#123 Pot flânage (2022.10.19)

#123 Pot flânage (2022.10.19)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui on continue nos sessions de flânage ensemble.

ToPot est produit au Québec et nous célébrons cette semaine le 4e anniversaire de la légalisation du cannabis au Canada. Les consommateurs ont de bonnes raisons de se réjouir même si tout est loin d’être parfait. Il y a 4 ans, on avait accès a des produits dont on ne savait rien. Aujourd’hui, il y a trop de produits sur le marché. Et sans dire que le consommateur a le bon bout du bâton, sa position n’a jamais été aussi bonne. 

Alors aujourd’hui, c’est avant tout l’occasion de célébrer les producteurs qui travaillent très durement pour proposer des cultivars dont on ne savait qu’il y a à peine quelques mois. C’est le temps de reconnaitre leur courage ou leur inconscience. Certains de ces entrepreneurs, qui n’avaient réussi à faire pousser un pissenlit, sont maintenant à la tête d’entreprises qui vendent de tonnes de cannabis. Et derrière ces entrepreneurs, il y a une armée de travailleuses et de travailleurs qui, chaque jour, se présentent à l’usine pour produire des fleurs et plein de produits dérivés. 

Bon flânage!

Transcription Intégrale de l'épisode #123

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui on continue nos sessions de flânage ensemble.

ToPot est produit au Québec et nous célébrons cette semaine le 4e anniversaire de la légalisation du cannabis au Canada. Les consommateurs ont de bonnes raisons de se réjouir même si tout est loin d’être parfait. Il y a 4 ans, on avait accès a des produits dont on ne savait rien. Aujourd’hui, il y a trop de produits sur le marché. Et sans dire que le consommateur a le bon bout du bâton, sa position n’a jamais été aussi bonne. 

Alors aujourd’hui, c’est avant tout l’occasion de célébrer les producteurs qui travaillent très durement pour proposer des cultivars dont on ne savait qu’il y a à peine quelques mois. C’est le temps de reconnaitre leur courage ou leur inconscience. Certains de ces entrepreneurs, qui n’avaient réussi à faire pousser un pissenlit, sont maintenant à la tête d’entreprises qui vendent de tonnes de cannabis. Et derrière ces entrepreneurs, il y a une armée de travailleuses et de travailleurs qui, chaque jour, se présentent à l’usine pour produire des fleurs et plein de produits dérivés. 

Bon flânage!

Aujourd’hui, c’est à eux que je veux rendre hommage. Tous ces humains qui bossent très dur pour produire des fleurs. Juste des fleurs, mais quelles fleurs!

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Les acquis positifs de la législation :

  • Approvisionnement sûr. 
    • Les produits sont testés
    • Normes d’assurance qualité
  • Choix en progression
    • Section mangeable
    • Préroulé infusé
    • Mise en valeur des produits québécois
    • Hach est devenu une catégorie noble

  • L’étiquettage progresse
    • Irradiation
    • Bio
    • Etc.

Je fais une collection d’étiquettes que je ramasse sur les réseaux sociaux pour suivre les progrès et la créativité des producteurs autorisés et surtout des microproducteurs qui innovent une étiquette à la fois. Je pense aussi à ce que fait TGDO qui partage ses rapports de laboratoire qui sont disponibles à partir des numéros de lots qui sont obligatoirement sur l’étiquette. 

  • Éducation
    • Protection de la jeunesse par rebond
      • Diminution de la consommation
      • «le taux de jeunes âgés de 16 à 19 ans déclarant avoir consommé du cannabis au cours de l’année précédente a considérablement diminué, passant de 44 % en 2020 à 37 % en 2021.»

OVNI ce qui n’est pas interdit est moins intéressant pour les transgressions

Hey Merci MJ!

  • Le site pour les achats en ligne progresse

Les irritants sont nombreux et certains sont mortels pour les entreprises.

  • la surrèglementation
  • le manque de compréhension et d’éducation concernant le cannabis
  • la concurrence du marché illicite
  • Limite de 10 mg par portion et par emballage pour les produits comestibles
  • Taxe d’accice ridicule
    • Comment faire avec la taxe d’accice pour les vins, par exemple?
  • Marketing limité
  • Ensemble de conditions favorisant le marché noir comme des mangeables aux choux-fleurs
  • Limite de possession de 30 g
  • Incompréhension des législateurs des cycles de production du cannabis

À la SQDC, malgré la tutelle législative, il y a, au minimum, une progression.

Les employés sont mieux payés. Non. Sérieusement. On parle du quart des succursales en grève… Est-ce que la SQDC est en train d’apprendre à se passer des cannabissiers, les fameux commis/conseillers? 

D’ailleurs quels rôles jouent les conseillers de la SQDC dans vos achats quand vous allez dans une succursale? Vous arrivez en sachant ce que vous voulez? Vous aimez discuter avec les conseillers? Est-ce une valeur ajoutée dans votre processus d’achat? 

J’ai eu la chance récemment de discuter avec deux conseillers en grève. J’ai également contacté le syndicat, qui, après un premier très bon contact, a disparu de mon radar. Il ne semble pas souhaiter partager leur point de vue. 

Personnellement, je suis ambivalent. Leur mandat est impossible. Alors j’évite de les placer dans une situation difficile en leur posant des questions qui pourraient m’éclairer, mais qui les placeraient dans une situation de travail difficile.

Et si on parlait deux secondes de cannabis médical.

La demande, en terme économique, n’est pas élastique. C’est pour ça que certaines thérapies coutent un million de dollars par année. C’est aussi pour cette raison que de plus en plus de gens malades se tournent vers le marché noir pour apaiser leur souffrance et parlant de souffrance, Santé Canada a publié le jour de l’anniversaire de la légalisation les résultats d’une recherche sur la consommation de cannabis à des fins médicales et non médicales au Canada.

Les résultats de l’Enquête nationale sur le cannabis ont révélé qu’à la fin de 2020, soit après la légalisation, 1 personne sur 5 (20 %) vivant dans une province a déclaré avoir consommé du cannabis au cours des trois mois précédents, en hausse par rapport à la proportion de 14 % associée à la période ayant précédé la légalisation.

Basées sur un échantillon de grande taille, les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2019/2020 aident à brosser un portrait plus complet de la consommation de cannabis à des fins exclusivement médicales ou non médicales au Canada.

Les données indiquent que plus de 1 personne de 15 ans et plus sur 5 (21 %) vivant dans une province ou un territoire a déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 12 mois précédents. Ce résultat est réparti entre les personnes ayant déclaré avoir consommé du cannabis à des fins exclusivement non médicales (13 %), celles qui en ont consommé tant à des fins médicales que non médicales (5 %) et celles qui en ont consommé exclusivement à des fins médicales (4 %).

Les résidents du Québec sont moins susceptibles de consommer du cannabis exclusivement à des fins médicales qu’ailleurs au Canada. 

On est distinct, on est distinct au Québec.

Le soulagement de la douleur est la principale raison médicale associée à la consommation de cannabis, sauf chez les jeunes qui consomment médicalement pour soulager leur problème de dépression et d’anxiété.

Le joint est toujours le principal mode de consommation.

Près de 3 personnes sur 4 parmi les consommateurs de cannabis à des fins exclusivement non médicales (73 %) et les consommateurs de cannabis à des fins à la fois médicales et non médicales (70 %) ont choisi de fumer le cannabis comme méthode de consommation principale. De plus, 38 % des consommateurs de cannabis à des fins exclusivement médicales ont déclaré le consommer surtout en fumant.

L’information la plus pointue pour moi et peut-être la plus importante pour les prochaines années est la suivante :

Environ 1 personne sur 10 ayant consommé du cannabis au cours des 12 mois précédents a utilisé un vaporisateur.

Ce type d’appareils semble de plus en plus efficace et les prix descendent. Les avantages pour la santé des poumons sont évidents.

