128 Pot flânage (2022.11.23)

128 Pot flânage (2022.11.23)

Cette semaine, on flâne encore une fois dans l’actualité du cannabis et on s’amuse!

  • Les nouvelles licences de cannabis au Québec
  • Réduction des effets du THC par le CBD… La science parle
  • Bonsaïs de cannabis
  • Le cannabis au Vietnam, une découverte
  • La pyrogazéification du chanvre en France
  • Compression du prix des fleurs au Canada et aux États-Unis
  • Documentaire du magazine Forbes sur l’industrie américaine 
  • New York incapable de vendre du cannabis légal
  • Première Conférence africaine sur les risques en santé à Marrakech
  • Santé Canada tente de faire disparaitre le cannabis médical
  • Quand les scientifiques canadiens font des niaiseries
  • Des vaches stones pour la science

Bonne écoute!

Liens pour l’épisode #128

Transcription Intégrale de l'épisode #128

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Beaucoup de bon stock cette semaine sur toPot. Mais avant de se lancer, je tiens à dire bonjour à quelques-unes des personnes avec qui j’ai échangé cette semaine. Stéphane Plante, Benjamin Vachon, Hank Vargas, Dragan Radulovic, Jean-François Lévesque, Daniel Blackburn, Jean-François Gaudrault, David Sinte, Sandrime Grimm, Michael Baril, Mathieu Bochamp, le duo dynamique dit la paire, j’ai nommé Kim Bercet et Marine Zanini, Julien Raymond, Roxanne Casavant, Ghyslain Coutu, Valérie Vedere, Katherine Murray, Karine Desjardins, Dominic Laflamme, Loukas Labelle, Micheal Reeves et Jonathan Messier… C’est n’est pas la totale, mais c’est un début de reconnaissance. Merci à tout le monde de partager vos infos et vos intuitions. 

À partir de cette semaine, on a une nouvelle capsule sur toPot. Oui, j’ai décidé de vous présenter les compagnies québécoises qui viennent d’obtenir leur licence de Santé Canada. Beaucoup de postulants utilisent des compagnies à numéro. C’est moins drôle… 

On leur souhaite un bon début! 

Si vous désirez parler des progrès de votre entreprise après l’obtention de votre licence, les portes de toPot et Bon Stock sont grandes ouvertes. 

C’est intéressant de constater que beaucoup d’entreprises ne partagent aucune information pour les rejoindre. Pas de téléphone, pas de courriel, pas d’instragram. RIEN. Je pourrais nommer les gens qui sont derrière ces entreprises grâce au registraire des entreprises du Québec et l’adresse de l’entreprise. Mais je n’en vois pas l’intérêt. Pas dans le contexte actuel au Québec ou les entrepreneurs doivent cacher leurs intentions pour ne pas avoir de problème bancaire par exemple. 

Qu’est-ce que fait votre entreprise, dit le banquier? 

Le producteur autorisé répond : «Recherche et travaux agricoles divers».

Un classique du genre.

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Vous avez déjà entendu que consommer une fleur qui contient beaucoup de CBD diminuerait l’effet du THC… Un peu comme les gens qui prennent de la coke pour dessouler… Et bien il y a une équipe de chercheurs qui s’est intéressée à la question. Ils ont utilisé quatre dosages différents de CBD et de THC.

Le cannabis vaporisé contenait 10 mg de THC et soit 0, 10, 20 ou 30 mg de CBD.

46 volontaires consommateurs occasionnels de cannabis, sains et âgés de 21 à 50 ans ont participé à l’étude. Pour connaitre l’effet de la dose, les sujets participants ont été évalués avec le test Hopkins Verbal Learning Task.

Le test est simple. Il demande aux participants de mémoriser une liste de mots. On teste ensuite pour un rappel immédiat et 20 minutes plus tard pour un rappel différé. Les participants ont également été soumis à l’Échelle des symptômes positifs et négatifs (ESPN) (PANSS). En anglais : Positive And Negative Syndrome Scale (PANSS). C’est une échelle qui permettrait de mesurer la sévérité des symptômes chez les patients atteints de schizophrénie. 

Et alors? Je rappelle que la quantité de THC restait la même dans tous les cas. 

  • Ses effets furent similaires, quel que soit le ratio THC/CBD.
  • La moitié des participants ont vu leur score PANSS-P augmenter de trois points, quel que soit le ratio et sans différence significative entre les ratios. 
  • Les pensées psychotiques? Elles ont augmenté sans différence, quel que soit le ratio.
  • L’euphorie? Le buzz? Pareil quel que soit le ratio CBD : THC. 
  • Le cœur battait plus fort chez tous les participants, mais sans augmentation de la pression sanguine ou de la température corporelle.

Alors quel est l’enseignement principal?

Là, j’y vais plus ou moins texto.

Aux ratios CBD : THC les plus courants dans les produits de cannabis médicinal et récréatif, nous n’avons trouvé aucune preuve que le CBD protège contre les effets indésirables aigus du cannabis. Ce point doit être pris en compte dans les décisions de politique de santé et de sécurité concernant le cannabis médicinal et récréatif.

J’adore ce genre de recherche qui nous force à recalibrer nos croyances… 

Hey Merci MJ!

J’ai fait une autre belle exploration cette semaine.

