à concurrencer les produits du marché illicite»

      Ça le mérite d’être clair.

      On en a discuté à de multiples reprises sur toPot… La taxe d’accise est punitive également pour l’alcool. Comment soulager l’industrie du cannabis de cette taxe alors qu’on vient de soumettre les producteurs de vin et de cidre à un effort similaire?

       En effet, entre 2006 et 2022, le vin et le cidre de produits fabriqués avec des ingrédients locaux étaient exonérés de droits d’accise au Québec. Ce geste permettait à l’industrie de se développer agressivement. Mais, mais, mais, ce congé de taxe vient de prendre fin il y a quelques mois à cause d’une plainte de l’Australie auprès de l’Organisation mondiale du commerce pour cause de «mesures discriminatoires». 

      Je vois beaucoup de demandes venant de l’industrie à propos de cette fameuse taxe d’accise, mais zéro réflexion sur le fonds. Zéro. 

      Et si on regardait ce qui s’est passé en 2022 du côté du cannabis médical…

      Access to Cannabis for Medical Purposes in Canada: Gathering information on views and practices of patients and health care practitioners

      Le cannabis médical? Ça ne va pas bien… Et Santé Canada a bien documenter tout ça et vient de publier le résultat d’une recherche dont l’objectif principal était de rassembler des données sur l’état de l’accès au cannabis à des fins médicales au Canada. 

      Voici texto un premier extrait qui a retenu mon attention :

      Plus de la moitié des patients interrogés (58 %) qui ont été motivés pour commencer à utiliser du cannabis à des fins médicales à la suite de sa légalisation plus large ont déclaré que c’était parce que le cannabis était devenu plus accessible et plus facile à acheter.

      Une spécialiste de Toronto qui s’appelle Trina Fraser affirme que ces statistiques indiquent que la grande majorité des Canadiens qui utilisent le cannabis à des fins thérapeutiques le font en dehors des garanties du cadre médical parce que c’est «plus facile». On parle réellement d’un tiersmondialisation du Canada. 

      Un deuxième extrait de cette recherche de Santé Canada?

      Un tiers (34 %) des patients n’ont pas discuté de l’utilisation du cannabis à des fins médicales avec un médecin ou une infirmière praticienne.

      Donc le marché du cannabis médical se transforme et les patients souffrent.

      Quelle tristesse. Mais 2022 a aussi été l’occasion de se réjouir des recherches sur le cannabis.

      Je vais commencer par une recherche qui est intéressante pour le soja…

      Il parait que les gens qui consomment du cannabis ont un risque plus élevé d’infarctus du myocarde que le reste de la population. On parle ici d’une étude statistiquement très robuste avec un groupe test d’un demi-million de personnes.

      La consommation du cannabis déclenche une réponse du système immunitaire qui endommagerait les vaisseaux sanguins et qui pourraient entrainer des maladies chroniques du système circulatoire, dont l’infarctus. La découverte est ailleurs. Un composé très abondant dans le soja, la génistéine, pourrait bloquer les effets négatifs du cannabis sur le système de circulation tout en n’affectant pas le buzz du cannabis.

      Alors rapidement voici les recherches qui ont retenu notre attention en 2022.

      • La chercheuse Arianne Wilson-Poe a révélé que les terpènes jouent un rôle essentiel pour déterminer le caractère désirable d’un cultivar. Elle avance que l’odeur d’un produit est un meilleur prédicteur du plaisir que sa teneur en THC. 
      • Le CBD ne permet pas de diminuer le buzz du THC. Non, le CBD n’agit pas comme tampon.
      • Le cannabis aurait des bénéfices pour le cerveau adulte vieillissant
      • La classification THC + CBD ne suffit pas pour prédire l’effet d’une fleur de cannabis.
      • Le cannabis et le sommeil? Tout se confirme. J’ai même vu passer une recherche publiée dans le Journal of Sleep Research qui démontrait qu’après deux semaines de traitements, 60 % des participants n’étaient plus officiellement qualifié d’insomniaques.
      • La bipolarité pourrait aussi être traitée avec des effets bénéfiques uniques propres au cannabis…

      Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous avez reconnu certaines de ces études, car je les ai déjà évoquées.

      Si on prend un peu de recul, on peut tenter d’appréhender l’importance de la recherche sur le cannabis

      Le groupe de pression NORML avance que plus de 4 300 articles de recherche scientifique sur le cannabis ont été publiés en 2022. En 2021, c’est 4200 articles qui ont été publiés. Donc une centaine de plus en 2022. C’est aussi 30 000 recherches publiées dans les 12 dernières années pour un total de 42 500 recherches recensées.

      Le législateur québécois croit qu’il faut encore plus de recherches. On a hâte de voir le résultat des recherches qu’il a commandé à la communauté scientifique du Québec. Il s’agit évidemment de recherche sur la réduction des méfaits causés par le cannabis.  

      Des années 70 au début de 2000, les recherchent tentaient de mesurer le soulagement temporaire de certains symptomes. On peut penser aux nausées causées par la chimiothérapie par exemple. Aujourd’hui, toujours selon NORML, les gens de science s’intéressent à la modulation des maladies et l’interaction avec les cannabinoïdes. 

      Au Québec, on va tenter de prouver que le cannabis fait tousser, mais on laisse la Fonderie Horne empoisonner toute une région. Et c’est aux habitants du coin de décider quoi faire. Le législateur? Il est déjà en train de se laver les mains. 

      • Est-ce que l’on devrait parler d’investissement? 
      • Perso, je n’ai rien à dire. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter au fait qu’il est ridicule d’investir dans une industrie que les banquiers ne respectent pas… Évidemment, je ne suis pas un expert. Et je ne connais personne assez informé pour me dire quoi acheter. Certains journalistes québécois ont eu cette chance, mais pas moi. 

      Alors rapidement en conclusion pour 2022…

      Après le CBD qui est devenu le Watson du THC, c’est le CBN qui a connu une formidable expansion avec beaucoup de nouveaux produits en 2022. C’est toujours intéressant de voir de nouvelles molécules apparaitre aux nouvelles des chaines de télévision généraliste comme Radio-Canada.

      2022, c’est aussi l’année des premiers lavages de linge sale de famille en public. Je pense précisément aux frères Ross and Zach Lipson qui viennent de se faire expulser de la société Dutchie qu’ils ont fondée. Au Canada, on ne sait toujours rien sur le départ de M. St-Louis de chez HEXO, par exemple. C’est typiquement canadien… 

      La nouvelle la plus délirante de l’année? Non, ce n’est pas l’histoire de la basketteuse américaine stoppée en Russie avec des produits illégaux aussi bien en Russie qu’aux États-Unis… 

      On doit se déplacer au Kansas où la police de la ville de Hays a effectué un raid pour saisir le vaporisateur d’un patient en phase terminale. Elle a également saisi un extrait de cannabis que le patient utilisait pour mieux vivre ses derniers jours…

      Magnanime, la police a décidé d’annuler sa contravention pour possession de drogue.

      OK. Après ce long retour en arrière, on va tenter de flâner un peu en 2023.

      2023

      • Après le THC, les consommateurs ont apprivoisé le CBD. Quelle sera la prochaine molécule à connaitre son heure de gloire? Perso, je crois que le CBN va prendre de plus en plus de place en 2023. Pourquoi? Parce que les problèmes de sommeil accablent de plus en plus de gens et que le CBN a fait ses preuves.
        • Accessoirement, une molécule comme le THC-O pourrait connaitre son heure de gloire. Le THC-O comme le HHC est créé à partir de plants de CBD qui échappent aux règlementations habituelles.
        • Il ne faut pas oublier le Delta-8 évidemment.
      • Les terpènes vont continuer de nous révéler leurs secrets. Leur importance dans le buzz du cannabis est à peine comprise. Et c’est pareil pour leurs propriétés médicinales dont on sait encore peu de choses.
      • Comment on dit Live Rosin en français? Je pense que ce produit va connaitre une expansion en 2023 et particulièrement au Québec. Pourquoi? On va y revenir en conclusion.
      • Va-t-on avoir un salon sur le cannabis au Québec en 2023? Peut-être. S’il a lieu, pourra-t-on y voir des fleurs? Non, on ne verra pas de fleurs dans un salon sur le cannabis au Canada. Si l’industrie américaine n’arrive pas à le faire à Las Vegas… ça regarde mal pour les petits Canadiens…
      • La superficie de culture de chanvre pour le textile et l’alimentation va diminuer en Amérique et augmenter en Europe. Le chanvre est partout présent et je suis même surpris de n’avoir entendu aucune mention du chanvre dans la série Netflix Emily in Paris qui est un véhicule incroyable pour l’industrie française du luxe.
      • On devrait commencer à voir des producteurs autorisés se regrouper pour développer un programme de certification bio comme le programme OCal en Californie. Voici texto ce que l’on trouve sur le site de l’organisation : OCal est un programme de certification à l’échelle de l’État qui établit et applique des normes comparables à celles du cannabis biologique. Le programme OCal garantira que les produits du cannabis portant le sceau OCal ont été certifiés selon des normes cohérentes et uniformes comparables à celles du National Organic Program.
      • La stratégie du porte-parole vedette va continuer de se développer. Au Québec, la famille Charlebois a réussi son atterrissage dans l’industrie du cannabis. M. Charlebois père est un des plus grands artistes québécois dans la qualité, mais aussi dans la durée. Il est un phénomène. On peut penser que l’entreprise sera prête à envahir le marché français dès que cela sera possible.
      • Les jeunes consommateurs adorent vapoter du cannabis. Malheureusement, des cas d’accidents pulmonaires causés par des métaux lourds et autres saloperies vont hypothéquer cette croissance, le temps que les manufacturiers de cartouches améliorent leur produit et leur service d’assurance qualité.
      • Vous connaissez le Dry January? C’est une sorte de défi ou de promesse de s’abstenir de boire de l’alcool durant le mois janvier. Au Québec, cela se passe en février avec le Défi 28 jours sans alcool. Et bien, en 2023, plus de Québécois vont utiliser le cannabis pour passer à travers leur défi personnel…

      On peut substituer le pot pour l’alcool. C’est bien. Mais on sait aussi que la consommation de cannabis peut être bénéfique pour réduire les dommages causés au foie par une consommation excessive d’alcool. Les cannabinoïdes seraient bénéfiques pour atténuer la toxicité hépatique due à l’éthanol, le composé chimique actif de l’alcool. 

      D’une étude chinoise, on apprend que le CBD pourrait aider à protéger le foie contre les méfaits de l’alcool. C’est le potentiel thérapeutique du cannabis qui s’illustre ici.

      Est-ce que vous allez faire une pause alcool en 2023? 

      Je suis curieux… lucprevost@hotmail.com

      Quoi d’autre en 2023?

      • Peut-être un petit scandale sur les Timbres d’accise qui sont mal employés par certains revendeurs de cannabis médical au Québec et dans le ROC.
      • Les banques canadiennes seront toujours frileuses en 2023, car elles attendent le feu vert de leurs collègues américains. En fait les banques canadiennes sont inféodés à leur contre partie américaine. C’est comme ça.
      • Quels seront les effets de la récession sur l’industrie du cannabis? On peut imaginer le pire, mais il est absolument certain que le pouvoir d’achat des consommateurs va diminuer.
      • Cela veut dire que les producteurs autorisés vont se battre sur les prix pour obtenir de nouveaux clients.
      • La série de Fusion acquisition va continuer. Plusieurs PA québécois ont mis leur commerce en vente de façon officielle. On parle d’une petite dizaine d’entrepreneurs.
      • Les préférences changent…

      USA

      • Flower: 40.8%
      • Vapor Pens : 23,5 %
      • Pre-roll : 12,2 %
      • Edible: 11.8%
      • Concentrates: 8.0%
      • Beverage: 1.1%
      • Tincture and Sublingual: 1.0%
      • Capsules : 0,9 %
      • Topical: 0.7%

      Au Québec…

      • Les jeunes consommateurs préfèrent le vapotage aux fleurs 
      • Les hommes = fleur  
      • femmes = produits topiques 
      • Microproduction à la hausse

      OK, je continue mon énumération des éléments à retenir pour l’année 2023 :

      • Une forte pression sur les prix pour qu’ils baissent.
      • AUGMENTATION la concurrence illicite avec des opérateurs qui n’hésitent pas a adopté un modèle d’affaires basé sur l’esclavagisme.
      • Nouveaux marchés émergents qui vont vouloir un accès au marché canadien, Le Dossier Importation pour le législateur est important… surtout avec l’éléphant américain qui peut refaire le coup du bois d’œuvre sur le cannabis quand cela pourra l’avantager.
      • Les ventes vont ralentir après la nouveauté initiale de la légalisation.
      • SQDC et le métier de conseiller qui ne décolle pas. Aucune perspective d’avenir pour ces travailleurs contrairement aux cadres de la SQDC qui semblent collectivement s’épanouir.
      • Emplois et compétence. Pour maintenir la cadence, cela va prendre de la main-d’œuvre qualifiée et bien payée. Cela ne se fera pas en criant sécateur.
      • Cannatourisme???
      • Marketing… Une lente évolution.

      Résultat : 

      • premiumization où une migration vers le haut de gamme.
      • + innovation comme des joints préroulés avec embout de verre par exemple.
      • Ne rien attendre des États-Unis pour se refaire une santé financière

      J’aimerais terminer le premier épisode de 2023 avec une perspective pour le Québec. J’ai trouvé un document fascinant qui rassemble toutes les données sur les demandes de licences dans la file d’attente de Santé Canada.

      Il y a 42 demandes qui proviennent du Québec. Seule la Colombie-Britannique fait mieux avec 49 demandes. Sur les 42 demandes provenant du Québec, il y a 13 demandes de licences standards, 27 demandes pour obtenir une licence de microproduction et 2 demandes pour vendre du cannabis médical. Les Kuzen et Teedy du Québec vont avoir encore plus de compétition très bientôt. Fait important à noter, il y a aussi des demandeurs autochtones. 6 pour le Québec, mais 24 en Colombie-Britannique… Le Québec qui a démarré très lentement en 2018 comble progressivement son retard historique et seule la Colombie-Britannique fait mieux avec un total de 49 demandes. L’Ontario? 36 demandes de licences.  

      Par contre, les chiffres de Santé Canada démontrent que 109 licences ont disparu dans l’année, soit par expiration sans renouvèlement ou par révocation.

      Le document de Santé Canada montre que le Québec est distinct. Comment? 17 des demandeurs québécois dans le pipeline de Santé Canada veulent obtenir une licence pour la culture EXTÉRIEURE. Ici le Québec domine le Canada… Pourquoi autant de demandes de cultures extérieures?

      Je vais partager avec vous mon premier OVNI de 2023. Une OVNI est simplement une Opinion Vulgaire Non Informée…

      Je pense que le Québec se lance dans la culture extérieure pour mieux produire des extraits de qualités à bas cout. Je prédis un cout du gramme à 7 sous pour les meilleurs maitres cultivateurs. Cette production extérieure permet un cout de production plancher tout en laissant une grande marge de manoeuvre pour produire de la live rosin ou du bon vieux hash qui se converve mieux que des fleurs.

      2023 va redonner une partie des lettres de noblesse au cannabis d’extérieur. C’est une bonne nouvelle pour les petits futés qui vont se démarquer de leur concurrence. Et c’est une nouvelle extraordinaire pour l’environnement mis à mal par l’industrie du cannabis.

