135 Pot flânage (2023.01.18)

135 Pot flânage (2023.01.18)

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre licences micro. La compagnie québécoise qui a obtenu une licence de microculture s’appelle Origine Nord-Est Inc. Je suis allé voir qui était propriétaire au registre des entreprises. C’est une femme et elle est l’actionnaire majoritaire. Qu’est-ce qu’on dit? Merdoum pour la suite! 

On débute notre flânage. Voici les liens qui vous donneront un apercu des discussions.

Bonne écoute!

Nouveau recours contre un corps policier

Cannara annonce une proposition de regroupement d’actions

HEXO Corp. annonce le dépôt d’un supplément à la circulaire de sollicitation de procurations pour la nomination de l’auditeur 

Riel Roussopoulos-Indispensable

HEXO annonce cinq nouvelles variétés de cannabis 

Cannabis sector rails against unfair taxes, fees

Effet d’un traitement de quatre semaines au cannabidiol sur la fonction cognitive

Dan Sutton encore!

Le chien de garde de l’industrie alimentaire est (presque) né

Chemical and Biological Studies of Cannabis sativa Roots

Reuse: The Canadian Cannabis Industry’s next step for Dried Cannabis Packaging

Expérimentation sur le cannabis médical : premiers résultats favorables

En Alberta, les consommateurs de cannabis sont invités à faire preuve de modération

Quand l’alcool dans les relations intimes ne fait pas bon ménage

Atomic Flower Cannabis ferme ses magasins en raison de la «saturation du marché»

Trop de magasins de cannabis font chuter les prix, s’inquiètent des détaillants

Des entrepreneurs ouvrent de plus en plus de magasins de cannabis au Manitoba

Pediatric Hospitalizations for Unintentional Cannabis Poisonings and All-Cause Poisonings Associated With Edible Cannabis Product Legalization and Sales in Canada

Canadian-Israeli Cannabis Company Goes Public on Canadian Exchange

The Promised Land of Cannabis?

Getting Control of the Cannabis Post-Harvest Process by Ed Rosenthal

Productivité végétale : premier engagement électoral concrétisé

L’avenir incertain des microdistilleries québécoises

Should Canada follow U.S. lead and make anti-impaired technology mandatory in all new cars?

 

Photo de Gaelle Marcel sur Unsplash

Transcription Intégrale de l'épisode #135

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Il y a eu quelques nouvelles au Québec. L’industrie se dégèle après la trêve des Fêtes.

D’abord il y avait quelques Québécois à l’Expo Lift à Vancouver. C’est toujours bien de voir que le Québec qui fait sentir sa présence à l’autre bout du pays.

Nouveau recours contre un corps policier

Parlant de faire sentir sa présence, la police, en janvier 2022, a fait un raid pour aider un patient médical qui avait évidemment le bon et parfait permis de culture personnelle. La police a tout de même saisi tout son cannabis, lui laissant uniquement 150 gr. Presque un an plus tard, une décision de la Cour du Québec condamne le même citoyen pour avoir possédé plus de 150 grammes dans un lieu autre qu’un lieu public. 

Le groupe SGF a décidé et là je cite leur propre texte :

… nous nous sommes portés volontaires afin de faire appel de cette décision, mais aussi pour poursuivre au civil le corps policier pour le préjudice causé au patient!

Du travail pro bono pour le cannabis? Cela mérite notre respect.

On va suivre ce dossier qui est important. 

Imaginez un raid de la police dans la pharmacie de votre salle de bain…

«Y’a trop de Valiums ici, madame!»

Évidemment, je caricature. Je ne sais rien de cette cause.

Toujours au Québec, Cannara a annoncé une proposition de regroupement d’actions. Cannara est la société en bourse la plus aimée au Québec. Peut-être au Canada. Et peut-être pas uniquement dans le contexte du cannabis. Mais il est vrai que la plupart des consommateurs de cannabis ne savent pas que Cannara est à la Bourse. La qualité du produit et son prix sont très appréciés et très soutenus sur les réseaux sociaux. Cannara a aussi son groupe sur Discord où le lien entre les consommateurs et le boss Nicholas Soziak, est ultra direct. C’est beau à voir. Il y a une fusion réelle. Peut-être le premier bien de consommation courante, le fameux consumer package good, dans le domaine du cannabis au Québec, viendra de chez Cannara.

Donc Cannara a annoncé une proposition de regroupement d’actions.

Là je vous lis texto le communiqué de Cannara :

Cannara est un producteur verticalement intégré de cannabis et de produits dérivés de qualité supérieure avec deux méga-installations de culture situées au Québec et couvrant plus de 1 650 000 pieds carrés, a annoncé aujourd’hui les détails de sa proposition de regrouper toutes les actions ordinaires émises et en circulation de la Société à raison de dix (10) actions ordinaires avant regroupement pour une (1) action ordinaire après regroupement, sous réserve de l’approbation des actionnaires à la prochaine assemblée des actionnaires qui aura lieu le 25 janvier 2023, ainsi que de l’approbation de la TSXV.

Pourquoi Cannara fait ça? 

Son conseil d’administration estime et là, je cite texto de nouveau :

… que le regroupement des actions donnera à la Société une plus grande souplesse dans l’élaboration de ses plans.

D’accord. Que puis-je dire?

Ahhhh, deux grosses nouvelles chez HEXO aussi. 

Un fleuron québécois.

D’abord HEXO Corp. annonce le dépôt d’un supplément à la circulaire de sollicitation de procurations pour la nomination de l’auditeur 

C’est que PricewaterhouseCoopers qui était l’auditeur de HEXO a décidé de ne plus exercer ces fonctions après le dernier exercice que se terminait le 31 juillet 2022. Donc HEXO veut simplement remplacer son auditeur. Pourquoi PricewaterhouseCoopers a pris cette décision? Je ne sais pas et je n’ose même pas une OVNI… 

Des belles nouvelles aussi de chez HEXO dont j’ai pris connaissance dans la presse française initialement. Ensuite, le classique communiqué de presse français-anglais. Rien dans les médias québécois. 

Cette semaine, j’ai le plaisir de vous présenter un ami de l’industrie du cannabis. C’est un montréalais qui a une grande expérience dans le secteur du cannabis. Voici donc Riel Roussopoulos qui nous parle en moins de 5 minutes de la nouvelle qui retenu son attention dans le commerce du cannabis au Canada avec sa propre expérience professionnelle pour éclairer notre compréhension. Riel propose chaque semaine sa vision de l’actualité en format video sur youtube. Les curieuses vont trouver le lien pour aller l’écouter.

Le communiqué est généreux d’informations. Je vais tenter de synthétiser tout ça :

  • D’abord trois nouveaux produits Redecan de HEXO, trois cultivars à THC de 23 à 35 % avec des profils terpéniques élevés. Les maitres cultivateurs de HEXO optimisent leurs souches exclusives.

  • Sex Panther indica
  • Violet Fog indica 
  • Animal Rntz, une combinaison Animal Cookie et RNTZ

Rick Redekop est un maitre cultivateur chez HEXO, mais aussi le cofondateur de Redecan. Il dit que… Moins de 0,5 % de toutes les souches de cannabis que nous avons évaluées ont satisfait les critères internes de HEXO pour faire partie de la nouvelle série TnT de Redecan.

OK. Maintenant HEXO lance aussi deux nouveaux cultivars qui intègrent la gamme Original Stash Brand :

  • Atomik Sour Haze, un sativa
  • Ghost Gelato, un indica

Ces deux cultivars sont l’expression de Brad Carter qui travaille à l’installation HEXO de Masson au Québec. Comme maitre cultivateur, il travaille déjà avec son équipe sur de nouvelles fleurs qui seront disponibles dès l’été 2023. Donc une autre affaire à suivre.

OK. C’est tout pour les nouvelles du Québec…

NON! J’allais oublier.

Vendredi passé était Vendredi le 13 de la SQDC. C’était le vendredi le 13 janvier que la SQDC tranchait et annonçait ses décisions. Pour faire de la place pour de nouveaux produits, la SQDC doit retirer des produits. S’agit-il d’une décision mathématique? Vélocité des ventes genre…

C’est l’impression que j’ai de loin. Une OVNI quoi. J’ai déjà appris que certains produits qui étaient vraiment appréciés par les connaisseurs ne seront plus vendus en succursale.

 La SQDC a donc appelé les PA (producteurs autorisés) à soumettre des offres de produits pour remplir sa matrice. La SQDC peut se permettre de demander un produit qui ne correspond pas aux tendances actuelles du marché. C’est le producteur qui veut entrer à la SQDC qui prend le risque. C’est à la fois la force et la faiblesse du monopole dans sa formule québécoise. Donc on se retrouve avec des PA qui peuvent soumettre 25 produits pour en caser au final deux ou trois. Un PA peut donc simultanément perdre des revenus de la SQDC et devoir engager de nouvelles dépenses pour remplir la commande acceptée. 

C’est en observant l’offre à la SQDC que l’on pourra d’ici quelques semaines déterminer la nouvelle configuration des fournisseurs de la SQDC.

Je parlais de l’Expo Lift au début de l’épisode. L’industrie en a profité pour discuter de l’iniquité de sa situation d’industrie mal aimée.

Cannabis sector rails against unfair taxes, fees est le titre d’un article de Glen Korstrom dans le magazine BIV ou Business Intelligence Vancouver.

Le sous-titre : Les dirigeants, les entrepreneurs et les défenseurs du cannabis se sont attaqués aux taxes élevées et injustes, ainsi qu’aux frais gouvernementaux et aux majorations, lors de la conférence Lift à Vancouver.

 George Smitherman, le boss du Cannabis Council of Canada était là avec ses statistiques. Dan Sutton aussi. C’est un PA très impliqué depuis le début de ce combat. 

Un gars qui s’appelle Jeremy Jacob que je ne connaissais pas à répéter des choses intéressantes.

La Colombie-Britannique permet la vente à l’usine, au bunker ou à la ferme. Farmgate. Donc un PA peut vendre directement aux consommateurs, mais la British Columbia Liquor Distribution Branch (BCLDB) va lui facturer une marge de 15 % pour couvrir les frais logistiques qui sont effectué par le PA. Là je cite texto le texte de Korstom :

Si vous êtes un petit producteur et que vous bénéficiez de la livraison directe, qui est censée améliorer votre compétitivité et vous donner accès au marché, le gouvernement vous fait payer les mêmes 15 %. Mais vous devez maintenant l’entreposer vous-même, l’assurer vous-même, vous occuper de l’exécution de vos commandes, et tout cela a un coût qui s’ajoute à la majoration de 15 %

Jeremy est l’actuel président de l’Association canadienne des détaillants de cannabis et est grandement impliqué dans la réforme règlementaire.

Finalement, Deepak Anand, un consultant de Toronto dans le cannabis continue son action pour faire abolir la taxe sur le cannabis médical.

On a dit qu’on allait flâner. Une drôle d’étude que j’ai vue passer cette semaine.

Est-ce qu’un traitement de 4 semaines au CBD peut avoir un impact sur la fonction cognitive? L’hypothèse de l’équipe de recherche est simple : un traitement au CBD améliorerait la cognition mesurée au début et à la fin des 4 semaines. Et tout ça comparé à un placébo.

Les 70 participants présentaient, selon l’étude, un trouble modéré ou sévère de la consommation de cannabis selon le DSM-5. Tous les participants avaient l’intention d’arrêter de consommer du cannabis. 

La j’y vais texto, il s’agissait… d’un essai clinique de phase 2 a randomisé, en double aveugle, en groupe parallèle et contrôlé par placébo, portant sur l’administration quotidienne de 4 semaines de 200 mg, 400 mg et 800 mg de CBD pour le traitement du trouble de la consommation de cannabis. 

Les conclusions? Encore une fois texto : 

Dans cet essai clinique sur le trouble de la consommation de cannabis, le CBD n’a pas influencé la mémoire verbale différée. Le CBD n’a pas eu d’effets cognitifs larges, mais un traitement de 800 mg par jour peut améliorer la manipulation de la mémoire de travail.

Avant d’aller plus loin, cela veut dire quoi «améliorer la manipulation de la mémoire de travail»?

Et bien, selon Merlin, l’extension pour Chrome qui répond avec des phrases complètes, la manipulation de la mémoire de travail est une forme d’entrainement cognitif qui implique des activités destinées à améliorer la capacité à se rappeler et à traiter rapidement des informations. Il s’agit généralement d’activités telles que des jeux de mémoire, des puzzles et d’autres exercices qui font appel à la mémoire à court terme.

Le CBD le moins cher à la SQDC est le Tyche CBD 250 à 19,90 $ pour 250 mg. Donc pour faire des puzzles plus rapidement, ça coute genre 60 $ avant taxe par jour pendant 40 jours. C’est sur que si tu dois acheter pour 2400 $ de CBD, tu vas arrêter de fumer du THC simplement parce que tu n’as plus d’argent. 

Je trouve que la description de l’étude Un essai clinique sur le trouble de la consommation du cannabis est un peu dévoyé par rapport à son titre :

Le cannabidiol rend-il le cannabis plus sûr? 

On va se trouver un spécialiste, un de ces jours. Une personne qui regarderait cette recherche comme un garagiste inspecte une voiture.

J’ai appris un nouveau mot cette semaine. Grâce à Dan Sutton que j’ai déjà nommé une fois. Il a publié en janvier 2023, juste à temps pour l’Expo Lift, le document CANADIAN CANNABIS POLICY THROUGH AN ECONOMIC LENS C’est signé #StandForCraft. Il y a un lien pour le document dans les notes de l’épisode évidemment. Le document aborde les différents risques potentiels comme un monopole, on peut penser au Québec, mais aussi au Nouveau-Brunswick. Je m’arrête là. Les curieuses iront lire le document. Mais le chapitre suivant s’intéresse aux acheteurs monopsone… C’est quoi un monopsone? Texto du document :

Un monopsone est une structure de marché dans laquelle il n’y a qu’un seul acheteur d’un bien ou d’un service particulier. Lalalalalalala… L’un des effets d’un monopsone est qu’il a la capacité de fixer des prix plus bas que le prix du marché concurrentiel. 

Le plus grand monopsone au monde? J’ai demandé à Merlin :

Le plus grand monopsone est le ministère américain de la Défense, qui est responsable de l’achat de biens et de services d’une valeur de plus de 400 milliards de dollars chaque année.

Je vous dis Son Étymologie avant que je l’oublie :

de l’affixe d’origine grecque mono⁠-, «un seul», et du grec ancien opsōnein, «acheter des victuailles»

Et il y a du nouveau dans l’histoire du cannabis… On connait le refrain : il y a 10 000 ans en Asie… C’est l’hypothèse de la domestication unique. La plus récente hypothèse avance que des cultivars domestiqués d’origine européenne auraient coexisté avec la filière asiatique. Les enseignements des données moléculaires permettent uniquement une estimation de la date. Les plus récentes études archéobotaniques soutiennent cette hypothèse. Plus de recherches sur le sujet permettront de mieux comprendre l’histoire de la plante, mais pourraient aussi nous informer des espèces autochtones et de leur adaptabilité aux territoires.

Et si on flânait un peu côté alimentation?

Une idée à copier… 

Je suis toujours à l’affut d’informations qui nous intruisent sur l’évolution de l’industrie du cannabis. Et l’actualité de l’industrie alimentaire est une toujours une vraie source d’inspiration. Cette semaine j’ai vu passer cette nouvelle :

C’est le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne qui a annoncé le résultat de deux ans de travaux dont les consommateurs seraient les premiers bénéficiaires. On parle ici d’un code de conduite visant à assainir les relations commerciales entre les réseaux d’épicerie et leurs fournisseurs. 

«Si la chaîne [d’approvisionnement] est vraiment en santé, ça veut dire que le consommateur va avoir les bons produits au bon prix…» a dit le le ministre Lamontagne. Cela favorise aussi l’innovation, la création de nouvelles entreprises et l’investissement.