J’ai découvert formellement cette semaine les bonsaïs de cannabis… D’ailleurs, comment concilier la petite taille d’un plant avec le désir d’avoir la meilleure récolte possible? On peut même penser que la variété Ruderalis qui est plus rustique et plus petite s’y prêterait très bien. Quand on y pense bien, le bonzaï de cannabis, ça ressemble aux mandalas de sable coloré que réalisent les moines tibétains. Tu fais un truc merveilleux et tu le détruis à sa plénitude, preuve de la temporalité des objets terrestres… L’article que j’ai trouvé explique tout. Une fois la récolte terminée, la plante peut survivre assez longtemps en mode végétatif en l’éclairant adéquatement. Trois cultivars sont recommandés. 

Évidemment, comme d’habitude, le lien est disponible dans les notes de l’épisode. 

Alors cette semaine, j’ai découvert la culture traditionnelle du chanvre au Vietnam. Comme au Maroc, sa culture se fait dans les montagnes et principalement le long de la frontière chinoise. Historiquement, comme dans beaucoup de régions du monde, on fait des cordages, mais aussi des vêtements. Il existe des témoignages écrits qui datent du 6e siècle. Et le Vietnam a même une légende qui raconte l’histoire d’une princesse et d’un fermier dans une région où le chanvre abondait. Elle finira par le marier… parce qu’il était nu quand elle l’a croisée la première fois… Ce que les preuves écrites racontent et c’est important dans le contexte actuel, les producteurs de chanvre étaient davantage taxés que les cultivateurs de riz par exemple. On sait aussi que dès le 16e siècle, le Vietnam exportait du chanvre en Europe et en Asie. Comme aujourd’hui, les cultivars étaient choisis en fonction de leur utilisation finale. Des cultivars pour les cordes et autres productions plus rustiques et d’autres cultivars uniquement pour le chanvre qui sera transformé en textile. Après l’arrivée de la France au Vietnam, tout change et le chanvre textile restera populaire uniquement pour la confection de certains vêtements traditionnels. Aujourd’hui, le chanvre a presque disparu au Vietnam. Sera-t-il de retour bientôt? Est-ce que le cannabis médical et non médical y trouvera sa place? Impossible pour moi d’affirmer quoi que ce soit. Si vous connaissez le Vietnam et la place que le cannabis y occupe, faites-moi signe. Vous êtes bienvenue sur toPot et Bon Stock.

Après le Vietnam, naturellement on se retrouve en France où l’entreprise Qairos Energies veut créer une usine de fabrication d’hydrogène à partir de chanvre. Sont incroyables ces Français. En dépit de tous les freins, ils osent se lancer dans des projets insensés. Pourquoi je dis insensé? Parce que pour réussir, il faudra approvisionner le réacteur avec la récolte de 1500 hectares de chanvre. Les tiges de chanvre devront être conditionnées avant de passer dans un réacteur pour compléter le processus de pyrogazéification. On parle d’une production d’hydrogène pur, de CO2 liquide et de méthane qui au final représente 40 GWh, une production suffisante pour subvenir à la consommation de 6000 logements… Le projet va nécessiter des investissements de 25 M€, avec la création de 45 emplois. Pour bien faire, une députée du coin soutient la création d’une filière chanvre pour approvisionner l’usine.

J’adore l’idée que l’on va récupérer une partie de la fibre pour la revendre à l’industrie textile et aux producteurs de produits pour la construction. On pense ici aux briques de chanvre, aux isolants, etc.

«L’enjeu de la souveraineté énergétique est plus que jamais d’actualité avec la guerre en Ukraine, rappelle Jean Foyer, un des promoteur. Avec ce projet, on est dans du gaz produit localement avec des matières premières locales et une utilisation locale. C’est de l’économie circulaire!»

Pourrions-nous faire un jour un tel projet au Québec? Va falloir importer des Français si on veut faire ça rapidement. Leur importance est d’ailleurs grandissante dans l’écosystème québécois du cannabis. Et je ne pense pas à Jacques Farcy, le PDG de la SQDC.

Le prix des fleurs, ça vous intéresse? 

J’ai trouvé un rapport qui s’appelle Fleur de cannabis : examen de la compression des prix aux États-Unis et au Canada.

Le rapport est produit par le vendeur d’intelligence commercial Headset Insights. La Californie, le Colorado le Michigan et l’Ontario ont été pris en compte. Faut tout de même retenir que c’est au Québec que les prix sont les plus bas au Canada. En gros voici les conclusions qui ne surprendront personne :

  • Tout baisse. Le prix moyen et le prix moyen équivalent (EQ) de la fleur sont à la baisse depuis deux ans sur les marchés observés. Le prix moyen équivalent est le prix par gramme.
  • La compression des prix s’accélère aux États-Unis, mais ralentit en Ontario. 
  • Le pourcentage de marge en Ontario baisse inéluctablement. 
  • Un des principaux effets de cette compression des prix est que l’achat moyen, le panier comme on dit dans le jargon marketing et bien le panier moyen diminue puisque les clients achètent les mêmes produits pour les moins chers.

Ce rapport va plaire aux consommateurs et faire peur aux producteurs autorisés. 

Parce qu’on flâne, j’ai le gout de vous parler d’un beau documentaire que j’ai regardé hier soir.

Un très beau reportage vidéo produit par la revue de commerce Forbes. 