      Et voila, c’était le 133e épisode de toPot.

      Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

      Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

      Allez! 

      Bonne semaine. Bonne année 2023.

      Beaucoup de bienêtre. 

      Et bon chanvre!

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      Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

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      L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

      132 Pot flânage (2022.12.21)

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      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de vrai!

      Un ado sur cinq

      L’étude ELDEQ

      Les mangeables de Gayonica

      Navaya en Ontario

      Le Québec dit oui à la psilocybine

      Le législateur du New Jersey fait mal aux cannabistrots

      Cliniques Apollo

      HiBnB aime le cannabis

      Le Maroc cherche un cultivar moins assoiffé

      Je ne fumerai pas avec vous

      Des nutriments végans!

      Enquête canadienne sur le cannabis de 2022

      Kamloops réduit les couts de la licence de vente du cannabis

      Transcription Intégrale de l'épisode #132

      INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

      Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

      Bienvenue chez vous! 

      Mise en garde (en accéléré…)

      toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

       

      Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. Une seule pour tout le Canada et c’est en Colombie-Britannique. Il s’agit d’une compagnie à numéro qui a obtenu une licence de microtransformation. 

       

      Un ado sur cinq

      J’ai décidé d’ajouter un nouveau segment qui va couvrir toutes les nouvelles du Québec. 

      Il y a maintenant assez de nouvelles pour en faire un segment de toPot.

      Alors dans l’ordre où je les ai croisés.

      Le gros titre de la semaine, c’est : Un ado sur cinq a consommé du cannabis à 15 ans.

      Tout de suite il faut contextualiser. Ces données précèdent la légalisation canadienne et la règlementation québécoise qui exige que les clients de la SQDC soient âgés de 21 ans. Elles proviennent ces données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ) qui s’intéresse à un groupe de jeunes nés au Québec en 1997-1998. Ils ont aujourd’hui 25 ans. La principale nouvelle pour moi? Selon Mai Thanh Tu, une chargée de projet pour l’ELDEQ : «Ce n’est pas parce que quelqu’un consomme durant l’adolescence que la consommation est importante par la suite».

      Évidemment, comme d’habitude, il y a un lien pour les curieuses dans les notes de l’épisode. Si vous allez sur toPot.ca, il y a aussi une transcription de l’épisode.

      OK.

      Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

      Et MJ, Salut, tu vas bien?

      Mon habituel avec un verre d’eau STP.

      Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

      OK, toujours au Québec…

      Les mangeables de Gayonica

      «Directement de SAINTE-CÉCILE-DE-MILTON, le 15 déc. 2022 Gayonica, un groupe de spécialistes en développement de produits de cannabis innovants et en extraction de cannabinoïdes fait son entrée dans les marchés canadiens. Gayonica a annoncé le lancement de sa première gamme de produits comestibles. Des bouchées de fruits enrichies de cannabinoïdes seront commercialisées sous deux marques distinctes. Les produits de la marque Blee seront exclusivement disponibles au Québec dès le 15 décembre, tandis que ceux de la marque Jublee arriveront en Ontario en février 2023. La distribution dans le reste du Canada est prévue au cours de l’année 2023.»

      Merdoum pour la suite.

      Navaya en Ontario

      Navaya inc., un chef de file de la production novatrice de cannabis, annonce son expansion dans la province de l’Ontario grâce à sa marque phare, Cactus. Offerts sous forme de fleurs séchées en pots de 3,5 grammes, les produits Cactus seront vendus dans les magasins de détail autorisés et en ligne sur le site Web de l’Ontario Cannabis Store, OCS.ca.

      Même chose… 

      Merdoum pour la suite.

      Le Québec dit oui à la psilocybine

      Une nouvelle incroyable qui ouvre la porte a des avancés pour le cannabis même s’il s’agit d’une autre substance. Deux médecins québécois, M. Houman Farzin et Jean-François Stephan ont été payés par le gouvernement du Québec pour leur rôle dans une thérapie à la psilocybine, un extrait provenant du psilocybe, un champignon hallucinogène de l’Amérique centrale. C’est la première fois au Canada qu’un remboursement pour ce type de thérapie est autorisé. Et c’est au Québec que cela arrive. Y’a de l’espoir! 

      Hey Merci MJ!

      Ah oui, j’ai vu une belle communication de 5 Points Cannabis sur FB, je pense. 

      Bonjour à toute la communauté!

      En toute transparence, nous vous informons que quelques clients ont récemment remarqué une poudre blanche sur certaines unités de notre Haschich 2 g.

      Après de rigoureuses vérifications et tests de laboratoire sur les produits touchés les produits affectés par cette poudre blanche demeurent dans les spécifications de Santé Canada, ne présentent aucun risque pour la santé et pour cette raison, ne cadrent pas avec un rappel de produits.

      L’entreprise prend donc la décision de retirer ce produit de la SQDC, le temps d’identifier le problème de production. Les autres produits de hach ne sont pas touchés et sont disponibles à l’achat comme d’habitude. Si vous avez acheté ce produit, vous pouvez le retourner à la SQDC. Bravo 5 Points pour ce respect de la clientèle.

      Je n’ai rien vu d’autre au Québec. 

      Si j’ai raté des grosses nouvelles, faites-moi signe! lucprevost@hotmail.com

      OK. J’ai vu une discussion musclée, mais polie cette semaine. Cette discussion était initiée par Jonathan Wilson qui est le Directeur général de Crystal Cure au Nouveau-Brunswick. Crystal Cure est un micro producteur doublé d’une licence de microproduction. C’est lui qui emballe les produits de Tom Devost de Golden Peak qui est venu sur toPot pour plusieurs épisodes.

      Il commence son partage en disant :

      Vous ne savez pas ce qu’est l’irradiation du cannabis et pourquoi certains peuvent l’éviter? 

      Son analogie est simple. Vous me direz après si vous la trouvez juste…

      Imaginons que deux voisins sur la même rue organisent un gros party dans 2 jours. Le voisin A avec sa famille a une discipline exigeante qui consiste à toujours garder la maison propre, la piscine sans feuille, vous voyez le genre. Alors la seule préparation pour le party du voisin A dans deux jours, c’est être sur d’acheter de la bouffe et de quoi à boire pour tout le monde. Peut-être même de quoi à fumer…

      Le Voisin B? Juste du bon monde aussi, mais avec moins de discipline et de partage efficace des tâches. La piscine est presque OK. La maison aussi. Ça se toffe bien. Pour le party dans deux jours, les préparations sont forcément différentes. Le voisin B doit se lancer dans une opération de dernière minutes pour être sur que tout paraisse propre. On va peut-être faire venir quelqu’un pour s’occuper de la piscine et de la qualité de l’eau… Juste pour être sur…

      M. Wilson termine son texte en disant que le consommateur a le droit de savoir comment se déroule la préparation du party dans le cannabis aussi. L’irradiation peut témoigner de la discipline du producteur autorisé. C’est au consommateur de décider.

      C’est exactement pour cette raison que plusieurs types de commerce (alimentation rapide ou hôtel de luxe) informent leurs clientèles de la chronologie du nettoyage de leur bol de toilette. C’est une question de confiance. Je suis sûr que vous avez déjà vu cette liste que l’employé doit initialisée. C’est une vraie forme de transparence.

      Parlant de confiance, vous avez vu le prix de la livre de pot récemment? Selon l’organisme Cannabis Benchmarks, le prix de gros a dégringolé, juste dans les deux dernières années, de 40 %. La livre est passée de 1 658 $ à 955 $ en moyenne en deux ans sur le territoire américain. À cause de cette baisse des prix, la Californie réagit en diminuant drastiquement sa production légale. Cette baisse vient perturber les plans d’affaires des producteurs autorisés américains comme au Canada. Quand le prix de vente projeté doit être divisé de moitié, il ne reste plus grand-chose pour faire tourner les opérations.

      Ça me fait penser à une autre nouvelle qui a fait peu de bruits même si elle pourrait faire plaisir aux grands consommateurs de l’Ontario. Le Spirit River Cannabis à London en Ontario est un commerce de cannabis autochtone qui ose faire un pas vers la réconciliation économique. J’adore ce terme. Réconciliation économique… Le magazin est ouvert 24 heures sur 24 et vend, sans taxe, une once à 20 $. Cela revient à 71 sous du gramme.

      «Nous exerçons nos droits constitutionnels et nos droits issus de traités pour repousser le génocide économique», a déclaré le propriétaire de Spirit River Cannabis, M. Maurice French qui est aussi membre des Chippewas de la Première Nation Thames.  

      Je discutais il y a une semaine avec un PA québécois qui produit des fleurs extérieures avec des serres minimalistes pour moins de 10 sous le gramme… 

      J’ai l’impression que le pot d’extérieur va connaitre un boum au Québec en 2023. Cela n’aura probablement pas de répercussions immédiatement, mais on peut penser que le prix de hach va baisser l’année prochaine. Beaucoup de fleurs de qualité et une deuxième récolte pour quelques PA qui augmenterons significativement la quantité et la qualité de leurs récoltes.

      On va rester flâner un peu en Ontario. Une chose très triste est arrivée cette semaine. Selon l’article de Tara Deschamps de la Presse canadienne publié dans Le Devoir, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario affirme qu’elle n’a plus aucune perspective raisonnable de faire condamner les trois anciens dirigeants de la société CannTrust.

      L’organisme de règlementation a demandé l’autorisation de retirer les accusations portées contre les ex-dirigeants.

      Alors la justice a accouché d’une punaise, encore. On reviendra une autre fois sur l’ensemble des détails de cette capitulation. Mais on peut déjà dire que c’est une belle occasion de rater pour rassurer la population canadienne. Et si ces trois dirigeants n’ont jamais rien fait de mal, on peut affirmer sans danger qu’aucun être humain ne mérite de vivre ce genre de stress juste pour amuser la Couronne. 

      Le législateur du New Jersey fait mal aux cannabistrots

      Un peu partout sur la planète, les législateurs se cassent la nénette pour trouver de nouvelles façons de troubler l’industrie du cannabis. La dernière trouvaille nous vient du New Jersey. Le New Jersey accepte la création de salons de consommations de cannabis. Une sorte de cannabistrot quoi… Mais, mais, mais… Dans sa très grande sagesse, le législateur dit : vous pouvez vendre du cannabis, mais juste du cannabis et rien que du cannabis… Pas d’alcool et même pas de nourriture. Les consommateurs peuvent discuter pendant des heures du prix élevé des fleurs de cannabis, mais n’hésiteront pas une seconde pour se payer 8 ailes de porc — Buffalo pour 12,25 $. Les spécialistes de l’industrie de l’hospitalité disent tous qu’il existe une corrélation entre l’offre de nourriture et la rentabilité d’un cannabistrot. Certains opérateurs acceptent que les restaurants locaux livrent leur produit. D’autres installent un camion de cuisine de rue devant leur commerce. 

      J’ai lu plein d’arguments différents, mais le plus sage me semble être le suivant : l’absence de nourriture pousserait la clientèle à surconsommer le cannabis. Les cannabistrots veulent vivre de leur commerce. Pas pousser leur client à la consommation. Pas juste celle du cannabis en tout cas. La plus-value est ailleurs…

      Ahhhh, un rappel de produit au Canada cette semaine…

      Le rappel vise un lot de joints préroulés de Weed Me Inc. qui a été vendu par la Société ontarienne du Cannabis et par des détaillants autorisés en Ontario.

      Le produit s’appelle Diamond District Sativa et le problème en est un d’étiquetage et conditionnement (emballage)

      Cliniques Apollo

      Dans un autre registre, j’ai découvert un réseau de cliniques de cannabis que je ne connaissais pas. Apollo, c’est le nom de la compagnie. 

      Les cliniques de Cannabis Apollo se spécialisent dans la prescription de cannabis médical aux patients partout au Canada depuis 2014. En tant que notre pratique clinique est fondée sur des données scientifiques, Apollo a fourni à plus de 120 000 patients le plus haut niveau de soins et une meilleure qualité de vie grâce à l’accès aux prescriptions de cannabis médical, avec des sessions d’éducation personnalisées et des plans de traitement à votre mesure et du soutien continu 7 jours sur 7. L’équipe clinique d’Apollo, composée de médecins, de professionnels de la santé et d’une grande équipe de soutien, partage l’objectif d’aider les Canadiens à gérer leurs symptômes de manière sûre et efficace.

      Vous connaissez Apollo? Vous avez déjà travaillé avec eux? Je suis curieux d’en savoir plus. lucprevost@hotmail.com.

      HiBnB aime le cannabis

      J’ai découvert une autre plateforme très intéressante. HiBnB qu’elle s’appelle cette plateforme. En gros, c’est une plateforme comme Airbnb, mais avec le cannabis comme dénominateur commun. Vous allez à Vancouver? Vous cherchez une place pour deux nuits et vous avez le gout de gouter les meilleurs produits de l’Ouest canadien? HiBnB vous promet que votre hôte aime le cannabis. Pas de problème pour la fumée et les odeurs. 

      HiBnb prendrait même en charge le panier de bienvenues pour l’hôte, tout en soutenant les marques et produits locaux — sans frais supplémentaires pour l’hôte. Si j’ai bien compris, il n’y aura pas un chocolat sur votre oreiller, mais une fleur… Si vous avez déjà utilisé le service, je suis curieux d’en savoir plus sur votre expérience. Il semble y avoir des opportunités au Québec, car pour l’instant, il n’y a aucune offre dans la belle province. Un commerce à suivre!

      Le Maroc cherche un cultivar moins assoiffé

      Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que je regarde souvent ce qui se passe au Maroc pour comprendre comment le reste de la planète va réagir à la légalisation du cannabis. Cette semaine sur Bon Stock, j’ai publié une entrevue avec Pierre-Arnaud Chouvy sur la notion de terroir du hachich. C’est génial de comprendre comment un géographe regarde la production du cannabis sur un territoire précis.

      Et bien le Maroc bouge de plus en plus vite. L’Agence nationale de règlementation des activités liées au cannabis (ANRAC) réfléchit à la création d’une nouvelle variété de cannabis. Pourquoi? Pour réduire la pression hydrique de cette culture. Ce n’est pas un problème propre au Maroc. En Californie, dans certaines régions, seuls les producteurs de cannabis médical ont le droit d’arroser leur production tellement l’eau manque. J’avoue ne pas tout comprendre, car historiquement, le Maroc avait des cultivars adaptés à la géographie locale. C’est la dutchification de sa production qui les a fait disparaitre. Forcément, on va en reparler.

      Je ne fumerai pas avec vous

       Mike Adams est un journaliste. Il a écrit un article qui m’a interpelé. Le gars écrit pour le magazine en ligne The Bluntness, mais aussi pour High Times et Forbes. Alors il raconte qu’on lui offre souvent de fumer lors des conventions et des salons auxquels il participe. Il décrit avec beaucoup de détails comment il doit s’expliquer quand il refuse. Comme s’il était une mauvaise personne parce qu’il ne veut pas partager un joint avec la personne ou le groupe qui l’invite… Est-ce que vous acceptez de partager vos joints avec des inconnus? Est-ce que le COVID a modifié vos habitudes? Et finalement, vous a-t-on déjà reproché de ne pas participer à cette communion? Je suis curieux! lucprevost@hotmail.com

      Des nutriments végans!