Parlant de l’anniversaire de la légalisation, voici une nouvelle qui est passée sous le radar des médias. J’ai trouvé un article de TARA DESCHAMPS de La Presse canadienne publié dans le journal Le Soleil.

Oui, le jour de la célébration de la légalisation canadienne, 3 anciens dirigeants de la société CannTrust Holdings ont décidé de plaider non coupables à des accusations d’avoir fait pousser illégalement des tonnes de cannabis alors qu’ils avaient une licence de production standard de Santé Canada. Les trois dirigeants sont non seulement accusés de fraude, mais également d’avoir facilité son déroulement tout en étant accusé de délit d’initié en plus d’avoir créé de faux documents. 

Les ex-dirigeants accusés s’exposent à un maximum de 5 ans de prison moins un jour et une amende maximale de 5 millions.

Évidemment CannTrust renaitra de ses cendres sous le nom de Phoena Holdings et a récemment reçu un financement de 17 millions de dollars d’une société hollandaise.

Ça, c’était une nouvelle triste le jour de l’anniversaire de la légalisation. Mais il y eut aussi une très bonne nouvelle pour l’industrie québécoise du cannabis. C’est que le producteur autorisé Neptune a trouvé un acheteur pour son usine. C’est PurCann Pharma du Groupe Silicycle qui a racheté pour un peu plus de 5 millions de dollars les installations et les marques de Neptune évalué en juin à 21 millions. La transaction devra être payée en espèce. C’est très bien pour le producteur autorisé PurCann Pharma. C’est merveilleux pour les talents québécois qui pourront continuer de travailler dans un secteur industriel qui les passionne.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

OK, on peut penser que si vous écoutez toPot, vous consommez du cannabis.

Alors j’ai une question toute simple à vous poser, mais ne répondez pas à voix haute…

Est-ce que vous urinez plus quand vous consommez? 

La question n’est pas compliquée.

Mais Luc, pourquoi tu nous poses cette question?

Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous avez un doute, c’est sur… 

C’est que j’ai trouvé une recherche intrigante publiée le 21 septembre 2022 dans The American Journal of Medicine.

L’étude s’intéresse à la vessie hyperactive et à la nycturie. Nycturie est formé de l’affixe d’origine grecque nycti⁠-, «nuit», et urie, «urine». Ça, c’est un nouveau mot pour moi. Et un problème que je ne connais parce que je dors profondément probablement grâce au cannabis.

Plusieurs recherches établissent depuis longtemps que le cannabis peut soulager de certains types de problèmes urinaires, mais cette recherche récente semble aller dans la direction contraire.

Le sujet est important, car les médicaments qui existent pour traiter les vessies hyperactives soulagent certains patients, mais entrainent quantité d’effets secondaires indésirables. Comme la recherche médicale appliquée au cannabis se développe partout, il est normal que la science tente de résoudre cette condition qui affecte une grande partie de la population. 

Les patients inscrits à l’étude étaient âgés de 20 à 59 ans et devaient autodéclarer la fréquence de leur consommation plus d’autre information comme l’âge, le sexe, la race, le revenu annuel du ménage, le ratio revenu familial/pauvreté (RFP), le niveau d’éducation et l’état civil des participants, l’indice de masse corporelle (IMC), le syndrome métabolique, le diabète sucré, l’hypertension et le tabagisme.

Un second questionnaire a permis d’évaluer la présence des symptômes d’une hyperactivité de la vessie.

La conclusion?

Cette étude démontrerait que les consommateurs réguliers de cannabis avaient une probabilité plus élevée de développer et de souffrir d’un problème de vessie hyper plus sévère. Et la nycturie, l’un des symptômes de l’hyperactivité vésicale, était significativement plus élevée chez les consommateurs réguliers. Donc, pour l’instant, en attendant d’en savoir plus, le cannabis semble peu intéressant pour traiter les vessies hyperactives.

Et voilà, c’était le 123e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

#123 Pot flânage (2022.10.19)

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#122 Pot flânage (2022.10.12)

#122 Pot flânage (2022.10.12)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? 

Allez circuler, circuler! Vous entrez dans la zone Pot flânage! 

La zone pot flânage télescope les nouvelles de toute la planète cannabis. Jamais de nouvelles plates, jamais de régurgitation. La terre est ronde, pas plate. Sur toPot, on a toujours une perspective particulière, car le cannabis, c’est avant tout l’accès à d’autres façons de voir le monde.

Et pour illustrer cette mise en perspective, rien de mieux que de croquer à pleines dents la nouvelle américaine qui a fait le tour de la planète même si personne ne semble s’entendre sur le vrai sens à lui donner. 

Le président américain Joe Biden qui a renié toutes les promesses procannabis qu’il a fait pour être élu contre Donald Trump refait le coup à l’approche des élections de mi-mandat, les midterms elections. Oui, le président américain accorderait un pardon aux Américains condamnés pour simple possession de cannabis. Le chiffre repris partout sans réflexion par les commentateurs est 6500 personnes qui auraient été condamnées pour possession de cannabis au niveau fédéral. 6500 personnes que personne n’arrive à identifier. PERSONNE. Je n’ai trouvé aucune liste. AUCUNE. Personne ne sait qui sont ces 6500 personnes. La seule explication que j’ai trouvé pour les «6500 personnes», c’est le nombre d’ouvriers étrangers morts au Qatar…

Bonne écoute!

Lien pour les sources

Transcription Intégrale de l'épisode #122

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Segment 0 h

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? 

Allez circuler, circuler! Vous entrez dans la zone Pot flânage! 

La zone pot flânage télescope les nouvelles de toute la planète cannabis. Jamais de nouvelles plates, jamais de régurgitation. La terre est ronde, pas plate. Sur toPot, on a toujours une perspective particulière, car le cannabis, c’est avant tout l’accès à d’autres façons de voir le monde.

Et pour illustrer cette mise en perspective, rien de mieux que de croquer à pleines dents la nouvelle américaine qui a fait le tour de la planète même si personne ne semble s’entendre sur le vrai sens à lui donner. 

Le président américain Joe Biden qui a renié toutes les promesses procannabis qu’il a fait pour être élu contre Donald Trump refait le coup à l’approche des élections de mi-mandat, les midterms elections. Oui, le président américain accorderait un pardon aux Américains condamnés pour simple possession de cannabis. Le chiffre repris partout sans réflexion par les commentateurs est 6500 personnes qui auraient été condamnées pour possession de cannabis au niveau fédéral. 6500 personnes que personne n’arrive à identifier. PERSONNE. Je n’ai trouvé aucune liste. AUCUNE. Personne ne sait qui sont ces 6500 personnes. La seule explication pour 6500 personnes, c’est le nombre d’ouvriers étrangers morts au Qatar… 

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Par contre, tout le monde sait que les noirs américains emprisonnés de façon disproportionnés pour possession de cannabis comparé à la population blanche.

L’annonce de M. Biden a réjoui l’industrie du cannabis des deux côtés de la frontière. Mais la réalité est différente et il suffit de lire quelques articles sur le site du Last prisonner Project. Si vous ne connaissez pas cette initiative américaine fondée par Andrew et Steve Deangelo, je vous résume son action :

L’idée du projet créé en 2019 est simple : personne ne devrait rester incarcéré pour des infractions liées au cannabis. Les frères Deangelo ont réuni des experts de plusieurs secteurs comme le droit, la politique et l’éducation pour transformer les injustices générées par la politique américaine de la prohibition du cannabis.

Voici la réaction de l’organisation à la nouvelle :

Cependant, la réalité est que la grande majorité des accusations fédérales sont plus graves que la simple possession. De ce fait, la population qui a bénéficié d’une grâce aujourd’hui ne représente qu’une fraction du nombre de personnes ayant fait l’objet de condamnations fédérales liées au cannabis. Comme la Maison Blanche l’a elle-même reconnu, l’annonce d’aujourd’hui n’aboutira pas à la libération de quiconque se trouve en détention fédérale.