Le documentaire donne la parole à des acteurs du marché légal qui expliquent tous comment la légalisation américaine a été botchée en bon québécois. Un vrai travail de cochon ou de cabochon si vous préférez. C’est exactement la même chose qui se passe au Canada où les petits et moyens producteurs ont un accès limité aux services bancaires. Beaucoup ne pourront financer leur besoin de croissance avec de prix partout à la baisse. Ce qui revient le plus souvent est que le travail de producteur autorisé est un travail de maraichage de proximité. Les géants du cannabis ont toujours des problèmes, 4 ans après la légalisation canadienne à réaliser une mise à l’échelle de leur production qui soit rentable avec des produits de qualités similaires à ceux des producteurs artisanaux. Il y a un lien dans les notes de l’épisode pour les curieuses qui aimeraient voir des témoignages très touchants.

On pense souvent à nos voisins américains comme les plus habiles pour faire de l’argent. La légalisation montre bien les limites de capitalisme à l’américaine. Les Canadiens ne font guère mieux quand on pense aux épargnants qui ont perdu plus de 130 milliards en investissant dans l’industrie du cannabis. Mais les Américains, même quand ça va mal, et bien, ils continuent de battre des records.

Prenons l’état de New York. L’État a distribué 200 licences de culture à des fermiers l’an passé. Et là tenez vous bien, les producteurs autorisés ont fait ce qu’ils savent faire. Ils ont fait pousser collectivement près de 300 000 livres de pot. Et qu’ont-ils fait avec toutes ces fleurs? Rien. 300 000 livres de pot dorment parce qu’aucun point de vente légal n’a été ouvert… En donnant une valeur moyenne de 2500 $ la livre, on parle d’un manque à gagner ou à vendre de 750 millions de dollars. Même en ajustant le prix de la livre à 700 $, ce qui est plus réaliste, on peut parler d’un vrai gâchis industriel. 

La tentation d’écouler le stock sur les marchés illicites est tentante et pourrait forcer d’anciens acteurs du marché noir à y retourner pour survivre. On les a attirés avec des promesses d’un avenir meilleur et légal. L’État les laisse tomber sans se soucier de leur survie. C’est d’une tristesse abyssale. Et les magasins illégaux sont partout sans que la police intervienne. 

Et tout ça arrive au moment où un rapport de Leafly nous informe que le cannabis est la 6e culture la plus rentable aux États-Unis. Le marché du cannabis est estimé à 5 milliards de dollars. On parle de 2834 tonnes récoltées soit une hausse de 554 tonnes par rapport à l’année précédente alors que la demande réelle potentielle serait de 12 à 15 millions de tonnes métriques.

Certains États produisent trop de cannabis. On pense à l’Oregon, au Colorado et à la Californie. D’autres régions comme le Midwest ont sous-produit. Il faut comprendre que les producteurs ne peuvent pas vendre d’un État à un autre. Donc le cannabis a le vent dans les voiles, mais le bateau n’avance pas. En fait, il recule. Et cela se passe au pays emblématique du capitalisme qui est incapable d’organiser le commerce de fleurs… 

Au même moment, l’Afrique se réveille et veut se lancer aussi dans le cannabis. La semaine passée avait lieu la Première Conférence africaine sur les risques en santé à Marrakech. On y a discuté des opportunités économiques d’une filière du cannabis médical. Le thème de la table ronde organisée était «Comment réussir le lancement de la filière du cannabis médical en Afrique». C’est amusant dans le contexte ou je viens de démontrer l’échec nord-américain.

LÀ, j’y vais un peu texto :

… l’usage thérapeutique, médical, cosmétique et industriel du cannabis présente des opportunités importantes pour l’économie africaine, appelant à promouvoir le cannabis médical en tant que nouveau traitement contrôlé pour des symptômes et des maladies spécifiques et à établir des principes directeurs éthiques pour réglementer le cannabis médical afin de les mettre en œuvre comme mesure de réduction des risques.

Le Maroc, un des plus grands producteurs de hach au monde, vient d’adopter une loi autorisant, tiens tiens, les usages du cannabis à des fins médicales, cosmétiques et industrielles. Israël était présent à la conférence et entend se positionner comme un leadeur dans la recherche sur le cannabis médical. C’est étonnant comme déclaration car j’ai l’impression que l’État hébreu est déjà en tête de peloton. Alors que le Canada a abandonné les patients du cannabis médical, là-bas, au Maroc, on parlait la semaine passée d’un programme qui permet aux patients de suivre un traitement avec des produits dont le prix serait plafonné. Prix plafonné toi… Mais ces malades sont malades…

Le Maroc s’est doté une Association consultative d’utilisation du cannabis. L’AMCUC veut mettre le Maroc au centre du monde du cannabis. Elle désire aussi que les cannabiculteurs soient formés aux plus récentes techniques pour revamper la culture ancestrale du cannabis.

Chez nous, au Canada, on dirait que nous allons dans le sens inverse. Santé Canada songerait actuellement à abolir le programme médical en place… Cela ne serait pas la première fois. C’est arrivé en 2013. Sans succès heureusement grâce à la décision Allard dont j’aimerais bien vous parlez, mais cela sera une saga pour une autre fois.