      J’ai découvert par hasard une marque de produits qui s’appelle Re-nuble. L’entreprise a une gamme de produits pour la culture en bunker. ON parle de nutriments hydroponiques liquides, végétaliens, biologiques et hydrosolubles à des prix comparables aux sels minéraux synthétiques habituels. Le but de l’entreprise est de participer activement à l’assainissement des techniques de culture intérieure en réduisant la quantité de déchets produits.

      IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! Ok Merci.

      Enquête canadienne sur le cannabis de 2022

      OK on termine avec les principales conclusions de l’Enquête canadienne sur le cannabis de 2022 que je reprends plus ou moins texto. Beaucoup de détails très intéressants.

      • Après avoir augmenté entre 2018 et 2020, la consommation de cannabis chez les jeunes de 16 à 19 ans est revenue aux niveaux observés avant la légalisation en 2021 et en 2022.
      • Dans l’ensemble, le nombre des personnes qui déclarent consommer du cannabis tous les jours ou presque est stable depuis 2018, même chez les jeunes de 16 à 19 ans.
      • Le pourcentage des personnes classées à «risque élevé» de développer des problèmes liés à leur consommation de cannabis est demeuré stable depuis 2018.
      • La proportion de répondants fumant du cannabis a continué de diminuer depuis 2018, tandis que le vapotage de cannabis à l’aide d’un vaporisateur stylo a augmenté depuis 2021.
      • Fumer demeure la méthode de consommation du cannabis la plus courante. Suivent les mangeables et le vapotage.
      • Une plus grande proportion des répondants ont déclaré que leur cannabis provenait habituellement d’une source légale comparativement à 2021
      • Parmi les personnes qui ont consommé du cannabis, la conduite d’un véhicule après une consommation récente a diminué entre 2018 et 2021 et est restée inchangée en 2022.

      Kamloops réduit les couts de la licence de vente du cannabis

      Ok un dernier partage… Et une très bonne nouvelle sur l’évolution de la perception du cannabis au Canada. Le conseil municipal de la ville de Kamloops vient de décider de réduire les couts de la licence de vente du cannabis.

      Kamloops est une ville de la Colombie-Britannique située à 350 km au nord-est de Vancouver dans la vallée du Thompson. En 2022, une licence d’exploitation d’un magasin de vente de cannabis coutait 5000 $. En 2023, le prix sera le même que pour tous les autres commerces de la ville. Alors selon vous combien va couter un permis pour vendre du cannabis en 2023 à Kamloops? 196,40 $.

      Oui, le cout passe de 5000 $ à 196,40 $.

      Et c’est ainsi, un geste à la fois, que le cannabis devient une substance comme les autres.

      Et voilà, c’était le 132e épisode de toPot.

      Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

      Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

      Allez! 

      Bonne semaine. 

      Beaucoup de bienêtre. 

      Et bon chanvre!

      #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

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      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important...

      137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

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      136 Pot flânage (2023.01.25)

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      Du coq à l’âne, en passant par la Thaïlande, on va flâner dans l’actualité du cannabis. Par exemple, un collège au Nouveau-Brunswick doit annuler sa  formation sur le cannabis, faute d’étudiants… Ou encore en quoi le pot des champs est-il supérieur au pot de bunker?…...

      135 Pot flânage (2023.01.18)

      135 Pot flânage (2023.01.18)

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre...

      134 Pot flânage (2023.01.11)

      134 Pot flânage (2023.01.11)

      Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

      133 Pot flânage (2023.01.04)

      133 Pot flânage (2023.01.04)

      L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

      131 Pot flânage (2022.12.14)

      131 Pot flânage (2022.12.14)

      Nous sommes toujours en mode «Pot flânage!». On passe du sérieux à l’insignifiant en quelques secondes… Comme d’habitude, c’est une nouvelle habitude d’ailleurs, je commence l’épisode en vous parlant des licences obtenues par le Québec la semaine passée. En tout 6 licences à travers le Canada. Une en Alberta, une en Colombie-Britannique, trois en Ontario et une au Québec. C’est la compagnie Labo 79lef Inc qui a reçu une licence de microculture. Une seule licence standard dans les six octroyés par Santé Canada. Toutes les autres sont soit des licences de microtransformation ou de microculture. La tendance lourde est vraiment à la microproduction… Bonne écoute!

      Mitchell Osak 

      Les aliments qui transforment le buzz

      La Saskatchewan et les Premières Nations s’entendent

      Le retour du cultivateur de cannabis original/nel

      Stiiizy? Not so easy.

      Les pressions de l’inflation sur la consommation de cannabis

      L’arnaque Juicy Fields

      Système d’extorsion «Payer pour jouer» en Ontario?

      Les standards sanitaires de New York trop bas?

      Les cultivars les plus populaires en 2022

      Livraison le jour même de la SQDC

      Grosse nouvelle pour les PA!

      Les pas gênés de chez CannTrust

      Le marketing abusif de Juul va lui couter 1,2 milliard $ 

      Le cannabis et l’effet placébo

      Photo de freestocks sur Unsplash

      Transcription Intégrale de l'épisode #130

      INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

      Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

      Bienvenue chez vous! 

      Mise en garde (en accéléré…)

      toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

      Nous sommes toujours en mode Pot flânage. On passe du sérieux à l’insignifiant en quelques secondes… Comme d’habitude, c’est une nouvelle habitude d’ailleurs, je commence l’épisode en vous parlant des licences obtenues par le Québec la semaine passée. En tout 6 licences à travers le Canada. Une en Alberta, une en Colombie-Britannique, trois en Ontario et une au Québec. C’est la compagnie Labo 79lef Inc qui a reçu une licence de microculture. Une seule licence standard dans les six octroyés par Santé Canada. Toutes les autres sont soit des licences de microtransformation ou de microculture. La tendance lourde à vraiment à la microproduction.  

      On sait que les micros ne sont pas avantagés. D’aucune façon. Il semble même y avoir une fuite vers l’avant où des niveaux de production plus élevés promettent des économies d’échelle et de meilleures marges de profits. Alors est-ce que les demandeurs de licences micros font le pari d’agrandir une fois qu’ils auront l’assurance de pouvoir augmenter leur production? C’est possible. Si on compare le sort des distillateurs et des microbrasseries, les temps sont durs pour tout le monde.

      OK.

      Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

      Et MJ, Salut, tu vas bien?

      Mon habituel avec un verre d’eau STP.

      Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

      Que’est-ce que je disais? Ah oui, les temps font dur…

      Alors que devraient faire les PA vigilants en 2023? 

      J’ai vu passer sur LinkedIn un billet de Mitchell Osak qui affirmait qu’une compagnie ne sort jamais d’une période de crise par une gestion saine. Une compagnie navigue plutôt avec succès des zones de turbulences par un leadeurship adéquat… Et selon Ozak, les leadeurs les plus éveillés vont concentrer leurs énergies sur trois grandes priorités. Ozak a comme titre «Consultant chargé de la mise en œuvre de la stratégie et de la transformation organisationnelle». Il est spécialisé dans le cannabis et la prochaine bulle des psychédéliques. Cette bulle est arrivée au Québec cette semaine avec un article dans le magazine québécois Urbania.

      Alors le super PDG, quand tu es microproducteur, cela veut pouvoir dire que c’est le gars qui arrose les plants le matin…, alors le PDG smatte devrait faire quoi en 2023?

      1. Une réduction plus intelligente des couts

      • La réalité
        • baisse des prix de gros et de détail pour les produits de cannabis
        • Les couts des engrais et les emballages augmentent
        • Les réductions d’effectifs peuvent aider, mais la tronçonneuse n’est plus de mise. Il faudra utiliser un scalpel pour couper le gras sans toucher aux muscles.  
      • Les meilleurs gestes
        • Réduire le nombre de produits
        • Améliorer la gestion du cout des intrants et des fournisseurs
        • se débarrasser des stocks obsolètes qui coutent cher en espace de stockage
        • Externaliser les activités non essentielles comme l’informatique et le recrutement.  

      2. De véritables efforts pour améliorer l’engagement des employés

      • La loyauté et la productivité d’une personne exigent plus que des promesses. 
      • Toxicité culturelle + l’instabilité financière + marché du travail serré = une rotation élevée du personnel et un désengagement.  
      • Les meilleurs gestes
        • Les dirigeants doivent donner l’exemple
        • Amélioration des programmes de formation 
        • Promotion de la libre communication dans l’ensemble de l’organisation 
        • Clarifier la vision et les objectifs de l’entreprise.

      3. Une meilleure innovation des produits

      • La croissance dépend de l’introduction régulière de produits «à succès».  
        • Les consommateurs n’ont aucune fidélité. Ils sont très réactifs aux prix. Et finalement, ils veulent des nouveautés.
        • L’entreprise doit avoir une meilleure connaissance de sa clientèle 
        • Trouver le bon phénotype d’un gène exige de comprendre votre environnement de culture

      2023 va être une grosse année pour les PA canadiens. Ils ont beaucoup de pain sur la planche…

      Hey Merci MJ!

      Les aliments qui transforment le buzz

      Et parlant d’aliments, vous savez que certains sont réputés être capables d’avoir un impact sur le buzz du cannabis. Parmi ces aliments, on retrouve évidemment le chocolat…

      En passant, c’est un article de Ben Hartman sur le site de The Cannigma. Les articles publiés font l’objet d’une révision scientifique. Dans ce cas précis, l’article a été relu par Codi Peterson, PharmD un autre gars que je lis tous les jours sur LinkedIn. Voici ce que le site dit :

      Nous adoptons une approche fondée sur des preuves pour chaque question relative au cannabis — de la sécurité à la cuisine en passant par la recherche médicale — et nous rendons toutes ces informations digestes et utiles.

      Nous nous engageons à faire en sorte que ces informations scientifiques soient accessibles à tous ceux qui en ont besoin, que ce soit pour soulager leurs propres souffrances ou celles d’un proche, pour en apprendre un peu plus ou même *gasp* pour le plaisir.

      J’aime bien tout ça!

      Donc, le chocolat contiendrait des substances qui, par imitation, sont capables d’activer des récepteurs du SEC. Une des molécules est l’anandamide alias «la molécule du bonheur». Le high du coureur serait causé par une plus grande production d’anandamide.

      Les voyageurs fréquents sur toPot se souviennent de l’épisode #84 L’euphorie du coureur : un vrai high! On a déjà tout discuté ça ensemble, mais c’est toujours utile de rafraichir notre mémoire…

      L’alcool aurait aussi un effet sur l’effet sur le high. Cela parait normal puisque l’alcool affecte le système nerveux central. En fait on parle d’une augmentation de l’altération des performances observée dans les combinaisons cannabis-alcool. Cela veut dire la capacité de conduire un véhicule moteur, par exemple. La libération, encore elle, la libération de l’anandamide augmenterait sous l’influence de l’alcool.

      Puisqu’on parle de cannabis, il faut penser aux terpènes et donc aux herbes aromatiques comme le basilic et l’origan. La théorie est que la consommation de ces herbes dans le cours d’un repas pourrait potentialiser les effets du cannabis. 

      Enfin, les acides gras omégas 3 que l’on retrouve dans les noix, les légumes verts et les petits fruits, par exemple. Là je cite texto l’article, ces types d’acides gras interagissent avec le système endocannabinoïde, et l’anandamide elle-même est dérivée de l’acide arachidonique, un acide gras oméga-68.

      C’est un sujet intéressant, non? Si on me promettait une consommation avec des fleurs et des herbes fraiches, je n’hésiterais pas une seconde. Vous?

      Même si la révision de la Loi sur le cannabis est à peine commencée, les choses continuent de bouger dans l’industrie.

      La Saskatchewan et les Premières Nations s’entendent

      Le magazine Stratcann rapportait la semaine passée et là je cite texto le premier paragraphe de l’article que le gouvernement de la Saskatchewan a présenté une nouvelle loi qui, si elle est adoptée, permettra aux Premières Nations de la province d’obtenir une licence et de règlementer la distribution et la vente de cannabis dans les réserves. 

      Le but est de créer des règles du jeu plus équitables. Ainsi, les Premières Nations ne feront plus affaire avec la Saskatchewan Liquor and Gaming Authority (SLGA) pour l’obtention de leur permis, ce qui est le parcours habituel depuis les débuts de la légalisation. Un nouveau cadre juridique confère aussi aux Premières Nations toute la légitimité pour l’application des lois et des règlements sur leur territoire.

      Derek Sunshine, le chef des Premières Nations de Fishing Lake, lui, n’entend pas suivre ce chemin. Il rejoint ainsi un large groupe de communautés qui exercent leurs droits complètement à l’extérieur du cadre provincial — fédéral. Mais ça, c’est une saga pour une autre fois.

      Le retour du cultivateur de cannabis original/nel

      Les cultivateurs qui alimentent le marché original ou originel, oui le marché noir quoi, et bien, ils sont encore très actifs on dirait. En Californie, le cannabis, on a légalisé le cannabis médical en 1996, et le cannabis nonmédical fin 2016. Malgré ce travail d’avant-garde, les experts estiment que le marché légal ne représenterait que 25 % du marché californien. Donc, 3/4 des ventes proviennent des cultivateurs originaux. Ces exploitants agricoles sont souvent en activité depuis plusieurs générations.

      Il y a donc une forme de perception romantique du cultivateur originel. Rien à voir avec ces réseaux ontariens qui utilisaient des Mexicains dans une forme d’esclavagisme dénoncé par le consulat mexicain il y a quelques semaines. On parle ici de gens qui cultivent dans l’illégalité depuis 20-30-40 ans et qui ne réussissent à intégrer le marché légal pour plusieurs raisons.

      Dans une industrie qui ne cesse de grandir, les problèmes de main-d’œuvre existent depuis les débuts de la légalisation. On peut penser que les prochains pays qui vont légaliser vont trouver une façon plus intelligente pour intégrer les talents du marché original.

      Stiiizy? Not so easy.

      La guerre du THC continue de faire des victimes, mais cette fois-ci, ce n’est pas le consommateur.

      C’est plutôt la compagnie californienne Stiiizy qui est poursuivie pour avoir menti sur les taux de THC de ces joints préroulés. Des millions d’anciens clients ont intenté un recours collectif en plus de demander une injonction pour stopper la vente des produits visés par le recours.

      La différence entre le % de THC annoncés et le taux réel est bien supérieure à l’écart de 10 % qui est permis. Un exemple? Le «40s Strawnana 2G Preroll» était supposé contenir 50,57 % de THC alors que des tests indépendants ont mesuré le % réel entre 33 et 34 %.

      Le monde s’essaye!

      Les pressions de l’inflation sur la consommation de cannabis

      Et comment les consommateurs réagissent-ils aux pressions générales de l’inflation sur les prix des produits?

      Le MSO Jushi Holdings Inc, un opérateur de cannabis verticalement intégré dans plusieurs états américains, vient de publier les résultats de son deuxième sondage annuel «Cannabis Consumer Insights Holiday Poll». Plus de 1000 consommateurs de cannabis ont été interrogés.

      63 % des personnes interrogées ont déclaré l’inflation leur faisait très mal. Par contre la consommation ne baisse pas pour autant. En fait 1/4 des gens ont déclaré une augmentation de leur consommation.

      L’enquête nationale, menée par Pollfish, a recueilli les réponses de 1 000 consommateurs de cannabis dans les États américains où la vente de cannabis est légalisée pour les adultes de 21 ans et plus. La solution adoptée par les consommateurs pour endiguer l’inflation a consisté à acheter des produits moins chers qu’avant. La fleur continue sa domination avec une préférence avouée par 58 % des consommateurs. Le prix et le pourcentage de THC demeurent les facteurs déterminants. Les préférences Indica, Sativa, Hybride tendent à diminuer. Comme si ces catégories ne voulaient plus rien dire de précis.