Le président Biden a interpelé tous les gouverneurs à agir dans le même sens dans leur État respectif, car la majorité des emprisonnements ne sont pas de nature fédérale. Quand les Américains ne se font pas arrêter en Russie pour possession, leur pays est très actif dans la répression, car des milliers de citoyens américains seront arrêtés en 2022 pour des infractions banales reliées au cannabis. L’organisation NORML USA avance que 350 000 personnes ont été arrêtées pour des délits reliés au cannabis l’an passé. J’ai trouvé un chiffre incroyable. Entre 2001 et 2010, les autorités américaines ont procédé à plus de 8 millions d’arrestations en relation avec le cannabis et 88 % relevaient de la simple possession.

Au Québec, au Canada, beaucoup de gens se sont réjouis de la hausse de la valeur des actions des producteurs autorisés canadiens présents à la Bourse. Mais 24 heures plus tard, la plupart de ses actions sont retombées à un niveau plus bas. Aucun gain réel. L’action d’Aurora vient immédiatement à l’esprit. Et certains observateurs de la politique américaine crient à une seconde manipulation de masse, exactement comme les promesses du candidat Biden avant qu’il soit élu. Je partage ici l’argumentation de Jon Farris, un gars que je suis sur LinkedIn :

1) 

Biden ne pardonne personne, car il n’y aurait pas une seule personne dans une prison fédérale américaine pour simple possession. PAS UNE. Et cela correspond aux déclarations de la Maison Blanche.

2) 

Biden prétend inciter les gouverneurs d’État qui ont déjà déployé des programmes de pardon plus généreux que le sien. Et les États plus à droite ne feront jamais rien sans y être obligés.

3)

Biden demande au Secrétaire à la santé et aux services sociaux et au procureur général de revoir la classification du cannabis. Le président américain aurait pu, tout seul, comme un adulte, changer la classification du cannabis par décret. Il a ce pouvoir qu’il a choisi de ne pas exercer. 

L’ensemble des médias a repris la communication du président Biden au moment crucial des élections de mi-mandat. Biden est un génie… de la propagande… On va forcément en reparler dans les prochains mois.

++++++

Hey Merci MJ!

Si on veut parler d’actions qui ont un impact réel, on peut regarder l’initiative du Canadien Seth Rogen et de sa femme Lauren Miller qui ont ramassé 860 000 $ dans le cadre d’une levée de fond organisé par HFC, leur association caritative qui s’intéresse à la maladie d’Alzheimer. C’est quoi la relation avec le cannabis? Et bien deux super fans de Rogen ont payé chacun 40 000 $ pour un cours de poterie et une séance de consommation de cannabis optionnelle…

++++++

OK. Qui n’a pas entendu que le cannabis n’avait jamais tué une personne? Cette affirmation est répétée partout et même par des gens de sciences… L’actualité nous donne l’occasion de réfléchir. Pourquoi? Et bien il y aurait devant la justice le cas d’une travailleuse de l’industrie qui serait morte à cause d’une exposition prolongée à la poussière de cannabis.   Cela se passe aux États-Unis au site de production de Trulieve au Massachusetts. Selon le rapport d’enquête du OSHA, le Occupational Safety and Health Administration, la dame qui broyait des fleurs pour produire de joints préroulés serait décédée suite à l’exposition à la poussière de Kief. Le kief selon mon dictionnaire est une drogue qui provient des glandes résineuses du cannabis. Vous avez évidemment reconnu les trichomes qui se retrouvent sous le tamis de votre égrenoir à trois étages. Dans un site industriel, c’est la taille du tamis et la quantité de fleurs qui changent.

Transportée à l’hôpital, la dame de 27 ans est morte. 

Une étude australienne récente a démontré qu’il existait des risques similaires dans une usine de chanvre et que l’exposition aux poussières de cette matière pouvait avoir des effets négatifs permanents sur la santé respiratoire des travailleurs. D’autres études similaires incitent à la réflexion sur les risques de travailler dans une industrie qui existe depuis seulement quelques années. 

Alors que Santé Canada s’inquiète de la santé des consommateurs, qui s’inquiète de la santé des travailleurs de l’industrie du cannabis? Il semble exister un lien entre la poussière dégagée par la manipulation du cannabis en usine et des risques avérés de problèmes aux poumons… 

Le Département du travail et de l’industrie de l’État de Washington évoque des «réactions allergiques comme l’asthme, des éruptions cutanées et même une possibilité de choc anaphylactique.

Je ne dis pas que travailler dans l’industrie du cannabis est dangereux pour la santé. C’est le rôle de Santé Canada. Pas le mien. Par contre, il est évident que l’industrialisation du cannabis crée des conditions de travail inédites qui méritent notre attention. 

++++++

Vous pensez vous lancer dans l’industrie du cannabis? Bravo. C’est courageux. J’ai trouvé un témoignage intéressant qui commence par une blague.

Savez-vous comment gagner 1 million de dollars dans l’industrie du cannabis? 

Commencez avec 2 millions! 

Les législateurs font ce qu’ils veulent. Il suffit de penser à Ron De Santis aux États-Unis qui affirme que la Floride dont il est le représentant doit exploiter l’industrie du cannabis… Au Canada, l’arbitraire règne entre les exigences fédérales et provinciales. Le monopole provincial de la SQDC semble opérer dans un pays différent quand on le compare au monopole similaire au Nouveau-Brunswick. 

Voici, en résumé express, les recommandations d’un vétéran de l’industrie.

1) 

Dans l’industrie du cannabis, le temps passe plus vite. Ce qui était vrai hier peut être faux le lendemain. Aussi bien au niveau législatif qu’au niveau des opportunités d’affaires.

2) 

Toute décision à une durée de vie d’un trimestre même si votre entreprise n’est pas cotée à la Bourse. L’agilité consiste ici à être capable de remettre en cause des décisions qui semblaient intelligentes il y a seulement quelques semaines.

3) 

Faire un monofocus sur une seule offre commerciale est une erreur dans l’univers du cannabis. Chaque décision doit créer une multitude d’options. Ce qui est vrai dans d’autres secteurs commerciaux est suicidaire dans le cannabis.

4) 

Investir dans le cannabis, c’est comme la conduite automobile sur une surface glacée. Il est facile d’accélérer. Par contre, maintenir le cap exige beaucoup de doigté et ralentir devient un nouveau risque et il est facile de se faire éjecter de sa trajectoire initiale. 

5) 

Pourquoi construire de nouvelles infrastructures quand il y a des opportunités incroyables sur le marché? Le plus bel exemple récent au Québec, c’est le rachat par Cannara des infrastructures de TGOD pour 10 sous sur le dollar. Oui, TGOD a investi plus de 260 dans ses installations à Valleyfield pour les revendre à Cannara pour une vingtaine de millions. Les ventes de feu ne sont pas une exception dans l’industrie du cannabis. L’opérateur intelligent sait tirer profit de cette situation. Dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre et de l’augmentation du prix des matériaux de construction, la sagesse s’impose.

6) 

Les géants de l’industrie ont longtemps cru que l’intégration verticale était la solution pour créer des profits. Pour survivre et prendre une expansion stable, la solution semble être l’intégration horizontale qui permet de trouver des partenariats avec uniquement des entreprises qui dominent le secteur d’activité.

++++++

Le gouvernement ontarien va faire des jaloux partout dans le reste des autres provinces canadiennes. L’Ontario, en effet, vient de lancer un programme de 136 millions de dollars pour les exploitants de serre, programme qui semble inclure l’industrie du cannabis. Ah, rien de compliqué. Juste un petit coup de pource pour favoriser l’utilisation d’éclairages DEL ou LED si vous préférez. Le but est de rendre les serres plus écologiques.

Le lancement de ce train de mesures incitatives est une initiative du ministère de l’Énergie de l’Ontario qui comprend la place des serres dans le futur de son économie et dans la lutte pour préserver l’environnement.