Pourquoi ne pas imiter cette initiative et introduire un code de conduite pour la SQDC qui est dans une situation de monopole? Un tel code de conduite serait-il utile dans l’industrie du cannabis? Quand j’écoute les plaintes officielles et celles faites sous le sceau de la confidence, il est clair que l’industrie du cannabis au Québec et dans le ROC sent le besoin d’assainir ses relations d’affaires. Si je réussis à mettre la main sur ce code de conduite, je vous en reparle évidemment.

Est-ce que vous avez aimé mon idée de recherche sur les racines de cannabis? Dans le dernier épisode, j’ai évoqué la mise en valeur des racines des plants de cannabis qui regorgent de molécules qui valent très chères et qui sont absentes des fleurs et feuilles… Je suis tombé presque par hasard sur plusieurs études qui quantifiaient la quantité et la diversité des molécules présentes dans les racines.

Dans une étude de 2018, près d’une dizaine de composés ont été isolés et identifiés à partir d’une variété de racines de cannabis à forte teneur en CBD. Certains de ces composés présentent des activités antimicrobiennes intéressantes. Les chercheurs commencent à trouver des composés qui pourraient être des marqueurs pour distinguer les racines de la variété CBD. Le monde à l’envers.

J’ai aussi vu passer une belle recherche canadienne qui tentait de répondre à la question suivante :

Que faudrait-il pour que l’industrie du cannabis adopte un centre de recyclage en circuit fermé comme le magasin de bière?

L’étude date de 2020, mais la situation n’a guère changé. Dorotea Bajic, l’auteure de la recherche nous présente le problème, le besoin/la volonté, les mesures déjà prises, le cadre de la solution et, enfin, une proposition de la solution. On ne fera pas le tour de tout le problème, car on serait encore ici demain matin. Mais il existe un problème et l’industrie qui demande de l’aide aux gouvernements va devoir y songer un jour ou l’autre. D’ailleurs, comment une industrie qui détruit une grande partie de sa production peut-elle demander de l’aide au gouvernement? Cela ne sera pas une opinion populaire, mais j’ose dire que cela ne fait pas très sérieux…

Et si on regardait la situation en France?

L’expérimentation française continue d’accoucher de résultats au compte-goutte. Nicolas Authier a présenté les premiers résultats après douze mois d’expérimentation. J’ai déjà eu la chance de l’interviewer dans un direct en France. M. Authier présente plein de résultats, mais j’ai retenu seulement une petite phrase… Voici texto, le contexte et la phrase du Dr Authier :

«Le cannabis médical est un traitement du patient souffrant de douleur neuropathique, plutôt que de la douleur neuropathique elle-même»».

Si vous fréquentez le groupe FB Bon Stock, vous avez peut-être vu le vidéo de la campagne de modération diffusé en Alberta.

La Commission des jeux du hasard, de l’alcool et du cannabis de l’Alberta invite les consommateurs de cannabis à faire preuve de modération. «Find Your Own Moderation» est un vidéo qui présente des gens qui réagissent différemment après avoir consommé des quantités similaires de cannabis. 

C’est un vidéo qui n’est pas alarmiste. Une bonne qualité de production. La conclusion de la campagne est typique… 

Les personnes qui choisissent de consommer du cannabis doivent vraiment le faire de façon mesurée et être entourées de personnes qui peuvent les aider si elles ont des effets secondaires.

J’aimerais que des conseils similaires soient obligatoires pour l’alcool. Pourquoi je dis ça?

En deux secondes, j’ai trouvé un document de l’Association pour la Santé publique du Québec publié il y a quelques mois. Le document s’appelle Stratégie pour prévenir et contrer les violences sexuelles et conjugales : Quand l’alcool dans les relations intimes ne fait pas bon ménage.

Je vais donc reprendre l’énoncé précédent et l’appliquer symétriquement :

Les personnes qui choisissent de consommer de l’alcool doivent vraiment le faire de façon mesurée et être entourées de personnes qui peuvent les aider si elles ont des effets secondaires.

La violence et le battage de femmes, je pense que c’est un effet secondaire de l’alcool. Mais c’est un effet secondaire auquel les politiciens sont habitués. Le cannabis, ce n’est pas pareil. Pourquoi? Parce que.

Une statistique officielle avec ça?

Au Canada, selon des données de 2004, on estime que les agresseurs avaient consommé de l’alcool dans près de la moitié (43 %) des cas observés de violence et d’agression.

OK.

Cette semaine, j’ai encore eu plusieurs discussions sur la non-prolifération des points de vente de cannabis au Québec. Des consommateurs et des acteurs de l’industrie croient que le salut viendrait d’un plus grand nombre de points de vente au Québec. Alors il est toujours pertinent et presque fatigant de constater ce qui se passe ailleurs au Canada… 

Atomic Flower Cannabis ferme ses magasins en raison de la «saturation du marché» à Winnipeg. Le Manitobain Gabriel Fortin-Barbier, propriétaire des deux magasins Atomic Flower Cannabis à Winnipeg a décidé de fermer ses commerces à cause, entre autres de la «saturation du marché».

On se retrouve des fois avec des magasins à chaque coin de rue dans certains coins de la ville. Il y a beaucoup de gens sur la liste d’attente pour d’autres magasins dit-il et «Il y en a encore plus qui vont ouvrir bientôt. […] Avec ce qu’on sait de ce qui s’en vient, on s’est dit qu’on allait fermer et essayer de vendre. On voulait en sortir avant que ça soit trop saturé», dit-il.

Sur la même page du site de Radio-Canada, d’autres titres renvoient à d’autres articles déjà publiés : 

  • Gabriel Fortin-Barbier et ses partenaires ont de nouveaux projets d’affaires. 
  • Aucun dans l’industrie du cannabis.

Et alors que l’on discute de contrariétés, j’ai aussi vu passer une étude transversale qui va faire plaisir au premier ministre du Québec. Cette étude démontre que les provinces qui ont légalisé les mangeables enregistrent une hausse importante des hospitalisations pour empoisonnements pédiatriques non intentionnels. Ces résultats et la je cite encore une fois plus ou moins texto, ces résultats suggèrent que la restriction de la vente des mangeables légaux pourrait être la clé pour prévenir les empoisonnements pédiatriques après la légalisation du cannabis récréatif.

On entend parler des avancements en Israël toutes les semaines. Méchoulam par ici, des exportations par la, y’a toujours des belles nouvelles pour le cannabis en Israël… Encore une bonne nouvelle cette semaine, mais dans le contexte canadien, car une compagnie israélienne de cannabis, Atlas Global Brands Inc, dit vouloir se faire une place au Canada et aux États-Unis. Atlas se négocie maintenant à la Bourse canadienne des valeurs mobilières. Le montage financier est intéressant et là je vais citer Adam Jackson qui est la personne derrière le Green Market Report

L’entrée d’Atlas sur les marchés publics d’Amérique du Nord intervient après la fusion d’un ensemble de sociétés canadiennes et israéliennes par le biais d’une prise de contrôle inversée. En vertu de l’accord, deux sociétés canadiennes de cannabis contribueront à la culture, à la fabrication et à la mise à l’échelle, tandis que les trois sociétés israéliennes fourniront des services d’importation, de marketing, de distribution et de vente de cannabis à des fins médicales.

Richard Carleton qui est à la tête du Canadian Securities Exchange croit que les compagnies comme Atlas vont pouvoir profiter d’aubaines sur le marché canadien, car beaucoup d’entreprises sont a vendre clé en main avec toutes les licences de Santé Canada.

Les compagnies qui ont des sous à investir et qui sont intéressées par le cannabis vont trouver en 2023 d’excellent investissement.

Le métavers et le cannabis font-ils bon ménage?

L’entreprise Cannaverse Technologies croit que oui. Avec son projet Cannaland, Cannavers Technologies veut aider le marché mondial du cannabis. Rien de moins. L’idée est de permettre aux entreprises de créer des marques 100 % numériques. J’ai trouvé ça dans un white paper, un rapport de Cannaverse :

Construit sur la blockchain, Cannaland immerge les consommateurs dans une expérience numérique axée sur le commerce électronique, le divertissement et les jeux, la personnalisation, l’éducation, les dernières recherches et connaissances médicales, les politiques publiques.

Ça va être drôle.

Ah oui, j’ai aussi vu une machine pour les séchages du cannabis pour les petits cultivateurs maison. C’est une machine qui était présentée par Ed rosenthal. Et là je vous présente texto la traduction :

Pour les cannabiculteurs maison, le système Cannatrol Cool Cure ne ressemble à aucune autre solution postrécolte. Grâce à la technologie de pointe exclusive Vaportrol, ce processus unique utilise la puissance de la pression de vapeur pour obtenir des conditions précises et uniformes, quelle que soit la durée de stockage des bourgeons.

Cette machine élégante et stylée élimine le besoin du «burping» et permet de sécher, de traiter et de stocker les bourgeons en une seule opération. Les unités scellées Cool Cure donnent aux cultivateurs la possibilité de surveiller et d’ajuster avec précision la température et le point de rosée de l’environnement autour des bourgeons pour créer des conditions optimales de séchage.

Ces avancées proviennent de l’industrie du fromage et de la viande qui utilisent ce type d’équipements pour faire vieillir plus efficacement les produits. Certains producteurs en Amérique et en Europe utilisent ce genre de procédés pour faire vieillir le hash.

Tout passe par le contrôle de la perte d’eau en n’oubliant jamais que le cannabis, comme la viande et le fromage, est vendu au poids. Un mauvais séchage résulte en un produit de qualité inférieure et irrégulière ou par une perte de revenu. Le Cannatrol Cool Cure se vend 1 600,00 $ US

  • Le système entièrement programmable 
  • 1 kilo de fleurs humides par cycle 
  • L’unité peut aussi stocker 2 k de fleurs finies dans des conditions idéales.
  • Le Cannatrol est préprogrammé, mais chaque paramètre est modifiable

On revient au Canada?

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. André Lamontagne a annoncé que son gouvernement allouera des sommes qui atteindront 20 M$ en 2024 pour améliorer l’efficacité de la main-d’œuvre et des travaux agricoles dans le secteur végétal.

Des ressources pour le cannabis? Impossible de savoir et personne au Québec ne s’intéresse au sujet.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

Je vous parle souvent des microbrasseries pour trouver des terrains de comparaisons. Dans le contexte du Vendredi 13 de la SQDC, la comparaison est plus pertinente que jamais. Mais cette fois-ci, j’utilise le secteur de microdistilleries comme exemple.

La SAQ est fière de commercialiser près de 650 produits du Québec de façon régulière dont 70 vodkas et 200 gins distillés au Québec. Comme à la SQDC, le consommateur n’a jamais eu autant de choix.

Il y avait combien de microdistilleries au Québec il y a 10 ans?

Deux. Versus 70 en 2022.  

Là, je vais citer plus ou moins texto un reportage de Radio-Canada.

… ce développement extraordinaire a un effet pervers : les microdistilleries doivent se battre pour vendre leurs produits et dénoncent le poids des taxes qu’elles doivent remettre au gouvernement.

La compétition est très féroce, ajoute le responsable de la gestion de l’offre et des produits Origine Québec, Simon Bourbeau, à la SAQ.

La SAQ connait le même problème d’espace que la SQDC. Personne n’a encore inventé de tablettes élastiques. 

La SAQ et le SQDC ont exactement le même discours :

C’est le client qui va donc être au cœur de ces décisions.

Et les microdistilleries se plaignent que l’ensemble des taxes représentent environ la moitié du prix de la bouteille. Les producteurs d’alcool peuvent vendre sur les lieux de fabrication. Et la je reviens texto aux explications de Radio-Canada juste pour marque la similitude entre les deux industries :

Depuis 2018, les distilleries ont le droit de vendre leurs produits sur le lieu de fabrication. Un avantage, mais qui représente des coûts : manutention, main-d’œuvre, entretien de la boutique, etc.

Or, les microdistilleries, même quand elles vendent sur place, doivent remettre à la SAQ un montant évalué à 6,52 $ par bouteille qui correspond aux frais d’exploitation de la société, qui n’a évidemment pas engagé de frais puisque le produit a été vendu sur place.

«Est-ce qu’au Québec un maraîcher qui vend des carottes sur place, IGA ou Metro vient piger dans ses poches parce qu’il vend ses carottes sur place? C’est totalement absurde!»

— Une citation de Joël Pelletier, président, UQMD

La SAQ se dédouane exactement comme la SQDC en affirmant que ces montants sont remis au Gouvernement du Québec.

Trois microdistilleries sur quatre disent être en péril financier.

Une petite vite pour finir?

D’ici 2026, toutes les nouvelles voitures fabriquées aux États-Unis devront être équipées d’une technologie permettant de tester la sobriété des conducteurs. Est-ce que le Canada devrait imiter les États-Unis? Je suis curieux de connaitre votre opinion. lucprevost@hotmail.com

Et voilà, c’était le 135e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

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132 Pot flânage (2022.12.21)

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Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

134 Pot flânage (2023.01.11)

134 Pot flânage (2023.01.11)

Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec. 

Oui, la compagnie québécoise 9403-2968 Québec Inc. a obtenu le 6 janvier 2023 une licence de microcultivation.  😉

Aucune licence standard dans tout le Canada.

Que des micros. La tendance se poursuit donc.

Cela veut dire quoi ? 

Qu’il y a un ajustement de la vision des entrepreneurs ! Le cout d’acquisition d’une licence standard coute plus cher, c’est vrai. Et les opérations quotidiennes aussi. Mais l’attrait des micros n’est pas qu’une histoire de sous. Les micros qui apparaissent semblent être poussés par le même vent local qui pousse fièrement les microbrasseries. C’est intéressant d’ailleurs de voir que même si les alcools « faibles » comme le vin et la bière perdent des parts de marché, ce sont les microbrasseries qui progressent dans un segment de marché de la drogue qui recule. Ça fait drôle hein quand quand on dit vin, bière et drogue dans la même phrase. 

Voici la fleur de Julien avec sa perle, telle que promise.

Une guttation de Runtz bio.

Study Summary: Chemical Composition of Cannabis Roots

Wikipédia Ulmus davidiana

https://pubchem.ncbi.nlm.nih.gov/compound/Friedelin#section=3D-Conformer

Google opens door, just barely, for advertising of CBD products

Cannabis au Maroc : plus de 100 licences d’exploitation octroyées

T-4-130 – Exigences en matière d’étiquetage des engrais et des suppléments

Analyse obligatoire du cannabis pour les résidus de principes actifs de pesticides

Massachusetts becomes first state to incorporate marijuana education in driver’s ed

Make Way For the Next Cannabis King

For young people, emotions are highly contagious social viruses

Bon flânage!

luc

PS: l’image de l’épisode a été créée par ChatSonic avec la demande suivante:
«Young adults loitering in urban landscape». L’Intelligence artificielle peut tout faire, sauf comprendre le français.

Transcription Intégrale de l'épisode #134

INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

Bienvenue chez vous! 

Mise en garde (en accéléré…)

toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

J’espère que l’épisode #133 vous a plu. 2023 va être une année importante pour l’industrie canadienne et québécoise du cannabis et je suis heureux d’être ici avec vous. 

Avant de continuer notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine.

Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec. 

Oui, la compagnie québécoise 9403-2968 Québec Inc. a obtenu le 6 janvier 2023 une licence de microcultivation. Aucune licence standard dans tout le Canada. Que des micros. La tendance se poursuit donc. Cela veut dire quoi? Qu’il y a un ajustement de la vision des entrepreneurs! Le cout d’acquisition d’une licence standard coute plus cher, c’est vrai. Et les opérations quotidiennes aussi. Mais l’attrait des micros n’est pas qu’une histoire de sous. Les micros qui apparaissent semblent être poussés par le même vent local qui pousse fièrement les microbrasseries. C’est intéressant d’ailleurs de voir que même si les alcools «faibles» comme le vin et la bière perdent des parts de marché, ce sont les microbrasseries qui progressent dans un segment de marché de la drogue qui recule. 

Ça fait drôle hein quand quand on dit vin, bière et drogue dans la même phrase.