      L’arnaque Juicy Fields

      On a discuté il y a quelques semaines de l’arnaque planétaire Juicy Fields. Les poursuites contre les grands médias sociaux se précisent. L’avocat Lars Olofsson à identifier les serveurs de Facebook, alias Meta, qui furent installés a Lulea en 2011. Lulea est une ville suédoise située à une centaine de km du cercle arctique.

      «C’est là que le crime s’est produit… Mes clients sont entrés en contact avec l’escroquerie de JuicyFields par le biais de ces serveurs» a déclaré Olofsson.

      Olofsson avance que Meta aurait contourné les lois antifraudes suédoises. Ça va être une affaire fascinante à suivre qui pourrait avoir un impact majeur sur les activités de publicité et de propagande sur les réseaux sociaux. Pour l’instant, l’avocat a dans sa mire 70 personnes, 60 banques et 40 entreprises liées aux activités et à la publicité de JuicyFields.

      Système d’extorsion «Payer pour jouer» en Ontario?

       

      Un autre scandale? 

      Cette fois-ci, on parle d’un stratagème qui s’appelle Payer pour Jouer ou Pay to Play en anglais. La gammick est simple. Tu es un PA. Tu veux vendre dans une chaine de magasins en Ontario. Et bien pour être sûr d’obtenir une bonne place dans les étagères, certaines chaines vont exiger de l’argent. Pour justifier ce paiement, la chaine va, en retour, partager des données de vente. Un gros fichier Excel quoi… Tu es un petit PA qui ne peut se payer ce genre de pseudoservice? Tant pis pour toi. Ce genre de manière de faire de l’argent existe depuis toujours dans les chaines d’alimentation. Tous les produits qui se retrouvent aux extrémités des rangées d’étagères sont l’objet d’un commerce… 

      C’est le journaliste Matt Lamers qui a révélé la chose la semaine passée. Ces frais remettent en cause l’existence du réseau de détaillants que l’industrie juge nécessaire pour sa survie. On parle de dizaines de milliers de dollars de frais de référencement, en anglais les fameux slotting fees. Ces frais sont impossibles à considérer pour des microproducteurs. Le Québec n’a pas ce genre de problèmes à cause du monopole de la SQDC. Mais l’Ontario avait prévu ce type d’action en interdisant formellement aux PA de payer les détaillants pour un traitement préférentiel… Donc, l’Ontario ferme actuellement les yeux… en faisant semblant de croire que la combine d’échange de données pour de l’argent est légitime. Les petits magasins tant souhaités par l’industrie sont détruits par l’industrie…

      Les standards sanitaires de New York trop bas?

      Alors que le Canada fait la promotion des produits propres de la légalisation, je vous ai raconté il y a quelques semaines que New York semblait emprunter la voie inverse. Oui l’État de New York a réduit ses exigences sur le nombre de bactéries aérobies viables et sur nombre total de levures et de moisissures pour les produits de cannabis non extraits… 

      Certains joueurs de l’industrie comme Roger Brown, un propriétaire d’un labo, croient que si les exigences initiales étaient trop élevées, les nouvelles normes sont trop faibles. Et ce qui arrive à NY pourrait avoir un impact sur toute l’industrie américaine. M. Brown suggère au législateur Newyorkais de s’inspirer des normes de la Floride ou de la Californie. 

      Les cultivars les plus populaires en 2022

      Je n’accorde généralement aucune importance aux listes des produits les plus vendus pour ma consommation. Mais pour comprendre les produits qui se vendront peut-être à la SQDC dans en 2023, c’est toujours utile de voir les produits qui sont fréquemment mentionnés. C’est la société Leafly qui propose cette liste d’une dizaine de cultivars. Leafly mentionne avoir une base de données de plus de 6000 cultivars. 

      • Ice Cream Cake
      • Blue Dream
      • Wedding Cake
      • Gelato
      • Original Glue
      • Pineapple Express 
      • Sour Diesel
      • MAC
      • Purple Punch
      • Durban Poison

      Est-ce que vous y retrouvez des tendances que vous avez observées pendant l’année? Est-ce que vous voyez des candidats pour le prochain cultivar à la mode? Faites-moi signe! lucprevost@hotmail.com.

      Livraison le jour même de la SQDC

      Si vous habitez à Saint-Jean-sur-Richelieu, Mirabel ou Saint-Jérôme, je vous informe que la SQDC étendra temporairement son service de livraison le jour même à ces trois municipalités pour améliorer l’accessibilité aux produits de cannabis légaux à moindre risque pour la clientèle habitant dans certaines régions affectées par le conflit de travail en cour.

      Grosse nouvelle pour les PA!

      Santé Canada a apporté des modifications concernant la recherche sur le cannabis, les essais menés avec du cannabis et les boissons contenant du cannabis. Voici texto ce que dit Santé Canada :

      «La plupart des recherches non thérapeutiques sur le cannabis seront règlementées uniquement par le Règlement sur le cannabis, à quelques exceptions près. La recherche non thérapeutique sur le cannabis peut comprendre des études qui examinent l’apparition et la durée des effets d’un produit du cannabis, des études qui éclairent l’élaboration de produits et des études liées à la santé publique. Auparavant, la plupart de ces recherches étaient règlementées à la fois par le Règlement sur le cannabis et par le Règlement sur les aliments et drogues à titre d’essais cliniques.»

      J’ai questionné 2 producteurs autorisés pour tenter de comprendre ce que signifient ces deux paragraphes, mais personne n’a pu me renseigner…

      IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! Ok Merci.

      OK, je me ramasse!

      Les pas gênés de chez CannTrust

      Le premier grand procès de l’industrie légale du cannabis est complètement oublié par les grands médias. Cette semaine on a appris que le scandale des salles de culture non autorisées était très largement discuté par les employés de Canntrust. Un ancien employé a dit que personne ne se cachait.

      Peter Aceto, Eric Paul et Mark Litwin sont accusés de fraude et tous les trois ont plaidé non coupables. D’autres accessions de délit d’initié et de fausse documentation pèsent sur les trois hommes. 

      L’employé qui est venu témoigner, M. Graham Lee, avait écrit des courriels pour alerter le personnel, mais aussi pour se protéger avec des traces écrites. Ces preuves lui semblaient importantes et là je le cite texto «parce que j’avais l’impression qu’on me jetterait sous le bus assez rapidement».

      Le marketing abusif de Juul va lui couter 1,2 milliard $ 

      On n’est pas dans le cannabis, mais presque.

      Juul, le fabricant de cigarettes électroniques va payer 1,2 milliard de dollars pour mettre fin a plus de 10 000 poursuites pour avoir ciblé avec son marketing des consommateurs mineurs.

      Juul vient tout juste de payer 439 millions dans un autre cas de marketing abusifs auprès d’une clientèle d’âge mineur.

      On peut évidemment s’attendre à la même chose dès maintenant dans l’industrie du cannabis.

      Le cannabis et l’effet placébo

      En Ontario, le gouvernement Ford veut aider au développement de l’industrie touristique du cannabis! Comment? M.Daniel Safayeni, de la Chambre de commerce de l’Ontario, dit qu’il faut permettre des évènements spéciaux et des salons pour la clientèle qui vient de l’extérieur de la province.

      «Regardez, a dit M. Safayeni, ce que les régions de Niagara et du comté de Prince Edward ont fait pour le vin. Ça pourrait être la même chose pour le cannabis.»

       

      OK, une dernière… 

      CNN a largement discuté la semaine passée d’une recherche sur le cannabis et les effets placébo.

      La communication scientifique en question est une méta-analyse de 20 études portant sur 1459 personnes. La recherche est intitulée :

      Réponse au placébo et attention des médias dans les essais cliniques randomisés évaluant les traitements de la douleur à base de cannabis 

      Et que nous apprends cette recherche? 

      Voici plus ou moins texto la conclusion :

      Le placébo contribue significativement à la réduction de la douleur observée dans les essais cliniques sur les cannabinoïdes. L’attention positive des médias et la large diffusion peuvent maintenir des attentes élevées et façonner les réponses au placébo dans les essais futurs, ce qui a le potentiel d’affecter le résultat des essais cliniques, les décisions règlementaires, la pratique clinique et, finalement, l’accès des patients aux cannabinoïdes pour soulager la douleur.

      Je ne dis pas que les résultats de cette méta-analyse sont faux. Je dis que CNN oublie de mentionner que l’effet placébo joue aussi pour tous les médicaments de prescription.

      Je retiens également ce que les chercheurs appellent le rituel du traitement. Le fait d’avoir des l’attention de professionnels en sarrau qui s’affairent pour appliquer un traitement peut influencer la manière dont notre corps et notre esprit recevront les soins. Je retrouve dans ce rituel du traitement des conditions similaires à celle créée par le rituel de la préparation d’un joint, par exemple.  

      Je ne dis pas que le buzz est un effet placébo. Jamais je ne dirais ça. Mais j’observe des gens qui se roulent des joints depuis une cinquantaine d’années. Et j’ai vu des tonnes de gens incapables de se concentrer et devenir soudainement de vrais bouddha le temps de rouler un joint. Le cannabis réagit avec le système endocannabinoïde, c’est vrai. Mais le cannabis agit en premier lieu sur notre odorat… Et si on regarde ce que nous savons déjà des huiles essentielles, cela devrait nous permettre de voir, collectivement, plus loin que le bout de notre nez.

      Et voilà, c’était le 131e épisode de toPot.

      Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

      Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

      Allez! 

      Bonne semaine. 

      Beaucoup de bienêtre. 

      Et bon chanvre!

      #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

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      136 Pot flânage (2023.01.25)

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      Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

      133 Pot flânage (2023.01.04)

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      L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

      130 Pot flânage (2022.12.07)

      130 Pot flânage (2022.12.07)

      Transcription Intégrale de l'épisode #130

      INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

      Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

      Bienvenue chez vous! 

      Mise en garde (en accéléré…)

      toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

      Beaucoup de Bon Stock à partager cette semaine dans notre séance de flânage.

      Mais la reconnaissance de la semaine commence avec mes rencontres sur les réseaux sociaux. Alors dans le désordre, un gros bonjour a El Jako, Laurence Gauthier, Mélanie Forget, Stéphane Pacoma, Kim Bercet et Marine Zanini, les créatrices de l’application miuk qui explique tout sur le CBD, Michel Dion (Mike) qui est le propriétaire du site touristique Fc101 Formation cannabis médical et finalement Kimberly dit Mme Frenchy Cannoli.

      Je vous rappelle également qu’il y a une transcription de disponible pour tout le contenu de l’épisode.

      Et finalement, avant de se lancer dans l’épisode de la semaine, une seule entreprise québécoise a obtenu une licence la semaine passée. Le nom officiel de l’entreprise dans la base de données de Santé Canada est 

      Les génétiques Monette inc

      Micro-Culture

      Plantes/Graines

      2022-12-02

      Comme la raison sociale est évidente, je vous communique les détails de l’entreprise tels que décrits dans la fiche du registraire des entreprises du Québec.

      Je ne savais pas où était la municipalité de Saint-Jacques. J’ai fait une recherche pour découvrir que c’est dans le coin de Joliette et Rawdon. 

      OK. 

      Récemment avait lieu le MJBizcon. Le plus grand show au MONDE. Au moment où la planète découvrait qu’il n’y aurait pas de bière dans les stades du Mondial de football, et bien, dans le plus grand show au monde sur le cannabis, c’était l’inverse. De l’alcool partout et interdiction totale de fumer. Des flots d’alcool auxquels s’est intéressée la journaliste Sarah Friedman pour le média Cannadelics. Mme Friedman dit que cette interdiction est importante pour trois raisons que je vais vous résumer.

      Iriez-vous à une expo sur les voiliers s’il n’y avait que des bateaux moteurs? Et si vous étiez un marchand de chats, pourquoi participer à une activtivé commerciale qui ne vous permet que de vendre des chiens?

      Et le show n’avait pas lieu en Caroline du Nord, mais bien à Las Vegas.

      OK.

      Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

      Et MJ, Salut, tu vas bien?

      Mon habituel avec un verre d’eau STP.

      Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

      C’était la première raison. 

      La deuxième?

      Comment accepter que le cannabis soit traité comme un produit plus dangereux que l’alcool? L’alcool tue 140 000 personnes par an aux États-Unis et serait la drogue la plus meurtrière après le tabac. L’industrie du cannabis doit créer des emballages spéciaux pour tous ses produits mais une canette de bière ressemble parfaitement à une canette de Pepsi et cela ne fait peur à personne. D’ailleurs les enfants sont bienvenus dans les SAQ à moins que je fasse erreur. J’ai vérifié avec des membres du groupe Bon Stock sur Facebook et j’ai été surpris d’apprendre que l’on peut y rentrer avec ses enfants. Mais, mais, mais, plusieurs parents m’ont confirmé que si vous allez à la SAQ avec un ado, le personnel sur le plancher peut exercer son jugement en posant des questions.

      La troisième raison relevée par la journaliste souligne l’incohérence et l’incompréhension de la règlementation du cannabis. Pas juste à Las Vegas. Au Canada également. Les législateurs encouragent la consommation de l’alcool. Partout. Le cannabis peut être un médicament mais l’alcool ne sera toujours qu’un jus de toxines. Comment une industrie fonctionnelle peut-elle évoluer dans un contexte où le législateur crée des conditions d’inégalités économiques entre deux industries pourtant légales?

      Dans une exposition où les plus grands joueurs de l’industrie et les sociétés de cannabis les plus innovatrices se rencontrent pour échanger et apprendre, le législateur traite MJBizCon comme s’il s’agissait d’une école ou d’un terrain de jeu. Une industrie admirée par les pays qui veulent légaliser est pourtant traitée comme un mineur sans droit qui doit être protégé contre lui-même.

      Ce qui est arrivé à Las Vegas il y a quelques jours est arrivé partout au Canada. Comment discuter sobrement avec un gouvernement d’une taxe d’accise meurtrière quand il croit que votre produit est plus dangereux que l’alcool? 

      Voilà ce que doit affronter l’industrie du cannabis… La peur du législateur. Mais si le législateur ne change pas d’avis, après tout il a été élu pour ses idées, c’est peut-être aux citoyens que l’industrie devrait s’adresser… Mais c’est une saga pour une autre fois. 

      Par contre, je peux partager une autre recherche sur le recul de l’alcool par rapport aux gains du cannabis. L’analyste Vivien Azer a étudié une vingtaine d’années de données de toutes sortes. Dès 2014, Madame Azer, qualifiée par les experts de première analyste séniore de Wall Street, a commencé à couvrir le secteur émergeant du cannabis. Elle travaille chez Cowen & Co.

      La perle de cette étude? 

       60 % des consommateurs de cannabis ont déclaré avoir réduit leur consommation de boissons alcoolisées. 60 %… Madame Azer croit que les compagnies d’alcool vont progressivement délaisser les marchés du vin et de la bière pour se tourner vers les spiritueux qui sont plus populaires chez les jeunes consommateurs de cannabis.

      Hey Merci MJ!

      Mais, mais, mais, si vous pensez que le législateur taxe moins l’industrie de l’alcool, vous faites erreur. Toute l’industrie québécoise de l’alcool souffre. Je l’ai dit et je le redis, le législateur fait payer aux producteurs des produits qu’il juge mauvais une taxe du péché pour reprendre l’expression de la journaliste Friedman. On a le législateur qu’on mérite. 