Neuf ans plus tard, les experts pensent que Santé Canada va tout simplement éliminer le Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales (RACFM) en prétextant que la Loi sur le cannabis prévoit déjà la possibilité de faire pousser quatre plants à la maison et que cela serait suffisant pour les malades au Canada. Dans le pire des cas, on pourrait passer, pour certains malades de 4 à 8 plants à la maison.

On s’en prend aux malades plutôt que de serrer la vis aux médecins prescripteurs de permis improbables. Il n’y a pas de lobby pour les malades alors que les médecins, eux, sont des pros dans ce domaine…

Oui, le Canada prétend encore à la domination mondiale du cannabis, mais est incapable de s’occuper de son industrie et pire, de ses malades.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

Une histoire d’horreur, ça vous dit pour terminer?

Vous avez vu passer cette recherche partout au Québec et dans le reste du monde à l’effet que l’inflammation des voies respiratoires et l’emphysème étaient plus fréquents chez les fumeurs de marijuana que chez les non-fumeurs et les fumeurs de tabac. Je ne sais pas comment qualifier ces chercheurs ou ces journalistes qui ont publié des phrases faites pour semer la confusion alors que la conclusion de la recherche spécifiait précisément qu’il fallait prendre l’étude avec un grain de sel parce que les fumeurs de cannabis étaient aussi de consommateurs de tabac… Une vraie niaiserie. Il n’y a pas d’autres mots et ce sont des mots que je n’utilise pratiquement jamais…

Ça n’a pas rapport avec le cannabis, mais juste pour démontrer que la drogue semble faire partie du destin humain, les douaniers belges rapportent qu’ils ont saisi tellement de cocaïne en 2021 qu’ils ne sont pas capables de s’en débarrasser adéquatement. En effet, comment se débarrasse-t-on de 100 tonnes de coke? Il est impossible de bruler plus de 1000 k de coke à la fois car cela bloque les filtres de l’incinérateur qui est utilisé.

OK. Puisque les patients médicaux n’intéressent pas notre gouvernement fédéral, pourquoi ne pas s’intéresser aux vaches? Qu’arrive-t-il quand on nourrit des vaches laitières avec des rebuts de chanvre industriel? Là je vous cite texto les conclusions de cette étude :

L’alimentation au chanvre a entraîné des changements dans la consommation d’aliments, le rendement laitier, les fréquences respiratoire et cardiaque, et le comportement. 

Les vaches qui mangeaient du chanvre plutôt que du foin et du maïs bâillaient plus, elles étaient plus détendues. Comme les animaux humains, leurs yeux sont devenus rouges et tombants. Elles sont même devenues temporairement un peu fofolles. C’est bien pour les vaches. Par contre leur lait contenait trop de THC pour être considéré comme sécuritaire selon les normes édictées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. 

Après le syndrome de la vache folle, le syndrome de la vache défoncée vient de naitre. 

La science du cannabis nous prépare une vache relax, cool, bien dans sa peau. Probablement qu’elle va aussi, au passage, produire plus de lait. 

Je parie que l’on va investir plus d’argent pour le bienêtre des ruminants que les humains.

Les patients canadiens vont trouver ça… vache

Et voilà, c’était le 128e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important...

137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

Vous allez bien ? Le chanvre est bon par chez vous ? Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. Parce que je suis pressé. Mais surtout parce que j’en ai besoin… Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi ? J’aimerais vous donner le contexte de...

136 Pot flânage (2023.01.25)

136 Pot flânage (2023.01.25)

Du coq à l’âne, en passant par la Thaïlande, on va flâner dans l’actualité du cannabis. Par exemple, un collège au Nouveau-Brunswick doit annuler sa  formation sur le cannabis, faute d’étudiants… Ou encore en quoi le pot des champs est-il supérieur au pot de bunker?…...

135 Pot flânage (2023.01.18)

135 Pot flânage (2023.01.18)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre...

134 Pot flânage (2023.01.11)

134 Pot flânage (2023.01.11)

Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

133 Pot flânage (2023.01.04)

133 Pot flânage (2023.01.04)

L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

132 Pot flânage (2022.12.21)

132 Pot flânage (2022.12.21)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

#127 Pot flânage (2022.11.16)

#127 Pot flânage (2022.11.16)

Pot flânage!

On fait le tour de l’actualité en prenant notre temps…

  • L’influence de la musique sur la germination des graines
  • L’effet du cannabis sur les cerveaux vieillissants
  • Le cannabis pour faire du bois aggloméré
  • Les effets du marché noir en Californie et à New York
  • Les serviettes hygiéniques et le chanvre
  • Les problèmes de main-d’œuvre dans l’industrie du cannabis
  • La canneberge, c’est comme le pot?
  • Etc.

Bonne écoute!

Liens pour l’épisode #127

Transcription Intégrale de l'épisode #126

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Segment 0 h

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Avant que je passe en mode flânage, j’ai deux ou trois remerciements à faire. J’ai fait un double lapsus la semaine passée. Dans le segment sur le nouveau service de livraison d’Uber, j’ai dit Leafy au lieu de Leafly. Merci à Marchand d’arbre pour sa remarque sur mon erreur.

J’ai reçu un courriel extraordinaire d’une personne qui a fait le tour des épisodes de toPot en quelques jours. Merci pour le courriel hypermotivant. 