On peut même penser que des microproducteurs autorisés pourraient s’inspirer, voir s’allier avec l’industrie des microbrasseries. Leur mission est similaire et on peut penser que le profil sociodémographique des propriétaires est semblable. En tout cas, il y en a beaucoup qui portent des casquettes. 

Sinon, c’était tranquille au Québec. Je n’ai pas vu de transaction ou de grosse déclaration. 

Faut pas oublier que tout change cette semaine à la SQDC pour les PA québécois. Oui, cette semaine, un vendredi 13 en plus, la SQDC va communiquer ses décisions de commercialisation. Cela devait avoir lieu le 9 décembre 2022, mais la SQDC a unilatéralement décidé de repousser d’un mois son processus. Pas facile quand ton métier consiste à faire pousser des fleurs de voir ton calendrier chamboulé à la dernière minute. Mais c’est le privilège des monopoles d’avoir toujours raison. Je vais sans doute écrire un article sur Bon Stock vendredi avant de pouvoir vous en reparler la semaine prochaine. En tout cas, ce vendredi 13 sera une date historique pour l’industrie. Il y aura forcément plus de malheureux que d’heureux.

Mais on flâne aujourd’hui. Alors je vais m’amuser, puisqu’on flâne, je vais m’amuser donc à faire comme si j’étais au pouvoir. Oui comme dans Si j’étais au pouvoir…, je ferais telle ou telle chose pour développer l’industrie du cannabis. OK. Ça va? Le président français François Hollande a donné une entrevue où il répétait : Moi, président de la République. C’est une anaphore. C’est la répétition d’un mot, d’un groupe de mots au début de phrases successives pour produire un effet de symétrie ou de renforcement. 

Moi, Président du Québec… genre.

 Vous connaissez l’épifriedélanol ou epifriedelanol en anglais. C’est un triterpène. Oui, encore une substance organique présente dans la résine de certains arbres. Comme l’orme de David par exemple.

Wikipédia dit ceci :

Ulmus davidiana, également connu sous le nom d’orme de David, ou orme du Père David, est un petit arbre à feuilles caduques largement répandu en Chine, en Mongolie, en Corée, en Sibérie et au Japon, où on le trouve dans les zones humides le long des cours d’eau à des altitudes de 2000-2300 m (6 500–7 500 ft). L’arbre a été décrit pour la première fois en 1873 dans les collines au nord de Pékin, en Chine.

Depuis une grosse recherche qui date de 2010, on sait que l’épifriedelanol est des inhibiteurs les plus efficaces contre la sénescence cellulaire ou le vieillissement des cellules. Entre autres… Ça vaut 86 $ le gramme pour un acheteur commercial.

Il n’y a pas d’épifriedélanol dans la partie visible d’un plant de cannabis. Mais, mais, mais, il y en a plein de l’épifriedélanol dans ce que jette les producteurs autorisés. Oui, l’épifriedélanol se trouve dans les racines du plant de cannabis. 

Moi, président du Québec… 

Alors si j’étais au pouvoir, je lancerais une recherche scientifique sur la mise en valeur des racines de cannabis. Les Chinois utilisent les racines de cannabis depuis toujours. Je ne vais pas me lancer dans la liste moderne ou ancienne des vertus de l’épifriedélanol. Les deux sont très longues. Mais si j’étais au pouvoir et que je tenais un discours cohérent sur l’économie circulaire, je ferais tout pour valoriser ce que les producteurs jettent et qui vaut plus cher que la plus chère des fleurs disponibles à la SQDC.

Si j’étais au pouvoir, je pourrais aussi aider à la création d’une coopérative qui ramasserait les racines pour faire des études sur l’extraction de toutes les molécules présentes dans les racines de cannabis.

Il s’agit peut-être de très très bonnes mauvaises idées. J’en suis conscient. Mais si j’étais au pouvoir, je rassemblerais 3-4 sachantEs et après une heure, on aurait un projet. Ou pas, si c’est une mauvaise idée. Mais j’ai trouvé une étude qui date de 2021 qui démontre la quantité massive de triterpénoïdes dans les racines des plants de cannabis. Les chercheurs ont réussi à quantifie l’épifriedelinol en fonction du chémovar, de la période de récolte, des conditions de séchage et de l’efficacité de l’extraction à l’éthanol et au CO2 supercritique. Ce n’est pas merveilleux! On transformerait des déchets en or…

C’est quoi la différence entre des terpènes et des triterpènes? J’ai posé la question à un système de recherche doté d’intelligence artificielle. Voici sa réponse texto!

Les terpènes sont des composés volatils responsables de l’arôme et de la saveur de nombreuses plantes et fruits, tandis que les triterpènes sont des composés non volatils qui se trouvent dans les parois cellulaires des plantes et ont diverses activités biologiques.

Une très bonne pour l’industrie du CBD en Amérique du Nord

Google va permettre la publicité pour les produits à base de CBD en Californie, au Colorado et à Porto Rico. C’est tout ce que je sais pour l’instant, mais c’est l’équivalent d’un mouvement de plaques tectoniques.

Vous avez vu la nouvelle, je suis sur… Canopy Growth se retire du marché canadien de la vente au détail de cannabis. On ne va pas faire un chapitre sur ce sujet. C’était écrit dans les astres comme dans désastres… M. David Klein, le PDG, affirme que ce geste permettra à Canopy de se concentrer sur l’atteinte de la rentabilité grâce à des opérations rationalisées au Canada.

Qu’est-ce qu’on dit? 

Merdoum pour la suite.

Ça ne va pas mieux pour Tilray. On parle d’une perte de 61,6 millions US pour le dernier trimestre alors que l’an passé, pour la même période, la société dégageait un profit net de 5,8 millions US.

Dans un registre complètement différent, je voudrais vous parler rapidement d’une photo que j’ai reçue cette semaine de Julien Raymond. Julien est le proprio et le maitre cultivateur de Juste Feu, un microproducteur établi dans la région de Lachute. Cela m’a pris une seconde pour comprendre ce que je voyais. Et soudainement, je me suis rappelé d’un mot que j’avais oublié. Guttation. Oui, la guttation, c’est un phénomène d’excrétion d’eau par les plantes. La photo d’une fleur de son cultivar à succès Runtz parle d’elle-même. Il y a littéralement une grosse goutte foncée sur une de ses fleurs en période de séchage. Les curieuses vont trouver une photo dans les notes de l’épisode. Je vais aussi la mettre sur le groupe Facebook de Bon Stock. 

La sève contient des aliments et des déchets. Ce que je ne savais jusqu’à ce matin, c’est qu’il y a deux types de sève. La sève du xylème s’occupe de tout ce qui transite du sol vers les feuilles. L’autre sève, dite du phloème, transporte les nutriments des feuilles vers les autres parties de la plante. Le sirop d’érable est une sève xylème. La définition de xylème est tissu végétal constituant le bois qui conduit la sève brute.

Et si on faisait un détour par le Maroc! Ça bouge très très vite là-bas. Le Roi s’arrange pour prendre de vitesse tout le continent africain et une partie de l’Europe. Le royaume aurait déjà accordé une petite centaine de licences de production. Selon le journal ObservAlgérie et là je cite texto :

 Ces licences ont été octroyées au bénéfice des agriculteurs exerçant dans des régions spécifiques. En effet, ces agriculteurs sont issus de l’une des trois régions codifiées à savoir Chefchaouen, Taounate et Al Hoceima. Il faut aussi souligner que la deuxième activité concerne la production et l’exploitation de plants, l’importation de semences et plants, ou l’exportation de ces derniers, et il s’agit d’activités menées par des personnes et non par des entreprises. Le reste des activités est réalisé par des entreprises, soit celles liées à la transformation, au transport, à la commercialisation et à l’exportation de cannabis et à l’importation de produits à base de cannabis.

On est très très loin de la bulle financière créée au Canada. Et c’est tant mieux pour les Marocains.

Le radar des consommateurs se rafine depuis les débuts de la légalisation… Certains d’entre eux commencent à se plaindre de l’utilisation des PGR ou régulateurs de croissance des plantes, les plant growth regulators en anglais. Pour augmenter leur production, les PA se servent de ces produits qui sont en fait des hormones synthétiques. Certains de ces produits sont permis par Santé Canada. Le consommateur à deux choix en l’absence de mentions de ces produits sur les étiquettes des produits légaux qu’il achète. Soit tu achètes du bio, soit tu apprends à reconnaitre les fleurs qui ont été traitées avec ce genre de produits. Pour les curieuses, il y a un lien pour 2 articles sur le sujet. Perso, je n’ai pas été convaincu par la description de ces signaux… Le plus fou, c’est que les régulateurs de croissances sont efficaces pour obtenir des cocottes qui sont jolies, mais ils réduisent aussi généralement le % de THC. Et ils donneraient aussi une saveur artificielle aux fleurs… D’un côté, un bag appeal à la hausse et de l’autre un cultivar qui n’a pas accompli tout son destin…

Vous avez fait ce genre de constat avec des produits légaux que vous avez achetés à la SQDC? Vous travaillez dans l’industrie et votre entreprise utilise des régulateurs de croissance permis par Santé Canada? Je suis curieux d’en savoir plus. lucprevost@hotmail.com

Le lien pour tous les produits permis par Santé Canada est dans les notes de l’épisode. Il y en a 96 en tout.

Il est important, par contre, de comprendre que leur utilisation n’est pas forcément illégale. Voici ce que dit le site de Santé Canada :

Les régulateurs de croissance des plantes constituent un sous-ensemble des suppléments qui déclenchent des réactions de croissance spécifiques chez les végétaux (par exemple, une augmentation de la croissance des racines, le développement des pousses, le déclenchement de la floraison, etc.). Les régulateurs de croissance des plantes sont réglementés soit par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), soit par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, selon le mode d’action, le profil d’utilisation et les allégations de rendement.

Fin de la citation.

Le sujet des régulateurs de croissance est captivant. On va y revenir quand j’aurai trouvé un spécialiste pour en discuter avec moi. Vous connaissez un spécialiste… Vous savez où me rejoindre… lucprevost@hotmail.com

Y a pas que des mauvaises nouvelles dans le cannabis. J’en ai vu une bonne nouvelle cette semaine qui provenait du Massachusetts. Il est fort probable que le SEC n’est pas encore enseigné dans les facultés de médecine là-bas, mais si tu suis un cours de conduite dans cet état américain, tu vas devoir étudier un module sur les déficiences cognitives et physiques causées par la consommation du cannabis.

Le nouveau module, intitulé «Shifting Gears: the Blunt Truth about Marijuana and Driving» est une réalisation de l’American Automobile Association. Le programme devrait commencer ce mois-ci, en janvier donc et serait le premier du genre aux États-Unis.

Cela veut dire que 50 000 conducteurs débutants recevraient la formation par an…

La fondation de l’AAA croit que les États américains, à cause de la légalisation du cannabis, seront confrontés à des problèmes provenant de la conduite sous influence du cannabis. 

On va bientôt en reparler, ici ou sur Bon Stock, car j’ai trouvé un document incroyable que je suis en train d’étudier avant de le partager avec vous.

J’ai beaucoup parlé récemment des tonnes de cannabis qui ont été détruits. On vient d’avoir les chiffres pour 2021 et ceux de 2022 et 2023 ne seront pas meilleurs. Si tu produis plus que tu peux vendre, tu fais quoi avec ton surplus?

L’extraction semble être la réponse habituelle et naturellement, il y a de plus en plus d’offres sur le marché, ce qui devrait faire baisser le cout de l’extraction… Oui, c’est un sujet en soi l’extraction au Québec et au Canada. Mais c’est une saga pour une autre fois. On peut par contre dire sans se tromper qu’il y a beaucoup d’avancées technologiques dans ce secteur, des avancées qui seront des facteurs de différenciation dans un marché qui est peut-être déjà surdimensionné par rapport aux besoins réels de l’industrie du cannabis. La Rosin fait à partir de fleurs congelées qui semble être un produit qui va éclater en 2023. Le produit final est génial et peut être consommer de multiples manières dont le vapotage qui plait tant aux consommateurs légaux les plus jeunes. Sa conservation est aussi beaucoup plus simple et sa durée de vie plus longue et plus simple à gérer.

Est-ce que l’on va voir une nouvelle génération de créateurs de produits qui vont simplement agencer les ingrédients actifs pour générer des produits inédits et faciles à consommer? 

La production à façon devrait aussi décoller. Je vous donne un exemple. J’achète depuis quelques années un produit fait à base de margousier. Je mets ça sur le chamois de mes cuissards de vélo. Cela permet de ne pas s’user certaines bouts de peau qui sont assez tendres. La compagnie qui fabrique ça s’appelle Ferlow Botanical. Et bien, je pourrais demain matin demander à Ferlow de me créer un produit de cannabis fait avec des fleurs de mon choix. La compagnie me soumettrait 4 -5 versions initiales et après quelques tests, elle pourrait me fournir des produits que je pourrais vendre partout au Canada. Ce genre de service existe peut-être également au Québec, mais je n’ai pas encore fait la recherche. Vous connaissez une boite québécoise qui offre ce service de fabrication à façon? Faites-moi signe… 

Le premier produit qui me vient à l’esprit serait la création d’un baume cannabis pour aider la cicatrisation des tatouages… Cela pourrait être même une sorte de cheval de Troie pour lancer toute une gamme de produits «styles de vie»! Comment me demandez-vous?

Par contagion qui n’est pas unique à la propagation des maladies…

Nos émotions, la science le prouve régulièrement, nos émotions sont socialement transmissibles. La contagion émotionnelle va être la bonne façon de faire du marketing pour le cannabis. Bienvenue en 2023!

Parlant de contagion et par extension d’absence au travail, la recherche de personnel qualifié s’avère un gros défi pour l’industrie canadienne du cannabis. La grande majorité des salaires ne rendra personne riche et on peut même penser que beaucoup de petites mains de l’industrie vivent sous le seuil de la pauvreté et donc dans la misère. Cela n’est pas propre à l’industrie du cannabis évidemment. Je lisais cette que l’industrie française du luxe fait également face à un problème similaire. 

Le joailler Van Cleef & Arpels, par exemple, fabrique tout en France. Et le grand patron de cette entreprise est très focalisé sur la transmission des savoir-faire essentiels pour la pérennité de l’entreprise. L’industrie du luxe en France a perdu de son lustre, car les petites mains se détournent de ce secteur d’activité très exigeant, mais connu pour être peu payant. Historiquement, l’appel du prestige suffisait. Plus maintenant. Exactement comme dans l’industrie du cannabis où le facteur de nouveauté a dépassé sa date de péremption. Et oui, le cannabis légal ne fait plus rêver. Plus de la même façon en tout cas. Heureusement, l’industrie peut recruter à l’étranger et là, ce qui fait rêver, c’est le salaire qui parait dérisoire aux Québécois… C’est comme pour les racines… Ici on les jette. Ailleurs, on les transforme en profit. En France, les marques de luxes se livrent à des efforts non concertés. À vue de nez, c’est dû chacun pour soi. Au Canada, les principaux acteurs de l’industrie du cannabis n’ont pas cette marge de manœuvre. Verrons-nous un effort commun pour nous assurer d’une relève compétente? Peut-être. Ce que l’on sait pour sûr, c’est que ceux qui savent, les ex du marché noir, eux ne sont pas bienvenus dans l’industrie canadienne. Tant pis pour l’industrie… 

Et si on flânait un peu côté chirurgie? Une grosse recherche est sortie il y a quelques semaines. Je vous lis les prémisses de cette recherche en commençant par le contexte.

Les deux dernières décennies ont vu une augmentation de la consommation de cannabis en raison à la fois de changements réglementaires et d’un intérêt pour les effets thérapeutiques potentiels de la substance, mais de nombreux aspects de la substance et de leurs implications pour la santé restent controversés ou peu clairs. 

Alors en novembre 2020, l’American Society of Regional Anesthesia and Pain Medicine a élaboré des directives pour l’utilisation périopératoire du cannabis. 

La définition de périopératoire?

Qui a trait à toute la période qui entoure une intervention chirurgicale. Par exemple, l’expression soins périopératoires désigne les soins à donner à un patient avant, pendant et après une intervention chirurgicale.  