++++++

Complètement par hasard, j’ai découvert, ou redécouvert le dynamisme de l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick. Je suis tombé sur un document qui s’appelle RAPPORT ANNUEL DU CENTRE D’INNOVATION ET DE RECHERCHE SUR LE CANNABIS POUR LE SÉNAT ACADÉMIQUE. 5—6 pages de constats et au détour j’ai trouvé un bel exemple de partenariat. Et là, je cite texto le document écrit en français!

En dehors du circuit académique, deux collaborations ont été mises en place avec des partenaires industriels, soit avec Greenherb Farms et GrowDoc. Une subvention a d’ailleurs été obtenue dans le cadre de la collaboration avec GrowDoc, ce qui permet d’appliquer des concepts d’intelligence artificielle dans certains projets du CIRC.

GrowDoc est une application pour téléphone. Voici la description de l’application sur le site de GrowDoc :

Votre pathologiste du cannabis en format de poche

GrowDoc a été créé pour identifier la cause des plantes de cannabis malades. Que votre plante se fane ou présente des symptômes sur les feuilles, GrowDoc sera là pour déterminer la cause et vous dire ce qu’il faut faire pour la réparer.

Voici l’exemple parfait de l’intégration horizontale que j’évoquais il y a quelques minutes. Pourquoi réinventer la roue ou une application quand il y a déjà quelqu’un qui sait faire ça?

Le Centre d’Innovation et de Recherche sur le Cannabis, le CIRC a des objectifs simples et précis :

  1. Mettre en place des outils et des procédés pour le transfert technologique rapide des produits et des procédés issus des projets de recherche vers des producteurs autorisés et le milieu médical
  2. Développer d’autres projets de recherche sur l’optimisation de la production de cannabis et des molécules d’intérêt
  3. Mettre en place une infrastructure de recherche de pointe
  4. Établir des collaborations avec des entreprises locales et régionales et les impliquer dans des projets porteurs
  5. Concrétiser des projets de recherche et développement sur la culture du cannabis et ses applications médicales
  6. Encadrer et former de jeunes chercheurs
  7. Transférer les résultats de recherche

Personnellement, je trouve cela enthousiasment. 

Le cannabis au Nouveau-Brunswick est géré par un monopole comme au Québec. C’est la seule chose que nos deux provinces ont en commun. 

++++++

Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que je crois au cannabis de terroir. Le modèle canadien de culture en bunker est très dur, très rough pour l’environnement en bon québécois. Je lisais hier que la Colombie-Britannique a de graves problèmes d’eau. Le Maroc, célèbre pour son hash, vit également une grave crise hydrique. Le titre de l’article dans le journal Le Monde est clair :

Au Maroc, «nous exportons sous forme de fruits l’eau qui nous manque»

Permettez-moi de citer un passage :

Le Maroc est en situation de «stress hydrique structurel», rappelait, en juillet, la Banque mondiale dans un rapport sur l’économie marocaine. Avec 600 mètres cubes d’eau par personne et par an — contre 2 600 mètres cubes en 1960 —, la demande en eau dépasse largement les ressources disponibles.

Les articles sur la situation en Colombie-Britannique ne décrivent la conjoncture en terme technique comme dans Le Monde. C’est le journalisme à la canadienne qui est à blâmer. 

++++++

Par contre, ailleurs, les spécialistes s’intéressent activement au cannabis de terroir. Je pense, par exemple à KARHLYLE FLETCHER qui vient d’écrire un article pour le magazine Cannabis Tech. Le titre du papier est Embracing Nature : Low-Tech Outdoor Cannabis. Et le sous-titre est :

In times of financial trial, low-tech, outdoor cannabis may have a leg-up on the competition.

Je vais résumer les grands énoncés de son plaidoyer.

1)

Cultiver du cannabis low tech, c’est renouer avec le plein air, le soleil, la nature quoi. Il y a dix-mille ans, les humains se soignaient avec du cannabis qui poussait dans les champs. L’apparition du bunker pour la culture du cannabis est récente dans l’histoire de l’humanité. 

2)

Dans le contexte actuel de stress économique extrême, cultiver du cannabis à l’extérieur est une solution bon marché qui nécessite moins d’investissement pour le démarrage et la suite des choses. La situation en Ukraine crée une forte augmentation du cout des engrais. Je n’ai pas encore été capable de chiffrer précisément cette augmentation pour l’industrie du cannabis, mais c’est un poste budgétaire important. Sauf pour les producteurs qui font du bio évidemment.

Cultiver à l’extérieur permet aussi une rotation des cultures intelligente qui augmente la qualité du sol tout en rapportant de l’argent aux producteurs.

Par exemple, le trèfle blanc est un compagnon populaire pour le cannabis. Pourquoi? À cause de son action positive sur les niveaux d’azote dans le sol. Le trèfle blanc est aussi connu pour attirer les abeilles. 

3)

Cultiver du cannabis à l’extérieur est l’occasion de réfléchir aux sources d’énergie alternatives comme le solaire, l’éolien et même l’hydroélectricité. C’est un pas de plus vers l’indépendance énergétique surtout que les exigences énergétiques de la culture extérieure sont minimes comparé à la culture en bunker qui tente de remplacer le vent et le soleil…

4)

Commander des lumières produites en Chine crée une dépendance réelle et exclut les partenaires locaux qui, dans le meilleur des cas, vont prendre un petit pourcentage sur la vente finale. Trouver des solutions locales est avantageux pour tout le monde dans un contexte d’économie circulaire. 

Évidemment, le plus grand défi est de convaincre les consommateurs qui ont, en général, une très mauvaise opinion du cannabis d’extérieur. Et pourtant les grands connaisseurs, je pense à Frenchy Cannoli, expriment souvent leur préférence pour ce dernier, car les terpènes, les flavonoïdes et les cannabinoïdes s’expriment mieux dans le respect de la nature depuis des milliers d’années. Je le dis souvent, il n’y a pas un producteur de champagne qui fait pousser ses raisins en bunker… Y’a une raison. 

Faire pousser du cannabis à l’extérieur est un savoir-faire particulier. La culture low tech du cannabis n’a jamais disparu. Le travail de la police qui trouve chaque année des milliers de plants clandestins est là pour nous le rappeler. 

Il y a un cultivateur québécois qui a remis au gout du jour un petit instrument qui s’appelle uen grelinette. Le même gars a vendu des milliers d’exemplaires à travers le monde d’un petit livre qui explique comment faire plus de 100 000 dollars sur un terrain de plus ou moins un acre. Je prédis qu’il y aura bientôt un livre qui démontrera comment faire autant d’argent sur 200 m2.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! OK Merci.

++++++

OK, je me ramasse.

Un pas en avant peut être avec l’annonce de Joe Biden et un pas en arrière surement avec la ministre anglaise de l’Intérieur, Suella Braverman, qui propose de reclasser le cannabis en classe A. Soudainement, au pays des Beatles et des Rollign Stone, le pot redevient une sale drogue qui sert de porte d’entré à la consommation d’autres drogues dures. Le cannabis est de nouveau associé à la psychose, au cancer et la cerise sur le sunday, le cannabis pourrait être à l’origine de malformations congénitales. Madame Braverman veut des sanctions plus sévères contre les consommateurs de cannabis et serait totalement contre la dépénalisation de cette drogue qui serait un signal culturel dangereux à faire disparaitre rapidement.

++++++

OK on a le temps pour une dernière actualité… C’est la première fois que je parle du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) qui est l’unité du renseignement financier du Canada. 

On dit sur le site du gouvernement que son mandat est de faciliter la détection, la prévention et la dissuasion du blanchiment d’argent et du financement des activités terroristes, tout en assurant la protection des renseignements personnels qu’il détient.