Finalement sur Bon Stock, mon nouveau magazine numérique, j’ai publié un article sur la productrice Karine Desjardins, la propriétaire de Vertuose. Un beau partage de Karine et une super réception un peu partout sur le Net. 

Alors, aujourd’hui, ToPot continue de flâner parce que c’est une formule qui fonctionne. C’est ce que vous me dites en tout cas. On m’a dit que j’étais plus coquin… C’est un bon signe. 

OK. Tant qu’à flâner, je me permets de revenir sur un partage de la semaine passée. Je racontais comment Puff Diddy avait acheté une entreprise de cannabis pour 180 millions de dollars. Et bien il a suffi de moins d’une semaine ouvrable pour que des experts remettent en cause son achat…

Un bref rappel si vous n’avez pas eu le temps d’écouter l’épisode 126. Diddy a acheté les actifs de production et de vente de Columbia Care et Cresco Labs. Juste 185 millions de dollars. Pour les vendeurs, c’était une obligation de vendre à cause des exigences règlementaires des législateurs américains suite à leur fusion de 2 milliards de dollars, 

Un marché d’acheteurs quoi… Et là les spécialistes questionnent la diligence raisonnable, en anglais la due diligence effectuée ou pas par l’équipe de Diddy.

Si Combs pourrait devenir le plus grand opérateur d’une entreprise appartenant à une minorité visible, il n’est pas le premier black à investir dans le cannabis. «Jay-Z» Carter, est propriétaire de la marque Monogram depuis 2020. La ou Diddy innove, c’est qu’il pourrait le premier MSO noir à être intégré verticalement… Évidemment, si les autorités antitrusts américaines autorisent la transaction.

Au final tout le monde affirme que la transaction de Diddy est bonne pour tout le monde, mais beaucoup de gens pensent qu’il a payé trop cher… Personnellement, je suis enclin à penser que Diddy a tout réussi dans sa vie. Il semble bien conseillé. Et plus généralement, pourquoi aurait-il perdu soudainement sa perspicacité? 

Parlant de perspicacité, pourquoi ne pas regarder celle du gouvernement irlandais…

La Haute Cour de l’Irlande, un de ses juges en fait, vient d’affirmer qu’il faut interdire la vente d’huile de chanvre importée qui pourrait contenir des traces de THC. Pourquoi? Parce que cela est interdit par la Convention de 1971 sur les substances psychédéliques. 

M. Alexander Owens, c’est le juge, rejette aussi le précédent de l’affaire KanaVape. Cette position de l’Irlande pourrait avoir un gros impact sur les projets de légalisation dans d’autres pays comme l’Allemagne. Donc toute la communauté européenne vient de faire un gros pas en arrière.

Le Canada s’est affranchi de la Convention de 1971. Je me souviens que dans les mois qui ont précédé la légalisation canadienne, Poutine disait que le Canada se positionnait en marge de la communauté mondiale… On souhaite bonne chance aux Russes pour la suite. 

Comment rendre le cannabis plus acceptable? Peut-être en passant par le chanvre et l’alimentation… 

Pour donner une forme à cette vision, un groupe d’industriels américains qui dormait depuis une vingtaine d’années vient de renaitre de ses cendres. Le Hemp Food Association (HFA) croit que leur industrie pour générer un milliard de chiffre d’affaires très rapidement.

Le marché alimentaire et la graine de chanvre sont généralement encadrés par une législation stable et claire pour tout le monde. La FDA n’a pas ou peu de problèmes avec ce type de produits. Donc on parle de produits sans danger, facile à produire et à exporter. 

C’est le pionnier Richard Rose qui relance le groupe qu’il avait mis sur pieds en 1998.

Le chanvre alimentaire dit Rose est le seul produit à base de chanvre vendu partout depuis des années

Il existe des dizaines de millions de clients réguliers 

Ce genre de produit permet de lutter contre le changement climatique 

Il répond aussi à plusieurs des objectifs de développement durable. 

Le raisonnement de l’asso est simple : tout le monde doit manger. Donc le marché potentiel est énorme.

On peut s’abonner gratuitement à l’association, ce que j’ai fait. Je vous encourage à vous inscrire pour comprendre les enjeux et les écueils qui ne manqueront d’apparaitre. Mais aussi tous les bons coups. M. Rose est très présent sur LinkedIn et il est très généreux. Je lui ai parlé il y a quelques mois pour lui demander quel était le produit le plus facile à produire avec des déchets de l’industrie du cannabis. Dans le secteur non alimentaire, il m’a parlé de la fabrication de bois aggloméré. Je voulais être sûr de ne pas dire des bêtises alors voici la définition de Wikipédia pour ce matériau :

Le bois aggloméré — appelé communément aggloméré de façon raccourcie — désigne des panneaux fabriqués à partir de fibres ou de particules de bois. L’ensemble est lié par une colle et pressé à chaud.

OK. C’est bien la vertu. Mais ça prend du monde pour le faire pousser ce cannabis-là. Il est difficile d’avoir des chiffres au Canada, encore plus au Québec, mais on peut tenter de comprendre notre situation en regardant chez nos voisins du sud… Et le problème de main-d’œuvre s’étend évidemment à tout ce qui pousse dans les serres et les pépinières.

J’ai trouvé une enquête qui s’est penchée sur cette problématique. Il s’agit d’une collaboration entre deux universités, Davis en Californie et de l’Université d’État du Michigan, deux universités donc et une association qui s’appelle AmericanHort.