Alors pour les besoins de l’étude, on a conçu neuf questions. Comme :

Tous les patients qui subissent une intervention chirurgicale ou une procédure nécessitant une anesthésie devraient-ils subir un dépistage des cannabinoïdes avant l’intervention et, dans l’affirmative, quelles informations devraient être obtenues?

Les sujets abordés comprenaient le dépistage périopératoire, le report d’une chirurgie élective, l’utilisation concomitante d’opioïdes et de cannabis en périopératoire…

Les premiers résultats de la recherche?

Les patients chirurgicaux qui utilisent des cannabinoïdes présentent un risque potentiellement accru de résultats périopératoires négatifs. 

Conclusions?

Les médecins doivent-ils dépister le cannabis chez les patients qui subissent une anesthésie? Selon l’Americans Society of Regional Anesthesia (ASRA), les patients qui subissent une anesthésie devraient faire l’objet d’un dépistage pour le cannabis. Pourquoi? Entre autres, parce que selon une recherche produite par le Cleveland Clinic, les non-consommateurs de cannabis souffrent moins que les consommateurs de cannabis le lendemain d’une opération.

Évidemment, les militants procannabis se demande comment on peut réduire les libertés civiles des patients et troubler leur vie privée sur la foi d’une seule étude. C’est le même type de raisonnement auquel se livre le législateur québécois en rendant le cannabis légal pour les plus de 21 ans.

Je ne dis pas que le raisonnement de l’ASRA est faux.

Je dis qu’il y a plus de 42 000 études sur le cannabis, mais le gouvernement français dit qu’il manque encore de recherche. OK.

Dans le cas dont je vous parle, il y a une seule recherche. Et cela est suffisant, semble-t-il, pour tirer des conclusions qui vont impacter des milliers de gens en attente de chirurgie… On dirait que les exigences de la science se modulent en fonction de critères corporatifs ou financiers. Est-ce vraiment raisonnable?

Je disais dans la revue de l’année 2022 la semaine passée que de bas prix, voilà ce que désirent les consommateurs. Cela nous emmène en Colombie où les choses bougent aussi vite qu’au Maroc on dirait.

Prenons l’entreprise Flora (NASDAQ : FLGC). Il s’agirait du plus grand cultivateur commercial de cannabis en Colombie.

On parle de cannabis extérieur qui pousse dans des conditions idéales. Il s’agit donc de culture économique et potentiellement naturelle, c’est-à-dire sans intrant agrotoxique ou même des produits qui pourraient être qualifiés de biologiques. Flora a commencé en septembre 2022 à livrer des isolats de CBD aux États-Unis et des fleurs en Suisse et en République tchèque. Donc l’Amérique du Sud sait aussi naviguer dans les labyrinthes de la réglementation internationale. Flora a depuis vendu et livré des fleurs de cannabis aux États-Unis et en Europe. Juste pour se donner une idée des volumes produits, Flora avait initialement plafonné ses exportations à 43 000 k, mais la forte demande l’a forcé à relever ses objectifs initiaux. L’entreprise a même finalisé l’achat la semaine passée de Franchise Global Health pour ouvrir les vannes en Europe. Franchise Global Health est une société de cannabis médical entièrement intégrée et axée sur l’Europe, avec des expertises en génétique et en culture. Cet achat lui permet aussi d’attendre activement la légalisation du cannabis nonmédical en Europe.

IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. 

J’ai une dernière nouvelle à partager. Je suis attentivement toutes les publications d’un média qui s’appelle The Cannigma. Je vous ai souvent parlé d’eux et du fait que chaque article publié est vérifié par un scientifique. Il y a pharmacien dans l’équipe qui s’appelle Cody Peterson. Et bien ce matin, il a lancé un appel à l’aide, car l’argent provenant de la première levée de fond pour lancer le projet est épuisé. Malgré plus de 5 millions de visites sur son site, The Cannigma va devoir cesser ses activités si de l’argent frais ne rentre pas rapidement. Le cannabis n’est pas facile pour les producteurs autorisés, c’est un fait. Mais toutes les industries en périphérie n’ont pas la vie plus facile. Ce projet était remarquable, mais cela ne semble pas suffire…

Bon j’ai le temps d’encore vous faire rire ou pleurer… 

VOus savez c’est qui du snus? C’est de la Poudre de tabac mélangée avec de l’eau et des arômes, qui se consomme en la plaçant entre la gencive et la lèvre supérieure selon mon dictionnaire. Et bien il semblerait que beaucoup d’enfants en Islande se retrouvent aux urgences parce qu’ils ont piqué le snus de leurs parents. Presque un tiers des 18 – 34 ans consomment ce type de produits. Les intoxications à la nicotine ne sont pas un phénomène nouveau, mais le format des snus rend la consommation plus intéressante, car on parle d’aromes choisis avec soin. Ça ne sent pas le fond de cendrier ces machins-là.

Alors si vous avez des enfants en bas âge, vous pouvez laisser vos cigarettes sur la table de cuisine, mais pas vous snus. Votre enfant ou votre chat vous remerciera un jour!

Et voilà, c’était le 134e épisode de toPot.

Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

Allez! 

Bonne semaine. 

Beaucoup de bienêtre. 

Et bon chanvre!

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133 Pot flânage (2023.01.04)

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132 Pot flânage (2022.12.21)

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L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans l’année nouvelle qui s’offre à nous. On va donc flâner dans le passé et le futur. C’est légal. 😉

1435cm

1435cm

    How Much Does an Ounce of Weed Cost in America? (2023 Update)

    Canadians want lower prices, higher THC limits: survey

    Can lower prices and higher THC limits persuade illegal cannabis buyers to go legal?

    Canada Destroys a Record Amount of Cannabis

    La Cour suprême de Californie estime que les bongs n’ont pas besoin d’être accompagnés d’avertissements concernant les substances chimiques cancérigènes.

    Le marché noir pourrait bénéficier des règles strictes sur le «cannabis comestible»

    Canada must help legal cannabis sector compete with the illicit market, experts say

    Access to Cannabis for Medical Purposes in Canada: Gathering information on views and practices of patients and health care practitioners

    The 5 Most Intriguing Cannabis Research Studies Of 2022

    Cannabis Researchers Published 4,300 Scientific Papers in 2022

    Christmastime hospital-room raid busts dying man for using marijuana extract | Opinion

    THC-O

    OCal

    Why Cannabis Is Your Best Friend for a Dry January

    2023 Cannabis Industry Predictions: Data, Operations, Technology, Employment, and Events

    Données sur les demandes de licence et les licences commerciales liées au cannabis

    Micro licences continue to grow in popularity

    Photo de Mojor Zhu sur Unsplash

    Transcription Intégrale de l'épisode #133

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

    Je suis passé tout droit la semaine passée. Est-ce par le biais d’une vraie déconnexion ou grâce aux extraits très puissants que j’ai consommé? Je ne le saurai jamais j’ai tout fait pour déconnecter et j’ai consommé des hash inédits pour moi. Boum Shakala! La vie est belle.

    Alors pour le premier épisode de 2023, on va revenir sur les 12 derniers mois pour mieux se projeter ensuite dans l’année nouvelle qui s’offre à nous. On va donc flâner dans le passé et le futur. C’est légal.

    OK. Je commence maintenant les épisodes en vous présentant les entreprises québécoises qui ont obtenu une licence de Santé Canada. Et bien cette semaine, aucune nouvelle licence octroyée par Santé Canada, bien qu’il soit possible et humain que les fonctionnaires n’aient simplement pas eu le temps de faire la mise en ligne. 

    Il ne faut jamais sous-estimer l’importance de leur travail. 

    Vous ne me croyez pas? 

    J’ai une belle histoire pour illustrer ce fait.

    Vous avez déjà pris le train? Vous aimez prendre le train? 

    J’ai rencontrer plusieurs femmes importantes dans ma vie sur des trains. Mais jamais au Canada. Je ne prends pas le train en Amérique… Pas encore en tout cas.

    L’écartement standard des rails américains (distance entre les rails) est de 4 pieds et 8,5 pouces. Pourquoi? Parce que les ingénieurs anglais ont conçu les premiers chemins de fer américains.

    Pourquoi les Anglais construisent des rails qui ont 4 pieds et 8,5 pouces d’écart?

    Parce que c’est l’écart des rails de tramways construit par les mêmes spécialistes.

    Pourquoi avoir construit des rails de tramway avec un écart de 4 pieds et 8,5 pouces?

    Parce que les véhicules qui utilisaient les routes anglaises avaient des roues avec un écart de 4 pieds et 8,5 pouces pour se conformer aux ornières causées par des siècles d’usages.

    Les routes anglaises à ornières ont été construites par la grande Rome Impériale.

    Et les ornières ont été formées par le passage des chars de guerre romains qui avaient tous le même écart…

     

    Par extension, on peut donc affirmer que c’est un fonctionnaire de la Rome antique qui a déterminé l’écart entre les roues des trains aux États-Unis. En 2023, 60 % des rails de train dans le monde ont un écart, et oui, de 4 pieds et 8,5 pouces ou 1 435 mm. Pour bien faire, je suis allé mesuré l’écart des rails de la voie ferré qui passe à Boucherville. 1435mm également. Il y a deux trois photos dans les notes de l’épisode pour les curieuses

    Donc, on peut penser que les fonctionnaires canadiens, comme les fonctionnaires romains il y a quelques siècles, sont en train de créer des normes qui pourraient avoir une longue vie. J’en entends dans le fond du café qui disent qu’ils veulent un exemple…

    On va prendre le format de 28 grammes. Pourquoi 28 grammes. Parce que les pushers nord-américains vendaient en format impérial… Et oui, notre fameuse once… 

    2022

    Alors on va commencer notre bilan de 2022 en constatant que le prix de l’once est a chuté en 2022. Tout le monde parle de gramme, mais la mesure, c’est l’once ou la livre. Même la SQDC a adopté le standard hérité du marché noir en proposant l’once… Elle aurait pu s’affranchir de ce standard et proposer un 30 grammes par exemple. En 2022, le prix moyen de l’once aux États-Unis était de 280 $. Cette semaine, l’once la plus chère à la SQDC est le Kush Mints de Broken Coast pour 245,30 $. La moins chère se vend pour 125,50 $. Évidemment, on est loin de l’once à 20 $ sans taxe dont je vous parlais récemment. Mais de façon générale, on peut penser que l’offre de la SQDC combinée à celle des spécialistes du médical est intéressante quand on compare notre situation avec celles des Américains. Mais, mais, mais… cela ne suffit pas.

    Les Canadiens veulent des prix plus bas et des limites de THC plus élevés… C’est le résultat d’une enquête qui se poursuivra en 2023. La société Pollara est derrière cette étude qui s’appelle Growing Green.

    Dans un autre registre, on sait maintenant et plusieurs recherches le prouvent, on sait qu’une personne qui a consommé du cannabis dans les 12 derniers mois est plus susceptible de croire que les prix illégaux sont plus bas que ceux du marché légal. Mais les gens qui se procurent des produits illégaux affirment aussi qu’ils vont acheter des produits légaux. D’une façon générale, de plus en plus de consommateurs achètent sur le marché légal. Et beaucoup plus le rejoindrait ce marché légal si la limite de THC pour les mangeables passait de 10 à 100 mg.

    Pour les curieuses, il y a un PowerPoint très intéressant qui détaille tout ça. C’est dans les notes de l’épisode où vous trouverez également une transcription de l’épisode.

    • 2022 c’est aussi l’année où on commence à avoir plus de détails sur la destruction de quantités records de cannabis au Canada. 

    C’est le temps d’une devinette… Combien de grammes de pot ont été détruits en 2021?  

    SFX

    • Santé Canada confirme la destruction de 26 % de la récolte de fleurs non emballées, soit 425 millions de grammes. Je viens de consulter le Cannabis Spot Index et la valeur moyenne du gramme au Canada le 30 décembre 2022 est de 5,21 $. Donc, juste pour l’année 2021, l’industrie canadienne du cannabis a détruit pour 2 milliards 214 millions de dollars de fleurs non emballées. Et ça, c’est ce que l’on sait.
    • Mais ce n’est pas tout. Si on reste dans les produits non emballés, 140 millions de grammes d’extraits non emballés (17 %) de mangeables (4 %) et de produits topiques ont été détruits (4 %).
    • Mais, mais, mais, il y a aussi 7 millions de produits emballés qui ont été détruits. J’ai déjà posé la question, mais je cherche toujours la réponse : comment détruit-on 7 millions de produits emballés? On creuse un trou et on enterre du plastique? On met tout ça dans un incinérateur? Je ne sais pas, mais je soupçonne le pire dans une industrie qui lutte pour sa survie…  

    Certains experts avancent que la quantité réelle de produits détruits serait encore plus grande et Santé Canada est toujours incapable de préciser, par exemple, le % des produits détruits à cause d’un rappel. C’est dingue, mais c’est comme ça. 

    Pourquoi une telle surproduction? La spéculation et un groupe d’entrepreneur prêts à tout risquer pour vivre leur rêve dans un contexte légal. 

    L’impact environnemental de cette surproduction est affreux pour ne pas dire hideux. C’est dégueulasse de produire pour ensuite détruire sa production et l’environnement qui n’appartient à personne et à tout le monde en même temps. Combien de tonnes d’engrais et de produits agrotox répandus dans l’environnement sans même enrichir le producteur? Oh, le PIB est heureux, le législateur aussi. La bizness roule. Sauf pour l’industrie. 

    Vous échappez une fleur coupée à terre dans votre salle de culture? Vous devrez signaler le poids de cette fleur avant de la détruire. Mais Santé Canada qui veut savoir combien de fleurs ont été échappées ne peut rien dire sur la quantité de produits agrotox répandus dans la nature… Cela serait tellement utile pour calculer le vrai cout de production d’un gramme de pot… On ne sait même pas combien d’eau utilisent les PA… alors que la planète Terre au complet vit des problèmes de ressources d’eau. Les prévisions pour 2023? Selon Santé Canada, le tiers de la production canadienne sera détruit…

    • On ne peut considérer le marché canadien sans réfléchir à ce qui se passe chez nos voisins américains. Alors que s’est-il passé aux États-Unis en 2022? Alors rapidement, au pas de course!

    • Le président Biden et plusieurs états ont accordé des pardons. A ma connaissance, aucune des 6500 libérations promises par Biden au moment des élections mid term n’a eu lieux. Zéro. AUCUN prisonnier libéré.
    • Le président Biden a aussi été incapable de faire passer une simple loi sur la sécurité bancaire.
    • On protège les droits des travailleurs de consommer dans leur vie privée
    • L’acceptabilité sociale augmente dans tous les états, mais à vitesse variable.
    • Le FBI est toujours incapable de préciser le nombre d’arrestations relié au cannabis sur son territoire.
    • Il est plus facile de faire de la recherche grâce à la loi passée. The Medical Marijuana and Cannabidiol Research Expansion Act est devenu une loi.
    • L’industrie légale emploie près de 430 000 personnes à temps plein.
    • Une immense majorité des patients souffrant de douleurs disent réduire leur consommation d’opioïdes après avoir consommé du cannabis médical.
    • Les autorités américaines ont détruit près de 11 % de leur récolte de chanvre au-dessus de la limite de 0,3 % de THC. 11 %, c’est la moyenne. Au Tennessee c’est 42 % des récoltes qui ont été détruites.
    • Plus finement, du côté commercial, les DDC ou Dormant Commerce Clause ont été mise en cause dans plusieurs États. Les DDC permettent aux producteurs autorisés de recourir à la clause de commerce de la Constitution pour éviter certains types de contraintes en donnant au Congrès américain le pouvoir de règlementer le commerce entre les États.
    • Dans les petits irritants de nature commerciale, la Cour américaine du commerce international vient d’autoriser l’importation des outils de consommations de cannabis.
    • Impossible d’oublier la joueuse de basket Brittany Griner qui est revenu à la maison avec un détour par le goulag.
    • En 2022, la Cour suprême de Californie a aussi été sollicitée et elle a décidé que les bongs n’ont pas besoin d’être accompagnés d’avertissements concernant les substances chimiques cancérigènes. Une drôle d’histoire… Le U.S. Centers for Disease Control and Prevention aurait des preuves que la consommation chronique de cannabis pourrait provoquer un cancer des testicules. De son côté, le National Institute on Drug Abuse, se demande officiellement depuis 2020 si la fumée de cannabis provoquerait un cancer du poumon. Alors le fabricant de bongs Sream a été poursuivi pour ne pas avoir vendu ses bongs avec une étiquette qui devait informer l’acheteur des dangers des substances cancérigènes résultants de la combustion du cannabis…

    La Cour suprême de l’État vient de donner raison au fabricant de bongs qui ne sera donc pas obligé d’alerter ses clients… La loi s’applique uniquement aux fabricants des substances selon la Cour. Les fabricants de briquets l’ont échappé belle!