      Heureusement, il y a de l’espoir dans la recherche. 

      D’autres recherches.

      Cela fait des années qu’on entend dire que le chanvre pourrait remplacer le bois pour la production du papier… Quand est-il vraiment? Et ça tombe bien, car j’ai trouvé une fondation, la Hemp Innovations Foundation qui vient de financer un projet qui s’appelle Hemp Recycles. Il parait que le papier de chanvre pourrait être recyclé 8 fois au lieu de seulement 3 fois comme le papier traditionnel. Et bien cette fondation va vérifier cette affirmation. Le projet sera réalisé avec la Western Michigan University (WMU) dans le cadre d’un programme pilote de recyclage. Là je vais citer texto le communiqué :

      L’étude proposée fournira des données quantifiables qui seront largement diffusées et qui démontreront les avantages de préserver la canopée des arbres pour lutter contre le changement climatique tout en produisant un produit papier plus robuste, qui séquestre le carbone, qui est moins coûteux et qui peut être recyclé plus de fois que le papier à base d’arbres. 

      Fin de la citation.

      Le projet ne vise pas seulement à démontrer les avantages théoriques et pratiques du papier à base de fibres de chanvre non ligneuses. Il va également créer des chaines d’approvisionnement régionales avec les agriculteurs locaux.

      Le microcosme québécois de l’industrie du cannabis avait une rencontre importante avec la SQDC la semaine passée. En gros, le monopole québécois voulait préciser la révision de son processus de commercialisation standard. Cela veut dire évaluer son portfolio de produits, son processus de sélection des innovations, son plan de commande, la création de produits et finalement leur lancement. Au plus simple, la SQDC annonçait à ses fournisseurs qu’elle repoussait de 4 semaines son processus actuel. Si j’ai bien compris ce que l’on m’a raconté, la prochaine période de lancement serait reportée au 27 mars, soit un mois plus tard que prévu. 

      Quelles sont les conséquences de ce report pour les activités de culture des producteurs autorisés? Je ne sais pas. Si vous avez des infos pertinentes à partager, vous savez où me rejoindre : lucprevost@hotmail.com.

      Hey! 

      Vous avez entendu parler du Delta 10 THC?

      Souvent confondu avec le CBC ou le CBL, le delta-10-tétrahydrocannabinol est un composé naturellement présent sous forme de traces dans le cannabis. Parce qu’il est présent en infime quantité, il a peu été étudié jusqu’à maintenant même s’il peut être détecté lors d’un test de dépistage. Les chercheurs pensent qu’il sera populaire dans les prochaines années, car il induirait moins d’anxiété et de paranoïa que le delta-9. Le Delta 10 serait sans danger pour la consommation. Après tout, on en consomme depuis toujours. La question est de savoir ce qui se passe quand on en consomme une louche plutôt qu’une infime trace. 

      On produit actuellement le delta 10 comme le Delta 8 en modifiant un isolat de CBD ce qui lui confère un statut légal particulier. Une sorte de zone légale confuse. Comme le HHC d’ailleurs. Certains États américains ont pris les devants en l’interdisant formellement. Les spécialistes disent que les consommateurs devraient exiger des certificats d’analyses. Les effets secondaires peuvent être violents, semble-t-il. On parle d’hallucinations… Et les pushers lui prêtent des qualités qui ressemblent à des approximations ou à des mensonges…

      J’ai récemment présenté le Fruit Tartar Haze sur Bon Stock. C’est un cultivar unique à JMF Grower. C’est le bébé de Michael Baril et Ghislain Coutu. Cela m’a fait réfléchir deux secondes… Comment peut-on protéger une propriété comme un cultivar? Si vous connaissez un avocat spécialisé sur ce sujet, faites-moi signe. Je n’ai rien trouvé de spécifiquement québécois ou canadien mais c’est l’occasion de commencer à se faire une idée sur un sujet très important pour les années à venir. On va faire le tour du sujet au pas de course juste pour s’orienter. Et j’ai trouvé ces infos sur un site américain… Donc il pourrait y avoir un sérieux écart entre ce qui s’y passe et ce qui est notre réalité au Canada. 

      Il existe trois types de propriété intellectuelle qui peuvent être utilisés pour protéger les nouvelles souches de cannabis : 

      1. Les brevets de plante
      2. Les brevets d’utilité 
      3. La loi sur la protection des variétés végétales. 

      Alors les brevets sur les plantes offrent une protection pour les nouveaux cultivars capables de reproduction asexuée. Ce type de brevet fonctionne bien et coute peu mais la protection est relativement faible. Il faut prouver que le cultivar copié est génétiquement identique et qu’il a été produit de manière asexuée. Autrement dit, il faut cloner le plant breveté. Cela implique de fournir, par exemple, des preuves de vol…

      Après le brevet de plante, un PA qui voudrait protéger un cultivar peut tenter d’obtenir un brevet d’utilité. C’est le chemin privilégié dans la plupart des cas. Oh la route est plus difficile et beaucoup plus onéreuse mais la protection est meilleure.

      Typiquement, le brevet d’utilité protège des procédés, des systèmes et des composés chimiques. Dans le cas du cannabis, un PA qui possède un cultivar unique peut breveter un plant et son séquençage génétique particulier. Un plant breveté de cette façon permet à son propriétaire d’interdire l’utilisation de graines provenant du plant. Évidemment, dans le cannabis, on utilise des plants ou les graines sont hautement indésirables… Alors je ne sais pas comment évaluer la protection réelle de ce type de brevets. Surtout que le PA doit détailler son processus de façon assez précise pour qu’une personne compétente puisse le reproduire à la fin de la durée de protection du brevet.

      Finalement, le producteur autorisé peut tenter d’utiliser la Loi sur la protection des obtentions végétales. Cette protection ressemble à un brevet de plante mais couvre les plantes qui se reproduisent sexuellement. Le PA doit déposer 3000 graines du cultivar à protéger mais il y a un gag. Cette protection est exclue pour les substances contrôlées comme le cannabis…

      Je ne connais aucun producteur autorisé qui a protégé un cultivar. Si vous en connaissez un, faites-moi signe. lucprevost@hotmail.com.

      Est-ce que vous avez engraissé depuis le début de la légalisation? La question est légale, car la consommation de cannabis est toujours associée aux fringales, les fameux Munchies. C’est un sujet que nous avons déjà abordé dans l’épisode #118 https://mbe.io/Munchies_et_Cannabis.

      Ben il semblerait que le taux d’obésité est plus faible dans les États qui ont légalisé le cannabis non médical. C’est une équipe de l’université du Dakota du Nord qui vient d’arriver à cette conclusion. La recherche avait un titre sympa :

      Cloudy with a chance of munchies: Assessing the impact of recreational marijuana legalization on obesity

      Voici la conclusion des auteurs plus ou moins texto.

      Alors que de plus en plus d’États gravitent vers la décriminalisation, l’élargissement de l’usage médicinal et la légalisation de l’usage récréatif de la marijuana, nos résultats fournissent des indications importantes sur la politique contemporaine en matière de drogues.

      Cette recherche vient étayer des travaux suédois de 2016 qui avançaient que les consommateurs de cannabis en Suède étaient moins à risque d’avoir un diabète de type 2 que les non consommateurs.

      Vite vite, un article a attiré mon attention. Son titre est Les drones en appuie de la Gendarmerie Royale pour la traque des trafiquants de cannabis

      Ce n’est pas dans les habitudes de la GRC de documenter ses méthodes pour lutter contre les plantations de culture illégale de cannabis. J’ai vite compris que l’article ne parlait pas du Canada mais plutôt du Maroc. Il s’agit d’un article de Mohamed Jaouad EL KANABI 

      qui s’intéresse à plein de sujets comme les ressources hydriques du royaume marocain. Le Maroc dans le contexte actuel de sa légalisation du cannabis entend lutter contre l’ubérisation de la vente des drogues. Alors que les trafiquants utilisent des drones pour protéger leurs activités illégales, la GRM a décidé d’utiliser des drones pour ses propres actions antitrafic mais également pour endiguer l’immigration illégale. Les drones seront utilisés pour trouver les caches de stock de cannabis dans les montagnes. La GR a d’ailleurs récemment effectué une saisie de 40 tonnes de cannabis dans la commune de Zâaroura. Elle vise aussi les autres trafics comme celui de la cocaïne. Juste pour l’Afrique de l’Ouest, les autorités évaluent le trafic à 1140 tonnes, ce qui représente une valeur de 57 milliards d’euros. 

      On a déjà parlé de drone sur toPot mais pour la culture et la sécurité. C’est l’épisode 4 si ma mémoire est bonne. C’est le futur de la culture extérieure sur de larges surfaces. 

      Du Maroc à la Hollande, il y a un lien naturel qui provient de la route des approvisionnements des Koffee shops bataves. Il a aurait même une mafia hollando-marocaine qui est aux commandes des marchés illicites mais surtout des réseaux de distribution empruntés pour le trafic du cannabis mais aussi des autres drogues comme la coke.

      Comme beaucoup d’autres grandes villes européennes prise d’assaults par le tourisme débridé, Amsterdam tente de reprendre le controle de son périmetre en adoptant une nouvelle série de mesures. C’est une sorte de monstre du loch Ness qui réapparait régulièrement. La Hollande s’est voté des lois mais Amsterdam avait réussie a s’en affranchir jusqu’a maintenant. Et ce n’est pas non plus la première série de gestes du genre. Amsterdam s’est longtemps vendu comme Montréal, la ville des danses à 10 $. Une ville de cul et de fun. 

      Amsterdam veut délaisser ce créneau pour devenir une destination culturelle. Amsterdam entend lancer une campagne en 2023 qui limiterait l’ouverture des bars, des clubs et des bordels. Le commerce du cannabis pourrait être interdit les fins de semaine. Certaines zones de la capitale pourraient même interdire la consommation d’alcool et de cannabis. Évidemment, les autorités ont aussi décidé de revoir la règlementation visant les Airbnbs et les commerces similaires. On parle même d’une taxe de séjour spéciale pour les visiteurs qui circuleraient aux heures de pointe. Ça va être beau à gérer.

      Les autorités disent vouloir intervenir parce qu’ils aiment Amsterdam et que le temps est venu de développer une vision à long terme. La ville attend des suggestions jusqu’à la fin de décembre. Quand on parle de vision à long terme, le Québec peut apprendre de la Hollande. Les Pays-Bas n’étaient pas naturellement un pays de cyclistes. Il a fallu des politiciens avec beaucoup de vision pour développer une nation vélo. Et maintenant, pour se réinventer, Amsterdam va devoir bien déterminer ses priorités. Amsterdam appartient aux Hollandais. Pas aux hordes de touristes. On peut raisonnablement penser que la ville d’Anvers va faire la même chose bientôt surtout qu’il s’agit, comme Montréal d’une ville portuaire empruntée par tous les trafics de drogues. Anvers n’a pas le pouvoir d’attraction d’Amsterdam mais la dérive que connait Amsterdam existe aussi depuis longtemps en Belgique. Juste un peu plus glauque… avec des locaux moins grands. Oui, les Hollandais sont une des nations avec la plus grande taille moyenne des hommes et des femmes.

      Bosnie-Herzégovine 183,9 cm (6 ft 1⁄2 in)    171,8 cm (5 ft 7 + 1⁄2 in)

      Netherlands 183,8 cm (6 ft 1⁄2 in) 170,7 cm (5 ft 7 in)

      Canada                     175,1 cm (5 ft 9 in)     162,3 cm (5 ft 4 in)

      Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que j’aime le français. Je ne suis pas un expert. Je fais des fautes mais j’aime notre langue commune. Récemment, je me suis posé la question suivante : comment traduire le mot Blunt en français. Vous ne savez pas ce qu’est un blunt? Un blunt ressemble à un cigare, mais n’en est pas un. Le blunt est roulé avec une feuille de tabac comme un joint est roulé avec une feuille de papier. Et alors on traduit comment le mot Blunt? Et bien on ne traduit pas. Moi je ne sens pas le besoin de traduire pour une raison d’histoire précise. C’est que Blunt est une marque de cigare. Oui les produits de la marque Phillies Blunt furent initialement utilisés pour produire à la main ses propres «cigares» un peu comme on évide une cigarette de tabac pour la remplir de cannabis quand on n’a pas de papier à rouler. La marque est d’ailleurs célébrée dans le tableau Nighthawks du peintre Edward Hopper. C’est le visuel que j’ai utilisé pour l’épisode. Au-dessus du café, on voit une illustration d’un cigare avec la mention Phillies Seulement 5 sous. Alors personnellement, je ne vois aucune bonne raison pour tenter de traduire le mot blunt qui nous informe de l’histoire américaine et de l’histoire du cannabis.

      Cette semaine j’ai partagé le visuel d’un sapin de Noël fait avec une fleur de cannabis. Le visuel a été produit avec un logiciel d’IA comme DALL-E 2. Ce genre de logiciels est de plus en plus populaire et est utilisé par des créatifs partout dans le monde. On peut penser à la mode, au cinéma et à la rédaction de textes plus ou moins complexe. Cela pose aussi de plus en plus de problèmes aux artistes dont le patrimoine est pillé pour constituer les nouvelles images. Ce weekend, j’ai même lu que ce type de logiciels est utilisé pour écrire du code et maintenant les programmeurs, comme les artistes visuels, commencent à se plaindre du vol de leurs lignes de codes. Bon jusque là, pas tout est logique. Presque pas de surprise.

      Mais, mais, mais, les labos de biotechnologies utilisent maintenant de type d’IA pour concevoir de nouvelles protéines. Il y a au moins deux laboratoires qui se vantent d’utiliser ces processus. Le but n’est pas de faire des steaks de protéines végétales. Non, le pari est de développer des médicaments plus efficaces. Un des dirigeants de Generate Biomedicines, Gevorg Grigoryan, dit que son groupe espère découvrir en quelques minutes ce qui a pris des millions d’années à l’évolution.

      Je vous parle de cette nouvelle, car la création de médicaments à base de cannabis pourrait sans doute profiter de cette nouvelle technologie.

      C’est le genre de recherche qui va profiter à plein d’industries. Cette nouvelle est passée complètement inaperçue. Alors que j’ai vu passer une recherche sur l’angle parfait ou l’angle magique pour qu’un urinoir remplisse au mieux sa fonction. Oh la science des urinoirs, c’est important aussi. L’angle magique serait de 30* et le modèle d’urinoir le plus fonctionnel serait le Nauti-Loo. Il se distingue par sa longueur et son étroitesse. Mais cela nous éloigne de notre sujet…

      Avant le Canada, l’Uruguay à légaliser le cannabis. Et là aussi, le législateur apprend à connaitre le marché du cannabis et ses consommateurs. Lors de la neuvième édition de l’Expo Cannabis Uruguay, Juan Ignaci Tastas qui le directeur général de l’Institut pour la régulation et le contrôle du cannabis déclarait ceci :

      «Cette troisième variété, d’une certaine manière, va avoir un niveau de THC inférieur ou égal à 15 %; elle serait donc beaucoup plus proche de ce que beaucoup de clients ou de personnes demandaient. C’est beaucoup plus proche des niveaux de THC que vous pouvez avoir dans les clubs. 