Et bien, selon le CANAFE, les commerces illicites de vente de cannabis en ligne blanchissent leur profit dans des boutiques d’apparences légales qui ont pignon sur rue. Le centre fonde son opinion sur l’analyse de 5000 transactions suspectes entre mars 2020 et mars 2021. Parmi les entreprises qui blanchissent l’argent, le CANAFE à répertorier les catégories suivantes :

  • commerces de beauté et bienêtre
  • vente en gros d’aliments et de boissons
  • vente d’automobiles
  • réparation d’appareils électroniques
  • compagnie de marketing et publicité 
  • des entreprises de construction

Les transferts de fond utilisent toutes les méthodes traditionnelles

  • Courriel
  • Chèques
  • Traites bancaires
  • Dépôts en espèces
  • Cryptomonnaies 
  • et les traditionnels prête-noms.

Les commerces de façades semblent être gérés grossièrement, avec peu de sophistication, ce qui rend les mouvements d’argent facilement détectables.

Les tricheurs trichent mal.

Vraiment, l’amateurisme est partout présent dans le cannabis au Canada…

Et voilà, c’était le 122e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

#123 Pot flânage (2022.10.19)

#123 Pot flânage (2022.10.19)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui on continue nos sessions de flânage ensemble. ToPot est produit au Québec et nous célébrons cette semaine le 4e anniversaire de la légalisation du cannabis au Canada. Les consommateurs ont de bonnes...

#122 Pot flânage (2022.10.12)

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Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?  Allez circuler, circuler! Vous entrez dans la zone Pot flânage!  La zone pot flânage télescope les nouvelles de toute la planète cannabis. Jamais de nouvelles plates, jamais de régurgitation. La terre est ronde, pas...

#121 Pot flânage! (2022.10.05)

#121 Pot flânage! (2022.10.05)

Encore une fois, on flâne sur toPot. Cela veut dire que l’on discute de tout et de rien en apprenant quelque chose. Un café, un bat, c’est le titre d’une chanson de Pépé et sa guitare. Mais cela peut être aussi Bristish American tobacco (BAT) qui pivote vers le...

#120 Pot flânage (2022.09.28)

#120 Pot flânage (2022.09.28)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui on va de nouveau flâner ensemble. On va discuter de l’Expo Cannabis Montréal, de Mike Tyson et de l’article du journal La Presse sur le détournement du programme médical canadien. L’Association des...

#119 Pot flânage! (2022.09.21)

#119 Pot flânage! (2022.09.21)

Aujourd’hui, on va flâner.  Oui, le flânage c’est pas seulement le fun, c’est utile. Pot flânage! va être le titre d’une nouvelle série. C’est amusant de faire des gros dossiers sur le HHC, la santé bucale, les nanoémulsions, les drones, la conduite automobile, le...

#118 Pourquoi le cannabis provoque la fringale (munchies)?

#118 Pourquoi le cannabis provoque la fringale (munchies)?

Alors, comment dit-on munchies en français?  Mon dictionnaire me propose une fringale. Pour moi, le mot fringale appartient au vocabulaire du cyclisme. Quand un athlète oublie de se nourrir, soudainement son moteur stoppe et les coureurs appellent cela «avoir la...

#119 Pot flânage! (2022.09.21)

#119 Pot flânage! (2022.09.21)

Aujourd’hui, on va flâner. 

Oui, le flânage c’est pas seulement le fun, c’est utile.

Pot flânage! va être le titre d’une nouvelle série. C’est amusant de faire des gros dossiers sur le HHC, la santé bucale, les nanoémulsions, les drones, la conduite automobile, le high du coureur, les mangeables, le pot extérieur versus le pot intérieur… Vous voyez le genre. Tous des sujets que j’ai déjà abordés. Mais j’ai envie de papillonner. OUI, papillonner comme dans une discussion plus informelle. Une discussion avec des chums au coin d’une table. Oui, un café, un bat. On discute. J’aimerais faire ça en direct un jour en prenant vos appels… Un jour. 

Je me demande même si je pourrais faire des pauses musicales… Je vais en mettre une dans cet épisode et vous me direz ce que vous en pensez.

Donc, cette semaine, on flâne ensemble avec une thématique très, très large. Oui, on discute en flânant de la croisée des chemins pour l’industrie du cannabis. On flâne, mais vous allez pouvoir consulter des liens pour tous les sujets dont je vais parler. On flâne, mais on flâne en pro…

Alors on flâne. À zéro on commence 3-2-1 ZÉRO.

Transcription Intégrale de l'épisode #119

#119 Pot flânage! (2022.09.21)

INTRO THÈME toPot  (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Segment 0 h

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

Aujourd’hui, on va flâner. 

Oui, le flânage c’est pas seulement le fun, c’est utile.

Pot flânage! va être le titre d’une nouvelle série. C’est amusant de faire des gros dossiers sur le HHC, la santé bucale, les nanoémulsions, les drones, la conduite automobile, le high du coureur, les mangeables, le pot extérieur versus le pot intérieur… Vous voyez le genre. Tous des sujets que j’ai déjà abordés. Mais j’ai envie de papillonner. OUI, papillonner comme dans une discussion plus informelle. Une discussion avec des chums au coin d’une table. Oui, un café, un bat. On discute. J’aimerais faire ça en direct un jour en prenant vos appels… Un jour. 

Je me demande même si je pourrais faire des pauses musicales… Je vais en mettre une dans cet épisode et vous me direz ce que vous en pensez.

Donc, cette semaine, on flâne ensemble avec une thématique très, très large. Oui, on discute en flânant de la croisée des chemins pour l’industrie du cannabis. On flâne, mais vous allez pouvoir consulter des liens pour tous les sujets dont je vais parler. On flâne, mais on flâne en pro…

Alors on flâne. À zéro on commence 3-2-1 ZÉRO.

Le regroupement d’affaires qui est censé veiller aux intérêts de l’industrie du cannabis recevait le mardi 20 septembre ses membres dans le cadre de l’Assemblée générale Annuelle. On y a présenté un PLAN STRATÉGIQUE 2022-2024. On y reviendra peut-être dans un futur épisode. Ce qui a davantage retenu mon attention est le nouveau code d’éthique qui fait 8 pages. On y retrouve un Préambule, les Responsabilités, devoirs et obligations des membres et finalement une présentation du Comité de discipline. Il y a toute une section sur les conflits d’intérêts. On va surement en entendre parler dans les mois à venir. Je m’intéresse particulièrement à la place que l’on fait pour la microproduction au Québec. Donc un gros dossier à suivre.

Mais c’est quoi le flânage? Dans le contexte de la venue au Québec de la Cour suprême du Canada pour l’affaire des 4 plants maison, j’ai pensé que cela serait drôle de connaitre la définition en droit du flânage. C’est drôle, mais ce matin, je réalise que la Cour suprême du Canada a le même acronyme que les Clubs Sociaux de Cannabis (CSC). 

Donc, si quelqu’un vous accuse de flâner, cela veut dire quoi? 

Vous avez déjà demandé à un policier de vous définir le flânage? Ahhh vous n’avez jamais été arrêté par la police. Moi, une seule fois. J’avais 7 ans et j’avais volé des pommes… Mais je ne flânais pas. Donc…

Au Québec, la définition du flânage apparait en 2012. Jusqu’à cette date, chaque municipalité faisait respecter son règlement d’interdiction de flânage de façon arbitraire. Beaucoup de flou et de mou dans la corde… Puis en 2012, un incident à Québec va permettre à la cour de municipale de la même ville d’apporter sa pierre à la construction du droit au Québec. Alors rapidement, une fois c’est un gars de Québec qui décide de se faire bronzer en «string» près du fleuve. La police décide de l’accuser de flânage. Yvan Pouliot, c’est le nom du monsieur qui sera acquitté de l’infraction et la Cour municipale de Québec s’est tout de même longuement questionnée sur l’interprétation du terme «flânage». L’article 5 du Règlement municipal de la ville de Québec disait ceci :

«5. Il est interdit à une personne, sans motif raisonnable dont la preuve lui incombe, de flâner, de vagabonder ou de dormir dans une rue ou dans un endroit public.