    OK, on a fini notre détour aux États-Unis. On pourrait aller faire un tour en Europe, mais on serait encore là demain matin. Je vais me contenter de souligner la plus récente avancée en France où le gouvernement Macron va devoir accepter la vente de fleurs de CDB destiné à la combustion.

    2022, c’est l’année où le cannabis subit l’assaut des autres drogues dans le pipeline de la légalisation… Les bureaux-conseils en obtention de licence et permis divers salivent déjà et la plupart affichent en 2022 le volet psychédélique dans leur offre de service.

    Les champignons sont partout et le LSD attend patiemment son tour. Le LSD se produit en laboratoire facilement avec des chimistes de talents. Si le LSD devient légal, sa production sera facile et peu couteuse pour un effet qui variera en fonction de la dose… Les thérapies de ce genre, on en trouve dans des émissions de télé comme The Good Fight. On parle donc déjà d’un niveau d’acceptabilité sociale très élevé. Si l’alcool recule dans les régions où le cannabis apparait, on peut légitimement penser que le marché du cannabis, à son tour, sera érodé par l’apparition des psychédéliques. C’est d’ailleurs le Québec qui est la première province à rembourser les thérapies au champignon psilocybe.

    2022 c’est aussi l’année où la Cour suprême du Canada à accepter de se prononcer sur la légalité des 4 plants maison. Quelle tristesse de voir la plus haute cour canadienne perdre son temps pour amuser le législateur québécois qui semble ignorer qu’un enfant peut aller chez un fleuriste pour acheter des fleurs qui permettent de faire des trips aussi puisssants que le LSD. Par exemple. 

    2022, c’est aussi l’année où l’industrie a vraiment organisé son lobbying. 

    On ne va pas discuter de la qualité de ce lobbying. C’est une saga pour une autre fois.

    Mais juste cette semaine, j’ai vu une série d’articles comme celui-ci dans un journal en ligne qui s’appelle néomédia et que l’on retrouve dans les petits marchés comme la BEAUCE JOLIETTE LAVAL RIMOUSKI RIVE-NORD RIVIÈRE-DU-LOUP — SOREL-TRACY TROIS-RIVIÈRES

    Chou-fleur au pot, betterave au cannabis, champignon reishi à la marijuana : voilà quelques-uns des atours étonnants que prennent des produits comestibles en vente au Québec dans les magasins de cannabis de la société d’État.

    Le gouvernement du Québec ne permet pas que les produits comestibles à base de cannabis vendus dans ses magasins de la Société québécoise du cannabis (SQDC) puissent être un peu attrayants pour les jeunes. Les consommateurs qui ne veulent pas fumer doivent donc choisir parmi une sélection de produits moins «friandises», comme les figues séchées. Mais des acteurs et des observateurs de ce secteur estiment que ces règlementations strictes aident le marché noir à prospérer.

    L’article cite ensuite M. Fabrice Giguère, le porte-parole de la SQDC qui offre l’excuse habituelle : ces produits ne peuvent être commercialisés au Québec.

    Que disait le journal Le Devoir au même moment?

    Des règles strictes sur le «cannabis comestible» à l’avantage du marché noir titre

    Et le Soleil de Québec?

    Le marché noir pourrait bénéficier des règles strictes sur le «cannabis comestible» 

    In English?

    Canada must help legal cannabis sector compete with the illicit market, experts say

    Évidemment, vous savez que le législateur canadien est en train de réviser sa Loi sur le cannabis… C’est le meilleur moment pour faire de la propagande, des relations publiques et du lobbying.

    La conclusion de la révision de la Loi sur le cannabis devrait être remise au gouvernement au printemps 2024… 

    Le 3C ou Cannabis Council of Canada qui représente l’industrie canadienne estime que la règlementation actuelle qui est censée protéger la santé publique nuit à la conquête du marché noir. Tiens tiens, on n’est pas surpris… Le 3C réclame :

    • baisse de la taxe d’accise sur les produits du cannabis
    • réduction du nombre de restrictions sur l’étiquetage et la publicité des emballages
    • la fin de la taxation du cannabis médical

    Pierre Killeen, un ancien cadre d’HEXO si ma mémoire est bonne, et maintenant vice-président des affaires législatives et règlementaires de C3 a récemment dit à CBC News que «Nous avons un système règlementaire qui n’a pas beaucoup de sens, qui interdit franchement la capacité des producteurs de cannabis légal à concurrencer les produits du marché illicite»

    Ça le mérite d’être clair.

    On en a discuté à de multiples reprises sur toPot… La taxe d’accise est punitive également pour l’alcool. Comment soulager l’industrie du cannabis de cette taxe alors qu’on vient de soumettre les producteurs de vin et de cidre à un effort similaire?

     En effet, entre 2006 et 2022, le vin et le cidre de produits fabriqués avec des ingrédients locaux étaient exonérés de droits d’accise au Québec. Ce geste permettait à l’industrie de se développer agressivement. Mais, mais, mais, ce congé de taxe vient de prendre fin il y a quelques mois à cause d’une plainte de l’Australie auprès de l’Organisation mondiale du commerce pour cause de «mesures discriminatoires». 

    Je vois beaucoup de demandes venant de l’industrie à propos de cette fameuse taxe d’accise, mais zéro réflexion sur le fonds. Zéro. 

    Et si on regardait ce qui s’est passé en 2022 du côté du cannabis médical…

    Access to Cannabis for Medical Purposes in Canada: Gathering information on views and practices of patients and health care practitioners

    Le cannabis médical? Ça ne va pas bien… Et Santé Canada a bien documenter tout ça et vient de publier le résultat d’une recherche dont l’objectif principal était de rassembler des données sur l’état de l’accès au cannabis à des fins médicales au Canada. 

    Voici texto un premier extrait qui a retenu mon attention :

    Plus de la moitié des patients interrogés (58 %) qui ont été motivés pour commencer à utiliser du cannabis à des fins médicales à la suite de sa légalisation plus large ont déclaré que c’était parce que le cannabis était devenu plus accessible et plus facile à acheter.

    Une spécialiste de Toronto qui s’appelle Trina Fraser affirme que ces statistiques indiquent que la grande majorité des Canadiens qui utilisent le cannabis à des fins thérapeutiques le font en dehors des garanties du cadre médical parce que c’est «plus facile». On parle réellement d’un tiersmondialisation du Canada. 

    Un deuxième extrait de cette recherche de Santé Canada?

    Un tiers (34 %) des patients n’ont pas discuté de l’utilisation du cannabis à des fins médicales avec un médecin ou une infirmière praticienne.

    Donc le marché du cannabis médical se transforme et les patients souffrent.

    Quelle tristesse. Mais 2022 a aussi été l’occasion de se réjouir des recherches sur le cannabis.

    Je vais commencer par une recherche qui est intéressante pour le soja…

    Il parait que les gens qui consomment du cannabis ont un risque plus élevé d’infarctus du myocarde que le reste de la population. On parle ici d’une étude statistiquement très robuste avec un groupe test d’un demi-million de personnes.

    La consommation du cannabis déclenche une réponse du système immunitaire qui endommagerait les vaisseaux sanguins et qui pourraient entrainer des maladies chroniques du système circulatoire, dont l’infarctus. La découverte est ailleurs. Un composé très abondant dans le soja, la génistéine, pourrait bloquer les effets négatifs du cannabis sur le système de circulation tout en n’affectant pas le buzz du cannabis.

    Alors rapidement voici les recherches qui ont retenu notre attention en 2022.

    • La chercheuse Arianne Wilson-Poe a révélé que les terpènes jouent un rôle essentiel pour déterminer le caractère désirable d’un cultivar. Elle avance que l’odeur d’un produit est un meilleur prédicteur du plaisir que sa teneur en THC. 
    • Le CBD ne permet pas de diminuer le buzz du THC. Non, le CBD n’agit pas comme tampon.
    • Le cannabis aurait des bénéfices pour le cerveau adulte vieillissant
    • La classification THC + CBD ne suffit pas pour prédire l’effet d’une fleur de cannabis.
    • Le cannabis et le sommeil? Tout se confirme. J’ai même vu passer une recherche publiée dans le Journal of Sleep Research qui démontrait qu’après deux semaines de traitements, 60 % des participants n’étaient plus officiellement qualifié d’insomniaques.
    • La bipolarité pourrait aussi être traitée avec des effets bénéfiques uniques propres au cannabis…

    Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous avez reconnu certaines de ces études, car je les ai déjà évoquées.

    Si on prend un peu de recul, on peut tenter d’appréhender l’importance de la recherche sur le cannabis

    Le groupe de pression NORML avance que plus de 4 300 articles de recherche scientifique sur le cannabis ont été publiés en 2022. En 2021, c’est 4200 articles qui ont été publiés. Donc une centaine de plus en 2022. C’est aussi 30 000 recherches publiées dans les 12 dernières années pour un total de 42 500 recherches recensées.

    Le législateur québécois croit qu’il faut encore plus de recherches. On a hâte de voir le résultat des recherches qu’il a commandé à la communauté scientifique du Québec. Il s’agit évidemment de recherche sur la réduction des méfaits causés par le cannabis.  

    Des années 70 au début de 2000, les recherchent tentaient de mesurer le soulagement temporaire de certains symptomes. On peut penser aux nausées causées par la chimiothérapie par exemple. Aujourd’hui, toujours selon NORML, les gens de science s’intéressent à la modulation des maladies et l’interaction avec les cannabinoïdes. 

    Au Québec, on va tenter de prouver que le cannabis fait tousser, mais on laisse la Fonderie Horne empoisonner toute une région. Et c’est aux habitants du coin de décider quoi faire. Le législateur? Il est déjà en train de se laver les mains. 

    • Est-ce que l’on devrait parler d’investissement? 
    • Perso, je n’ai rien à dire. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter au fait qu’il est ridicule d’investir dans une industrie que les banquiers ne respectent pas… Évidemment, je ne suis pas un expert. Et je ne connais personne assez informé pour me dire quoi acheter. Certains journalistes québécois ont eu cette chance, mais pas moi. 

    Alors rapidement en conclusion pour 2022…

    Après le CBD qui est devenu le Watson du THC, c’est le CBN qui a connu une formidable expansion avec beaucoup de nouveaux produits en 2022. C’est toujours intéressant de voir de nouvelles molécules apparaitre aux nouvelles des chaines de télévision généraliste comme Radio-Canada.

    2022, c’est aussi l’année des premiers lavages de linge sale de famille en public. Je pense précisément aux frères Ross and Zach Lipson qui viennent de se faire expulser de la société Dutchie qu’ils ont fondée. Au Canada, on ne sait toujours rien sur le départ de M. St-Louis de chez HEXO, par exemple. C’est typiquement canadien… 

    La nouvelle la plus délirante de l’année? Non, ce n’est pas l’histoire de la basketteuse américaine stoppée en Russie avec des produits illégaux aussi bien en Russie qu’aux États-Unis… 

    On doit se déplacer au Kansas où la police de la ville de Hays a effectué un raid pour saisir le vaporisateur d’un patient en phase terminale. Elle a également saisi un extrait de cannabis que le patient utilisait pour mieux vivre ses derniers jours…

    Magnanime, la police a décidé d’annuler sa contravention pour possession de drogue.

    OK. Après ce long retour en arrière, on va tenter de flâner un peu en 2023.

    2023

    • Après le THC, les consommateurs ont apprivoisé le CBD. Quelle sera la prochaine molécule à connaitre son heure de gloire? Perso, je crois que le CBN va prendre de plus en plus de place en 2023. Pourquoi? Parce que les problèmes de sommeil accablent de plus en plus de gens et que le CBN a fait ses preuves.
      • Accessoirement, une molécule comme le THC-O pourrait connaitre son heure de gloire. Le THC-O comme le HHC est créé à partir de plants de CBD qui échappent aux règlementations habituelles.
      • Il ne faut pas oublier le Delta-8 évidemment.
    • Les terpènes vont continuer de nous révéler leurs secrets. Leur importance dans le buzz du cannabis est à peine comprise. Et c’est pareil pour leurs propriétés médicinales dont on sait encore peu de choses.
    • Comment on dit Live Rosin en français? Je pense que ce produit va connaitre une expansion en 2023 et particulièrement au Québec. Pourquoi? On va y revenir en conclusion.
    • Va-t-on avoir un salon sur le cannabis au Québec en 2023? Peut-être. S’il a lieu, pourra-t-on y voir des fleurs? Non, on ne verra pas de fleurs dans un salon sur le cannabis au Canada. Si l’industrie américaine n’arrive pas à le faire à Las Vegas… ça regarde mal pour les petits Canadiens…
    • La superficie de culture de chanvre pour le textile et l’alimentation va diminuer en Amérique et augmenter en Europe. Le chanvre est partout présent et je suis même surpris de n’avoir entendu aucune mention du chanvre dans la série Netflix Emily in Paris qui est un véhicule incroyable pour l’industrie française du luxe.
    • On devrait commencer à voir des producteurs autorisés se regrouper pour développer un programme de certification bio comme le programme OCal en Californie. Voici texto ce que l’on trouve sur le site de l’organisation : OCal est un programme de certification à l’échelle de l’État qui établit et applique des normes comparables à celles du cannabis biologique. Le programme OCal garantira que les produits du cannabis portant le sceau OCal ont été certifiés selon des normes cohérentes et uniformes comparables à celles du National Organic Program.
    • La stratégie du porte-parole vedette va continuer de se développer. Au Québec, la famille Charlebois a réussi son atterrissage dans l’industrie du cannabis. M. Charlebois père est un des plus grands artistes québécois dans la qualité, mais aussi dans la durée. Il est un phénomène. On peut penser que l’entreprise sera prête à envahir le marché français dès que cela sera possible.
    • Les jeunes consommateurs adorent vapoter du cannabis. Malheureusement, des cas d’accidents pulmonaires causés par des métaux lourds et autres saloperies vont hypothéquer cette croissance, le temps que les manufacturiers de cartouches améliorent leur produit et leur service d’assurance qualité.
    • Vous connaissez le Dry January? C’est une sorte de défi ou de promesse de s’abstenir de boire de l’alcool durant le mois janvier. Au Québec, cela se passe en février avec le Défi 28 jours sans alcool. Et bien, en 2023, plus de Québécois vont utiliser le cannabis pour passer à travers leur défi personnel…

    On peut substituer le pot pour l’alcool. C’est bien. Mais on sait aussi que la consommation de cannabis peut être bénéfique pour réduire les dommages causés au foie par une consommation excessive d’alcool. Les cannabinoïdes seraient bénéfiques pour atténuer la toxicité hépatique due à l’éthanol, le composé chimique actif de l’alcool. 

    D’une étude chinoise, on apprend que le CBD pourrait aider à protéger le foie contre les méfaits de l’alcool. C’est le potentiel thérapeutique du cannabis qui s’illustre ici.

    Est-ce que vous allez faire une pause alcool en 2023? 

    Je suis curieux… lucprevost@hotmail.com

    Quoi d’autre en 2023?