AmericanHort veut représenter l’industrie horticole afin de cultiver des entreprises prospères, et pour que notre industrie améliore les vies grâce aux bienfaits des plantes.

Ça pourrait être la mission d’un groupe de représentation des intérêts de l’industrie du cannabis.

Les buts de leur enquête étaient simples :

  • Mesurer la prévalence des problèmes de main-d’œuvre
  • Comprendre l’impact de la pandémie COVID-19 
  • La mesure de l’impact réel des technologies d’économie de main-d’œuvre 

Les résultats sont pour l’année 2021.

On parle de serres et de pépinières sur tout le territoire américain.

  • OK, au pas de course, une synthèse de la conclusion de l’enquête :

  • 2/3 des répondants n’ont pas pu embaucher toute la main-d’œuvre dont ils avaient besoin et que le COVID-19 avait aggravé la situation en 2021
  • 20 % de la main-d’œuvre nécessaire pour fonctionner à pleine capacité manquait
  • La moitié de producteurs ont investi dans des technologies de réduction de main-d’œuvre. 
  • Dans la moitié de ces projets, les sommes investies dépassaient 100 000 dollars.
  • Un peu plus du tiers des producteurs interrogés ont utilisé le programme H-24 qui permet d’engager des travailleurs agricoles temporaires.

Cela ressemble au Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS) qui permet aux producteurs autorisés d’embaucher des travailleurs étrangers temporaires (TET).

La première condition est simple. Des Canadiens et des résidents permanents ne sont pas disponibles pour le travail. 

Que doit-on retenir de ces études? Même les technologies couteuses ne solutionnent pas tous les problèmes. 

On va continuer de flâner aux États-Unis.

Born in the USA, la première poursuite pour publicité mensongère…

Il y avait de l’action ces dernières semaines donc avec, entre autres, une poursuite en Californie de deux consommateurs contre les sociétés DreamFields Brands, Inc. et Med for America pour publicité mensongère. 

La marque annonçait que leur joint vous transporterait sur Mars plus rapidement qu’Elon Musk. Le produit aurait été mal étiqueté et contiendrait moins de THC qu’annoncé. Les gens sont prêts à payer plus cher pour un produit à forte teneur en THC. Ici, l’argument décisif est que l’écart entre la teneur annoncée et la teneur réelle après évaluation dans un laboratoire est plus grand que la marge permise de 10 %.

La poursuite parle de concurrence déloyale, de publicité mensongère et de fausse représentation. Elle exigerait, entre autres, en fait la poursuite demande, elle ne peut pas exiger, des dommages et intérêts. Au Canada, je ne crois pas que cela soit déjà arrivé. J’ai entendu parler d’un écart de 9 % pour un produit au Nouveau-Brunswick la semaine passée. Ce producteur aurait été sauvé par la règle du 10 % également adopté par le Canada. 

C’est une saga pour une autre fois, mais le 10 % c’est une compétence fédérale de santé, Statistique Canada hein, mais une province pourrait-elle tenter d’imposer une autre norme? 

Impossible d’entrer dans la tête du législateur. C’est un fait. Mais le cannabis lui peut entrer dans le cerveau de tout le monde. M. Legault est né en 1957. On peut dire qu’il n’est pas jeune en termes d’âge. Et que vient-on d’apprendre? Il y a un lien pour les curieuses dans les notes de l’épisode… On vient d’apprendre grâce à la recherche de Karli K. Watson que consommer du cannabis pourrait être une bonne chose pour le cerveau des personnes âgées.

Avant d’aller plus loin, c’est quoi une personne âgée? Est-ce que M. Legault est une personne âgée? On va se trouver une réponse facile en utilisant la définition de la recherche. L’âge d’une personne âgée est compris entre 60 et 88 ans. Le premier ministre du Québec est considéré comme une personne âgée… dans cette recherche. Pas au Québec où il pourrait au pouvoir pour les 40 prochaines années. 

En gros, le cerveau d’un animal humain de 60 à 88 ans, un vieux quoi, réagit mieux au cannabis que celui d’un adolescent. Ce n’est pas une opinion. Ça se mesure. 

Une fois c’est un étudiant universitaire qui s’appelle Bharat Biswal. On est en 1992 dans le Wisconsin. Le gars découvre que le cerveau de l’animal humain, même au repos, et bien notre cerveau au neutre nous informe de son déclin. r Son test s’appelle rsFC ou Resting state functional connectivity. En français, connectivité fonctionnelle à l’état de repos. Le sujet a sa page Wikipedia en anglais avec quelques traductions. J’y vais par ordre alphabétique :

Arabe, cantonais, chinois, Perse. Suivant une demi-douzaine de variations, un pour Macau. Oh Macau. Le paradis des mauvais garçons. Pour vrai, c’est le titre d’un film de Josef von Sternberg avec Robert Mitchum et Jane Russel. 

Nick Cochran, un américain en exil à Macao, peut sauver sa réputation s’il aide à capturer un seigneur du crime international. Infiltré, peut-il tromper les méchants et, en même temps, courtiser la belle chanteuse et petite escroc, Julie Benson?

C’est le résumé de Imdb.