Aux fins du présent article, est considérée comme flânant ou vagabondant, une personne qui se trouve dans un des lieux mentionnés au premier alinéa, sans l’autorisation du propriétaire ou de l’occupant des lieux. La preuve de cette autorisation incombe à la personne considérée comme flânant ou vagabondant. […]»

Le tribunal à regarder le Petit Larousse pour s’informer de la définition du mot qui est : 

… se promener sans but, au hasard; avancer sans se presser. Paresser, perdre son temps.

OK.

Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

Et MJ, Salut, tu vas bien?

Mon habituel avec un verre d’eau STP.

Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

Mais cela ne suffit pas. Le tribunal s’intéresse ensuite à la jurisprudence des cours d’appel du Québec et de l’Ontario. Après avoir accompli cette recherche, le Tribunal livre sa propre définition : flâner est le fait de traînasser à un endroit, en mouvement ou non, sans justification.

Le bronzé sera donc acquitté puisqu’il était dans un endroit public offert au public. Les policiers se feront aussi rabrouer pour avoir donné un constant d’infraction reliée à une épidémie d’exhibitionnisme dans la région. Voici texto ce que dit le jugement.

Par ailleurs, la simple présence du défendeur à cet endroit, un jour d’été, à 17 heures, ne peut constituer du flânage. Les circonstances de lieux, de jour, d’heure et d’autorisation du propriétaire ne permettent pas de conclure que le défendeur flâne à cette occasion.

Alors si on vous arrête pour flânage, vous avez déjà quelques munitions pour discuter en douceur avec les forces de l’ordre.

Est-ce que cela serait drôle si je segmentais notre flânage avec un thème musical?

SFX

Dans un autre ordre d’idée, j’ai acheté une once de fleur bio récemment. Mais je l’ai acheté au médical. OUI totalement légalement. Il y avait une différence de prix de 40 $… C’est ma surprise personnelle du mois et peut-être même du trimestre.

SFX

Est-ce que vous fréquentez les réseaux sociaux pour vous informer auprès des influenceurs qui font de critiques/reviews sur les réseaux sociaux?

Il y a actuellement une forme de ressac d’après ce que je peux comprendre de leurs discours. Je ne parle pas d’une personne en particulier. Je parle de plusieurs personnes qui avaient des épisodes YouTube avec des audiences de 30 000 ou 40 000 personnes au début de la légalisation. Ils disent, eux hein, pas moi, ils disent donc qu’ils n’ont plus cette capacité d’attraction parce que YouTube a changé ses algorithmes. Pourquoi? Peut-être l’influence des États-Unis, un pays qui résiste de toutes ses forces à la légalisation du cannabis. 

Hey merci MJ!

Au final, peu importe les raisons, le paysage est en train de changer. On assiste aussi à une professionnalisation du contenu. Meilleure captation vidéo et audio et surtout une postproduction PLUS ambitieuse. 

Le modèle d’affaire de l’influenceur/critique est en transformation. C’est rendu que les gens évitent de prononcer le mot cannabis pour être entendu par leur audience. Quel impact ces changements auront-ils sur l’industrie du cannabis? Je ne sais pas, mais il est sûr qu’il existait certains pipelines pour emmener l’information du PA à la clientèle. Ce modèle sous-terrain existe toujours, mais il est en mutation. 

Je note également que l’audience des sites de critiques sur FB et sur le web en général se transforme. Le nombre de membres par groupes augmente et c’est peut-être le résultat d’une migration de l’audience des influenceurs/critiques vers ces plateformes. Par contre, simultanément, le nombre de personnes présente en ligne sur ces plateformes semblent avoir dramatiquement diminué. 

J’y vois plusieurs raisons. Les voici en vrac :

  1. Les nouveaux consommateurs de cannabis savent maintenant le minimum nécessaire pour acheter avec plaisir et discernement. Le site de la SQDC n’est pas parfait, mais il est suffisamment étoffé pour faire un peu d’éducation. 
  2. Les échanges sur FB et Reddit par exemple peuvent être une expérience contrariante. Je vois tous les jours des gens qui disent taire leur préférence et préférer ne pas s’exprimer, car les réponses de certaines personnes, souvent les mêmes, sont vulgaires, inappropriées et démotivantes. Quand des adultes ont peur de se pogner avec des malotrus, c’est le début de la fin d’une communauté.
  3. La clientèle ciblée par les producteurs autorisés n’est pas dans ces groupes. Un PA n’a pas besoin des vociférations de 30 personnes qui bashent son produit. Il préfère une clientèle comme celle de la SAQ. Quand un client de la SAQ achète une bouteille de vin bouchonnée, il ne se plaint pas sur internet. Il en discute avec son conseiller la fois d’après. Ces groupes vont, à long terme, se transformer et certains vont disparaitre. J’ai en tête deux ou trois énergumènes qui géraient des groupes sur FB en professant leur ignorance de toutes leurs forces. Ces groupes ont disparu et leurs administrateurs, qui n’étaient que des tijoe connaissants, ont disparu ou se sont pacifiés pour survivre à leur passion.
  4. Certains groupes sont noyautés par des membres de l’industrie. Le jupon finit toujours par dépasser et les membres ne sont pas aveugles.
  5. Et finalement et peut-être le facteur le plus important, l’émerveillement initial s’est peut-être émoussé. Ce qui était interdit est maintenant légal.

Même la plateforme twitter s’est vidée de son contenu de cannabis. Pour moi, la plus belle plateforme est LinkedIn. Pourquoi? Je croise parfois le même monde que sur FB, mais je croise aussi des entrepreneurs, des chimistes, des maitres cultivateurs, toutes sortes de monde relié directement à l’industrie.

Je vous donne un exemple. Je me pose une question depuis 3 ans : quel est le taux maximum de THC possibles dans une fleur de cannabis? Grâce à FO Hébert qui est venue deux fois sur toPot, j’ai eu un nom. Celui de Davoud Torkamaneh. C’est un généticien/génomicien spécialisé dans le cannabis. Je l’ai trouvé sur LinkedIn. Bing Bang. Une semaine plus tard, toPot recevait le chercheur pour lui poser quelques questions. Pour les curieuses, l’entrevue sera bientôt diffusée sur Bon Stock. Si vous n’êtes pas un voyageur fréquent sur toPot, Bon Stock est un magazine numérique dédié au cannabis que je viens de lancer. On le retrouve @ www.bonstock.quebec.

OK, puisqu’on parle de transformation, il faut parler de l’Allemagne et l’industrie canadienne du cannabis qui se demande si l’Allemagne va la sauver. Et l’industrie canadienne répète comme un mantra. On a l’avantage du premier arrivé… On a l’avantage du premier arrivé… On a l’avantage du premier arrivé…

Si l’Allemagne ouvre ses portes aux producteurs, est-ce que le Canada obtiendra la prépondérance des commandes? L’industrie canadienne est à genoux et ce n’est pas pour prier. Les quelques grands qui sont déjà en Allemagne se croisent les doigts. Cette fois-ci, c’est peut-être pour prier. L’Allemagne pourrait être le premier pays de l’Union européenne à légaliser cette drogue à des fins récréatives. Avec la meilleure économie en Europe et le double de la population canadienne, le marché allemand pourrait être une bouffée d’air frais pour quelques compagnies.

Je dis quelques compagnies, car pour exporter en Allemagne, coucou, il faut avoir une entreprise aux standards EU-GMP. GMP veut dire Good Manufacturing Practices. Et l’industrie canadienne n’a pas cru bon d’y croire dès le début. Ou elle y a cru, mais elle n’en avait pas les moyens. DONC, pour l’immense majorité des entreprises canadiennes dans le cannabis, l’Allemagne n’est même pas un rêve. C’est juste une impossibilité.