    • Peut-être un petit scandale sur les Timbres d’accise qui sont mal employés par certains revendeurs de cannabis médical au Québec et dans le ROC.
    • Les banques canadiennes seront toujours frileuses en 2023, car elles attendent le feu vert de leurs collègues américains. En fait les banques canadiennes sont inféodés à leur contre partie américaine. C’est comme ça.
    • Quels seront les effets de la récession sur l’industrie du cannabis? On peut imaginer le pire, mais il est absolument certain que le pouvoir d’achat des consommateurs va diminuer.
    • Cela veut dire que les producteurs autorisés vont se battre sur les prix pour obtenir de nouveaux clients.
    • La série de Fusion acquisition va continuer. Plusieurs PA québécois ont mis leur commerce en vente de façon officielle. On parle d’une petite dizaine d’entrepreneurs.
    • Les préférences changent…

    USA

    • Flower: 40.8%
    • Vapor Pens : 23,5 %
    • Pre-roll : 12,2 %
    • Edible: 11.8%
    • Concentrates: 8.0%
    • Beverage: 1.1%
    • Tincture and Sublingual: 1.0%
    • Capsules : 0,9 %
    • Topical: 0.7%

    Au Québec…

    • Les jeunes consommateurs préfèrent le vapotage aux fleurs 
    • Les hommes = fleur  
    • femmes = produits topiques 
    • Microproduction à la hausse

    OK, je continue mon énumération des éléments à retenir pour l’année 2023 :

    • Une forte pression sur les prix pour qu’ils baissent.
    • AUGMENTATION la concurrence illicite avec des opérateurs qui n’hésitent pas a adopté un modèle d’affaires basé sur l’esclavagisme.
    • Nouveaux marchés émergents qui vont vouloir un accès au marché canadien, Le Dossier Importation pour le législateur est important… surtout avec l’éléphant américain qui peut refaire le coup du bois d’œuvre sur le cannabis quand cela pourra l’avantager.
    • Les ventes vont ralentir après la nouveauté initiale de la légalisation.
    • SQDC et le métier de conseiller qui ne décolle pas. Aucune perspective d’avenir pour ces travailleurs contrairement aux cadres de la SQDC qui semblent collectivement s’épanouir.
    • Emplois et compétence. Pour maintenir la cadence, cela va prendre de la main-d’œuvre qualifiée et bien payée. Cela ne se fera pas en criant sécateur.
    • Cannatourisme???
    • Marketing… Une lente évolution.

    Résultat : 

    • premiumization où une migration vers le haut de gamme.
    • + innovation comme des joints préroulés avec embout de verre par exemple.
    • Ne rien attendre des États-Unis pour se refaire une santé financière

    J’aimerais terminer le premier épisode de 2023 avec une perspective pour le Québec. J’ai trouvé un document fascinant qui rassemble toutes les données sur les demandes de licences dans la file d’attente de Santé Canada.

    Il y a 42 demandes qui proviennent du Québec. Seule la Colombie-Britannique fait mieux avec 49 demandes. Sur les 42 demandes provenant du Québec, il y a 13 demandes de licences standards, 27 demandes pour obtenir une licence de microproduction et 2 demandes pour vendre du cannabis médical. Les Kuzen et Teedy du Québec vont avoir encore plus de compétition très bientôt. Fait important à noter, il y a aussi des demandeurs autochtones. 6 pour le Québec, mais 24 en Colombie-Britannique… Le Québec qui a démarré très lentement en 2018 comble progressivement son retard historique et seule la Colombie-Britannique fait mieux avec un total de 49 demandes. L’Ontario? 36 demandes de licences.  

    Par contre, les chiffres de Santé Canada démontrent que 109 licences ont disparu dans l’année, soit par expiration sans renouvèlement ou par révocation.

    Le document de Santé Canada montre que le Québec est distinct. Comment? 17 des demandeurs québécois dans le pipeline de Santé Canada veulent obtenir une licence pour la culture EXTÉRIEURE. Ici le Québec domine le Canada… Pourquoi autant de demandes de cultures extérieures?

    Je vais partager avec vous mon premier OVNI de 2023. Une OVNI est simplement une Opinion Vulgaire Non Informée…

    Je pense que le Québec se lance dans la culture extérieure pour mieux produire des extraits de qualités à bas cout. Je prédis un cout du gramme à 7 sous pour les meilleurs maitres cultivateurs. Cette production extérieure permet un cout de production plancher tout en laissant une grande marge de manoeuvre pour produire de la live rosin ou du bon vieux hash qui se converve mieux que des fleurs.

    2023 va redonner une partie des lettres de noblesse au cannabis d’extérieur. C’est une bonne nouvelle pour les petits futés qui vont se démarquer de leur concurrence. Et c’est une nouvelle extraordinaire pour l’environnement mis à mal par l’industrie du cannabis.

    Et voila, c’était le 133e épisode de toPot.

    Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne semaine. Bonne année 2023.

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important...

    137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

    137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

    Vous allez bien ? Le chanvre est bon par chez vous ? Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. Parce que je suis pressé. Mais surtout parce que j’en ai besoin… Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi ? J’aimerais vous donner le contexte de...

    136 Pot flânage (2023.01.25)

    136 Pot flânage (2023.01.25)

    Du coq à l’âne, en passant par la Thaïlande, on va flâner dans l’actualité du cannabis. Par exemple, un collège au Nouveau-Brunswick doit annuler sa  formation sur le cannabis, faute d’étudiants… Ou encore en quoi le pot des champs est-il supérieur au pot de bunker?…...

    135 Pot flânage (2023.01.18)

    135 Pot flânage (2023.01.18)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre...

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de vrai!

    Un ado sur cinq

    L’étude ELDEQ

    Les mangeables de Gayonica

    Navaya en Ontario

    Le Québec dit oui à la psilocybine

    Le législateur du New Jersey fait mal aux cannabistrots

    Cliniques Apollo

    HiBnB aime le cannabis

    Le Maroc cherche un cultivar moins assoiffé

    Je ne fumerai pas avec vous

    Des nutriments végans!

    Enquête canadienne sur le cannabis de 2022

    Kamloops réduit les couts de la licence de vente du cannabis

    Transcription Intégrale de l'épisode #132

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

     

    Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. Une seule pour tout le Canada et c’est en Colombie-Britannique. Il s’agit d’une compagnie à numéro qui a obtenu une licence de microtransformation. 

     

    Un ado sur cinq

    J’ai décidé d’ajouter un nouveau segment qui va couvrir toutes les nouvelles du Québec. 

    Il y a maintenant assez de nouvelles pour en faire un segment de toPot.

    Alors dans l’ordre où je les ai croisés.

    Le gros titre de la semaine, c’est : Un ado sur cinq a consommé du cannabis à 15 ans.

    Tout de suite il faut contextualiser. Ces données précèdent la légalisation canadienne et la règlementation québécoise qui exige que les clients de la SQDC soient âgés de 21 ans. Elles proviennent ces données de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ) qui s’intéresse à un groupe de jeunes nés au Québec en 1997-1998. Ils ont aujourd’hui 25 ans. La principale nouvelle pour moi? Selon Mai Thanh Tu, une chargée de projet pour l’ELDEQ : «Ce n’est pas parce que quelqu’un consomme durant l’adolescence que la consommation est importante par la suite».

    Évidemment, comme d’habitude, il y a un lien pour les curieuses dans les notes de l’épisode. Si vous allez sur toPot.ca, il y a aussi une transcription de l’épisode.

    OK.

    Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

    Et MJ, Salut, tu vas bien?

    Mon habituel avec un verre d’eau STP.

    Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

    OK, toujours au Québec…

    Les mangeables de Gayonica

    «Directement de SAINTE-CÉCILE-DE-MILTON, le 15 déc. 2022 Gayonica, un groupe de spécialistes en développement de produits de cannabis innovants et en extraction de cannabinoïdes fait son entrée dans les marchés canadiens. Gayonica a annoncé le lancement de sa première gamme de produits comestibles. Des bouchées de fruits enrichies de cannabinoïdes seront commercialisées sous deux marques distinctes. Les produits de la marque Blee seront exclusivement disponibles au Québec dès le 15 décembre, tandis que ceux de la marque Jublee arriveront en Ontario en février 2023. La distribution dans le reste du Canada est prévue au cours de l’année 2023.»

    Merdoum pour la suite.

    Navaya en Ontario

    Navaya inc., un chef de file de la production novatrice de cannabis, annonce son expansion dans la province de l’Ontario grâce à sa marque phare, Cactus. Offerts sous forme de fleurs séchées en pots de 3,5 grammes, les produits Cactus seront vendus dans les magasins de détail autorisés et en ligne sur le site Web de l’Ontario Cannabis Store, OCS.ca.

    Même chose… 

    Merdoum pour la suite.

    Le Québec dit oui à la psilocybine

    Une nouvelle incroyable qui ouvre la porte a des avancés pour le cannabis même s’il s’agit d’une autre substance. Deux médecins québécois, M. Houman Farzin et Jean-François Stephan ont été payés par le gouvernement du Québec pour leur rôle dans une thérapie à la psilocybine, un extrait provenant du psilocybe, un champignon hallucinogène de l’Amérique centrale. C’est la première fois au Canada qu’un remboursement pour ce type de thérapie est autorisé. Et c’est au Québec que cela arrive. Y’a de l’espoir! 

    Hey Merci MJ!

    Ah oui, j’ai vu une belle communication de 5 Points Cannabis sur FB, je pense. 

    Bonjour à toute la communauté!

    En toute transparence, nous vous informons que quelques clients ont récemment remarqué une poudre blanche sur certaines unités de notre Haschich 2 g.

    Après de rigoureuses vérifications et tests de laboratoire sur les produits touchés les produits affectés par cette poudre blanche demeurent dans les spécifications de Santé Canada, ne présentent aucun risque pour la santé et pour cette raison, ne cadrent pas avec un rappel de produits.

    L’entreprise prend donc la décision de retirer ce produit de la SQDC, le temps d’identifier le problème de production. Les autres produits de hach ne sont pas touchés et sont disponibles à l’achat comme d’habitude. Si vous avez acheté ce produit, vous pouvez le retourner à la SQDC. Bravo 5 Points pour ce respect de la clientèle.

    Je n’ai rien vu d’autre au Québec. 

    Si j’ai raté des grosses nouvelles, faites-moi signe! lucprevost@hotmail.com

    OK. J’ai vu une discussion musclée, mais polie cette semaine. Cette discussion était initiée par Jonathan Wilson qui est le Directeur général de Crystal Cure au Nouveau-Brunswick. Crystal Cure est un micro producteur doublé d’une licence de microproduction. C’est lui qui emballe les produits de Tom Devost de Golden Peak qui est venu sur toPot pour plusieurs épisodes.

    Il commence son partage en disant :

    Vous ne savez pas ce qu’est l’irradiation du cannabis et pourquoi certains peuvent l’éviter? 

    Son analogie est simple. Vous me direz après si vous la trouvez juste…

    Imaginons que deux voisins sur la même rue organisent un gros party dans 2 jours. Le voisin A avec sa famille a une discipline exigeante qui consiste à toujours garder la maison propre, la piscine sans feuille, vous voyez le genre. Alors la seule préparation pour le party du voisin A dans deux jours, c’est être sur d’acheter de la bouffe et de quoi à boire pour tout le monde. Peut-être même de quoi à fumer…

    Le Voisin B? Juste du bon monde aussi, mais avec moins de discipline et de partage efficace des tâches. La piscine est presque OK. La maison aussi. Ça se toffe bien. Pour le party dans deux jours, les préparations sont forcément différentes. Le voisin B doit se lancer dans une opération de dernière minutes pour être sur que tout paraisse propre. On va peut-être faire venir quelqu’un pour s’occuper de la piscine et de la qualité de l’eau… Juste pour être sur…

    M. Wilson termine son texte en disant que le consommateur a le droit de savoir comment se déroule la préparation du party dans le cannabis aussi. L’irradiation peut témoigner de la discipline du producteur autorisé. C’est au consommateur de décider.

    C’est exactement pour cette raison que plusieurs types de commerce (alimentation rapide ou hôtel de luxe) informent leurs clientèles de la chronologie du nettoyage de leur bol de toilette. C’est une question de confiance. Je suis sûr que vous avez déjà vu cette liste que l’employé doit initialisée. C’est une vraie forme de transparence.

    Parlant de confiance, vous avez vu le prix de la livre de pot récemment? Selon l’organisme Cannabis Benchmarks, le prix de gros a dégringolé, juste dans les deux dernières années, de 40 %. La livre est passée de 1 658 $ à 955 $ en moyenne en deux ans sur le territoire américain. À cause de cette baisse des prix, la Californie réagit en diminuant drastiquement sa production légale. Cette baisse vient perturber les plans d’affaires des producteurs autorisés américains comme au Canada. Quand le prix de vente projeté doit être divisé de moitié, il ne reste plus grand-chose pour faire tourner les opérations.

    Ça me fait penser à une autre nouvelle qui a fait peu de bruits même si elle pourrait faire plaisir aux grands consommateurs de l’Ontario. Le Spirit River Cannabis à London en Ontario est un commerce de cannabis autochtone qui ose faire un pas vers la réconciliation économique. J’adore ce terme. Réconciliation économique… Le magazin est ouvert 24 heures sur 24 et vend, sans taxe, une once à 20 $. Cela revient à 71 sous du gramme.

    «Nous exerçons nos droits constitutionnels et nos droits issus de traités pour repousser le génocide économique», a déclaré le propriétaire de Spirit River Cannabis, M. Maurice French qui est aussi membre des Chippewas de la Première Nation Thames.  

    Je discutais il y a une semaine avec un PA québécois qui produit des fleurs extérieures avec des serres minimalistes pour moins de 10 sous le gramme… 

    J’ai l’impression que le pot d’extérieur va connaitre un boum au Québec en 2023. Cela n’aura probablement pas de répercussions immédiatement, mais on peut penser que le prix de hach va baisser l’année prochaine. Beaucoup de fleurs de qualité et une deuxième récolte pour quelques PA qui augmenterons significativement la quantité et la qualité de leurs récoltes.

    On va rester flâner un peu en Ontario. Une chose très triste est arrivée cette semaine. Selon l’article de Tara Deschamps de la Presse canadienne publié dans Le Devoir, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario affirme qu’elle n’a plus aucune perspective raisonnable de faire condamner les trois anciens dirigeants de la société CannTrust.

    L’organisme de règlementation a demandé l’autorisation de retirer les accusations portées contre les ex-dirigeants.

    Alors la justice a accouché d’une punaise, encore. On reviendra une autre fois sur l’ensemble des détails de cette capitulation. Mais on peut déjà dire que c’est une belle occasion de rater pour rassurer la population canadienne. Et si ces trois dirigeants n’ont jamais rien fait de mal, on peut affirmer sans danger qu’aucun être humain ne mérite de vivre ce genre de stress juste pour amuser la Couronne. 

    Le législateur du New Jersey fait mal aux cannabistrots

    Un peu partout sur la planète, les législateurs se cassent la nénette pour trouver de nouvelles façons de troubler l’industrie du cannabis. La dernière trouvaille nous vient du New Jersey. Le New Jersey accepte la création de salons de consommations de cannabis. Une sorte de cannabistrot quoi… Mais, mais, mais… Dans sa très grande sagesse, le législateur dit : vous pouvez vendre du cannabis, mais juste du cannabis et rien que du cannabis… Pas d’alcool et même pas de nourriture. Les consommateurs peuvent discuter pendant des heures du prix élevé des fleurs de cannabis, mais n’hésiteront pas une seconde pour se payer 8 ailes de porc — Buffalo pour 12,25 $. Les spécialistes de l’industrie de l’hospitalité disent tous qu’il existe une corrélation entre l’offre de nourriture et la rentabilité d’un cannabistrot. Certains opérateurs acceptent que les restaurants locaux livrent leur produit. D’autres installent un camion de cuisine de rue devant leur commerce. 

    J’ai lu plein d’arguments différents, mais le plus sage me semble être le suivant : l’absence de nourriture pousserait la clientèle à surconsommer le cannabis. Les cannabistrots veulent vivre de leur commerce. Pas pousser leur client à la consommation. Pas juste celle du cannabis en tout cas. La plus-value est ailleurs…

    Ahhhh, un rappel de produit au Canada cette semaine…

    Le rappel vise un lot de joints préroulés de Weed Me Inc. qui a été vendu par la Société ontarienne du Cannabis et par des détaillants autorisés en Ontario.