      Pour réduire la part du marché noir, l’Uruguay adapte son offre pour satisfaire les consommateurs. J’aime bien la création d’un registre de semences et de boutures pour les particuliers. Le succès de la légalisation dépend uniquement de l’appui des citoyens. Refuser de comprendre leur besoin crée des obstacles qui viennent réduire voir miner l’acceptabilité sociale.

      IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! OK Merci.

      OK pour terminer, je vous propose une nouvelle qui nous arrive d’Allemagne. Les Clubs Sociaux de Cannabis allemands se sont regroupé pour forme l’Association des Clubs Sociaux de Cannabis d’Allemagne. 

      L’absence des CSC dans la loi canadienne est peut-être la plus grande erreur du législateur. Mais c’est quoi Luc un CSC?

      Nous en avons déjà discuté dans l’épisode #60 et je vous repasse la définition que j’avais trouvée à l’époque :

      OK. On revient en Allemagne. La nouvelle asso appuiera ses membres dans l’apprentissage de la culture des plants pour leur consommation. Évidemment, le but est de pouvoir consommer des produits de qualité à un bas prix. L’Allemagne, qui représente un marché en or pour les géants canadiens du cannabis, fait tout ce qu’elle peut pour échapper au piège de la légalisation canadienne. Tant mieux. 

      Et voilà, c’était le 130e épisode de toPot.

      Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

      Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

      Allez! 

      Bonne semaine. 

      Beaucoup de bienêtre. 

      Et bon chanvre!

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      Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

      133 Pot flânage (2023.01.04)

      133 Pot flânage (2023.01.04)

      L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      132 Pot flânage (2022.12.21)

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

      #129 Pot flânage (2022.11.30)

      #129 Pot flânage (2022.11.30)

      Toujours en mode flânage sur toPot. Et on se promène un peu partout:

      • Cara Delevingne
      • La victoire du BC Budtenders Union 
      • Deux arnaques planétaires
      • Les terpènes du gui
      • La joke de Karl von Linné
      • Se faire bannir à vie des États-Unis pour du CBD? 
      • La révision de la Loi sur le cannabis fait déjà des malheureux
      • Investissement Québec et l’éclairage intelligent
      • Les «pensées profondes» et votre insula
      • Les étoiles qui éclairent après leur mort
      • Quand l’OCS fait plaisir à l’industrie, presque…

       Bonne écoute!

      Lien pour les liens de  lépisode #129

      Transcription Intégrale de l'épisode #129

      INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

      Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

      Bienvenue chez vous! 

      Mise en garde (en accéléré…)

      toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Notre série Pot flânage continue. Et cette semaine, on va encore s’amuser…

      ToPot et Bon Stock ont échangé à beaucoup de monde cette semaine. Ruth Fisher, Michel Dion, Xavier Magrino, Jérome Brassard-Duperré, Dhili NAKEERAN, Fabrice Giguère, Fabricant d’arbres que j’ai qualifiés de Marchand d’arbres la semaine passée, Samuel Maheux, Egzoset, Phil Cathelin de Tahiti qui fait bouger les choses là-bas, Stephane Pacoma, Christina Parsons… et plein d’autres à qui je parle à toutes les semaines comme Dragan.Dragan est un cruncheur de chiffre dans l’industrie.

      On commence avec quoi cette semaine? Pourquoi pas avec Cara Delevingne? La dame a une très belle structure osseuse. C’est un mannequin qui semble être célèbre parce qu’elle est célèbre… Elle vient de réaliser un documentaire qui s’appelle Planet Sex. Elle y discute de sa bisexualité et d’une tentative de suicide relié à une homophobie intériorisée. Le cannabis est mentionné dans le documentaire, car Madame Delevingne a mesuré les cannabinoïdes dans son corps juste avant de faire l’amour et juste après… Je ne vous en dis pas plus. 

      Et la grève à la SQDC?

      Non, on en parle pas.

      Par contre je peux vous dire que ça bouge ailleurs dans le ROC.

      Un syndicat représentant les budtenders, les cannabissiers de la Colombie-Britannique a ajouté deux nouveaux magasins à ses membres au cours des dernières semaines. 

      Le BC Budtenders Union célébrait la semaine passée l’inclusion de deux établissements Seed & Stone. Les cannabissiers auraient obtenu une augmentation de 15 % plus plein d’autres garanties.

      Le propriétaire fondateur de Seed & Stone semble heureux de la situation et a accordé les mêmes avantages négociés aux employés de ses magasins, pas encore syndiqués. Mais il avoue ne pas comprendre pourquoi on vise sa chaine qui est si petite comparée aux géants de l’industrie.  

      Ce que je comprends de cette information, c’est que les budtenders qui peuvent donner des conseils et vraiment exercer leur fonction ne sont pas plus heureux de leur paye que les conseillers de la SQDC…

      Et on va maintenant un peu flâner du côté des arnaques reliées au commerce du cannabis. Ça pourrait ressembler à un hommage à la créativité des voleurs. Je vous donne un premier exemple par relié au cannabis. Il y a un an, en Chine, un groupe de voleurs a construit un faux magasin Apple. Oui, un faux magasin Apple qui ressemblait à un vrai commerce de Apple. Pourquoi construire un vrai faux magasin? Pour vendre de vrais faux téléphones Apple. Le magasin est resté ouvert seulement quelques jours avant d’être abandonné… C’est fort.

      OK.

      Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

      Et MJ, Salut, tu vas bien?

      Mon habituel avec un verre d’eau STP.

      Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

      Alors, maintenant deux arnaques planétaires dans le domaine du cannabis…

      Vous avez entendu parler de l’Amsterdam Cannabis Expo qui devait accueillir 10 000 entreprises du 24 au 26 novembre 2022. L’arnaque semble avoir commencé dès 2020 avec la création d’un site web qui proposait des opportunités de commandites et des visiteurs provenant d’une centaine de pays. Le site de l’organisation à disparu la semaine passée.

      Le média BusinessCann a commencé à vérifier qui étaient les commanditaires. Si vous ne connaissez pas BusinessCann, c’est une entreprise qui propose des nouvelles, des articles, des commentaires et des analyses sur les personnes et les entreprises qui façonnent les secteurs du chanvre, du cannabis médicinal et du bienêtre au CBD en Europe. 

      Alors BusinessCann a rapidement découvert que les gros commanditaires étaient des entreprises inventées. TOUTES, de A à Z.

      D’autres participants potentiels ont réalisé que le plan d’occupation de l’espace d’exposition était non conforme à ce que l’on doit s’attendre de ce type d’évènement. 

      Beaucoup d’entreprises qui se sont fait enfirwaper se cachent, car c’est mauvais pour leur réputation. Évidemment, le compte bancaire de l’organisateur a été vidé depuis que les doutes sont devenus publics… 

      Pendant qu’on parle de bandits et d’escroquerie, c’est le temps de revenir sur une autre histoire incroyable, je parle évidemment de l’affaire Juicy Fields. Un bref résumé si vous revenez d’une autre planète.

      Hey Merci MJ!

      Juicy Fields se présentait comme une plateforme d’investissement en ligne. Cette plateforme était censée permettre d’investir dans la production de cannabis médical et devait rapporter 100 % de l’investissement en 12 mois. Derrière le projet Juicy Fields, on retrouve une compagnie néerlandaise nommé Juicy Holding BV mais le site de la compagnie mentionnait une autre compagnie enregistrée en Suisse, la Juicy Fields AG. Je vous passe les détails sur de multiple enregistrement d’autres compagnies qui tissent un voile de confusion sur les responsabilités des uns et des autres. Dans les faits, il semble que cette organisation était un système de Ponzi. Je vous propose texto la définition de Wikipédia :

      Un système de Ponzichaîne de Ponzifraude de Ponzi ou pyramide de Ponzi, est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. Si l’escroquerie n’est pas découverte, elle apparaît au grand jour au moment où elle s’écroule, c’est-à-dire quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir les rémunérations des clients. Elle tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération fondée sur ce principe à Boston dans les années 1920.

      L’affaire Juicy Fields est très très très intéressante, car les poursuites engagées pourraient mettre en cause les réseaux sociaux qui seraient accusés de ne pas avoir fait disparaitre le contenu d’une arnaque planétaire. Certains influenceurs seraient aussi visés.

      Plus de 500 000 personnes auraient investi dans Juicy Fields et on parle de 700 millions $ qui auraient disparu… On parle aussi de la Suède qui aurait adopter une nouvelle loi qui responsabiliser les banques qui n’agissent pas avec diligence pour stopper les arnaques dont elles ont connaissance. Un avocat suédois. Lars Olofsson va déposer un recours collectif pour 800 personnes provenant de 50 pays différents. L’action en justice va s’attaque à des banques, des avocats et des médias comme Facebook, Google, CNN et même YouTube… L’avocat à une liste de presque 200 facilitateurs qui aurait participé à la fraude qui aurait, aux dernières estimations, atteint 2,5 milliards de dollars.

      Dans le contexte actuel où la justice vient de condamner Élizabeth Holmes pour avoir menti et tricher les résultats des recherches de son entreprise Theranos et l’affaire de l’effondrement de la bourse de cryptomonnaies FTX, les criminels en col blanc comme les acteurs du scandale Juicy Fields, peuvent s’attendre à se prendre plus qu’une petite tape sur les doigts….

      Je me permets de vous signaler trois grosses initiatives intéressantes qui roulent pour l’instant. BudBlockz (BLUNT), Ravencoin (RVN) et Chainlink (LINK). Je ne les compare pas aux scandales précédents. C’est l’inverse. Je dis que ce sont des initiatives à suivre. Budblock est un projet de cryptomonnaie décentralisé appliqué au cannabis. Dans le contexte où les banques n’aiment pas le cannabis, ce système pourrait permettre à tous les acteurs de l’industrie de se payer en eux, sans problème et sans les frais auxquels les banques sont coutumières….

      Pour l’instant, au Canada, dans le domaine des arnaques, rien de l’envergure des scandales précédents mais quelques dossiers dont on devrait bientôt entendre parler. Le premier est la contribution des producteurs autorisés au marché noir. Oui, il semble que des détenteurs de licences de Santé Canada revendent du stock dans les marchés illicites. Cela serait courant dans toutes les provinces. Le deuxième mini scandale en devenir concerne l’utilisation dans tout le Canada de timbres de taxe d’accises inappropriés… Si vous avez des infos à partager, lucprevost@hotmail.com

      La semaine passée, j’ai parlé de la présence des terpènes dans les canneberges. C’est la période de l’année qui impose son agenda. Mais il n’y a pas que les attaqua qui contiennent des terpènes. Vous avez déjà pensé au gui? Vous savez les petites boules rouges sous lesquelles on doit s’embrasser? Il existe plus de 1500 espèces de gui. Et le gui est considéré comme un parasite qui s’alimente en squattant d’autres plantes. On le retrouve souvent dans les pins. Cette présence modifie les réponses chimiques des pins squattés… comme la teneur en monoterpènes qui augmente avec la présence du gui.

      Comme le cannabis, le gui produit du pinène. Je ne sais pas par contre s’il s’agit d’alpha-pinène ou de bêta-pinène. Je ne ferai pas le tour des propriétés de ce terpène, cela serait inutile, car vous savez tous déjà tout… Mais je confirme qu’il y a des études qui prouve que le gui, le Viscum Album L. À des propriétés qui permettent de lutter contre le cancer. 

      Vous avez remarqué que j’ai dit Viscum Album L. ça vous rappelle Cannabis Sativa L.? 

      C’est le même gars qui a catalogué les deux. Oui, le fabuleux Karl von Linné qui mettait son L. de Linné un peu partout. Voici ce que dit Wikipédia de lui :

      Linné est… un naturaliste suédois qui a posé les bases du système moderne de la nomenclature binominale. Considérant que la connaissance scientifique nécessite de nommer les choses, il a répertorié, nommé et classé, systématiquement, l’essentiel des espèces vivantes connues à son époque, en s’appuyant sur ses observations, ainsi que sur celles de son réseau de correspondants. La hiérarchie des classifications qu’il met en avant s’impose au XIXe siècle comme la nomenclature standard.

      C’est un sujet captivant. Je vous donne un exemple. Pour réaliser ses travaux, Linné était commandité par la famille royale. Et comme par hasard, sa hiérarchie des classifications va ainsi…

      (vivant) (empire règne ( sous-règne)  embranchement  classe  ordre  famille  genre  espèce

      Von Linné construit sa structure toujours utilisée aujourd’hui en décrivant la suprématie de la famille royale. Empire comme dans empereur. Règne comme dans royauté, etc.

      Pas bête pour deux sous, von Linné sera anobli le 20 avril 1757 par le roi de Suède Adolf Frederick. Dans sa vision du monde, il décrit l’humain comme descendant du singe. La maison royale et l’église lui disent que c’est impossible, car c’est Dieu qui a tout créé. Von Linné ne s’obstinera pas et va modifier ses écrits pour ne pas déplaire à Dieu mais surtout au roi de l’époque…

      Ahhhhh oui. On doit changer de continent pour aller flâner aux États-Unis.  

      J’allais passer tout droit avec cette histoire-là.

      Une fois, c’est un Canadien qui oublie une bouteille de CBD dans sa voiture et qui se voit interdire l’accès aux États-Unis à vie. Le gars qui s’appelle Jonathan Houweling va probablement devoir fermer son entreprise à cause de condamnation à vie d’interdiction de séjour. C’est une suite à une fouille inopinée au poste frontière de Peace Arch en Colombie-Britannique que les douaniers américains ont trouvé le CBD qui est pourtant légal aux États-Unis. On l’a retenu pendant plusieurs heures, on a pris ses empreintes et son ADN en plus d’une amende de 500 É.-U. $…

      Il y a une basketteuse américaine en prison en Russie… Et les Américains qui emprisonnent leurs citoyens pour la même raison ne se posent même pas de questions.

      L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) s’est permis de rappeler encore une fois que … transporter du cannabis à la frontière sous quelque forme que ce soit, y compris toute huile contenant du tétrahydrocannabinol (THC) ou du cannabidiol (CBD), sans un permis ou une exemption autorisée par Santé Canada demeure une infraction criminelle grave passible d’arrestation et de poursuites, malgré la légalisation du cannabis au Canada.

      OK, on va aller flâner dans les platebandes de Santé Canada. Parce que c’est formellement inscrit dans la loi, on s’active actuellement a revoir les bons et les mauvais aspects de la légalisation pour améliorer le cadre légal actuel. C’est l’honorable Jean-Yves Duclos, ministre de la Santé, et l’honorable Carolyn Bennett, ministre de la Santé mentale et des Dépendances et ministre associée de la Santé qui ont annoncé la semaine passée les noms des membres du groupe d’experts chargés de l’examen législatif de la Loi sur le cannabis.

      Le communiqué bilingue de Santé Canada affirme que :

      Le groupe d’experts fournira des conseils éclairés indépendants aux deux ministres quant aux progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs de la Loi, et aidera à cerner les domaines potentiels d’amélioration du fonctionnement de la Loi.

      Pour faire leur choix, les ministres ont tenu compte d’un certain nombre de facteurs, tels que la géographie, le savoir-faire et la représentation démographique. Ils ont soigneusement sélectionné des personnes qui représentent la diversité du Canada et qui, collectivement, possèdent une vaste expérience du secteur public, une expertise en santé publique et en justice, et une expérience de la collaboration avec les communautés et les organisations autochtones.