Le titre de la recherche dont je vous parle est «Consommation de cannabis et connectivité fonctionnelle de l’état de repos dans le cerveau vieillissant». En voici les grands constats :

  • La retraite est le début d’une consommation de cannabis qui quadruple. Les chiffres de ventes confirment que les boomers sont une cible de choix pour les producteurs autorisés.
  • Le cannabis nous affecte différemment selon notre âge. Vulnérabilité en bas âge d’un côté et avantages évidents en vieillissant de l’autre.
  • Il y aurait une association entre le fait de consommer du cannabis et une connectivité fonctionnelle de l’état de repos amélioré.

Est-ce que le cannabis provoque des transformations positives dans le cerveau? On ne peut l’affirmer.

Est-ce que le cannabis ralentit ou empêche le déclin normal de la connectivité du cerveau dû à l’âge? On ne peut l’affirmer. Mais la consommation de faibles doses quotidiennes à partir de 55 ans aiderait à diminuer la dégénérescence du cerveau.

On flâne.

Plus on avance dans le déploiement de la légalisation au Canada, plus on apprend des choses intéressantes. Ici, par exemple, je vous présente une étude transversale qui existe depuis 2019. Plus de 15 000 répondants d’âge légal qui étaient des consommateurs de cannabis au cours des 12 derniers mois

Voici plus ou moins texto la traduction de la conclusion…

Trois ans après la légalisation, les consommateurs canadiens de cannabis avaient généralement des perceptions de plus en plus favorables des produits légaux par rapport aux produits illégaux — à l’exception du prix — avec des variations selon les provinces et la fréquence de consommation de cannabis. Pour atteindre les objectifs de santé publique de la légalisation, les gouvernements fédéral et provinciaux doivent s’assurer que les produits de cannabis légaux sont préférés aux illégaux, sans pour autant attirer les non-consommateurs.

Capter le marché sans faire de promotion en d’autres mots. Le leitmotiv de la SQDC.

C’est au Québec que les prix sont les plus bas au Canada. Mais pour beaucoup de gens, c’est encore trop cher.

Dans un autre genre, j’ai vu passer une recherche sur l’effet de la musique sur les plantes. Il n’y avait pas de cannabis dans cette expérience qui a confirmé l’influence de la musique sur le développement des plantes. Il a été observé comment ces organismes modifient leur cycle de vie en réponse à des stimuli sonores externes. 

Moi je serai un PA et je me mettrais sur ce dossier-là rapidement. Bientôt on va voir des tests du même cultivar soumis à du heavy metal ou de la musique classique. Une belle histoire à suivre, non?

On disait il y a quelques minutes que les produits de chanvre dans l’alimentation nourrissent un marché captif. Ben oui, on doit tous manger. En flânant, j’ai trouvé un autre type de produit qui concerne la moitié des gens qui doivent manger… Les femmes. Quelle est la caractéristique dont je parle? Les menstruations. Et oui, en flânant j’ai trouvé une recherche qui s’intéresse aux produits de chanvre et à l’hygiène féminine. En fait on a évalué l’effet des serviettes hygiéniques en chanvre sur la microécologie vaginale.

La conclusion? J’y vais texto encore une fois.

 Pour les femmes sans inflammation vaginale, l’utilisation de serviettes hygiéniques en coton de chanvre pendant les menstruations peut aider à maintenir l’équilibre de la microécologie vaginale pour prévenir les infections de l’appareil reproducteur.

Parlant de gros bon sens, vous avez sans doute remarqué que les élections récentes aux États-Unis ont excité la planète cannabis qui rêve d’y faire fortune… Même chose en Allemagne. Mais dans les deux cas, c’est un pas en avant et deux pas en arrière. 

Le grand spécialiste de ce genre de truc, c’est Kenzi Riboulet-Zemouli dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur toPot. Il juge le document de 12 pages publié par l’Allemagne «parsemé d’erreurs» et «mal conçu». Matt Lamers de MJBiz a dit quelque chose de similaire lorsque le papier de la position allemande a été publié ou coulé par on ne sait qui à la presse. Personne n’a encore vu les arguments juridiques allemands. Par contre, sans défier les cadres légaux déjà en place, l’Allemagne semble vouloir contourner les problèmes sur la route de sa légalisation.

Malgré tous ces bémols, les géants canadiens continuent de s’énerver le poil des jambes en pensant que le chemin est déjà déblayé pour envahir ces nouveaux marchés… Ce n’est pas demain la veille. Mais ça plait aux boursicoteurs.

OK. Un dernier partage… La canneberge à beaucoup de choses en commun avec le cannabis. D’abord, la période de la récolte qui va de la fin septembre à la fin d’octobre…

Mais il y a beaucoup plus évidemment, sinon je n’en ferais pas tout un plat d’accompagnement. C’est d’autant plus pertinent que dans beaucoup d’endroits où la canneberge dominait l’activité économique, elle est maintenant dépassée par la culture du cannabis. C’est déjà le cas chez nos voisins du Massachusetts.  

Vous avez sans doute deviné que la canneberge et le cannabis ont en commun les terpènes. Et oui, les fameux terpènes. La canneberge contient beaucoup de terpinéol, de limonène et de nérol. Mais comme pour le cannabis, il y a d’autres terpènes et plus faibles quantités. On sait d’ailleurs depuis le début des années 60 que les terpènes déterminent l’arome et la saveur de la canneberge.