    Le produit s’appelle Diamond District Sativa et le problème en est un d’étiquetage et conditionnement (emballage)

    Cliniques Apollo

    Dans un autre registre, j’ai découvert un réseau de cliniques de cannabis que je ne connaissais pas. Apollo, c’est le nom de la compagnie. 

    Les cliniques de Cannabis Apollo se spécialisent dans la prescription de cannabis médical aux patients partout au Canada depuis 2014. En tant que notre pratique clinique est fondée sur des données scientifiques, Apollo a fourni à plus de 120 000 patients le plus haut niveau de soins et une meilleure qualité de vie grâce à l’accès aux prescriptions de cannabis médical, avec des sessions d’éducation personnalisées et des plans de traitement à votre mesure et du soutien continu 7 jours sur 7. L’équipe clinique d’Apollo, composée de médecins, de professionnels de la santé et d’une grande équipe de soutien, partage l’objectif d’aider les Canadiens à gérer leurs symptômes de manière sûre et efficace.

    Vous connaissez Apollo? Vous avez déjà travaillé avec eux? Je suis curieux d’en savoir plus. lucprevost@hotmail.com.

    HiBnB aime le cannabis

    J’ai découvert une autre plateforme très intéressante. HiBnB qu’elle s’appelle cette plateforme. En gros, c’est une plateforme comme Airbnb, mais avec le cannabis comme dénominateur commun. Vous allez à Vancouver? Vous cherchez une place pour deux nuits et vous avez le gout de gouter les meilleurs produits de l’Ouest canadien? HiBnB vous promet que votre hôte aime le cannabis. Pas de problème pour la fumée et les odeurs. 

    HiBnb prendrait même en charge le panier de bienvenues pour l’hôte, tout en soutenant les marques et produits locaux — sans frais supplémentaires pour l’hôte. Si j’ai bien compris, il n’y aura pas un chocolat sur votre oreiller, mais une fleur… Si vous avez déjà utilisé le service, je suis curieux d’en savoir plus sur votre expérience. Il semble y avoir des opportunités au Québec, car pour l’instant, il n’y a aucune offre dans la belle province. Un commerce à suivre!

    Le Maroc cherche un cultivar moins assoiffé

    Si vous êtes un voyageur fréquent sur toPot, vous savez que je regarde souvent ce qui se passe au Maroc pour comprendre comment le reste de la planète va réagir à la légalisation du cannabis. Cette semaine sur Bon Stock, j’ai publié une entrevue avec Pierre-Arnaud Chouvy sur la notion de terroir du hachich. C’est génial de comprendre comment un géographe regarde la production du cannabis sur un territoire précis.

    Et bien le Maroc bouge de plus en plus vite. L’Agence nationale de règlementation des activités liées au cannabis (ANRAC) réfléchit à la création d’une nouvelle variété de cannabis. Pourquoi? Pour réduire la pression hydrique de cette culture. Ce n’est pas un problème propre au Maroc. En Californie, dans certaines régions, seuls les producteurs de cannabis médical ont le droit d’arroser leur production tellement l’eau manque. J’avoue ne pas tout comprendre, car historiquement, le Maroc avait des cultivars adaptés à la géographie locale. C’est la dutchification de sa production qui les a fait disparaitre. Forcément, on va en reparler.

    Je ne fumerai pas avec vous

     Mike Adams est un journaliste. Il a écrit un article qui m’a interpelé. Le gars écrit pour le magazine en ligne The Bluntness, mais aussi pour High Times et Forbes. Alors il raconte qu’on lui offre souvent de fumer lors des conventions et des salons auxquels il participe. Il décrit avec beaucoup de détails comment il doit s’expliquer quand il refuse. Comme s’il était une mauvaise personne parce qu’il ne veut pas partager un joint avec la personne ou le groupe qui l’invite… Est-ce que vous acceptez de partager vos joints avec des inconnus? Est-ce que le COVID a modifié vos habitudes? Et finalement, vous a-t-on déjà reproché de ne pas participer à cette communion? Je suis curieux! lucprevost@hotmail.com

    Des nutriments végans!

    J’ai découvert par hasard une marque de produits qui s’appelle Re-nuble. L’entreprise a une gamme de produits pour la culture en bunker. ON parle de nutriments hydroponiques liquides, végétaliens, biologiques et hydrosolubles à des prix comparables aux sels minéraux synthétiques habituels. Le but de l’entreprise est de participer activement à l’assainissement des techniques de culture intérieure en réduisant la quantité de déchets produits.

    IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! Ok Merci.

    Enquête canadienne sur le cannabis de 2022

    OK on termine avec les principales conclusions de l’Enquête canadienne sur le cannabis de 2022 que je reprends plus ou moins texto. Beaucoup de détails très intéressants.

    • Après avoir augmenté entre 2018 et 2020, la consommation de cannabis chez les jeunes de 16 à 19 ans est revenue aux niveaux observés avant la légalisation en 2021 et en 2022.
    • Dans l’ensemble, le nombre des personnes qui déclarent consommer du cannabis tous les jours ou presque est stable depuis 2018, même chez les jeunes de 16 à 19 ans.
    • Le pourcentage des personnes classées à «risque élevé» de développer des problèmes liés à leur consommation de cannabis est demeuré stable depuis 2018.
    • La proportion de répondants fumant du cannabis a continué de diminuer depuis 2018, tandis que le vapotage de cannabis à l’aide d’un vaporisateur stylo a augmenté depuis 2021.
    • Fumer demeure la méthode de consommation du cannabis la plus courante. Suivent les mangeables et le vapotage.
    • Une plus grande proportion des répondants ont déclaré que leur cannabis provenait habituellement d’une source légale comparativement à 2021
    • Parmi les personnes qui ont consommé du cannabis, la conduite d’un véhicule après une consommation récente a diminué entre 2018 et 2021 et est restée inchangée en 2022.

    Kamloops réduit les couts de la licence de vente du cannabis

    Ok un dernier partage… Et une très bonne nouvelle sur l’évolution de la perception du cannabis au Canada. Le conseil municipal de la ville de Kamloops vient de décider de réduire les couts de la licence de vente du cannabis.

    Kamloops est une ville de la Colombie-Britannique située à 350 km au nord-est de Vancouver dans la vallée du Thompson. En 2022, une licence d’exploitation d’un magasin de vente de cannabis coutait 5000 $. En 2023, le prix sera le même que pour tous les autres commerces de la ville. Alors selon vous combien va couter un permis pour vendre du cannabis en 2023 à Kamloops? 196,40 $.

    Oui, le cout passe de 5000 $ à 196,40 $.

    Et c’est ainsi, un geste à la fois, que le cannabis devient une substance comme les autres.

    Et voilà, c’était le 132e épisode de toPot.

    Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne semaine. 

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

    #111 Jacques Farcy: La première entrevue du PDG de la SQDC

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Aujourd’hui, toPot reçoit un invité vraiment incontournable. Jacques Farcy. Le président de la SQDC. Pour le 111e épisode de toPot, j’ai eu la chance de discuter un dirigeant discret qui est aussi le plus important...

    137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

    137 Dernier épisode: Le toPot ferme!

    Vous allez bien ? Le chanvre est bon par chez vous ? Aujourd’hui, je commence tout de suite avec un café. Parce que je suis pressé. Mais surtout parce que j’en ai besoin… Donc, j’ai décidé de stopper mon potcast toPot. Pourquoi ? J’aimerais vous donner le contexte de...

    136 Pot flânage (2023.01.25)

    136 Pot flânage (2023.01.25)

    Du coq à l’âne, en passant par la Thaïlande, on va flâner dans l’actualité du cannabis. Par exemple, un collège au Nouveau-Brunswick doit annuler sa  formation sur le cannabis, faute d’étudiants… Ou encore en quoi le pot des champs est-il supérieur au pot de bunker?…...

    135 Pot flânage (2023.01.18)

    135 Pot flânage (2023.01.18)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? C’est le 135e épisode de toPot. Et nous continuons notre flânage dans l’actu du cannabis. Seulement 4 licences à travers tout le Canada cette semaine. Deux en Ontario, une en Saskatchewan et une au Québec. Quatre...

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    134 Pot flânage (2023.01.11)

    Avant de débuter notre flânage dans l’actualité du cannabis comme on le fait depuis quelques épisodes, on revient d’abord sur les nouvelles licences accordées par Santé Canada cette semaine. Trois en Colombie-Britannique, une au Manitoba et une au Québec.  Oui, la...

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    133 Pot flânage (2023.01.04)

    L’épisode qui chevauche 2022 et 2023… en flânant. La première Opinion Vulgaire Non Informée (OVNI) de l’année 2023? 7 sous le gramme… Sinon, on va profiter de ce premier épisode de 2023 pour revenir sur les 12 derniers mois afin de mieux se projeter ensuite dans...

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    132 Pot flânage (2022.12.21)

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous? Un autre épisode Pot flânage cette semaine. Et on commence par les nouvelles licences octroyées par Santé Canada. On passe ensuite en revue toutes les nouvelles de l’actualité du Québec. Après ça? On flâne pour de...

    131 Pot flânage (2022.12.14)

    131 Pot flânage (2022.12.14)

    Nous sommes toujours en mode «Pot flânage!». On passe du sérieux à l’insignifiant en quelques secondes… Comme d’habitude, c’est une nouvelle habitude d’ailleurs, je commence l’épisode en vous parlant des licences obtenues par le Québec la semaine passée. En tout 6 licences à travers le Canada. Une en Alberta, une en Colombie-Britannique, trois en Ontario et une au Québec. C’est la compagnie Labo 79lef Inc qui a reçu une licence de microculture. Une seule licence standard dans les six octroyés par Santé Canada. Toutes les autres sont soit des licences de microtransformation ou de microculture. La tendance lourde est vraiment à la microproduction… Bonne écoute!

    Mitchell Osak 

    Les aliments qui transforment le buzz

    La Saskatchewan et les Premières Nations s’entendent

    Le retour du cultivateur de cannabis original/nel

    Stiiizy? Not so easy.

    Les pressions de l’inflation sur la consommation de cannabis

    L’arnaque Juicy Fields

    Système d’extorsion «Payer pour jouer» en Ontario?

    Les standards sanitaires de New York trop bas?

    Les cultivars les plus populaires en 2022

    Livraison le jour même de la SQDC

    Grosse nouvelle pour les PA!

    Les pas gênés de chez CannTrust

    Le marketing abusif de Juul va lui couter 1,2 milliard $ 

    Le cannabis et l’effet placébo

    Photo de freestocks sur Unsplash

    Transcription Intégrale de l'épisode #130

    INTRO THÈME toPot (bruits de porte, etc.)

    Vous êtes sur les ondes de ToPot… votre podcast en français sur la science, l’industrie et la consommation du cannabis. Mon nom est Luc Prévost et j’ai le plaisir de vous recevoir dans un cannabistrot virtuel, le toPot.    

    Bienvenue chez vous! 

    Mise en garde (en accéléré…)

    toPot ne donne aucun conseil. Consultez votre médecin, votre pharmacien, votre avocat, votre journaliste préféré, le législateur, votre député ou la personne de science de votre choix. Aucun des auteurs, contributeurs, commanditaires, administrateurs ou toute autre personne liée à toPot, de quelque manière que ce soit, ne peut être responsable de votre utilisation de l’information contenue dans le podcast. 

    Vous allez bien? Le chanvre est bon par chez vous?

    Nous sommes toujours en mode Pot flânage. On passe du sérieux à l’insignifiant en quelques secondes… Comme d’habitude, c’est une nouvelle habitude d’ailleurs, je commence l’épisode en vous parlant des licences obtenues par le Québec la semaine passée. En tout 6 licences à travers le Canada. Une en Alberta, une en Colombie-Britannique, trois en Ontario et une au Québec. C’est la compagnie Labo 79lef Inc qui a reçu une licence de microculture. Une seule licence standard dans les six octroyés par Santé Canada. Toutes les autres sont soit des licences de microtransformation ou de microculture. La tendance lourde à vraiment à la microproduction.  

    On sait que les micros ne sont pas avantagés. D’aucune façon. Il semble même y avoir une fuite vers l’avant où des niveaux de production plus élevés promettent des économies d’échelle et de meilleures marges de profits. Alors est-ce que les demandeurs de licences micros font le pari d’agrandir une fois qu’ils auront l’assurance de pouvoir augmenter leur production? C’est possible. Si on compare le sort des distillateurs et des microbrasseries, les temps sont durs pour tout le monde.

    OK.

    Vous le savez, quand je suis au comptoir du toPot, je commence toujours par un café.

    Et MJ, Salut, tu vas bien?

    Mon habituel avec un verre d’eau STP.

    Merci. Mon habituel, c’est un double expresso avec triple dose de CBD…

    Que’est-ce que je disais? Ah oui, les temps font dur…

    Alors que devraient faire les PA vigilants en 2023? 

    J’ai vu passer sur LinkedIn un billet de Mitchell Osak qui affirmait qu’une compagnie ne sort jamais d’une période de crise par une gestion saine. Une compagnie navigue plutôt avec succès des zones de turbulences par un leadeurship adéquat… Et selon Ozak, les leadeurs les plus éveillés vont concentrer leurs énergies sur trois grandes priorités. Ozak a comme titre «Consultant chargé de la mise en œuvre de la stratégie et de la transformation organisationnelle». Il est spécialisé dans le cannabis et la prochaine bulle des psychédéliques. Cette bulle est arrivée au Québec cette semaine avec un article dans le magazine québécois Urbania.

    Alors le super PDG, quand tu es microproducteur, cela veut pouvoir dire que c’est le gars qui arrose les plants le matin…, alors le PDG smatte devrait faire quoi en 2023?

    1. Une réduction plus intelligente des couts

    • La réalité
      • baisse des prix de gros et de détail pour les produits de cannabis
      • Les couts des engrais et les emballages augmentent
      • Les réductions d’effectifs peuvent aider, mais la tronçonneuse n’est plus de mise. Il faudra utiliser un scalpel pour couper le gras sans toucher aux muscles.  
    • Les meilleurs gestes
      • Réduire le nombre de produits
      • Améliorer la gestion du cout des intrants et des fournisseurs
      • se débarrasser des stocks obsolètes qui coutent cher en espace de stockage
      • Externaliser les activités non essentielles comme l’informatique et le recrutement.  

    2. De véritables efforts pour améliorer l’engagement des employés

    • La loyauté et la productivité d’une personne exigent plus que des promesses. 
    • Toxicité culturelle + l’instabilité financière + marché du travail serré = une rotation élevée du personnel et un désengagement.  
    • Les meilleurs gestes
      • Les dirigeants doivent donner l’exemple
      • Amélioration des programmes de formation 
      • Promotion de la libre communication dans l’ensemble de l’organisation 
      • Clarifier la vision et les objectifs de l’entreprise.

    3. Une meilleure innovation des produits

    • La croissance dépend de l’introduction régulière de produits «à succès».  
      • Les consommateurs n’ont aucune fidélité. Ils sont très réactifs aux prix. Et finalement, ils veulent des nouveautés.
      • L’entreprise doit avoir une meilleure connaissance de sa clientèle 
      • Trouver le bon phénotype d’un gène exige de comprendre votre environnement de culture

    2023 va être une grosse année pour les PA canadiens. Ils ont beaucoup de pain sur la planche…

    Hey Merci MJ!

    Les aliments qui transforment le buzz

    Et parlant d’aliments, vous savez que certains sont réputés être capables d’avoir un impact sur le buzz du cannabis. Parmi ces aliments, on retrouve évidemment le chocolat…

    En passant, c’est un article de Ben Hartman sur le site de The Cannigma. Les articles publiés font l’objet d’une révision scientifique. Dans ce cas précis, l’article a été relu par Codi Peterson, PharmD un autre gars que je lis tous les jours sur LinkedIn. Voici ce que le site dit :

    Nous adoptons une approche fondée sur des preuves pour chaque question relative au cannabis — de la sécurité à la cuisine en passant par la recherche médicale — et nous rendons toutes ces informations digestes et utiles.