      Le groupe d’experts, présidé par Morris Rosenberg mènera une étude crédible et inclusive avec les membres suivants :

      • Dr Oyedeji Ayonrinde
      • Dre Patricia J. Conrod
      • Lynda L. Levesque
      • Dr Peter Selby

      Les ministres ont chargé le groupe d’experts de s’entretenir avec le public, le gouvernement, les Autochtones, les jeunes, les communautés marginalisées et racisées, les représentants de l’industrie du cannabis, et les personnes qui ont recours au cannabis à des fins médicales, afin de recueillir leurs points de vue sur la mise en œuvre et l’application de la Loi sur le cannabis. Le groupe d’experts indépendant doit également rencontrer et consulter des experts dans des domaines pertinents, comme la santé publique, la consommation de substances, la justice pénale, l’application de la loi, la gouvernance et droits des autochtones et les soins de la santé. 

      Fin du communiqué.

      Alors, rapidement, les experts ont exprimé leur déception sur la composition du groupe. Les critiques allaient de «Y’a juste des spécialistes des méfaits» à «Pourquoi on n’a pas été capable de trouver des membres de l’industrie pour faire partie du groupe». Une grande déception, d’un océan à l’autre.

      Mais, mais, mais, il se peut que l’industrie fasse erreur dans son appréciation de la composition du groupe d’expert. Je suis un gars qui s’appelle David Brown. Il a passé une partie de sa vie professionnelle à Santé Canada dont il connait très bien tous les rouages. Il revient sur le fait que l’industrie se plaint du fait qu’aucun membre de l’industrie ne fait partie du groupe d’expert… Brown rappelle qu’il ne s’agit pas d’un examen règlementaire, mais bien d’un examen législatif. Un examen législatif s’intéresse aux répercussions sociales des grands objectifs de la Loi. 

      Le bout qui intéresse l’industrie, c’est ISDE ou Innovation, Sciences et Développement économique Canada qui est responsable de l’organiser. Et c’est écrit en toutes lettres dans le communiqué dont je vous ai parlé…

      • ISDE est actuellement à créer un forum sur le cannabis pour faciliter le dialogue entre l’industrie et le gouvernement et permettre un examen des questions relatives à la compétitivité et à la stabilité à long terme du secteur.

      Je vais reprendre texto la conclusion de Brown qui semble en profiter pour régler ses comptes avec certains acteurs de l’industrie :

      … s’attendre à ce qu’un examen qui est spécifiquement destiné à examiner les impacts sociétaux globaux vise à donner du pouvoir à l’industrie montre un manque fondamental de compréhension des mécanismes clés en jeu ici. 

      Et bing bang…

      J’ai vu passer un truc intéressant et je vous le présente juste parce que je sais que vous êtes curieux.

      Et là je vous lis texto, un communiqué… 

      Montréal, Québec, Canada, le 28 novembre 2022 — Afin de souligner les avantages de l’éclairage intelligent pour les entreprises horticoles québécoises, Investissement Québec, à titre de mandataire du gouvernement du Québec, a accordé à Sollum Technologies un financement d’un montant de 350 000 $ pour un projet inédit de vitrine technologique portant sur les fraises qu’elle réalise en partenariat avec SAVOURA.

      Moi je dis qu’on en veut des projets comme ça dans le cannabis. Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que ce genre de programme existe déjà en Ontario pour le cannabis. Plusieurs millions de dollars. Ils font bien les choses en Ontario. On va y revenir plus tard.

      Parlant de perception et de compréhension, j’ai vu passer un article intéressant dont le titre m’a fait rigoler comme rarement.

      Pourquoi avons-nous des pensées profondes lorsque nous sommes sous l’effet du cannabis?

      Et oui, les curieuses vont trouver un lien dans les notes de l’épisode pour ce lien et tous les autres. L’auteur du texte, un gars qui s’appelle Joseph Billions, sans doute un nom de plume, avance que sous l’influence du cannabis, nos schémas cognitifs changent. Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que je parle habituellement de changement de perspectives. 

      Alors Billions définit son concept de «high thoughts» et la j’y vais texto de l’anglais :

      Les «high thoughts», c’est-à-dire la façon dont nous pensons et ressentons lorsque nous sommes sous l’emprise du cannabis, peuvent nous prendre au dépourvu par leurs brusques changements. Les pensées hautes peuvent être hilarantes ou ridicules, innovantes ou apparemment créatives, ou simplement sombres et dangereuses. Ces divers schémas cognitifs peuvent se manifester de manière imprévisible selon les individus. Cependant, ils sont principalement dus à la façon dont le THC et les autres composants du cannabis affectent le cerveau.

      Récepteurs endocannabinoïdes? 

      Activer, mon capitaine.

      Augmentation du flux sanguin au cerveau par le THC?  

      Activer, mon capitaine.

      Augmentation de l’activité fonctionnelle dans certaines zones ciblées?

      Activer, mon capitaine.

      Altération mentale et comportementale? 

      Activer, mon capitaine.

      L’auteur propose que cette mesure du flux sanguin cérébral indique plus précisément une diminution des facultés causée par le cannabis que la mesure des cannabinoïdes dans le sang. Mais comment mesurer ça sur la route en hiver au Québec? C’est une saga pour une autre fois.

      La première zone visée par cet afflux sanguin est la partie frontale du cerveau. Cette zone intervient pour gérer des fonctions cérébrales cognitives de la pensée critique dont le traitement du données provenant de nos sens. Une plus grande circulation, une sorte de doping du sang pour reprendre le vocabulaire sportif. D’ailleurs je comprends mieux le mini rush que l’on ressent à la tête. Mais il n’y a pas que lobe frontal qui est singularisé. Vous connaissez votre insula? L’insula est, selon Wikipédia :

      Le cortex insulaire ou insula — terme latin signifiant île — est une partie du cortex cérébral et constitue l’un des lobes du cerveau. Son rôle est encore mal connu mais il est généralement associé aux fonctions limbiques et interviendrait notamment dans le dégoût, la dépendance ou encore la conscience.

      L’insula est la partie du cerveau responsable de la réponse cardiovasculaire causée par le stress. J’ai cherché 2-3 minutes avant de la trouver dans une illustration. C’est que l’insula n’a pas visible, car elle est cachée par les autres lobes. D’où son nom, l’ile. Puis il y a une troisième région qui est affectée. 

      1— le lobe frontal 

      2— l’insula, l’ile ou cortex insulaire 

      Et 3 — le cortex cingulaire. Une augmentation du flux sanguin et hop, l’effet du THC se révèle. Comme par hasard, le Cortex cingulaire participe à la modulation des comportements et réponses aux informations relatives aux émotions.

      Comme toujours avec le cannabis dont les effets biphasiques sont connus, il semble aussi qu’une surconsommation provoquerait l’effet inverse, c’est-à-dire une diminution du flux sanguin et une réduction, dans certaines régions, de l’activité neuronale. 

      Je ne suis pas un docteur, ni en philo, ni en sociologie, ni en médecine. J’ai surement oublié d’autres régions qui sont affectées par une augmentation de la circulation sanguine. Mais déjà le premier buzz que j’ai eu depuis cette lecture est éclairé d’une nouvelle perspective. L’image mentale que j’ai de l’insula est très forte. 😉 Et c’est la première fois que je visualisais, dans ma tête, mon insula avec la petite bouffée de chaleur qui annonce le buzz. Pour les curieuses, il y a un lien pour une animation 3D (GIF) qui permet de visualiser votre insula. Pas la mienne, la vôtre.

      OK assez pour les hautes pensées…

      Mais encore plus haut, il y a les étoiles. Aujourd’hui deux géants qui ne disent plus rien n’ont personne. J’ai nommé Louis Armstrong et Bing Crosby.

      Louis Armstrong est né en 1901. joueur de trompette, chanteur, comédien et activiste. C’est ce que je viens de découvrir.

      Je savais que Louis Armstrong consommait du pot mais j’ai appris qu’il considérait le cannabis comme un médicament le cannabis médical quoi. Il préférait l’herbe à l’alcool. Il disait que le pot était essentiel pour son sommeil. Il a même été arrêté pour avoir fumé en public en novembre 1930. À cause de ça, le FBI va faire un dossier sur lui. La même chose pourrait arriver aujourd’hui. Armstrong était un ami avec Bing Crosby. Vous connaissez sa voix, c’est lui qui chante LE White Xmas. Le simple le plus vendu au monde a plus de 50 millions de copies. 

      Alors, Bing Crosby aimait lui aussi le cannabis et il avait obtenu un permis pour en cultiver. Une sorte de dérogation. Il parait que Armstrong a demandé le même privilège. Armstrong, en 1954, écrit une lettre à Eisenhower, le président américain pour lui demander de légaliser le cannabis. 1954. C’est si bon! Et vous pourrez entendre Armstong dans le film La vie est belle ou It’s a wonderfull life à la télé pendant les fêtes. C’est un film génial de Frank Capra qui s’écoute avec un p’tit joint. L’histoire ou le High Concept comme on dit a Hollywood est géniale. Vous allez pleurer, c’est sur et rire. 

      IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

      OK, je me ramasse.

      Au début de l’épisode, j’ai parlé du groupe d’experts qui participaient à la révision de la loi. Dans un autre contexte, cela va nous permettre de comparer le OCS, The Ontario Cannabis Store à la SQDC. L’équivalent de la SQDC en Ontario OCS est le grand pusher de la province ontarienne. Un pusher qui compétitionne aussi les 1600 boutiques qui sont obligées de s’approvisionner à la OCS. Ça, c’est pour la petite histoire.

      L’OCS prend position dans le débat à venir sur la révision de la Loi sur le cannabis. Elle fait même 8 propositions précises. La diffusion la semaine passée du document «Opportunities to Improve the Canadian Federal Cannabis Framework: Perspectives from the Ontario Cannabis Store» constitue une prise de position qui va plaire à l’industrie. 

      L’OCS souhaite que Santé Canada reconsidère à la hausse les limites de THC. Le document fait 30 pages. Voici les 8 recommandations. Je vous demande de repérer la demande qui vous semble la plus importante… On va en parler après.

      1. Ajuster les limites de THC pour les mangeables. 
      2. Élargir les promotions pour le cannabis comestible et les produits topiques à base de cannabis. 
      3. Clarifier l’admissibilité des évaluations de produits en ligne pour les détaillants légaux 
      4. Ajuster les exigences en matière d’étiquetage des produits 
      5. Ajuster les exigences en matière d’étiquetage pour les produits à dominante de CBD 
      6. Ajuster la déclaration de concentration pour les mangeables. 
      7. Établir des normes nationales pour les tests effectués par des tiers.
      8. Examiner les possibilités de réduire l’impact environnemental de l’emballage du cannabis.

      David Lobo, le président directeur général de l’OCS a confirmé que son organisation s’engageait à coopérer avec Santé Canada pour assurer la santé et la sécurité du public tout en luttant contre les activités illégales du marché du cannabis et en favorisant le développement de l’industrie du cannabis récréatif. Vous avez entendu la SQDC prendre position? Je pense que M. Farcy, son PDG, n’a pas cette liberté d’expression même si son salaire est supérieur à celui du premier ministre Legault. 

      On a les institutions et le gouvernement que l’on mérite et il n’y a aucun doute que les Québécoises et les Québécois aiment la frilosité du gouvernement actuel envers le cannabis. Sinon, la CAQ ne serait pas au pouvoir. Noël et ses beuveries habituelles n’y changeront rien. 

      Par, il serait intéressant de savoir si l’Opération Nez rouge aide beaucoup de citoyens qui ont avant tout les yeux rouges. 

      Et voilà, c’était le 129e épisode de toPot.

      Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire: lucprevost@hotmail.com. 

      Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

      Allez! 

      Bonne semaine. 

      Beaucoup de bienêtre. 

      Et bon chanvre !

      #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

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      133 Pot flânage (2023.01.04)

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      L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

      132 Pot flânage (2022.12.21)

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      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

      128 Pot flânage (2022.11.23)

      128 Pot flânage (2022.11.23)

      Cette semaine, on flâne encore une fois dans l’actualité du cannabis et on s’amuse!

      • Les nouvelles licences de cannabis au Québec
      • Réduction des effets du THC par le CBD… La science parle
      • Bonsaïs de cannabis
      • Le cannabis au Vietnam, une découverte
      • La pyrogazéification du chanvre en France
      • Compression du prix des fleurs au Canada et aux États-Unis
      • Documentaire du magazine Forbes sur l’industrie américaine 
      • New York incapable de vendre du cannabis légal
      • Première Conférence africaine sur les risques en santé à Marrakech
      • Santé Canada tente de faire disparaitre le cannabis médical
      • Quand les scientifiques canadiens font des niaiseries
      • Des vaches stones pour la science

      Bonne écoute!

      Liens pour l’épisode #128

      Transcription Intégrale de l'épisode #128

      INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

      Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

      Bienvenue chez vous! 

      Mise en garde (en accéléré…)

      toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

      Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

      Beaucoup de bon stock cette semaine sur toPot. Mais avant de se lancer, je tiens à dire bonjour à quelques-unes des personnes avec qui j’ai échangé cette semaine. Stéphane Plante, Benjamin Vachon, Hank Vargas, Dragan Radulovic, Jean-François Lévesque, Daniel Blackburn, Jean-François Gaudrault, David Sinte, Sandrime Grimm, Michael Baril, Mathieu Bochamp, le duo dynamique dit la paire, j’ai nommé Kim Bercet et Marine Zanini, Julien Raymond, Roxanne Casavant, Ghyslain Coutu, Valérie Vedere, Katherine Murray, Karine Desjardins, Dominic Laflamme, Loukas Labelle, Micheal Reeves et Jonathan Messier… C’est n’est pas la totale, mais c’est un début de reconnaissance. Merci à tout le monde de partager vos infos et vos intuitions. 

      À partir de cette semaine, on a une nouvelle capsule sur toPot. Oui, j’ai décidé de vous présenter les compagnies québécoises qui viennent d’obtenir leur licence de Santé Canada. Beaucoup de postulants utilisent des compagnies à numéro. C’est moins drôle… 

      On leur souhaite un bon début! 

      Si vous désirez parler des progrès de votre entreprise après l’obtention de votre licence, les portes de toPot et Bon Stock sont grandes ouvertes. 

      C’est intéressant de constater que beaucoup d’entreprises ne partagent aucune information pour les rejoindre. Pas de téléphone, pas de courriel, pas d’instragram. RIEN. Je pourrais nommer les gens qui sont derrière ces entreprises grâce au registraire des entreprises du Québec et l’adresse de l’entreprise. Mais je n’en vois pas l’intérêt. Pas dans le contexte actuel au Québec ou les entrepreneurs doivent cacher leurs intentions pour ne pas avoir de problème bancaire par exemple. 

      Qu’est-ce que fait votre entreprise, dit le banquier? 

      Le producteur autorisé répond : «Recherche et travaux agricoles divers».

      Un classique du genre.

      OK.

      Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

      Et MJ, Salut, tu vas bien?

      Mon habituel avec un verre d’eau STP.

      Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

      Vous avez déjà entendu que consommer une fleur qui contient beaucoup de CBD diminuerait l’effet du THC… Un peu comme les gens qui prennent de la coke pour dessouler… Et bien il y a une équipe de chercheurs qui s’est intéressée à la question. Ils ont utilisé quatre dosages différents de CBD et de THC.

      Le cannabis vaporisé contenait 10 mg de THC et soit 0, 10, 20 ou 30 mg de CBD.