Si vous souffrez d’un choc posttraumatique, il vous faudra peut-être éviter les attaqua à Noël car le pinène qu’elles contiennent pourrait selon certains experts potentialiser le souvenir des évènements ayant causé le traumatisme initial.

Vous ajoutez de la cannelle et des clous de girofles dans votre recette de canneberge? Ces deux épices contiennent beaucoup de caryophyllènes. Le gingembre? Il est rempli de bisabolol que l’on retrouve aussi dans le cannabis, mais pas que… Le bisobolol est antiinflammatoire  et on le retrouve aussi dans la camomille sauvage et l’huile de bergamote, donc dans le thé Earl Grey. Je me demande si les spécialistes de la cuisine au cannabis tiennent compte des propriétés spécifiques des épices qu’ils utilisent dans la confection de leurs repas… 

OK. Un dernier partage flânage… 

Si on veut comprendre la réalité du marché noir au Canada, il faut regarder aux États-Unis pour avoir des chiffres et des opinions précises. Il semble que le marché noir de la Californie domine le marché légal 6 ans après la légalisation. On blâme là aussi les taxes et la frilosité des différents législateurs. Alors que New York à légaliser en 2021, on craint que la lune de miel provoqué par la nouveauté de la légalisation arrive à sa fin. Les acteurs de l’industrie croient que la solution réside dans la prolifération des points de vente. On sait que cela n’est complètement vérifié dans les faits. La SQDC en est la preuve. Dans les derniers mois, la croissance de ses ventes était plus forte que celles des provinces où le privé domine.

Mais le marché noir mine aussi la confiance des investisseurs potentiels… Pourquoi investir dans un secteur économique où les tricheurs ont pignon sur rue et des sites internet qui promettent la livraison dans la demi-journée? Si on veut de nouveaux investissements dans le secteur du cannabis, ce ne sont pas des profits qu’il faut promettre. C’est une absence de marché noir… Un marché noir qui s’affiche d’ailleurs sans retenue sur les réseaux sociaux. Facebook va vous éjecter pour avoir osé contredire votre gouvernement, mais vous pouvez y faire concurrence à la SQDC sans problème. Facebook, comme le marché noir, marche à l’argent…

Et voilà, c’était le 127e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important...

137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

Vous allez bien ? Le chanvre est bon par chez vous ? Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. Parce que je suis pressé. Mais surtout parce que j’en ai besoin… Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi ? J’aimerais vous donner le contexte de...

136 Pot flânage (2023.01.25)

136 Pot flânage (2023.01.25)

Du coq à l’âne, en passant par la Thaïlande, on va flâner dans l’actualité du cannabis. Par exemple, un collège au Nouveau-Brunswick doit annuler sa  formation sur le cannabis, faute d’étudiants… Ou encore en quoi le pot des champs est-il supérieur au pot de bunker?…...

135 Pot flânage (2023.01.18)

135 Pot flânage (2023.01.18)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre...

134 Pot flânage (2023.01.11)

134 Pot flânage (2023.01.11)

Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

133 Pot flânage (2023.01.04)

133 Pot flânage (2023.01.04)

L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

132 Pot flânage (2022.12.21)

132 Pot flânage (2022.12.21)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

#32 Gabriel Bélanger – Toutes les chimies du cannabis –

#32 Gabriel Bélanger – Toutes les chimies du cannabis –

Vous allez bien?

Le chanvre est bon par chez vous?

 

Gabriel Bélanger est occupé.

Sa feuille de route parle pour lui :

12 projets dans la dernière année.
4 projets actuellement dont plusieurs dans son coin…

La belle Beauce.

Il est tellement occupé qu’il a oublié de se vanter. Comment ça ?

😉

Bonne écoute !

 

Le site de Gabriel Bélanger.

 

1 Présentation de GB
2 Comment on se retrouve dans l’industrie du cannabis ?
3 Un condensé d’expériences
4 Ordre & ordonnancement
5 Évolution des exigences de Santé Canada
6 Les institutions financières n’aiment pas l’industrie du cannabis…
7 Une histoire vécue
8 Une aide au crime organisé ?
9 Péter la baloune rapidement, c’est payant
10 Refus par écrit SVP !
11 Le gramme à 50$
12 La stratégie du « flip »
13 La surtaxe au sale cannabis
14 Sauver un million facilement…
15 Le meilleur ami de la PA, c’est la municipalité

 

#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

#111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important...

137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

Vous allez bien ? Le chanvre est bon par chez vous ? Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. Parce que je suis pressé. Mais surtout parce que j’en ai besoin… Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi ? J’aimerais vous donner le contexte de...

136 Pot flânage (2023.01.25)

136 Pot flânage (2023.01.25)

Du coq à l’âne, en passant par la Thaïlande, on va flâner dans l’actualité du cannabis. Par exemple, un collège au Nouveau-Brunswick doit annuler sa  formation sur le cannabis, faute d’étudiants… Ou encore en quoi le pot des champs est-il supérieur au pot de bunker?…...

135 Pot flânage (2023.01.18)

135 Pot flânage (2023.01.18)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre...

134 Pot flânage (2023.01.11)

134 Pot flânage (2023.01.11)

Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

133 Pot flânage (2023.01.04)

133 Pot flânage (2023.01.04)

L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

132 Pot flânage (2022.12.21)

132 Pot flânage (2022.12.21)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...