    Nous nous engageons à faire en sorte que ces informations scientifiques soient accessibles à tous ceux qui en ont besoin, que ce soit pour soulager leurs propres souffrances ou celles d’un proche, pour en apprendre un peu plus ou même *gasp* pour le plaisir.

    J’aime bien tout ça!

    Donc, le chocolat contiendrait des substances qui, par imitation, sont capables d’activer des récepteurs du SEC. Une des molécules est l’anandamide alias «la molécule du bonheur». Le high du coureur serait causé par une plus grande production d’anandamide.

    Les voyageurs fréquents sur toPot se souviennent de l’épisode #84 L’euphorie du coureur : un vrai high! On a déjà tout discuté ça ensemble, mais c’est toujours utile de rafraichir notre mémoire…

    L’alcool aurait aussi un effet sur l’effet sur le high. Cela parait normal puisque l’alcool affecte le système nerveux central. En fait on parle d’une augmentation de l’altération des performances observée dans les combinaisons cannabis-alcool. Cela veut dire la capacité de conduire un véhicule moteur, par exemple. La libération, encore elle, la libération de l’anandamide augmenterait sous l’influence de l’alcool.

    Puisqu’on parle de cannabis, il faut penser aux terpènes et donc aux herbes aromatiques comme le basilic et l’origan. La théorie est que la consommation de ces herbes dans le cours d’un repas pourrait potentialiser les effets du cannabis. 

    Enfin, les acides gras omégas 3 que l’on retrouve dans les noix, les légumes verts et les petits fruits, par exemple. Là je cite texto l’article, ces types d’acides gras interagissent avec le système endocannabinoïde, et l’anandamide elle-même est dérivée de l’acide arachidonique, un acide gras oméga-68.

    C’est un sujet intéressant, non? Si on me promettait une consommation avec des fleurs et des herbes fraiches, je n’hésiterais pas une seconde. Vous?

    Même si la révision de la Loi sur le cannabis est à peine commencée, les choses continuent de bouger dans l’industrie.

    La Saskatchewan et les Premières Nations s’entendent

    Le magazine Stratcann rapportait la semaine passée et là je cite texto le premier paragraphe de l’article que le gouvernement de la Saskatchewan a présenté une nouvelle loi qui, si elle est adoptée, permettra aux Premières Nations de la province d’obtenir une licence et de règlementer la distribution et la vente de cannabis dans les réserves. 

    Le but est de créer des règles du jeu plus équitables. Ainsi, les Premières Nations ne feront plus affaire avec la Saskatchewan Liquor and Gaming Authority (SLGA) pour l’obtention de leur permis, ce qui est le parcours habituel depuis les débuts de la légalisation. Un nouveau cadre juridique confère aussi aux Premières Nations toute la légitimité pour l’application des lois et des règlements sur leur territoire.

    Derek Sunshine, le chef des Premières Nations de Fishing Lake, lui, n’entend pas suivre ce chemin. Il rejoint ainsi un large groupe de communautés qui exercent leurs droits complètement à l’extérieur du cadre provincial — fédéral. Mais ça, c’est une saga pour une autre fois.

    Le retour du cultivateur de cannabis original/nel

    Les cultivateurs qui alimentent le marché original ou originel, oui le marché noir quoi, et bien, ils sont encore très actifs on dirait. En Californie, le cannabis, on a légalisé le cannabis médical en 1996, et le cannabis nonmédical fin 2016. Malgré ce travail d’avant-garde, les experts estiment que le marché légal ne représenterait que 25 % du marché californien. Donc, 3/4 des ventes proviennent des cultivateurs originaux. Ces exploitants agricoles sont souvent en activité depuis plusieurs générations.

    Il y a donc une forme de perception romantique du cultivateur originel. Rien à voir avec ces réseaux ontariens qui utilisaient des Mexicains dans une forme d’esclavagisme dénoncé par le consulat mexicain il y a quelques semaines. On parle ici de gens qui cultivent dans l’illégalité depuis 20-30-40 ans et qui ne réussissent à intégrer le marché légal pour plusieurs raisons.

    Dans une industrie qui ne cesse de grandir, les problèmes de main-d’œuvre existent depuis les débuts de la légalisation. On peut penser que les prochains pays qui vont légaliser vont trouver une façon plus intelligente pour intégrer les talents du marché original.

    Stiiizy? Not so easy.

    La guerre du THC continue de faire des victimes, mais cette fois-ci, ce n’est pas le consommateur.

    C’est plutôt la compagnie californienne Stiiizy qui est poursuivie pour avoir menti sur les taux de THC de ces joints préroulés. Des millions d’anciens clients ont intenté un recours collectif en plus de demander une injonction pour stopper la vente des produits visés par le recours.

    La différence entre le % de THC annoncés et le taux réel est bien supérieure à l’écart de 10 % qui est permis. Un exemple? Le «40s Strawnana 2G Preroll» était supposé contenir 50,57 % de THC alors que des tests indépendants ont mesuré le % réel entre 33 et 34 %.

    Le monde s’essaye!

    Les pressions de l’inflation sur la consommation de cannabis

    Et comment les consommateurs réagissent-ils aux pressions générales de l’inflation sur les prix des produits?

    Le MSO Jushi Holdings Inc, un opérateur de cannabis verticalement intégré dans plusieurs états américains, vient de publier les résultats de son deuxième sondage annuel «Cannabis Consumer Insights Holiday Poll». Plus de 1000 consommateurs de cannabis ont été interrogés.

    63 % des personnes interrogées ont déclaré l’inflation leur faisait très mal. Par contre la consommation ne baisse pas pour autant. En fait 1/4 des gens ont déclaré une augmentation de leur consommation.

    L’enquête nationale, menée par Pollfish, a recueilli les réponses de 1 000 consommateurs de cannabis dans les États américains où la vente de cannabis est légalisée pour les adultes de 21 ans et plus. La solution adoptée par les consommateurs pour endiguer l’inflation a consisté à acheter des produits moins chers qu’avant. La fleur continue sa domination avec une préférence avouée par 58 % des consommateurs. Le prix et le pourcentage de THC demeurent les facteurs déterminants. Les préférences Indica, Sativa, Hybride tendent à diminuer. Comme si ces catégories ne voulaient plus rien dire de précis.

    L’arnaque Juicy Fields

    On a discuté il y a quelques semaines de l’arnaque planétaire Juicy Fields. Les poursuites contre les grands médias sociaux se précisent. L’avocat Lars Olofsson à identifier les serveurs de Facebook, alias Meta, qui furent installés a Lulea en 2011. Lulea est une ville suédoise située à une centaine de km du cercle arctique.

    «C’est là que le crime s’est produit… Mes clients sont entrés en contact avec l’escroquerie de JuicyFields par le biais de ces serveurs» a déclaré Olofsson.

    Olofsson avance que Meta aurait contourné les lois antifraudes suédoises. Ça va être une affaire fascinante à suivre qui pourrait avoir un impact majeur sur les activités de publicité et de propagande sur les réseaux sociaux. Pour l’instant, l’avocat a dans sa mire 70 personnes, 60 banques et 40 entreprises liées aux activités et à la publicité de JuicyFields.

    Système d’extorsion «Payer pour jouer» en Ontario?

     

    Un autre scandale? 

    Cette fois-ci, on parle d’un stratagème qui s’appelle Payer pour Jouer ou Pay to Play en anglais. La gammick est simple. Tu es un PA. Tu veux vendre dans une chaine de magasins en Ontario. Et bien pour être sûr d’obtenir une bonne place dans les étagères, certaines chaines vont exiger de l’argent. Pour justifier ce paiement, la chaine va, en retour, partager des données de vente. Un gros fichier Excel quoi… Tu es un petit PA qui ne peut se payer ce genre de pseudoservice? Tant pis pour toi. Ce genre de manière de faire de l’argent existe depuis toujours dans les chaines d’alimentation. Tous les produits qui se retrouvent aux extrémités des rangées d’étagères sont l’objet d’un commerce… 

    C’est le journaliste Matt Lamers qui a révélé la chose la semaine passée. Ces frais remettent en cause l’existence du réseau de détaillants que l’industrie juge nécessaire pour sa survie. On parle de dizaines de milliers de dollars de frais de référencement, en anglais les fameux slotting fees. Ces frais sont impossibles à considérer pour des microproducteurs. Le Québec n’a pas ce genre de problèmes à cause du monopole de la SQDC. Mais l’Ontario avait prévu ce type d’action en interdisant formellement aux PA de payer les détaillants pour un traitement préférentiel… Donc, l’Ontario ferme actuellement les yeux… en faisant semblant de croire que la combine d’échange de données pour de l’argent est légitime. Les petits magasins tant souhaités par l’industrie sont détruits par l’industrie…

    Les standards sanitaires de New York trop bas?

    Alors que le Canada fait la promotion des produits propres de la légalisation, je vous ai raconté il y a quelques semaines que New York semblait emprunter la voie inverse. Oui l’État de New York a réduit ses exigences sur le nombre de bactéries aérobies viables et sur nombre total de levures et de moisissures pour les produits de cannabis non extraits… 

    Certains joueurs de l’industrie comme Roger Brown, un propriétaire d’un labo, croient que si les exigences initiales étaient trop élevées, les nouvelles normes sont trop faibles. Et ce qui arrive à NY pourrait avoir un impact sur toute l’industrie américaine. M. Brown suggère au législateur Newyorkais de s’inspirer des normes de la Floride ou de la Californie. 

    Les cultivars les plus populaires en 2022

    Je n’accorde généralement aucune importance aux listes des produits les plus vendus pour ma consommation. Mais pour comprendre les produits qui se vendront peut-être à la SQDC dans en 2023, c’est toujours utile de voir les produits qui sont fréquemment mentionnés. C’est la société Leafly qui propose cette liste d’une dizaine de cultivars. Leafly mentionne avoir une base de données de plus de 6000 cultivars. 

    • Ice Cream Cake
    • Blue Dream
    • Wedding Cake
    • Gelato
    • Original Glue
    • Pineapple Express 
    • Sour Diesel
    • MAC
    • Purple Punch
    • Durban Poison

    Est-ce que vous y retrouvez des tendances que vous avez observées pendant l’année? Est-ce que vous voyez des candidats pour le prochain cultivar à la mode? Faites-moi signe! lucprevost@hotmail.com.

    Livraison le jour même de la SQDC

    Si vous habitez à Saint-Jean-sur-Richelieu, Mirabel ou Saint-Jérôme, je vous informe que la SQDC étendra temporairement son service de livraison le jour même à ces trois municipalités pour améliorer l’accessibilité aux produits de cannabis légaux à moindre risque pour la clientèle habitant dans certaines régions affectées par le conflit de travail en cour.

    Grosse nouvelle pour les PA!

    Santé Canada a apporté des modifications concernant la recherche sur le cannabis, les essais menés avec du cannabis et les boissons contenant du cannabis. Voici texto ce que dit Santé Canada :

    «La plupart des recherches non thérapeutiques sur le cannabis seront règlementées uniquement par le Règlement sur le cannabis, à quelques exceptions près. La recherche non thérapeutique sur le cannabis peut comprendre des études qui examinent l’apparition et la durée des effets d’un produit du cannabis, des études qui éclairent l’élaboration de produits et des études liées à la santé publique. Auparavant, la plupart de ces recherches étaient règlementées à la fois par le Règlement sur le cannabis et par le Règlement sur les aliments et drogues à titre d’essais cliniques.»

    J’ai questionné 2 producteurs autorisés pour tenter de comprendre ce que signifient ces deux paragraphes, mais personne n’a pu me renseigner…

    IL est quelle heure? Oh c’est l’heure. Et MJ Merci beaucoup! Bonne semaine. Si tu vois X, dis lui bonjour de ma part! Ok Merci.

    OK, je me ramasse!

    Les pas gênés de chez CannTrust

    Le premier grand procès de l’industrie légale du cannabis est complètement oublié par les grands médias. Cette semaine on a appris que le scandale des salles de culture non autorisées était très largement discuté par les employés de Canntrust. Un ancien employé a dit que personne ne se cachait.

    Peter Aceto, Eric Paul et Mark Litwin sont accusés de fraude et tous les trois ont plaidé non coupables. D’autres accessions de délit d’initié et de fausse documentation pèsent sur les trois hommes. 

    L’employé qui est venu témoigner, M. Graham Lee, avait écrit des courriels pour alerter le personnel, mais aussi pour se protéger avec des traces écrites. Ces preuves lui semblaient importantes et là je le cite texto «parce que j’avais l’impression qu’on me jetterait sous le bus assez rapidement».

    Le marketing abusif de Juul va lui couter 1,2 milliard $ 

    On n’est pas dans le cannabis, mais presque.

    Juul, le fabricant de cigarettes électroniques va payer 1,2 milliard de dollars pour mettre fin a plus de 10 000 poursuites pour avoir ciblé avec son marketing des consommateurs mineurs.

    Juul vient tout juste de payer 439 millions dans un autre cas de marketing abusifs auprès d’une clientèle d’âge mineur.

    On peut évidemment s’attendre à la même chose dès maintenant dans l’industrie du cannabis.

    Le cannabis et l’effet placébo

    En Ontario, le gouvernement Ford veut aider au développement de l’industrie touristique du cannabis! Comment? M.Daniel Safayeni, de la Chambre de commerce de l’Ontario, dit qu’il faut permettre des évènements spéciaux et des salons pour la clientèle qui vient de l’extérieur de la province.

    «Regardez, a dit M. Safayeni, ce que les régions de Niagara et du comté de Prince Edward ont fait pour le vin. Ça pourrait être la même chose pour le cannabis.»

     

    OK, une dernière… 

    CNN a largement discuté la semaine passée d’une recherche sur le cannabis et les effets placébo.

    La communication scientifique en question est une méta-analyse de 20 études portant sur 1459 personnes. La recherche est intitulée :

    Réponse au placébo et attention des médias dans les essais cliniques randomisés évaluant les traitements de la douleur à base de cannabis 

    Et que nous apprends cette recherche? 

    Voici plus ou moins texto la conclusion :

    Le placébo contribue significativement à la réduction de la douleur observée dans les essais cliniques sur les cannabinoïdes. L’attention positive des médias et la large diffusion peuvent maintenir des attentes élevées et façonner les réponses au placébo dans les essais futurs, ce qui a le potentiel d’affecter le résultat des essais cliniques, les décisions règlementaires, la pratique clinique et, finalement, l’accès des patients aux cannabinoïdes pour soulager la douleur.

    Je ne dis pas que les résultats de cette méta-analyse sont faux. Je dis que CNN oublie de mentionner que l’effet placébo joue aussi pour tous les médicaments de prescription.

    Je retiens également ce que les chercheurs appellent le rituel du traitement. Le fait d’avoir des l’attention de professionnels en sarrau qui s’affairent pour appliquer un traitement peut influencer la manière dont notre corps et notre esprit recevront les soins. Je retrouve dans ce rituel du traitement des conditions similaires à celle créée par le rituel de la préparation d’un joint, par exemple.  

    Je ne dis pas que le buzz est un effet placébo. Jamais je ne dirais ça. Mais j’observe des gens qui se roulent des joints depuis une cinquantaine d’années. Et j’ai vu des tonnes de gens incapables de se concentrer et devenir soudainement de vrais bouddha le temps de rouler un joint. Le cannabis réagit avec le système endocannabinoïde, c’est vrai. Mais le cannabis agit en premier lieu sur notre odorat… Et si on regarde ce que nous savons déjà des huiles essentielles, cela devrait nous permettre de voir, collectivement, plus loin que le bout de notre nez.

    Et voilà, c’était le 131e épisode de toPot.

    Questions, commentaires, critiques, n’hésitez pas à m’écrire : lucprevost@hotmail.com. 

    Je vous remercie pour votre écoute, vos partages et vos suggestions.

    Allez! 

    Bonne semaine. 

    Beaucoup de bienêtre. 

    Et bon chanvre!

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