      46 volontaires consommateurs occasionnels de cannabis, sains et âgés de 21 à 50 ans ont participé à l’étude. Pour connaitre l’effet de la dose, les sujets participants ont été évalués avec le test Hopkins Verbal Learning Task.

      Le test est simple. Il demande aux participants de mémoriser une liste de mots. On teste ensuite pour un rappel immédiat et 20 minutes plus tard pour un rappel différé. Les participants ont également été soumis à l’Échelle des symptômes positifs et négatifs (ESPN) (PANSS). En anglais : Positive And Negative Syndrome Scale (PANSS). C’est une échelle qui permettrait de mesurer la sévérité des symptômes chez les patients atteints de schizophrénie. 

      Et alors? Je rappelle que la quantité de THC restait la même dans tous les cas. 

      • Ses effets furent similaires, quel que soit le ratio THC/CBD.
      • La moitié des participants ont vu leur score PANSS-P augmenter de trois points, quel que soit le ratio et sans différence significative entre les ratios. 
      • Les pensées psychotiques? Elles ont augmenté sans différence, quel que soit le ratio.
      • L’euphorie? Le buzz? Pareil quel que soit le ratio CBD : THC. 
      • Le cœur battait plus fort chez tous les participants, mais sans augmentation de la pression sanguine ou de la température corporelle.

      Alors quel est l’enseignement principal?

      Là, j’y vais plus ou moins texto.

      Aux ratios CBD : THC les plus courants dans les produits de cannabis médicinal et récréatif, nous n’avons trouvé aucune preuve que le CBD protège contre les effets indésirables aigus du cannabis. Ce point doit être pris en compte dans les décisions de politique de santé et de sécurité concernant le cannabis médicinal et récréatif.

      J’adore ce genre de recherche qui nous force à recalibrer nos croyances… 

      Hey Merci MJ!

      J’ai fait une autre belle exploration cette semaine.

      J’ai découvert formellement cette semaine les bonsaïs de cannabis… D’ailleurs, comment concilier la petite taille d’un plant avec le désir d’avoir la meilleure récolte possible? On peut même penser que la variété Ruderalis qui est plus rustique et plus petite s’y prêterait très bien. Quand on y pense bien, le bonzaï de cannabis, ça ressemble aux mandalas de sable coloré que réalisent les moines tibétains. Tu fais un truc merveilleux et tu le détruis à sa plénitude, preuve de la temporalité des objets terrestres… L’article que j’ai trouvé explique tout. Une fois la récolte terminée, la plante peut survivre assez longtemps en mode végétatif en l’éclairant adéquatement. Trois cultivars sont recommandés. 

      Évidemment, comme d’habitude, le lien est disponible dans les notes de l’épisode. 

      Alors cette semaine, j’ai découvert la culture traditionnelle du chanvre au Vietnam. Comme au Maroc, sa culture se fait dans les montagnes et principalement le long de la frontière chinoise. Historiquement, comme dans beaucoup de régions du monde, on fait des cordages, mais aussi des vêtements. Il existe des témoignages écrits qui datent du 6e siècle. Et le Vietnam a même une légende qui raconte l’histoire d’une princesse et d’un fermier dans une région où le chanvre abondait. Elle finira par le marier… parce qu’il était nu quand elle l’a croisée la première fois… Ce que les preuves écrites racontent et c’est important dans le contexte actuel, les producteurs de chanvre étaient davantage taxés que les cultivateurs de riz par exemple. On sait aussi que dès le 16e siècle, le Vietnam exportait du chanvre en Europe et en Asie. Comme aujourd’hui, les cultivars étaient choisis en fonction de leur utilisation finale. Des cultivars pour les cordes et autres productions plus rustiques et d’autres cultivars uniquement pour le chanvre qui sera transformé en textile. Après l’arrivée de la France au Vietnam, tout change et le chanvre textile restera populaire uniquement pour la confection de certains vêtements traditionnels. Aujourd’hui, le chanvre a presque disparu au Vietnam. Sera-t-il de retour bientôt? Est-ce que le cannabis médical et non médical y trouvera sa place? Impossible pour moi d’affirmer quoi que ce soit. Si vous connaissez le Vietnam et la place que le cannabis y occupe, faites-moi signe. Vous êtes bienvenue sur toPot et Bon Stock.

      Après le Vietnam, naturellement on se retrouve en France où l’entreprise Qairos Energies veut créer une usine de fabrication d’hydrogène à partir de chanvre. Sont incroyables ces Français. En dépit de tous les freins, ils osent se lancer dans des projets insensés. Pourquoi je dis insensé? Parce que pour réussir, il faudra approvisionner le réacteur avec la récolte de 1500 hectares de chanvre. Les tiges de chanvre devront être conditionnées avant de passer dans un réacteur pour compléter le processus de pyrogazéification. On parle d’une production d’hydrogène pur, de CO2 liquide et de méthane qui au final représente 40 GWh, une production suffisante pour subvenir à la consommation de 6000 logements… Le projet va nécessiter des investissements de 25 M€, avec la création de 45 emplois. Pour bien faire, une députée du coin soutient la création d’une filière chanvre pour approvisionner l’usine.

      J’adore l’idée que l’on va récupérer une partie de la fibre pour la revendre à l’industrie textile et aux producteurs de produits pour la construction. On pense ici aux briques de chanvre, aux isolants, etc.

      «L’enjeu de la souveraineté énergétique est plus que jamais d’actualité avec la guerre en Ukraine, rappelle Jean Foyer, un des promoteur. Avec ce projet, on est dans du gaz produit localement avec des matières premières locales et une utilisation locale. C’est de l’économie circulaire!»

      Pourrions-nous faire un jour un tel projet au Québec? Va falloir importer des Français si on veut faire ça rapidement. Leur importance est d’ailleurs grandissante dans l’écosystème québécois du cannabis. Et je ne pense pas à Jacques Farcy, le PDG de la SQDC.

      Le prix des fleurs, ça vous intéresse? 

      J’ai trouvé un rapport qui s’appelle Fleur de cannabis : examen de la compression des prix aux États-Unis et au Canada.

      Le rapport est produit par le vendeur d’intelligence commercial Headset Insights. La Californie, le Colorado le Michigan et l’Ontario ont été pris en compte. Faut tout de même retenir que c’est au Québec que les prix sont les plus bas au Canada. En gros voici les conclusions qui ne surprendront personne :

      • Tout baisse. Le prix moyen et le prix moyen équivalent (EQ) de la fleur sont à la baisse depuis deux ans sur les marchés observés. Le prix moyen équivalent est le prix par gramme.
      • La compression des prix s’accélère aux États-Unis, mais ralentit en Ontario. 
      • Le pourcentage de marge en Ontario baisse inéluctablement. 
      • Un des principaux effets de cette compression des prix est que l’achat moyen, le panier comme on dit dans le jargon marketing et bien le panier moyen diminue puisque les clients achètent les mêmes produits pour les moins chers.

      Ce rapport va plaire aux consommateurs et faire peur aux producteurs autorisés. 

      Parce qu’on flâne, j’ai le gout de vous parler d’un beau documentaire que j’ai regardé hier soir.

      Un très beau reportage vidéo produit par la revue de commerce Forbes. 

      Le documentaire donne la parole à des acteurs du marché légal qui expliquent tous comment la légalisation américaine a été botchée en bon québécois. Un vrai travail de cochon ou de cabochon si vous préférez. C’est exactement la même chose qui se passe au Canada où les petits et moyens producteurs ont un accès limité aux services bancaires. Beaucoup ne pourront financer leur besoin de croissance avec de prix partout à la baisse. Ce qui revient le plus souvent est que le travail de producteur autorisé est un travail de maraichage de proximité. Les géants du cannabis ont toujours des problèmes, 4 ans après la légalisation canadienne à réaliser une mise à l’échelle de leur production qui soit rentable avec des produits de qualités similaires à ceux des producteurs artisanaux. Il y a un lien dans les notes de l’épisode pour les curieuses qui aimeraient voir des témoignages très touchants.

      On pense souvent à nos voisins américains comme les plus habiles pour faire de l’argent. La légalisation montre bien les limites de capitalisme à l’américaine. Les Canadiens ne font guère mieux quand on pense aux épargnants qui ont perdu plus de 130 milliards en investissant dans l’industrie du cannabis. Mais les Américains, même quand ça va mal, et bien, ils continuent de battre des records.

      Prenons l’état de New York. L’État a distribué 200 licences de culture à des fermiers l’an passé. Et là tenez vous bien, les producteurs autorisés ont fait ce qu’ils savent faire. Ils ont fait pousser collectivement près de 300 000 livres de pot. Et qu’ont-ils fait avec toutes ces fleurs? Rien. 300 000 livres de pot dorment parce qu’aucun point de vente légal n’a été ouvert… En donnant une valeur moyenne de 2500 $ la livre, on parle d’un manque à gagner ou à vendre de 750 millions de dollars. Même en ajustant le prix de la livre à 700 $, ce qui est plus réaliste, on peut parler d’un vrai gâchis industriel. 

      La tentation d’écouler le stock sur les marchés illicites est tentante et pourrait forcer d’anciens acteurs du marché noir à y retourner pour survivre. On les a attirés avec des promesses d’un avenir meilleur et légal. L’État les laisse tomber sans se soucier de leur survie. C’est d’une tristesse abyssale. Et les magasins illégaux sont partout sans que la police intervienne. 

      Et tout ça arrive au moment où un rapport de Leafly nous informe que le cannabis est la 6e culture la plus rentable aux États-Unis. Le marché du cannabis est estimé à 5 milliards de dollars. On parle de 2834 tonnes récoltées soit une hausse de 554 tonnes par rapport à l’année précédente alors que la demande réelle potentielle serait de 12 à 15 millions de tonnes métriques.

      Certains États produisent trop de cannabis. On pense à l’Oregon, au Colorado et à la Californie. D’autres régions comme le Midwest ont sous-produit. Il faut comprendre que les producteurs ne peuvent pas vendre d’un État à un autre. Donc le cannabis a le vent dans les voiles, mais le bateau n’avance pas. En fait, il recule. Et cela se passe au pays emblématique du capitalisme qui est incapable d’organiser le commerce de fleurs… 

      Au même moment, l’Afrique se réveille et veut se lancer aussi dans le cannabis. La semaine passée avait lieu la Première Conférence africaine sur les risques en santé à Marrakech. On y a discuté des opportunités économiques d’une filière du cannabis médical. Le thème de la table ronde organisée était «Comment réussir le lancement de la filière du cannabis médical en Afrique». C’est amusant dans le contexte ou je viens de démontrer l’échec nord-américain.

      LÀ, j’y vais un peu texto :

      … l’usage thérapeutique, médical, cosmétique et industriel du cannabis présente des opportunités importantes pour l’économie africaine, appelant à promouvoir le cannabis médical en tant que nouveau traitement contrôlé pour des symptômes et des maladies spécifiques et à établir des principes directeurs éthiques pour réglementer le cannabis médical afin de les mettre en œuvre comme mesure de réduction des risques.

      Le Maroc, un des plus grands producteurs de hach au monde, vient d’adopter une loi autorisant, tiens tiens, les usages du cannabis à des fins médicales, cosmétiques et industrielles. Israël était présent à la conférence et entend se positionner comme un leadeur dans la recherche sur le cannabis médical. C’est étonnant comme déclaration car j’ai l’impression que l’État hébreu est déjà en tête de peloton. Alors que le Canada a abandonné les patients du cannabis médical, là-bas, au Maroc, on parlait la semaine passée d’un programme qui permet aux patients de suivre un traitement avec des produits dont le prix serait plafonné. Prix plafonné toi… Mais ces malades sont malades…

      Le Maroc s’est doté une Association consultative d’utilisation du cannabis. L’AMCUC veut mettre le Maroc au centre du monde du cannabis. Elle désire aussi que les cannabiculteurs soient formés aux plus récentes techniques pour revamper la culture ancestrale du cannabis.

      Chez nous, au Canada, on dirait que nous allons dans le sens inverse. Santé Canada songerait actuellement à abolir le programme médical en place… Cela ne serait pas la première fois. C’est arrivé en 2013. Sans succès heureusement grâce à la décision Allard dont j’aimerais bien vous parlez, mais cela sera une saga pour une autre fois.

      Neuf ans plus tard, les experts pensent que Santé Canada va tout simplement éliminer le Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales (RACFM) en prétextant que la Loi sur le cannabis prévoit déjà la possibilité de faire pousser quatre plants à la maison et que cela serait suffisant pour les malades au Canada. Dans le pire des cas, on pourrait passer, pour certains malades de 4 à 8 plants à la maison.

      On s’en prend aux malades plutôt que de serrer la vis aux médecins prescripteurs de permis improbables. Il n’y a pas de lobby pour les malades alors que les médecins, eux, sont des pros dans ce domaine…

      Oui, le Canada prétend encore à la domination mondiale du cannabis, mais est incapable de s’occuper de son industrie et pire, de ses malades.

      IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

      Une histoire d’horreur, ça vous dit pour terminer?

      Vous avez vu passer cette recherche partout au Québec et dans le reste du monde à l’effet que l’inflammation des voies respiratoires et l’emphysème étaient plus fréquents chez les fumeurs de marijuana que chez les non-fumeurs et les fumeurs de tabac. Je ne sais pas comment qualifier ces chercheurs ou ces journalistes qui ont publié des phrases faites pour semer la confusion alors que la conclusion de la recherche spécifiait précisément qu’il fallait prendre l’étude avec un grain de sel parce que les fumeurs de cannabis étaient aussi de consommateurs de tabac… Une vraie niaiserie. Il n’y a pas d’autres mots et ce sont des mots que je n’utilise pratiquement jamais…

      Ça n’a pas rapport avec le cannabis, mais juste pour démontrer que la drogue semble faire partie du destin humain, les douaniers belges rapportent qu’ils ont saisi tellement de cocaïne en 2021 qu’ils ne sont pas capables de s’en débarrasser adéquatement. En effet, comment se débarrasse-t-on de 100 tonnes de coke? Il est impossible de bruler plus de 1000 k de coke à la fois car cela bloque les filtres de l’incinérateur qui est utilisé.

      OK. Puisque les patients médicaux n’intéressent pas notre gouvernement fédéral, pourquoi ne pas s’intéresser aux vaches? Qu’arrive-t-il quand on nourrit des vaches laitières avec des rebuts de chanvre industriel? Là je vous cite texto les conclusions de cette étude :

      L’alimentation au chanvre a entraîné des changements dans la consommation d’aliments, le rendement laitier, les fréquences respiratoire et cardiaque, et le comportement. 

      Les vaches qui mangeaient du chanvre plutôt que du foin et du maïs bâillaient plus, elles étaient plus détendues. Comme les animaux humains, leurs yeux sont devenus rouges et tombants. Elles sont même devenues temporairement un peu fofolles. C’est bien pour les vaches. Par contre leur lait contenait trop de THC pour être considéré comme sécuritaire selon les normes édictées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. 

      Après le syndrome de la vache folle, le syndrome de la vache défoncée vient de naitre. 

      La science du cannabis nous prépare une vache relax, cool, bien dans sa peau. Probablement qu’elle va aussi, au passage, produire plus de lait. 

      Je parie que l’on va investir plus d’argent pour le bienêtre des ruminants que les humains.

      Les patients canadiens vont trouver ça… vache

      Et voilà, c’était le 128e épisode de toPot.

      Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

      Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

      Allez! 

      Bonne semaine. 

      Beaucoup de bienêtre. 

      Et bon chanvre!

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