La légalisation est sur les rails, mais la gare n’est pas en vue. Le meilleur horizon, c’est 2024. Donc pas sauvetage de vie avant 2024 et plein d’entreprises ne seront plus en vie alors. Le marché potentiel allemand évalué à 400 tonnes fait saliver, car il ne s’est vendu que 100 tonnes de cannabis au Canada lors de la première année de la légalisation. 

En plus, l’Union européenne est inquiète, ce qui risque de ralentir tout le processus. C’est d’ailleurs exactement comme aux États-Unis ou Biden a été élu en promettant la légalisation et il a fait exactement l’inverse.

Terry Booth, l’ex-PDG d’Aurora Cannabis toujours actif dans le cannabis avance que l’Allemagne allait «être plus dure que le Canada» en termes de lois et règlementations. Non, l’herbe n’est jamais plus verte chez le voisin.

Le plus drôle ou triste c’est la récente bévue monumentale de Tilray. Oui Tilray a enjolivé dans un communiqué de presse la semaine passée, sa rencontre avec les responsables allemands de la lutte contre la drogue. 

On a fait une table ronde avec les autorités allemandes pour donner le coup d’envoi d’un projet de légalisation pour le cannabis non médical à déclarer Tilray, en citant hors contexte ou tout croche, le commissaire pour les questions de toxicomanie et de drogue, M.Burkhard Blienert

La réponse allemande n’a pas tardé… 

Non, il n’y a pas de table ronde avec Tilray à répondu le porte-parole de Blienert à MJBizDaily. 

«Le contenu du communiqué de presse n’est tout simplement pas correct. Nous ne minimisons pas la réunion, car il n’y a pas de coopération et il n’y en aura pas non plus avec Tilray. A aucun niveau pour être clair».

Il serait peut-être utile de savoir qui vend à l’Allemagne à part le Canada qui croit y voir une chasse gardée :

×

Import Country

Amount in kilograms

Canada

6493

Denmark

3726

Netherlands

3,724

Portugal

2413

Australia

1566

Uruguay

848

Spain

705

Uganda

439

Austria

288

Columbia

149

Qui va être le premier pays à dépasser les ventes du Canada en Allemagne? S’il y a une guerre des prix, la Colombie va gagner. Si on parle de faire tourner la machine à profit, je vote pour les Pays-Bas. Les Hollandais sont les gens les plus pragmatiques au monde. Mais c’est une saga pour une autre fois.

On flâne qu’on disait… Alors que sait-on des Perceptions des praticiens de la santé sur les obstacles aux pratiques de prescription du cannabis?

On sait certaines choses parce que c’est aussi le titre d’une étude publiée récemment. Les résultats sont intéressants. Comment ça fonctionne une telle étude? C’est très simple. Une équipe produit un questionnaire qui est diffusé par 24 organisations. 70 personnes l’ont remplie le questionnaire. 71 % étaient des médecins ou des résidents en médecine, tandis que les autres étaient des infirmières, des pharmaciens ou d’autres professionnels de la santé. 

Alors que nous apprend cette recherche?

  1. Seulement (6 %) des répondants ont reçu une formation sur le cannabis médical dans une école professionnelle, mais 60 % ont reçu d’autres formations comme des ateliers, des conférences). 
  2. Plus de la moitié (57 %) ont reçu plus de questions sur le cannabis médical depuis la légalisation du cannabis récréatif, 
  3. 82 % des répondants ont déclaré avoir des patients qui utilisent le cannabis médical. 
  4. Par contre, 56 % se sentaient mal équipé pour discuter de cannabis médical 
  5. 27 % ne connaissaient pas les conditions d’obtention du cannabis médical au Canada. 
  6. Selon eux, les symptômes les plus courants pour recommander le cannabis médical sont la douleur et la nausée
  7. Les conditions les plus courantes pour le recommander sont le cancer et la douleur chronique. 
  8. L’obstacle le plus important à l’autorisation du cannabis médical est l’incertitude quant à la posologie et aux voies d’administration sures et efficaces. 
  9. L’obstacle le plus important à la recommandation ou à l’autorisation du cannabis médical est le manque de données de recherche démontrant son innocuité et son efficacité. 
  10. Conclusions : Nos résultats suggèrent que les professionnels de la santé de tout le Canada qui ont répondu à notre enquête ne sont pas familiers avec les sujets liés au cannabis médical. 

Vous savez que la reine anglaise est morte. Vive la reine. Pardon, vive le fils.

Pendant qu’il y a un changement de garde au Palais, Liz Truss, le nouveau Premier ministre britannique à décider de mettre un stop à la légalisation du cannabis aux Bermudes.

Oui, à peine entrée en fonction, Truss a refusé de donner son autorisation pour le passage d’une une «loi cannabis» aux Bermudes.

Les législateurs locaux ont approuvé un projet de loi, mais il a été mis sur la glace en attente de l’approbation du gouverneur du territoire nommé par le Royaume-Uni.

Mme Truss a été expéditive, car le jour de sa prise de fonctions, elle a informé Rena Lalgie, le gouverneur des Bermudes nommé par le Royaume-Uni, de ne pas approuver le projet de loi tel qu’il est rédigé.

Les 60 000 habitants des Bermudes profitent de la légalisation du cannabis médical depuis 2016. Dans un esprit d’apaisement ou peut-être pour le tourisme, les Bermudes ont aussi dépénalisé la possession personnelle jusqu’à sept grammes.

Allons-nous assister à une crise constitutionnelle entre le Royaume-Uni et les Bermudes?

Le premier ministre des Bermudes David Burt croit que ce refus d’accorder la légalisation du cannabis va nuire gravement aux relations entre les deux pays.

Oui, mais le Canada n’est-il pas l’exemple parfait d’un pays qui a envoyé paitre le Royaume-Uni? Est-ce que les Bermudes pourraient venir demander conseil au Canada?

On revient flâner au Canada… pour examiner un paradoxe.

 Notre marché national du cannabis, c’était 3 milliards $ en 2021. Juste derrière la production de canola et de blé, mais nez à nez avec le soya. Les spécialistes qui ont tout croche depuis les débuts de la légalisation estiment que le marché du cannabis atteindra 8 milliards en $ dans 3 ans.

Mais contrairement aux canola, blé et soya, le cannabis est la production qui offre le plus grand retour sur l’investissement, et bien le cannabis n’est pas encore une plante domestiquée. Mais l’Université de Laval a engagé le génomicien Davoud Torkamaneh pour s’attaquer à ce problème. C’est le même Davoud dont je vous parlais au début de l’épisode. J’ai hâte de publier son entrevue.

On continue de flâner un peu?

Vous savez c’est quoi un EBITDA ou BAIIDA in french?

Le BAIIDA, ce sont les BÉNÉFICES avant intérêts, impôts et dotations aux amortissements. En anglais, c’est le Earnings before interest, tax, depreciation and amortization (EBITDA). 

La force du ratio BAIIDA, c’est qu’il permet de mesurer les performances d’une entreprise en excluant les décisions de financement ou l’environnement fiscal. C’est LE ratio phare. Or la plupart des grandes entreprises canadiennes dans l’industrie du cannabis ont un BAIIDA négatif depuis le jour 1. Rien de rassurant. Surtout qu’un BAIIDA négatif sur plusieurs trimestres est considéré comme catastrophique.

Le BAIIDA EST une très bonne mesure de la rentabilité même s’il ne s’agit pas d’un principe comptable généralement reconnu. Par contre, il est très utile pour comparer la performance des entreprises entre elles. 

Cette mesure qui est très pertinente pour les investisseurs a été mise aux poubelles par l’industrie. Comment? Elle s’est inventé un BAIIDA ajusté… Ça nous prendrait un vrai spécialiste pour explorer ça adéquatement. Je vais conclure ce flânage en vous disant que ces ajustements sont généralement arbitraires et contestables…

La bourse ou la vie disaient les mécréants dans les épisodes de Robin des Bois. Cette la grande bourse qui fait peur ou qui écœurent beaucoup de consommateurs. Sur les réseaux sociaux en tout ça.

Oui, beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux punissent les entreprises qui sont à la bourse… Sont juste la pour l’argent, le lucre comme disaient les avocats dans leur présentation à la Cour suprême du Canada pour les 4 plants maisons. Y connaissent rien à plante… Voyez le genre…

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! Ok Merci.

Heureusement, il y a au moins une entreprise qui prouve que ces commentaires ne sont pas ancrés dans la réalité… Et oui, Cannara qui est coté en bourse va de succès en succès tout en retenant la considération d’une forte majorité de consommateurs. Je veux simplement souligner que Cannara vient tout juste de livrer sa première commande en Colombie-Britannique en plus de proposer pour la première fois une cartouche de vapotage. 

Je regardais les ventes les plus récentes à la SQDC hier et Cannara est partout en bonne position. QcGoldtech aussi occupait dans certaines catégories une très bonne place. Entre la haine sur les réseaux sociaux et le gout des consommateurs, il y a une vraie différence de perception que les chiffres de vente exposent facilement.

Parlant de chiffre de vente, bientôt le Canada va revivre un autre Kroptober. Les couts de production en extérieur tournaient au tour de 10 sous le gramme il y a deux ans. Aujourd’hui je ne sais pas, mais nous aurons bientôt des chiffres. Tous les PA qui veulent vendre leur stock pour extraction sont mieux de se dépêcher, car Kroptober va encore une fois avoir un effet à la baisse sur les prix de vente.

Et si on parlait d’environnement une seconde. Au Canada, l’industrie est tellement aux abois qu’elle n’a pas vraiment le temps pour s’en occuper collectivement. Aux États-Unis, différents États ont déjà commencé à réfléchir au problème. Des chiffres circulent déjà sur les couts pour disposer des déchets de production. Mais il y a des solutions plus simples et les exemples sont nombreux au Québec dans d’autres secteurs industriels. Le journal La Presse présentait cette semaine l’entreprise Malté qui produit des shampoings et des savons faits avec les résidus de céréales de l’industrie brassicole. Une microbrasserie produit autour de 70 tonnes de drêche par année. La drêche est si riche en vitamines et en minéraux, que l’industrie de l’alimentation animale l’utilise. Les humains peuvent aussi en manger.

Un jour, bientôt souhaitons-le, l’industrie du cannabis va trouver des débouchés pour ses déchets. J’en parle dans l’épisode #93 sur l’environnement. Le premier produit dérivé qui me vient à l’esprit est le biochar. 

Ok je dois y aller. Merci d’avoir flâné avec moi. Faites-moi savoir si le format vous plait.

Et voilà, c’était le 119e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

#123 Pot flânage (2022.10.19)

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#122 Pot flânage (2022.10.12)

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Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?  Allez circuler, circuler! Vous entrez dans la zone Pot flânage!  La zone pot flânage télescope les nouvelles de toute la planète cannabis. Jamais de nouvelles plates, jamais de régurgitation. La terre est ronde, pas...

#121 Pot flânage! (2022.10.05)

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Encore une fois, on flâne sur toPot. Cela veut dire que l’on discute de tout et de rien en apprenant quelque chose. Un café, un bat, c’est le titre d’une chanson de Pépé et sa guitare. Mais cela peut être aussi Bristish American tobacco (BAT) qui pivote vers le...

#120 Pot flânage (2022.09.28)

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Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui on va de nouveau flâner ensemble. On va discuter de l’Expo Cannabis Montréal, de Mike Tyson et de l’article du journal La Presse sur le détournement du programme médical canadien. L’Association des...

#119 Pot flânage! (2022.09.21)

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Aujourd’hui, on va flâner.  Oui, le flânage c’est pas seulement le fun, c’est utile. Pot flânage! va être le titre d’une nouvelle série. C’est amusant de faire des gros dossiers sur le HHC, la santé bucale, les nanoémulsions, les drones, la conduite automobile, le...

#118 Pourquoi le cannabis provoque la fringale (munchies)?

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Alors, comment dit-on munchies en français?  Mon dictionnaire me propose une fringale. Pour moi, le mot fringale appartient au vocabulaire du cyclisme. Quand un athlète oublie de se nourrir, soudainement son moteur stoppe et les coureurs appellent cela «avoir la...

#113 Sexy, le refus du marché légal?

#113 Sexy, le refus du marché légal?

Avant de se lancer dans l’épisode, juste vous dire que je vais prendre 2-3 semaines de pause pour recharger les batteries. Cela fait presque 90 semaines de suite que je produis un épisode. Alors, je vais faire comme vous cet été. Je vais me changer les idées. Mais pas trop. C’est que je vous prépare un nouveau projet. Une sorte de magazine numérique avec beaucoup de vidéo, une infolettre, des textes sur l’actualité… Je vous en reparle à la fin de l’épisode et je vous propose de vous inscrire à l’infolettre Bon Stock pour ne rien rater. Ben oui, ça s’appelle Bon Stock. On ne peut pas faire plus Québécois. Je vous en reparle donc. Pour les impatients, c’est bonstock.quebec .

Que sait-on des gens qui sont fiers de consommer sur le marché noir? 

 Des centaines de fois par jour, des citoyens se font traiter d’épais parce qu’ils achètent simplement des produits légaux… Mais s’agit-il vraiment d’une hargne ou d’un état affectif que je n’ai jamais pris le temps d’identifier? Alors c’est aujourd’hui que j’explore pour comprendre un phénomène qui semble échapper à la raison, à la mienne en tout cas…

Donc, je me suis dit que j’allais comprendre la nature de ma propre réaction… Celle d’un découragement momentané doublé d’un jugement sur ma propre incapacité à répondre efficacement à de telles positions. Évidemment, je ne suis pas en croisade. Qu’un citoyen consomme des produits remplis de merde ou pas ne m’affecte aucunement. Pas une seconde en fait. Qu’il s’agisse de pot ou de mélatonine que Santé Canada ne recommande pas pour les enfants. Je ne dis pas que cela m’indiffère. Je précise que chaque citoyen est responsable de sa consommation. Alors, par où commencer?

Bonne écoute!

Lien pour le rapport des citations!

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#112 Maxime Paris: EXKA a des cultivars à 37% de THC… à vendre!

#112 Maxime Paris: EXKA a des cultivars à 37% de THC… à vendre!

Cette semaine, on reçoit sur toPot un entrepreneur québécois qui pourrait travailler dans plusieurs industries différentes! Heureusement, on est chanceux, il a choisi le cannabis! Maxime Paris est donc le fondateur et PDG d’EXKA, une entreprise spécialisée dans la génétique et l’extraction du cannabis. La vision d’EXKA est à la fois simple et complexe : devenir le standard de référence dans le domaine de la génétique et de l’extraction du cannabis.

Et que diriez-vous d’un cultivar qui ferait 37 % de THC?

Nous en discutons dans l’épisode. Et les curieuses vont trouver la fiche technique du Black Mountain Side… 

Le temps de floraison est de 9 à 10 semaines. Peu de feuilles. Pousse au début dans un Jiffy et ensuite dans du coco. La culture peut se faire en bunker, en serre ou en extérieur. C’est un des phénotypes de la variété «Girl Scout Cookies» qui contient du «Durban Poison» et du «0G Kush». Il s’agit d’une variété indica qui a fini à la troisième place de la Seattle Cannabis Cup en 2014. Ses bourgeons très denses sont verts avec des traces de violette. L’arôme du produit est doux et mentholé avec du linalol, de la caryophillene et de la limonène. Les curieuses et les PA intéressés vont aussi trouver dans les notes de l’épisode plusieurs rapports de laboratoire en prime. Merci à EXKA pour ce partage.

Bonne écoute!

LIEN pour le cultivar  37% de THC

https://mbe.io/BMS-EXKA

#123 Pot flânage (2022.10.19)

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